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bande dessinee etrangere

Blacksad tome 5 Amarillo

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Qui es-tu pour me juger ? Qu'as-tu de plus qui te rende meilleur que moi ?

- La poésie et les couilles."

 

 

 

Les auteurs :

 

Juanjo Guarnido est un dessinateur espagnol qui travaille beaucoup dans le domaine de l’animation

Juan Diaz Canales est un scénariste de bandes dessinées espagnol. Il travaille également pour la télévision

 

 

L'histoire :


Ce cinquième épisode de Blacksad, Amarillo, s'ouvre à La Nouvelle-Orléans : Weekly doit quitter la ville ; il y laisse John qui préfère rester sur place pour chercher du travail. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé ! Le détective accepte, mais, dans une station-service, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg – deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Bientôt, une querelle entre les deux hommes, rivaux, vire au drame : Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Texas et de l'Illinois.

Amarillo est le 5e album de Blacksad, une série qui met en scène un chat détective, dans une ambiance qui évoque furieusement le roman noir de la littérature américaine.

 

Mon avis :

 

 

Dés les premières pages, des références à Artaud donnent le ton : la littérature doit être grande ou ne pas être selon Abe, poète exigeant avec lui-même. Chad, son acolyte, est bien moins exigeant, puisque s'il a publié un premier roman à succés, il s'apprête à livrer son deuxième opus, même s'il n'est pas à la hauteur. 

 

Au même moment, Blacksad, le chat le plus classe de le BD se voit confier une cadillac jaune avec comme mission de la convoyer jusqu'à Tulsa. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu.

 

Ce tome 5 nous offre une belle réflexion sur ce que signifie être soi-même, sur la valeur que l'on s'accorde, mais aussi sur la morale que l'on suit ou que l'on fuit quand la fureur prend le pas sur la raison. Mais les personnages ne seront pas forcément ce quils montrent d'eux-mêmes, nous rappelant cette vérité atemporelle : l'apparence peut être trompeuse.

 

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Un opus riche, à l'image de son héros, Blacksad, toujours aussi classieux, comme les héros de romans noirs à la Chandler ou Irish. 

 

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

Il est dommage que les pistes partent dans diverses directions, entre le poète incompris, les deux qui veulent la peau de Blacksad, les coulisses du cirque, la belle jeune assistante du lanceur de couteaux très mystérieuse, la disparition de la cadillac après laquelle court Blacksad.

 

Les planches de Guarnido sont moins travaillées que dans les précédents, qui jouaient davantage avec les couleurs.

 

Vous aimerez aussi :

 

Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

 

Blacksad, Amarillo, tome 5, Dias Canales et Juanjo Guarnido, Dargaud, novembre 2013, 54 p., 13.99 euros

 

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La vieille qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien de ZIDROU

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

Les auteurs :

Zidrou, scénariste : Né le 12 avril 1962 à Anderlecht (commune de Bruxelles), Benoît Drousie, dit Zidrou, effectue des études d'instituteur et exercera la profession durant quelque six ans, ce qui ne sera pas sans influence sur ses écrits futurs. Son premier scénario publié est illustré par De Brab dans le numéro de Noël 1991 de SPIROU ("La triste fin du Père Noël"). L'année suivante, il fonde une sorte de studio de scénario avec son ami Falzar et commence à assiéger les éditeurs pour placer ses innombrables projets sous le pseudonyme des Potaches.

Dès 1993, ses productions commencent à envahir les pages d'animation et les récits complets du journal de SPIROU. Par ordre chronologique d'apparition de ses illustrateurs, il fournit ainsi de la matière brillante et bien pesée à Wasterlain, Dan, Godi, Ernst, Clarke, Deliège, Evrard, Blatte, Fournier, Darasse, Bercovici, Glem, Jannin, Saive, Lemaître, Midam, Gazzotti, Mandryka, Éric Maltaite, Borrini, Will, Deth, Arenas, Thiriet, Gauthier, E411, Guilhem, Duclozeau, Piroton, Mazel, Bodart, Bosschaert, Wozniak, Plessix, etc.

