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1199 résultats pour “vie parfaite

Le visage de l'ennemi d'Elizabeth GEORGES

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Roman policier au suspens indéniable, ce roman permet également au lecteur de pénétrer dans le monde particulier du carriérisme politique et dans l'univers trouble de la presse à scandale. Les personnages attachants d'Elizabeth George sont à nouveau au rendez-vous, pour le plus grand bonheur du lecteur.

Eve Bowen est une femme de tête ambitieuse, sous-secrétaire du premier ministre britannique. Après une liaison sans lendemain douze ans auparavant lors d'un congrès avec un journaliste, elle s'est retrouvée enceinte et a gardé l'enfant voyant là une occasion de montrer qu'elle pouvait mener de front vie de femme et vie politique. Or un beau jour, sa fille se fait enlever et ne lui sera rendue que si le nom du père est révélé, ce qui risquerait de briser se carrière.

Il s'agit d'un roman policier très fouillé psychologiquement parlant. Nous retrouvons les héros d'Elizabeth George : Saint-James, Linley et sa coéquipière Barbara et Deborah qui vont devoir démêler les fils compliqués de cette intrigue politico-journalistique.

L'histoire se passe à l'époque de l'écriture du roman fin des années 90. Même si la politique est au cœur du roman, aucun nom n'est cité, seul l'aspect psychologique des fonctions politiques ou journalistiques est abordé. L'intrigue se divise sur deux scènes : à Londres, et dans la campagne londonienne où Barbara est envoyée pour mener l'enquête auprès d'un policier au charme particulier...

Le suspense est omniprésent, les évènements s'enchaînant à un rythme soutenu, ne laissant guère de répit à l'attention du lecteur. La psychologie des personnages est très travaillée, comme toujours chez Elizabeth George. Ceux-ci sont nombreux, puisqu'ils incluent non seulement les membres de la fine équipe habituelle d'Elizabeth George, mais aussi ceux liés à l'intrigue de l'affaire présente aussi profonde que les autres.

Ce que j'ai moins aimé :

- Un peu long.

- La caricature quelquefois excessive de la politicienne.

Présentation de l'éditeur :

Pocket

D'autres avis :

Babélio

 

Le visage de l'ennemi, Elizabeth Georges, Pocket, 2012, 768 p., 8.40 euros

 

Publié dans Roman policier Europe

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Des vents contraires d'Olivier ADAM

Publié le par Hélène

                                                 

Prévoyez une cargaison de kleenex...

 

Mon avis : 

Paul est un homme brisé : sa femme est partie un beau jour pour ne plus jamais revenir, le laissant seul avec leurs deux jeunes enfants, Clément et Manon. Tous ignorent ce qu'est devenue Sarah, la jeune mère. Est-elle partie de son plein gré, l'a-t-on enlevée, tuée ?
Trop de questions qui pèsent sur le quotidien de cette famille anéantie, aussi, pour prendre un nouveau départ, Paul décide de partir s'installer à Saint-Malo, la ville de son enfance.
Pas à pas, ils vont apprendre à se reconstruire.

Il s'agit d'un roman mélancolique, pour ne pas dire triste ou déprimant. Il peint la vie de gens ordinaires chez qui la tragédie survient un beau jour. Comment vont-ils gérer le malheur qui pénètre dans leur maison, comment vont-ils survivre, continuer à avancer, voilà souvent les problématiques qui hantent les romans d'Oliver Adam.

La cité malouine est admirablement bien décrite, nimbée de cette ambiance bretonne entre brouillard et éclaircies. De belles descriptions jalonnent le texte, souvent le paysage est en adéquation avec l'humeur mélancolique de Paul. 

Olivier Adam décrit à merveille les entrelacs subtils des bonheurs et des malheurs qui jalonnent une vie. Durant une page il laisse penser que tout est fini, que tout s’effondre, qu’il est impossible d’avancer encore dans ce brouillard, puis l’instant d’après, tout s’éclaire grâce à une joie fugace, un repas d’huîtres partagé en famille, une partie de sumos sur la plage… Tout est mouvant, à l’image du ciel breton. 
L’ensemble est très déprimant, comme si les cas désespérés avaient tous rendez-vous en ces pages : le père qui ne peut plus voir son enfant, la femme qui ne peut pas en avoir, le mari trompé, l’institutrice traumatisante, une jeune fille qui disparaît… La liste est longue.

