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1199 résultats pour “vie parfaite

Ce qu'il faut de terre à l'homme de Martin VEYRON

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Grand Prix de la ville d'Angoulême en 2001

Pour cette bande dessinée, Martin Veyron s'est inspiré d'une nouvelle de Léon Tolstoï datant de 1886. L'histoire met en avant la cupidité des hommes qui en veulent toujours davantage sans savoir se contenter de ce qu'ils ont.

Le paysan Pacôme cultive sa terre en Sibérie. Or dans la campagne russe la vie des paysans qui travaillent durement la terre est difficile et certains rêvent de richesse. Pacôme est de ceux-là : « Si seulement j’avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. » Mais le bonheur est-il réellement dans la possession ? Malgré les avertissements de sa femme, plus sage, il court après les biens, l'argent, le matériel, sans voir qu'il court surtout à sa perte !

 "On en voit des gens comme ça, ivre de pouvoir et de richesse. Je crois qu'avec un peu de sagesse, on pourrait arriver à une société plus sobre", explique l'auteur. Cette vérité reste d'actualité !

Une belle parabole servie par des dessins tout en retenue.

 

Présentation de l'éditeur : Dargaud

D'autres avis : Yves ; Babélio

 

Ce qu'il faut de terre à l'homme, Martin Veyron, Dargaud, janvier 2016, 19.99 euros

Ado-adulte à partir de 12 ans

 

 

La bd de la semaine accueillie par Steph cette semaine !

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Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES

Publié le par Hélène

Pico Bogue est un petit garçon très attachant, espiègle et intelligent. Grâce à de courtes saynètes d'une demi-page, nous découvrons son quotidien entre ses parents, sa soeur et ses copains. Les dialogues sont enlevés, qu'il s'agisse de discussions avec sa soeur Ana-Ana, avec ses parents ou avec le marchand de bonbons, Pico Bogue a un sens très développé de la répartie, au grand damne de ses parents !

"- Je vais faire un tour en vélo maman !
- Ne passe pas par la rue de Létan !
- Pourquoi?
- Elle est déserte. Tu risques d'y faire de mauvaises rencontres.
- Si c'est désert, je risque pas d'y faire de rencontres du tout.
- Je te demande quand même de ne pas passer par cette rue.
- Mais c'est pas logique, s'il n'y a personne...
- Oh ! Tu veux toujours avoir raison. C'est fatiguant à la fin. "

Les situations peuvent être tout à fait absurdes, voire philosophiques et l'acuité d'observation de Pico Bogue embellit son quotidien.

Un héros de bande dessinée prêt à s'installer dans l'éternité artistique aux côtés des Mafalda et confrères !

Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES
Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES
Pico Bogue Tome 1 La vie et moi de Alexis DORMAL et Dominique ROQUES

Présentation de l'éditeur : Dargaud

Et la bonne nouvelle est qu'à l'heure actuelle il y a 9 tomes !

Merci Enna chez qui j'ai repéré l'album !

C'était ma Bd de la semaine accueillie par Stephie

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Novecento : pianiste d’Alessandro BARICCO

Publié le par Hélène

novecento.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

« Un truc à y laisser ton âme » (p.53)

 

L’auteur :

Alessando Baricco  est un écrivain italien contemporain, également critique musical. Son premier roman fut publié en 1995 et s’intitule « Châteaux de la colère ». Il a reçu le prix Médicis étranger la même année. Depuis son succès ne se démentit pas.

 

L’histoire :

C’est l’histoire de Novecento, né probablement né sur un bateau, peut-être même sur un piano. Novecento, pianiste de génie,  et qui va refuser de descendre de son bateau.