Rien d'étonnant à ce que certains de ses complices pour quelques pages exceptionnelles s'engagent ensuite sur de plus longs parcours et créent une série en sa compagnie. En 1992, il lance "Margot et Oscar Pluche" avec l'ami Falzar et la dessinatrice De Brab chez Casterman, où la petite fille et son drôle de chien aligneront six albums jusqu'en 1997. Le sympathique duo et toute sa famille en régulière augmentation ! déménageront l'année suivante chez Dupuis et ouvriront une nouvelle série de beaux albums intitulée "Sac à Puces".

En 1995, il propose à Jean-Claude Fournier d'animer une suite de gags gastronomiques, "Les Crannibales", chronique fortement assaisonnée d'humour noir.

Dans le registre de la parodie iconoclaste, il s'en prend peu après au respectable rédacteur en chef de SPIROU et à ses oeuvres. Le dessinateur se trouvera tellement gêné par tant d'impertinence qu'il signera longtemps du pseudonyme de Thelonius ses grossières caricatures du "Boss". Mais c'est son véritable nom que Bercovici signera les albums, assumant la responsabilité de ses compositions graphiques.

Aux Éditions du Lombard, Godi illustre les albums de son "Élève Ducobu", fruits de souvenirs tant personnels que professionnels.

Zidrou est également l'auteur d'une vingtaine de livres pour enfants publiés par Casterman, Nathan et Hachette, dont la série du "Petit Dagobert", illustrée par Godi, dans la "Bibliothèque Rose".

Les dessinateurs : Collectif - Colombo - Cordoba - Gili - Homs - Hureau - Lafebre - Sempere - Siri - Van Beughen

 

L'histoire :

"Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses." affirmait Raymond Devos.

Comme tous les gens qui savent nous faire rire de nous-même, Benoît Zidrou connaît le poids des choses, la gravité de la vie.

En 1997, Philippe Delerm rencontrait un immense succès avec "La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules". L'évocation simple de petits plaisirs suffisait à lui ouvrir le coeur de milliers de lecteurs.

Benoît Zidrou nous invite à un voyage similaire avec les gens qui nous entourent. Qui ose faire connaissance avec la vieille dame d'en face ? Sait-on qu'elle rêve de jouer sur le court central de Roland Garros ? Qui peut dire que cet homme gris et triste, qui a laissé un fossé se creuser entre lui et ses enfants, sera le premier qui prendra dans ses bras ce petit bout d'homme au corps déformé par la maladie ?

Pour mettre en scène ses quinze nouvelles, Benoît Zidrou a cherché des auteurs sachant manier la bonne dose de réalisme et l'expressivité requise pour être toujours juste : un talent qu'on retrouvait chez tous les auteurs de l'école de Marcinelle (Franquin, Morris, Will...). Les neuf dessinatrices et dessinateurs rassemblés ici (Colombo, Cordoba, Gili, Homs, Hureau, Lafebre, Sempere, Siri, Van Beughen) ont tous cette qualité propre aux grands auteurs de BD : leurs histoires prennent vie sous nos yeux. On les lit la larme à l'oeil et le sourire aux lèvres.
On connaissait Benoît Zidrou pour son talent de gagman, on peut désormais savourer son sens de la vie.

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Mon avis :

"Des nouvelles qui font du bien", même si elles s'inscrivent dans une réalité sociale peu encline au sourire, comme la vieille dame du titre qui vit seule avec ses animaux en ne sortant jamais de chez elle. Les personnages sont denses, à l'image de ce jeune homme qui sort de prison et vient tenir compagnie à son grand-père pour se réinsérer, dans une bulle de bonheur et de tolérance bercée par la musique de son saxophone. Ou encore cette nageuse qui ne veut pas lâcher prise même si le bonheur lui tend les bras. Tous ces personnages ont en commun une humanité lumineuse, débordante qui les pousse quelquefois à des extrémités délirantes, comme de manger des poulets rôtis à tous les repas ou à retrourner en enfance pour ne pas tournebouler une maman atteinte d'Alzheimer.