 

Alors oui, c’est un beau roman qui reflète peut-être une réalité de ce monde, mais, pour moi, il est trop sombre, parce que même si des éclaircies transpercent ces destins fragiles – et heureusement d’ailleurs – une infinie tristesse prévaut malgré tout. J’ai eu l’impression d’être clouée au sol, vidée, angoissée pendant toute la lecture. Brrr… 
Alors, on se dit : « Vite, autre chose… »

 

Vous aimerez aussi :

Le film 

D'autres avis :

 

Télérama 

Babélio

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Créance de sang de Michael CONNELLY

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Une histoire de coeur...

Terry McCaleb, héros récurrent des romans de Connelly, a subi un infarctus, il y a deux ans de cela en traquant « le tueur au code ». Il a pu survivre grâce à une greffe de coeur. Deux ans plus tard, la soeur de sa donneuse lui demande d'élucider le meurtre de sa soeur. McCaleb accepte, son coeur lui dictant de le faire... 

McCaleb apparaît comme un être humain faillible derrière ses apparences fortes. Perdu dans le Los Angeles des années 90, il est aux prises avec une Amérique violente, dans laquelle vie et mort s'entrelacent étroitement, effaçant peu à peu les frontières de l'éthique. Après avoir flirté avec la mort, Terry laisse les affres de la culpabilité le ronger, puisqu''il doit sa vie à la mort d'une autre. Si la greffe sauve son coeur, son âme reste torturée...   

Il se lance à corps perdu dans la traque du criminel, le roman rejoignant alors les ficelles du roman américain classique avec sa violence sous-jacente, le FBI et ses mystères, ses rebondissements multiples, bref ce qu'il faut pour tenir le lecteur en haleine durant 400 pages... Michael Connelly est passé maître dans l'art du suspens et il nous offre ici un de ses meilleurs opus (avec "Le poète"). Si la construction reste assez classique, l'efficacité est indéniable ! 

Il a obtenu le grand prix de littérature policière en 1999 et a été porté à l'écran en 2002 par Clint Eastwood

 

Présentation de l'éditeur : Points 

D'autres avis : Babélio 

Du même auteurLes neuf dragons 

 

Lu en compagnie de Sandrine de Tête de Lecture avec qui nous fêtons aujourd'hui les 60 ans de Michael Connelly. Elle a lu La blonde en Béton. Quant à elle, Laure nous parle de La glace noire . Kathel a lu Les dieux du verdict. Le Bouquineur Le cinquième témoin

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Le père Goriot de Honoré de BALZAC

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« Mes filles, c’était mon vice à moi. » (p. 306)

L’auteur  et l’histoire :

Larousse : Balzac et L'oeuvre

Mon avis :

Deux destins en parallèle évoluent en ces pages.

D'une part celui de Eugène de Rastignac, jeune ambitieux qui veut arriver dans le monde et se sert des femmes pour y parvenir. Tenté un temps par Vautrin pour qui « Il faut entrer dans cette masse d’hommes comme un boulet de canon, ou s’y glisser comme une peste. L’honnêteté ne sert à rien. », il choisit plutôt la voie de la sagesse « Qu’y a-t-il de plus beau que de contempler sa vie et de la trouver pure comme un lis ? ». Eugène va apprendre les règles et les désillusions de cette société parisienne à laquelle il rêve d’appartenir, faisant ainsi l'apprentissage de la vie. Il en sortira grandi, prêt à conquérir le monde.

Puis, celui du père Goriot, Christ de la Paternité, entièrement dévoué à ses filles, qui ne lui sont pas redevables des sacrifices qu’il fait pour elles. Il n’est pas dupe et sait que sa pauvreté le dessert, et pourtant c’est pour elles qu’il se sacrifie. « L’argent donne tout, même des filles. » « Si j’avais des trésors à laisser elles me panseraient, elles me soigneraient, je les entendrais, je les verrais. » mais  "elles ont toutes les deux des cœurs de roche. »

L'argent apparaît comme un monstre puissant qui régit la société parisienne, permet à la fois de réussir socialement comme Rastignac, mais est aussi à l'origine du naufrage du père Goriot qui meurt seul alors qu'il était le seul personnage du roman à éprouver un sentiment sincère et désintéressé pour ses filles. Balzac dénonce ici un monde avide en s'approchant au plus prêt du réel : « Ce drame n’est ni une fiction, ni un roman. « All is true », il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son cœur peut-être. » ouvrant ainsi les portes du roman réaliste.