 

Ce que j’ai aimé :

-          C’est un récit court qui donne envie de fermer les yeux et d’emprisonner à jamais en soi la beauté du texte, pour ne jamais l’oublier. Devenir cet être de fiction et sentir le génie nous fixer sur le papier. Croire à nouveau à la réalité, mère d’un tel poète. Redevenir alors être de chair et se dire « bande de cocus, la vie c’est quelque chose d’immense, vous allez comprendre ça oui ou non ? Immense ! » (p. 63)

 

Premières phrases :

« Ca arrivait toujours, à un moment ou à un autre, il y en avait un qui levait la tête… et qui la voyait. C’est difficile à expliquer. Je veux dire…on y était plus d’un millier, sur ce bateau, entre les rupins en voyage, et les émigrants, et d’autres gens bizarres, et nous… Et pourtant, il y en avait toujours un, un seul sur tous ceux-là, un seul qui, le premier…la voyait. »

 

Vous aimerez aussi :

Neige de Maxence FERMINE

 

POCHE : Novecento : pianiste, Alessandro BARRICO, traduction de françoise BRUN, folio, février 2002, 4 euros

  

Publié dans Littérature Europe

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Un monde ouvert de Kenneth WHITE

Publié le par Hélène

monde-ouvert.jpg

 

 

 

♥ ♥ ♥ ♥

 

 « Quand le crépuscule tombera sur la terre et sur la mer

Des roussettes voleront dans l’air du soir

 

La nuit venue je m’étendrai sous les étoiles

La grande Voie presque à portée de mes pieds

Et j’écouterai les longues annales de la houle

Tandis que des tortues sans âge se traîneront sur la plage. » (Equatoriales)

 

L’auteur :

 

Kenneth White naît à Glasgow en Ecosse juste avant la seconde guerre mondiale. Il fait ses études de lettres françaises et allemandes, de lettres latines ainsi que de philosophie à l'université de Glasgow. Grand lecteur, il se passionne pour Ovide, Rimbaud, Hölderlin, Nietzsche. Refonder radicalement notre culture, tel est, résumé d'une manière assez lapidaire, le dessein de poète, de théoricien de la « géopoétique », d'auteur de récits qu'est Kenneth White. Kenneth White, a écrit plus de trente livres en anglais et en français depuis Les Limbes incandescents (1976). Nous pouvons les classer en récits : Le rodeur des confins (Albin Michel 2006), poésie : Mahamudra, le grand geste (Mercure de France, 1979), Le passage extérieur (Mercure de France, édition bilingue, 2005) et Un monde ouvert : anthologie personnelle dans la prestigieuse collection Poésie/Gallimard en 2007. Enfin, il y a les essais, recherches, entretiens où l'on rencontre l'esprit nomade, Antonin Artaud ou Hokusaï. Kenneth White vient de faire paraître Les Affinités extrêmes (Albin Michel, 2009). (Source : France Culture)

 

Les thèmes :

 

 - La nature,

 

- La  géopoétique : "La géopoétique est une théorie-pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre depuis longtemps rompu, avec les conséquences que l’on sait sur les plans écologique, psychologique et intellectuel, développant ainsi de nouvelles perspectives existentielles dans un monde refondé."

 

« Je suis las de lieux

Où l’homme se donne en spectacle

J’ai assez vu le théâtre humain

Les gesticulations de ses pantins

Toutes leurs petites histoires

Ce qui m’intéresse à présent

Ce sont les champs silencieux

Qui s’étendent alentour

Les mouvements de la mer

Le ciel semé d’étoiles

Le rapport entre mon corps et l’univers

Entre les nébuleuses et mon cerveau. » (Le testament d’Ovide)

 

Ce que j’ai aimé :

 

- L'auteur chante le monde, la nature, les éléments et surtout les bords de mer, qu'ils soient écossais, bretons, canadiens... Il encense tous les lieux dans lequel la quintessence du monde prend vie. L'auteur cherche à se fondre dans les éléments pour ne plus faire qu'un avec le monde. Accéder à une compréhension intuitive.



« Fleurs jaunes

Qui dansent au vent

Un corbeau sur une branche

Qui croasse

Le ruisseau

Qui reflète le ciel

Dans ses rides gris-bleu

Plage blanche, varech

La démarche hautaine

Des huîtriers

Un crabe bleu qui tâtonne dans une flaque

Coquille luisante. » (La maison des marées)

  

 

« Entre une question et une question

Entre un silence et un silence

Le murmure de la rivière. » (La rivière qui traverse le temps)

 

  photo-mer.jpg

« Assuré

Que la visée vitale

De l’art

C’est de jeter à la ronde

Images

Témoignages

Preuves

D’une puissance de synthèse

Accordée à la vie

Et qui préserve la vie

Contre la solitude

Le morcellement

Les agressions froides

De l’espace et du temps. » (Le grand rivage, 11)

 

 

- Un chant mélodieux inoubliable qui nous enjoint à mieux observer ce qui nous entoure pour nous éloigner des contingences matérielles et, enfin, flirter avec le spirituel...