Beaucoup de poésie également dans ces pages qui nous rappellent que la vie n'est pas gaie, la maladie, la vieillesse, les erreurs nous tendent des pièges, mais que la résilience est possible, qu'il est possible de rebondir, de repartir, porté par l'amour des autres. Une belle leçon de vie.

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D'autres avis :

Babélio

 

La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien, Zidrou et collectif, Dupuis, 2009, 20.50 euros

 

BD Mango bleu

 

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Automne de Jon McNAUGHT

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 Prix révélation du Festival d’Angoulême 2013

 

L’auteur :

 Jon McNaught a reçu un diplôme en illustration de l’université de West England en 2007. Il habite actuellement à Bristol, où il travaille comme graveur et illustrateur freelance. Il dessine aussi des bandes dessinées pour différentes publications. (Source : Babélio)

 L’histoire :

 C'est un mardi gris d'octobre semblable à tant d'autres dans la petite ville de Dockwood. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: à la maison de retraite d'Elmview, un garçon de cuisine prépare le repas des pensionnaires; le long de la rue Nettlefield, un livreur de journaux finit sa ronde; et dans les arbres les hirondelles se rassemblent à grand bruit avant de s'envoler vers l'Afrique.

Oeuvre contemplative et douce-amère, Automne suit les trajectoires de ces habitants, que Jon McNaught se plaît à faire se croiser, avec, pour toile de fond, les vestiges de l'arrière-saison. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 Automne est une BD très contemplative, décrivant la vie quand elle se glisse dans les interstices du quotidien...

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 L'auteur reconstitue au moyen de détails satellites la journée de deux jeunes garçons : l’un qui travaille à la cuisine d’une maison de retraite, l’autre collégien qui distribue des journaux dans les boîtes aux lettres. Les détails sont aussi bien dans les bruits du quotidien,  le thé qui coule dans la tasse « PSHH », les légumes que l’on coupe « tchak », le café bu « sip », la feuille qui se détache de l’arbre et tombe « tac » l’oiseau « twi twii », que dans les animaux qui courent dans les fourrés, les écureuils sui se plaisent à fôlatrer dans les arbres, les pigeons qui se délectent d'un repas jeté à la hâte...

Tout ce qui est en périphérie de la vie prend de l'importance pour lui apporter à la fois consistance et légèreté. Et c'est finalement dans cet espace que réside la poésie et la beauté...  

 Ce que j’ai moins aimé :

 Les vignettes sont tellement petites et abondantes qu’il est difficile de tout voir, l’ensemble est très dense…

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 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Dimanche

Autre : La bicyclette rouge tome 2 Les roses trémières de Kim Dong Hwa 

 D’autres avis :

 Mango ; Jérôme 

 

Automne, Jon McNaught, traduit par Judith Taboy, Nobrow, 2012,18 euros 

BD Mango bleu

 

Chroniqué dans le cadre de l'opération de Priceminister "La BD fait son festival" Note : 15/20

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Daytripper, au jour le jour de Gabriel BA et Fabio MOON

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

 

Les auteurs :

 

Gabriel Bà est un illustrateur de BD.

Il s'est fait un nom dans l'univers des comics grâce, entre autres, à ses séries à succès 'Casanova' et 'Umbrella Academy'.

A ces occasions, il collabore avec Matt Fraction et le chanteur et auteur de BD Gérard Way.

Gabriel Bà et Fàbio Moon sont de vrais jumeaux. Ensemble, ils travaillèrent sur plusieurs publications, et pour le compte de plusieurs éditeurs, comme "Autobiographix", "Five" et "Pixu".

Leur plus célèbre travail personnel reste "De:TALES" pour le compte de Dark Horse Comics, une collection d'histoires courtes écrites et dessinées par les deux frères.

On pourra retrouver les deux frères avec le futur arc "B.P.R.D. 1497" et sur une nouvelle série pour le compte de Vertigo, "Daytripper".

Fábio Moon est un dessinateur de BD.

Après avoir travaillé sur le Casanova de Matt Fraction ou sur B.P.R.D. : 1947, il va lancer chez Vertigo avec son frère jumeau, Gabriel Ba, la maxi-série qui va les faire connaître, Daytripper.