Un classique à redécouvrir !

Premières phrases :

« Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le Quartier Latin et le faubourg Saint Marceau. »

Vous aimerez aussi :

Bel Ami de Guy de MAUPASSANT

 

La présentation du boloss des Belles  Lettres

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Automne de Jon McNAUGHT

Publié le par Hélène

                                             automne.JPG

♥ ♥ ♥ 

 Prix révélation du Festival d’Angoulême 2013

 

L’auteur :

 Jon McNaught a reçu un diplôme en illustration de l’université de West England en 2007. Il habite actuellement à Bristol, où il travaille comme graveur et illustrateur freelance. Il dessine aussi des bandes dessinées pour différentes publications. (Source : Babélio)

 L’histoire :

 C'est un mardi gris d'octobre semblable à tant d'autres dans la petite ville de Dockwood. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: à la maison de retraite d'Elmview, un garçon de cuisine prépare le repas des pensionnaires; le long de la rue Nettlefield, un livreur de journaux finit sa ronde; et dans les arbres les hirondelles se rassemblent à grand bruit avant de s'envoler vers l'Afrique.

Oeuvre contemplative et douce-amère, Automne suit les trajectoires de ces habitants, que Jon McNaught se plaît à faire se croiser, avec, pour toile de fond, les vestiges de l'arrière-saison. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 Automne est une BD très contemplative, décrivant la vie quand elle se glisse dans les interstices du quotidien...

 automne-1.JPG

 L'auteur reconstitue au moyen de détails satellites la journée de deux jeunes garçons : l’un qui travaille à la cuisine d’une maison de retraite, l’autre collégien qui distribue des journaux dans les boîtes aux lettres. Les détails sont aussi bien dans les bruits du quotidien,  le thé qui coule dans la tasse « PSHH », les légumes que l’on coupe « tchak », le café bu « sip », la feuille qui se détache de l’arbre et tombe « tac » l’oiseau « twi twii », que dans les animaux qui courent dans les fourrés, les écureuils sui se plaisent à fôlatrer dans les arbres, les pigeons qui se délectent d'un repas jeté à la hâte...

Tout ce qui est en périphérie de la vie prend de l'importance pour lui apporter à la fois consistance et légèreté. Et c'est finalement dans cet espace que réside la poésie et la beauté...  

 Ce que j’ai moins aimé :

 Les vignettes sont tellement petites et abondantes qu’il est difficile de tout voir, l’ensemble est très dense…

 automne-2.JPG

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Dimanche

Autre : La bicyclette rouge tome 2 Les roses trémières de Kim Dong Hwa 

 D’autres avis :

 Mango ; Jérôme 

 

Automne, Jon McNaught, traduit par Judith Taboy, Nobrow, 2012,18 euros 

BD Mango bleu

 

Chroniqué dans le cadre de l'opération de Priceminister "La BD fait son festival" Note : 15/20

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Sans foi ni loi de Marion BRUNET

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Un beau matin, Ab Stenson, une hors-la-loi débarque chez Garett, jeune homme de 16 ans resté seul chez lui. Poursuivie par le shérif, elle kidnappe Garett pour assurer sa sécurité. Commence alors une cavale aux côtés de cette ravisseuse qui s’avère plus sympathique qui prévu... Garett découvre alors un autre univers, loin d'un père pasteur violent, un monde libre où l'attend sans doute l'amitié et l'amour.

La figure de Ab est très attachante, elle prend le jeune homme sous sa coupe et un lien particulier se lie entre eux. Garett apprend la vie à ses côtés et rapidement, il comprend que la moralité n'est pas toujours là où on l'attend. Ab, personnage hors normes, est détestée non pas tellement en raison de sa violence, mais parce qu'elle ose s'habiller en homme, qu'elle n'a pas fondé de famille, qu'elle préfère vivre une vie d'homme, différente, libre. Elle se rapproche en cela de Meursault chez Camus, être atypique condamné parce qu'il refuse les codes de la société.