 

« Je suis las de lieux

Où l’homme se donne en spectacle

J’ai assez vu le théâtre humain

Les gesticulations de ses pantins

Toutes leurs petites histoires

Ce qui m’intéresse à présent

Ce sont les champs silencieux

Qui s’étendent alentour

Les mouvements de la mer

Le ciel semé d’étoiles

Le rapport entre mon corps et l’univers

Entre les nébuleuses et mon cerveau. » (Le testament d’Ovide)

 

 

« Par-delà ce tumulte

Qu’est vivre, aimer et mourir

Le ciel soudain s’éclaircit

 

Balayé par un grand vent blanc. » (Le mistral blanc)

 

- La dimension écologique n'est pas absente de ces pages :

 

"Colloque à la Hague :

"En 1900 l'Himalaya avait 10 000 glaciers

à présent 2000 de moins

 

au cours du dernier siècle et demi

la masse glaciaire des Alpes s'est réduite de moitié

 

les glaciers de l'Alaska

ont diminué de vingt pour cent ces cinquante dernières années."

 

ils disent que le planète se réchauffe

ils prévoient des tempêtes et des inondations

 

de nombreuses terres basses vont disparaître

 

assis en ce lieu

sur un promontoire rocheux de l'Europe

je regarde passer les nuages

et j'écoute la rumeur de la mer." (Deux lettres de montagne) 

 

photo-montagne.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Rien, je suis définitivement tombée en amour…

 

Premier poème :

 

« Marche matinale

 

C’était un froid un lent brouillard agglutiné

Autour du soleil, accroché

Au petit soleil blanc, la terre

Etait seule et délaissée et un grand oiseau

Jetait son cri rauque de la héronnière

Tandis que le garçon s’en allait sous les hêtres

Voyant les débris bleuâtres des coquillages

Et les moites amas de feuilles pourrissantes. »

 

Vous aimerez aussi :

 

http://www.kennethwhite.org/ 

 

Un monde ouvert, anthologie personnelle, Kenneth WHITE, Traductions de Marie-Claude White, Patrick Guyon, Philippe Jaworski et Pierre Leyris, Poésie gallimard, janvier 2007, 10 euros

 

challenge voisins voisines   

Publié dans Poésie étrangère

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Les nombrils de DELAF ET DUBUC

Publié le par Hélène

  Nombrils-tome1

    nombrils tome2

 

  nombrils-tome-3-les.jpg

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   ♥ ♥

 

 Les auteurs :

 

Maryse DUBUC est une scénariste de bandes dessinées québécoise. Son compagnon Marc DELAFONTAINE est quant à lui dessinateur.

 

L’histoire :

 

Cette BD raconte la vie de Karine, une gentille maigrichonne naïve mais aussi imprévisible, de Jenny, une adolescente magnifique mais pas très intelligente, et de Vicky, une fille manipulatrice et prétentieuse.

 fondsite-nombrils1.jpg

 Ce que j’ai aimé :

 

-          Cette bande dessinée a la légèreté requise pour aborder les comportements souvent déroutants des adolescents. Les deux pestes sont détestables à souhait avec leurs tenues provocantes et leur superficialité flagrante, Karine, la véritable héroïne est affligeante tant elle est gentille et naïve, mais elle évolue favorablement au fil des Bd, et apprend dans le tome 4 à dire NON, John John est juste assez troublant pour intriguer, bref cette galerie de personnages cocasses sont assez proches de nous ou de nos enfants pour qu’on leur prête attention le temps de la lecture.

 

-          Les dessins sont très colorés, apportant ainsi encore davantage de vivacité à l’ensemble.