 

L’histoire :

 

Les mille et une vies d’un aspirant écrivain et ses mille et une morts. Brás de Oliva Domingos, fils du célèbre écrivain brésilien, passe ses journées à chroniquer les morts de ses contemporains pour le grand quotidien de Sao Paulo  et ses nuits à rêver que sa vie commence enfin. Mais remarque-t-on seulement le jour où notre vie commence vraiment ? Cela commence-t-il à 21 ans, lorsque l’on rencontre la fille de ses rêves ? À 11 ans, au moment du premier baiser ? À la naissance de son premier enfant peut-être ? Ou au crépuscule de sa vie ? (Source : Babélio)

 

Mon avis :

 

Daytripper est un album mélancolique aux questions existencielles innombrables. Les auteurs explorent les différents destins tragiques que pourrait connaître leur héros Bras, en lui offrant différentes vies et diverses morts, ils s'interrogent sur les destins humains si fébriles face à la mort, sur ce qui est important dans la vie d'un homme, sur les petits bonheurs invisibles qu'on oublie de regarder...

C'est un très bel album, mais c'est aussi un texte qui touche profondément à l'intime et mon ressenti a été à l'inverse de l'effet recherché : quand Bras nous enjoint à inclure la mort dans nos vies pour appréhender mieux la vie, j'ai trouvé que c'était une façon de plomber la vie dans l'os, de gâcher tous les bonheurs possibles, le ton de l'album me menant davantage vers les trente-sixième dessous qu'au septième ciel.  Peut-être que cela est dû au fait que je n’ai jamais été confrontée à la mort, et peut-être que si je le relis après, plus tard, quand cela me sera arrivé, je comprendrai, tout s’éclairera.  

Mais présentement, j’ai juste trouvé que pour un album qui veut célébrer la vie, il était très noir !

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Vous aimerez aussi :

 

Portugal de Cyril PEDROSA  qui a provoqué en moi la même réaction, plus atténuée néanmoins...

 

D’autres avis :

  Multiples avis unanimes sur la blogosphère : Mango ; NouketteChoco Mo'YaneckYvanJérôme Alfie's mec, Oli'vCachou,Brize...  daytripper2.jpg

  

 Daytripper, au jour le jour, Gabriel BA et Fabio MOON, Urban comics, avril 2012, 22.50 euros

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Le Havre-New-York de Cyril DOISNEAU

Publié le par Hélène

le havre new york

♥ ♥

  L’auteur :

le blog de l’auteur 

 L’histoire :

 Dans les années 60, deux filous pensent trouver le bonheur en Amérique. À bord du France, ils font cap vers New York. À bord, diverses péripéties les jettent hors des sentiers battus.

Engagés comme larbins par une chanteuse à la mode, ils vivront une traversée... de tout repos! (Source : Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 Le Havre-New York est un album plaisant :  les deux zigues partis sur un coup de tête sont bien décidés à profiter de la vie, de leur voyage et de cette chance qui s’offre à eux de passer le temps du voyage aux côtés de Yolanda, chanteuse à la mode, en se prélassant. Les dessins aplat dans les tons gris-bleu s'accordent parfaitement à cette atmosphère d'entre deux mers, entre deux ponts... Le temps est comme suspendu le temps de cette traversée, il coule lentement entre bains de soleil, repos mérité après des soirées arrosées et des fêtes endiablées.

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    Ce que j’ai moins aimé :

 Toutefois l'histoire manque quelque peu de coffre, le fil reste relativement linéaire, sans réel intrigue, flirtant finalement avec une impression de platitude.

La fin tourne en queue de poisson, peut-être pour ouvrir les perspectives vers un  deuxième tome, l'information n'est pas donnée.