Ab est aussi une "étrangère", fréquentant les saloons avec plaisir, sympathisant avec les prostituées, as de la gâchette ... Elle se crée des inimités qui risquent de lui être fatales. Dans ce western passionnant, chaque personnage a ses failles et ses forces, et l'intrigue prenante ne lâche pas son lecteur. Si ce roman est plutôt estampillé de l'étiquette "roman jeunesse", je vous conseille à vous aussi de sortir des cadres et de tenter l'aventure.

 

Sans foi ni loi a été récompensé par la Pépite d’or au salon de Montreuil en 2019.

Présentation de l'éditeur : PKJ

Du même auteur : L'été circulaire

D'autres avis : Noukette ; Jérôme

Publié dans Jeunesse Roman

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Tout le bleu du ciel de Mélissa DA COSTA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Emile et Joanne sont comme deux âmes perdues qui vont se rencontrer à la croisée des chemins : lui apprend qu'il est atteint d'un alzheimer précoce et refuse de mourir branché à des machines, il décide donc de partir en camping car dans les Pyrénées. Pour trouver de la compagnie, il publie une petite annonce à laquelle répond Joanne, une étrange jeune femme assez fermée. Côte à côte ils se soutiennent, s'entraident et réapprennent à vivre en s'enrichissant mutuellement. Joanne apprend à Emile la méditation en pleine conscience, comme son passé s'efface et que son futur n'existera pas, lui reste le présent. Il apprennent à profiter de la beauté du monde, ici et maintenant, ils mangent des glaces à la lavande, parcourent des villages à la beauté époustouflante comme Eus, Peyriac de mer, l'étang du Doul, la vallée de Lescun.

"La vie n'en a jamais terminé. Il l'a bien compris. Tant qu'il décidera qu'il n'est pas mort, elle continuera de lui jouer de drôles de tours."

Leur parcours est aussi jalonné de rencontres marquantes, Myrtille, Sebastian, Hippolyte.

Ponctué de citations pertinentes, Paolo Coelho en tête, ce roman remue indéniablement, il pousse à réfléchir sur nos choix, sur nos vies, notre rapport à la terre, au monde. Comme dirait James Dean : "Puisqu'on en peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles" Un roman qui, délicatement, amène des remises en question.

Ce que j'ai moins aimé :

- Inutile de vous dire que vous devez préparer vos mouchoirs. J'ai regretté que l'histoire de Joanne soit aussi larmoyante également, je me demande si cela était tellement nécessaire d'appuyer sur le registre pathétique ?

Bilan :

Un roman émouvant.

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

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Rentrée littéraire 2011

Publié le par Hélène

Le héron de Guernica d'Antoine CHOPLIN

Présentation de l'éditeur : Guernica. Avril 1937. Jeune peintre autodidacte, Basilio passe son temps dans les marais à observer des hérons cendrés. Ce n’est pas qu’il se sente extérieur au conflit, il a même chercher à s’enrôler dans l’armée républicaine. Mais tandis que les bombardiers allemands sillonnent déjà le ciel, il s’acharne à rendre par le pinceau le frémissement invisible de la vie, dans les plumes d’un de ces oiseaux hiératiques. Dans quelques heures, Guernica sera une ville en cendres, mais c’est un peintre autrement célèbre qui va en rendre compte, magistralement.

L’un comme l’autre, pourtant, le petit peintre de hérons tout autant que le Picasso mondialement connu, nous interrogent sur les tragédies de la guerre et la nécessité de l’art pour en témoigner.

Mon avis : Un très beau texte sur la nécessité pour l'artiste d'offrir son talent à la description de l'horreur pour marquer les esprits et ne pas laisser dans l'oubli ces morts et ces vivants à jamais marqués par la guerre...

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain TESSON

Présentation de l'éditeur : Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.

  J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
  Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
  Je crois y être parvenu.
  Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
  Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
  Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
  Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Mon avis : Dans les forêts de Sibérie est un récit passionnant  nourri de réflexions qui permettent d'éclairer la nuit de ceux qui perdent progressivement le rapport au monde...

 

D'autres titres pour cette rentrée littéraire : Les libraires

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La saga des Cazalet tome 1 Etés anglais de Elizabeth Jane Howard

Publié le par Hélène

♥ ♥

En juillet 1937 la famille Cazalet se retrouve à Home Place, au coeur du Sussex. La Duche et son mari William accueillent leurs trois fils Hugh, Edward et Rupert ainsi que leurs femmes et enfants.