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les histoires auraient pu être plus drôles encore et plus profondes certainement, mais l’ensemble reste très honorable…

 

Vous aimerez aussi :

 

Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

Le site internet : http://www.lesnombrils.com/

 

 

Les nombrils, DELAF et DUBUC, Dupuis, 2006-2010, 10.45 euros le tome

 

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Grand prix des lectrices de Elle

Publié le par Hélène

grand prix lectrices de elle

 

A celles qui me disent "quelle chance tu as de faire partie du jury Elle" je dis maintenant : c'est à votre tour, et c'est ici :  http://www.elle.fr/Loisirs/Livres/Prix-litteraire-des-lectrices/Devenez-juree-du-Grand-prix-des-Lectrices-de-ELLE-2014-2404468

 Bon, j'avoue, on me dit rarement ça, mais on me pose plutôt la question rituelle "Mais comment fais-tu pour lire autant de livres ?" Eh bien je vous rassure, j'ai une vie à côté, deux jobs, deux enfants, deux maris (oups), deux soeurs, deux parents, deux meilleures amies, une vie quoi !

 Alors quel est mon secret ? J'avoue : je fais comme mes élèves je ne lis pas, je regarde les adaptations ciné... "Mais si Madame je vous assure, D'Artagnan a les yeux bleus..."  Non en fait, c'est tout l'inverse : je ne regarde pas la télé. 

  Très rarement cela m'arrive (ce qui m'a permis de voir l'excellent  et glaçant "femmes du bus 678" http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193512.html) mais je préfère passer mes soirées à lire plutôt que devant le petit écran...

 Et sinon le prix Elle ? J'ai lu tout ça :

  Romans :

Belle famille d'Arthur Dreyfus pas compris cette fascination pour le fait divers

Une seconde vie de Dermot BOLGER je ne m'en souviens même plus

Avenue des géants de Marc DUGAIN glaçant

La réparation de Colombe SCHNECK pas compris l'intérêt de réécrire sur le sujet alors que cela a été fait tant de fois et plus brillamment

Certaines n'avaient jamais vu la mer de Julie OTSUKA puissant malgré une écriture particulière

Arrive un vagabond de Robert GOOLRICK mon chouchou

L’amour sans le faire de Serge JONCOUR le roman français comme je le déteste

Du côté de Canaan de Sebastian BARRY pas mal mais pas révolutionnaire

L'embellie de Audur Ava OLFASDOTTIR chouchou aussi (billet cette semaine)

L'envers et lendroit de Ron RASH (pas encore lu)

 

Policiers :

Au lieu-dit Noir-Etang… de Thomas H. COOK pas mal mais des procédés d'écriture énervants

Des ombres dans la rue : une enquête de Simon Serrailler de Susan HILLabandon

L’interprétation des peurs de Wulf DORN non

Les apparences de Gillian FLYNN bien, sauf que depuis je ne regarde plus mon mari du même oeil...

La ville des serpents d'eau de Brigitte AUBERT abandon

Le voleur de morts de Tess GERRITSEN original, j'ai été conquise

Tabloid City de Pete HAMILL mal écrit

Le cercle de Bernard MINIER mon préféré (billet dans le courant de la semaine aussi)

Blanche-Neige doit mourir de Nele NEUHAUS (en cours de lecture)

 

Documents :

L’élimination de Rithy PANH avec Christophe BATAILLE 

Fukushima, récit d’un désastre de Michaël FERRIER 

Cher Gabriel de Halfdan W. FREIHOW

La tête à Toto de Sandra KOLLENDER

Réanimation de Cécile GUILBERT

Mélancolie ouvrière de Michelle PERROT

Dans le jardin de la bête de Erik LARSSON

Notre force est infinie de Leymah GBOWEE avec Carol MITHERS

Joseph Anton de Salman RUSHDIE (pas encore lu)

 

 Et parmi cette sélection, malheureusement, peu de coups de coeur : mes préférés sont Arrive un vagabond, L'embellie pour les romans, Le cercle pour les policiers, et Cher Gabriel pour les documentaires.

 Vendredi dernier nous étions conviées à rencontrer certains auteurs, je n'ai pas pu rester longtemps -parce que j'ai deux jobs, deux enfants, etc...-  mais j'ai eu le plaisir de discuter avec Bernard Minier, un homme passionné et Colombe Schneck dont j'ai aussi peu aimé la personnalité que le roman...

 Bernard -oui je l'appelle Bernard- nous a fait rêver en nous expliquant qu'il avait envoyé son premier manuscrit (Glacé) par la poste à 5 maisons d'édtion, sans l'avoir fait lire à qui que ce soit auparavant, et que suite à cela il avait eu 4 réponses positives. La 5ème maison après coup a prétexté un bug informatique pour justifier son silence...