 Vous aimerez aussi :

   Paul à la campagne de Michel RABAGLIATI

  

tous les livres sur Babelio.com

 

 

Le Havre New-York, Cyril Doisneau, La Pastèque, janvier 2013, 68 p.,  19 euros

 

BD Mango bleu

 

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Petit Pierrot : Décrocher la Lune de Alberto VARANDA

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

« C'est chouette
que la terre soit ronde
et qu'on ne voit rien
derrière l'horizon...
ça nous permet
d'imaginer ! »

 

L’auteur :

 

Blog de Petit Pierrot : http://petitpierrot.vefblog.net/

Blog de l'auteur : http://albertovaranda.vefblog.net/
Site de l'éditeur : http://www.soleilprod.com/

 

L’histoire :

 

Depuis sa naissance sur le blog qui lui est entièrement dédié (http://petitpierrot.vefblog.net/), Petit Pierrot ne cesse de faire parler de lui.

Ce petit garçon imaginaire, créé par Alberto Varanda, a depuis conquis le cœur d’innombrables internautes. Qui ne craquerait pas pour les aventures magiques et surréalistes de Petit Pierrot, toutes empreintes de sensibilité, d’émotion, de douce naïveté et nous replongeant immédiatement dans les rêves de notre enfance ? Un savoureux conte, un bijou de poésie pour les enfants comme pour ceux qui le sont restés. (Source : Babélio)

 

 

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Ce que j’ai aimé :

 

Petit Pierrot est un petit garçon rêveur qui préfère folâtrer dans la nature et observer ce qui l’entoure aux côtés de son meilleur ami escargot plutôt que d’aller à l’école. Il observe la Lune, les étoiles filantes, cherche des trèfles à quatre feuilles et philosophe sans le savoir en dialoguant avec Monsieur Escargot…  

  « -Qu’est-ce qu’il faut faire pour devenir immortel ?

- Aimer  les gens ! tant que ceux qui t’aiment penseront à toi, tu seras immortel ! Sinon, essaie d’écrire un livre ! »

 Alberto Varanda signe là un album très poétique, dans lequel l’imaginaire tient une place prépondérante. Petit Pierrot est un album magique, féérique, touchant, à lire et relire, à offrir et à partager…

 Les dessins sépias s'harmonisent parfaitement avec cet univers tendre et doux, un monde en suspends entre la Terre et la Lune.

 Un album pour oser écouter le petit Pierrot qui se cache en chacun de nous...

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien 

 

Vous aimerez aussi : 

Du même auteur : le tome 2

 

D’autres avis :

Lounima ;Yaneck ;  Noukette  ; Jérôme 

 

Petit Pierrot, Décrocher la Lune, Alberto Varanda, Soleil productions, janvier  2010,  17 euros

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 BD Mango bleu

 

 Top-BD-des-blogueurs-v3-copie-1

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Simon’cat de Simon TOFIELD tome 1 Une calamité de chat

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ ♥

Pour miauler de rire...

 

L’auteur :

Né en 1971, Simon Tofield est l'un des directeurs du studio d'animation Tandem Films. Il est installé à Londres et doit l'idée de Simon's Cat à ses chats, tous gourmands et farceurs.

 

L’histoire :

Suivez une journée ordinaire dans la vie du chat de Simon, littéralement obnubilé par une chose : se remplir l'estomac. Et pour parvenir à ses fins, il ne reculera devant aucun sacrifice, qu'on se le dise ! Au grand dam de son affectueux propriétaire, à qui il fait vivre un véritable enfer… (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Simon est un chat prêt à tout pour attraper oiseau ou poisson, ou pour simplement retrouver une gamelle remplie. Intransigeant et intelligent, il use de malins subterfuges pour arriver à ses fins : il se déguise en cabane à oiseau (très ressemblante), ou en oiseau quelque peu surdimensionné, tendant des pièges tous plus ingénieux les uns que les autres…

 

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Mais  il se heurte souvent à plus malin que lui. Il discute alors avec son ami le nain de jardin pêcheur, des heures durant perfectionnant sans doute  ses nouveaux plans d’attaque ou philosophant sur la vie, la mort, l’amour… Quand il s’ennuie il aime jouer des tours aux hérissons ou aux écureuils, à ses dépends quelquefois aussi il faut bien le dire…

La vie d’une chat extraordinaire qui a compris le sel de la vie et est bien décidé à profiter de chaque minute qui passe l’estomac plein…

Un album plein d'humour à offrir sans hésiter...