Chacun a ses préoccupations : Clary est en conflit avec sa belle-mère Zoé, Villy s'ennuie, cherchant désespérément un sens à sa vie, Polly, est apeurée par la perspective d'une guerre, Rachel, la seule fille de la Duche restée célibataire cherche comment voir son amie Sid, Sybil, enceinte, appréhende son accouchement, d'autant plus qu'on lui annonce des jumeaux... Les frères font les allers retours à Londres pour gérer l'entreprise familiale, et Rupert, peintre, se désespère de ne plus avoir le temps de peindre. Les femmes gèrent les enfants et leurs gouvernantes. Le temps s'étire, suspendu durant cet été qui voit naître des interrogations angoissantes concernant l'imminence d'une autre guerre.

Cette saga aborde par le biais de points de vue différents, des sujets très disparates liés à l'époque : la position des femmes das la société, la différence d'éducation entre les garçons et les filles, les difficultés du pensionnat pour les garçons victimes de brimades, mais aussi les choix de vie, de carrière qui nous poussent presque toujours à renoncer à autre chose...

Ce que j'ai moins aimé :

- Beaucoup de personnages mais heureusement un arbre généalogique placé en début de volume nous permet de mieux reconnaitre les protagonistes

- Le roman se concentre sur les préoccupations des personnages très bourgeois : quelle robe porter, comment voir sa maitresse sans se faire prendre par sa femme... Les domestiques apparaissent trop peu à mon goût, alors qu'il aurait été intéressant de connaitre aussi leurs points de vue.

Bilan :

J'ai peiné au commencement, je me suis attachée aux personnages au milieu du roman, puis détachée d'eux vers la fin. Il n'empêche que je lirai avec plaisir la suite, le tome 2 étant prévu pour octobre 2020, la série prévoyant 5 tomes qui couvriront une large période : de 1938 à 1958.

 

Présentation de l'éditeur : Quai Voltaire

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Publié dans Littérature Europe

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10 ans Totem Gallmeister

Publié le par Hélène

Je ne pouvais pas finir l'année sans vous parler des 10 ans de la collection Totem chez Gallmeister, un de mes éditeurs favoris. Je vous présente ici quelques titres que vous pourrez glisser sous le sapin :

Mes préférés :

Kathleen Dean MOORE Petit traité de philosophie naturelle

Pete fromm Indian creek

Jim LYNCH Les grandes marées

Keith MCCAFFERTY Les morts de Bear creek

Lonesome Dove de Larry McMURTRY

 

D'autres coups de coeur :

Abbey Désert solitaire

ABBEY le Gang de la clef à molette

 

Policiers :

Mes préférés :

Keith MCCAFFERTY Meurtres sur la Madison

William TAPPLY Casco Bay ; Dérive sanglante

Jim TENUTO La rivière de sang

Charles WILLIAMS Le bikini de diamants

Les autres :

James M. CAIN Assurance sur la mort

Neb CRABB meurtres à Willow Pond

Peter FARRIS Le diable en personne

Joe FLANAGAN Le moindre mal

Jake HINKSON L'enfer de Church Street

Bruce HOLBERT Animaux solitaires

Ross MACDONALD Cible mouvante et Noyade en eau douce
Todd ROBINSON Cassandra

Des westerns :

Howard FAST La dernière frontière

Dorothy M JOHNSON Contrée indienne

Dorothy M JOHNSON La colline des potences

Glendon SWARTHOUT Le tireur

Des déceptions :

Ron CARLSON Le signal

James Fenimore COOPER Le dernier des Mohicans

Bob SHACOCHIS Au bonheur des îles

Alex TAYLOR Le verger de marbre

Henry David THOREAU Walden ou la vie dans les bois

Kim ZUPAN Les arpenteurs

Les autres :

Pete FROMM Le nom des étoiles

Jim LYNCH Face au vent

Larry MCMURTRY La dernière séance

Wallace STEGNER En lieu sûr et Le goût sucré des pommes sauvages

David VANN Sukkwan island et Désolations

Larry WATSON Montana 1948

 

Ceux que je voudrais lire :

Les quatre filles du docteur March

Sauvage

Calme plat

En vol

Une vie inachevée

Le retour du gang de la clé à mollette

Les années grizzly

 

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