 Dans notre for intérieur, nous nous sommes toutes dit "je vais sortir mon vieux manuscrit écrit quand j'avais 18 ans de mon tiroir..." 

 Mais il nous a fait peur aussi en précisant que sa femme se plaignait de ses voyages incessants depuis qu'il était reconnu...  - et mon manuscrit est retourné dans son tiroir, parce que quand même entre la gloire et mon mari je choisis mon mari (c'est bô l'amûur) -

 Pour revenir à Bernard, son prochain roman devrait sortir en 2014 et aura sans doute Toulouse comme décor.

 Colombe Schneck -oui je ne l'appelle pas Colombe - a eu moins de succés à notre table, et comme le silence s'installait, elle a demandé si on avait des critiques -rôoo des critiques... Elle veut des critiques... - Je lui ai dit ce que je pensais et je ne ne pense pas qu'elle ait aimé - en gros je lui ai demandé pourquoi elle avait sorti ce manuscrit de son tiroir alors que d'autres écrivains bien plus talentueux avaient déjà abordés ce thème -... Mais elle demandait des critiques non ???

 Bref, j'ai eu aussi le grand plaisir de rencontrer d'autres lectrices tout aussi passionnées, et ce fut un vrai plaisir de partager nos goûts et nos avis sur les livres lus.

 Parmi les lectrices, Akialam, blogueuse également. Il faut dire quand même qu'en pro de la vie virtuelle, nous ne nous étions même pas concertées pour savoir qui serait là, si bien que je suis passée à côté de Canel, Claire d'A propos des livres et si je n'avais pas été assise à côté de Akialam, je l'aurais loupée aussi...

 Quoi qu'il en soit, comme dans de nombreux jurys ce sont ces rencontres, avec des auteurs et des lecteurs qui sont enrichissantes. Grâce à elles j'ai rencontré par le passé des gens formidables notamment pour les auteurs :Dominique Sylvain (prix des lectrices de Elle), Erik Orsenna (prix orange du livre), David Vann (prix des lecteurs de l'Express. Et pour les autres : Yves, Sophie (prix orange du livre), Les 8 plumes (prix des lecteurs de l'Express), Fred le coureur que rien n'arrête (l'express) et d'autres, Aurélie, Dominique, Sophie Hérisson, Fabienne Happyfew...

 Pour toutes ces rencontres, je vous invite à tenter aussi votre chance en envoyant votre candidature...

 

Publié dans Divers

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Mon vieux et moi de Pierre GAGNON

Publié le par Hélène

                                     

♥ ♥

"Si tu l'aimes, pourquoi tu la prends pas avec toi, ta tante ? Tu serais pas obligé de faire tout ce trajet..."

Mon avis :

Tout commence avec cette simple question : pourquoi ne pas prendre chez lui sa vieille tante qui périclite en maison de retraite ? Quand sa tante décède, le narrateur décide d'adopter un autre vieux qu'il a rencontré en maison de retraite en rendant visite à sa tante : Léo. Léo s'installe alors chez lui et au début la cohabitation est harmonieuse. Le narrateur se sent utile, enrichit par cette relation. Mais rapidement, Léo a beau être formidable, il n'en est pas moins vieux, avec tout ce que cela implique. 

L'histoire est simple, courte (92 pages) et directe en racontant une expérience humaine qui se heurte à ses propres limites. L'idée est belle et profondément humaine, elle est une leçon de vie et d'humanité à méditer en ces temps relativement égoïstes. Toutefois l'auteur ne fait pas l'impasse sur les limites de ce système qui semble pourtant évident à première vue. Mais pour quelques temps, deux solitudes se seront rejointes, et deux âmes se seront épanouies au contact l'une de l'autre. C'est déjà beaucoup...

Un récit charmant.

Premières phrases :

"Je viens d'adopter...

Pensionné, je vivias seul, sans enfant ni parent. J'ai des amis, bien sûr, que je vois à l'occasion. Cela me suffit. Taciturne ? Pas du tout."

Infos sur le livre :

chez Babélio

D'autres avis :

DominiqueChocoClaraNouketteDominique.

Télérama 

Vous aimerez aussi :

Il pleuvait des oiseaux de Jocelyn Saucier

 

Mon vieux et moi, Pierre Gagnon, J'ai Lu, 2010, 4.50 euros

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Petit Pierrot tome 3 Des étoiles plein les yeux de Alberto VARANDA

Publié le par Hélène

                                                                                                                                                                                         

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Petit Pierrot est un rêveur impénitent. Il a pour ami un petit escargot et ensemble, ils philosophent sur la vie, en observant Madame La Lune, si attirante car inaccessible.

Pierrot a rencontré une petite Emilie qui est devenue son amoureuse. Ils se promènent dans des tableaux de Monet, s'interrogent et partagent un même univers peuplé d'étranges animaux.

Et quand Petit Pierrot se retrouve devant une porte fermée, il préfère ne pas l'ouvrir car "une porte fermée est une porte ouverte sur l'imaginaire", et petit Pierrot conserve jalousement son âme d'enfant plongée dans la Lune, et est peu enclin à rejoindre le monde lucide des adultes qui ouvrent les portes et savent tout...

Cette fois-ci ALberto Varanda a inclus quelques pages du dico de Petit Pierrot.

                         

Un album original, hymne à l'enfance et aux univers riches et enchantés des enfants. A découvrir !

Infos sur la BD :

Blog de Alberto Varanda

Blog de Petit Pierrot

D'autres avis :

Chez Yaneck 

 

Petit Pierrot tome 3 Des étoiles plein les yeux, Alberto Varanda, Editions Soleil,  juin 2014, 17.95 euros

 

Publié dans Jeunesse BD

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L’embellie de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Un voyage optimiste vers la lumière.

 

L’auteur :

 

Audur Ava Ólafsdóttir est née en 1958. Elle a fait des études d'histoire de l'art à Paris et a longtemps été maître-assistante d'histoire de l'art à l'Université d'Islande. Directrice du Musée de l'Université d'Islande, elle est très active dans la promotion de l'art. À ce titre, elle a donné de nombreuses conférences et organisé plusieurs expositions d'artistes. 

Rosa candida, traduit pour la première fois en français, est son troisième roman après Upphækkuð jörð (Terre relevée) en 1998, et Rigning í nóvember (Pluie de novembre) en 2004, qui a été couronné par le Prix de Littérature de la Ville de Reykjavík.

Rosa candida a reçu en Islande deux prix littéraires : le Prix culturel DV de littérature 2008 et le Prix littéraire des femmes (Fjöruverðlaun). En France, il a été finaliste du Prix Fémina et du Grand Prix des lectrices de Elle. Il a reçu le Prix des libraires au Québec. Ce roman a également été traduit en anglais, danois, allemand, néerlandais, espagnol. Il est en cours de traduction en tchèque, finnois et italien.

 Audur Ava Ólafsdóttir vit à Reykjavík. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.

Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus.
 Il y a chez la grande romancière islandaise – dont on garde en mémoire le merveilleux Rosa candida – un tel emportement rieur, une telle drôlerie des situations comme des pensées qui s’y attachent, que l’on cède volontiers à son humour fantasque, d’une justesse décapante mais sans cruauté, terriblement magnanime. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

La narratrice est une femme étrange, son mari d’ailleurs ne supporte plus cet univers fluctuant et décide de la quitter parce que «  vivre avec toi, c’est comme être sans arrêt dans un marais en plein brouillard. On  tâtonne sans savoir ce qui va se présenter. » (p. 35) Alors il va partir, pour une autre, pour un enfant, pour une stabilité qu’il pense préférable à cette personnalité fantasque hors norme. A-t-il eu raison de choisir la normalité au détriment de la folie d’un quotidien mouvant ?

Qu’importe, la narratrice quant à elle continue sa vie étrange, dotée tout à coup d’une chance hors du commun, elle gagne plusieurs gros lots, et se voit confier la garde d’un petit garçon de quatre ans qu’elle va emmener en voyage. Et ses idées préconçues sur les enfants risquent de voler en éclat au contact  de cet être si frêle handicapé de surcroît.

« Les parents sont fatigués, ils ne se parlent pas, ils ne se retrouvent pas, ils ne voient ni l’épilobe arctique ni le glacier à cause des gosses qui sont malades à bord. Dans le maquis du terrain de camping, ils disparaissent à tout bout de champ et il n’y a pas moyen de feuilleter tranquillement son dictionnaire de synonymes devant  sa tente parce qu’on est tout le temps sur le qui-vive, à ce que j’imagine.  (…) En se concentrant au degré ultime, on doit pouvoir lire deux pages d’affilée. Sauf qu’un silence suspect règne autour de l’enfant : il a sans doute le hochet coincé dans la gorge. C’est pourquoi il faut aller vérifier toutes les quatre lignes.  On est tout le temps en train d’ôter au petit son pull-over, soit de lui remettre, d’enfoncer Barbie dans son collant et ses escarpins en strass, de chercher les clés de la porte d’entrée avec le marmot endormi dans les bras. » (p.42)

Quelques semaines lumineuses aux côtés de l’enfant vont la faire mûrir et éclairer sa vie d’une aura maternelle insoupçonnée.

Les romans d’Audur Ava Olafsdottir nous font évoluer dans des mondes étranges, loin d’un quotidien connu stable. Mais en nous éloignant de la normalité ils nous ouvrent les portes d’un monde clair, beau comme peuvent l’être les choses simples. Ils nous font croire, enfin,  à l’embellie…

 

Ce que j’ai moins aimé :

J’avais déjà tenté une première fois de lire ce roman, et je l’avais abandonné, peu touchée par le destin fantasque de cette femme particulière. Je l’avais toutefois laissé de côté en sentant bien que ce n’était peut-être pas le bon moment encore, qu’un jour je le reprendrais… Le prix des lectrices de Elle m’en a donné l’occasion. Et j’avais raison, le deuxième essai fut le bon. Nous sommes plusieurs sur la blogo dans le même cas de figure, alors un bon conseil : n’abandonnez pas, laissez vous charmer…

 

Premières phrases :

 « Quand je regarde en arrière, sans vraiment respecter à cent pour cent la chronologie, nous sommes là, serrés l’un contre l’autre, au milieu de la photo. Je le tiens par les épaules et il m’attrape quelque part, plus bas parle force des choses ; une mèche châtain foncé barre mon front très pâle ; il affiche un grand sourire et tient quelque chose dans son poing gauche. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Rosa candida de Audur Ava OLAFSDOTTIR

 

 D’autres avis :

 ThéomaBabélioCathulu, Céleste, Gwen, Hélène, Isa Liliba ; Clara ; 

Jostein ; A proposdes livres CanelKathel ; Papillon 

 

 L’embellie, Audur Ava Olafsdottir, ZUlma, août 2012, 22 euros

 

grand prix lectrices de elle

Publié dans Littérature Europe

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Le dévouement du suspect X de Keigo HIGASHINO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Qu'est ce qui est le plus difficile : élaborer un problème que personne ne peut résoudre, ou résoudre ce problème ?" p. 135

Ishigami, professeur de mathématiques est secrètement amoureux de sa belle voisine célibataire Yasuko. Timide, il se contente de la croiser jusqu'au jour où il va jouer un rôle déterminant dans la vie de cette jeune femme et de sa fille. l'ex-mari de Yasuko retrouve en effet sa trace et se fait un peu trop pressant, obligeant Yasuko à se montrer violente pour protéger sa fille. Ishigami vole alors à son secours en élaborant un plan minutieux pour qu'elle ne soit pas accusée. Le policier Kusanagi est chargé de l'enquête et demande de l'aide au physicien Yukawa qui l'éclaire de sa logique mathématique. Or Yugawa est un ancien ami de Ishigami avec qui il reprend alors contact...

Un duel entre deux pontes en mathématiques se jouera par la suite, telle une partie d'échecs à la logique déconcertante. 

Là réside toute l'originalité de ce roman, construit autour des raisonnements mathématiques d'Ishigami, d'une précision diabolique dans ses plans, face à ceux de Yukawa tout aussi clairvoyants !

"Savoir s'il est fondamentalement plus difficile de chercher la solution d'un problème que de vérifier sa solution." p. 97

Subtil et efficace ce roman policier a été primé à juste titre en 2005 au Japon. 

 

Présentation chez Actes Sud

Alex Keisha  Phili  ; Miss Léo  en parlent aussi.

 

 

Merci à Phili pour le prêt !

 

 
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