 

Ce que j’ai moins aimé : 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Le site http://www.simonscat.com/

 

D’autres avis :

Manu  Akialam 

 

Simon’cat, Une calamité de chat, Simon Tofield, Fleuve noir, novembre 2011, 15.11 euros

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Nuit tombante de BALADI

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un album intrigant...

 

L’auteur :

Révélé par le mensuel suisse Sauve-qui-peut, Baladi est l'auteur de nombreux ouvrages publiés par AtoZ, B.ü.L.b comix, Mosquito, Delcourt, Atrabile, L'Association, 6 pieds sous terre ou Drozophile. Maints autres de ses récits sont en outre parus en auto-édition et dans diverses revues, dont Psikopat Jade ou Bile noire. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

Que feriez-vous si une belle inconnue vous abordait dans la rue pour vous proposer un petit boulot, porter ses courses? Dada, lui, se surprend à accepter. Il n'est pas au bout de ses surprises. La nuit promet d'être longue. Baladi revisite ici un genre qui lui est cher, le conte, en adaptant une des histoires narrées jadis, dit-on, par une certaine Schéhérazade. Ce troisième album édité par la Cafetière inaugure une série. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

L’atmosphère de récit est teintée de mystère. Dada suit une belle brune jusqu’à chez elle pour porter ses courses. Il y rencontre deux autres belles jeunes femmes qui lui proposent de partager leur repas. Intrigué, fasciné aussi sans doute par ces femmes étranges, Dada accepte leur invitation et plonge alors dans un univers à la fois fascinant et inquiétant. Fascinant parce que ces femmes semblent libérées, prêtes à jouir de tous les plaisirs de la vie dans l’opulence, mais inquiétant car elles ont aussi des mœurs étranges, inexplicables. Que font ces femmes dans cette riche demeure ? Qu’y a t-il dans le coffre qui trône au milieu du salon ? Pourquoi invitent-elles des hommes à dîner?

Baladi nous plonge dans un univers onirique embrumé, influencé par les contes orientaux. Enivré par tant de mystère, le lecteur, tel les compagnons de Shéhérazade est impatient de connaître la suite du récit…

 

Ce que j’ai moins aimé :

Ne pas avoir la suite sous la main…

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Nuit tombante, BALADI, La cafetière, 2004, 60 p. 12 euros

 

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Ghost world de Daniel CLOWES

Publié le par Hélène

                                                ghostworld

♥ ♥ ♥

 

L’auteur :


Daniel Clowes est un auteur de bandes dessinées américain.

Il étudie le dessin de manière plutôt académique au Pratt Institute de Brooklyn mais se considère comme un autodidacte. Ne trouvant pas de travail à New York, il rentre à Chicago et fait ses véritables débuts d'auteur de bandes dessinées dans Love and Rockets n° 13 en 1985. En 1986, il publie son premier comic book chez Fantagraphics Books, Lloyd Llewellyn (6 numéros), qui sera suivi de Eightball (1989), qui paraît toujours et dans lequel seront prépubliées toutes les histoires à présent reprises en albums. Son dessin précis, ses ambiances fifties, ses allers-retours constants entre thèmes intimistes, fantastique, science-fiction, auto-fiction, etc., sont sa marque de fabrique. Dan Clowes est proche d’Adrian Tomine dont il est l'influence majeure.

Avec Ghost World ( adapté au cinéma) il détient le record des ventes de son éditeur, Fantagraphics Books (100 000 exemplaires). Il a remporté plusieurs prix pour son travail, notamment des Harvey Awards en 1997 et 2005 pour le scénario de Eightball. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

Dans une petite ville des États-Unis, deux copines coincées entre la fin de l'adolescence et les premiers temps de l'âge adulte cherchent un sens à leur existence. Au long de leurs journées où il ne se passe pas grand-chose, elles oscillent entre l'envie de partir pour changer de vie et l'attachement à un quotidien banal auquel elles ont du mal à s'arracher. Histoire complète en 1 volume.

 

Ce que j’ai aimé :

Ghost world est un monde étrange, comme suspendu, dans lequel évoluent deux adolescentes, Enid et Rebecca. ghost-world.3.jpgElles croisent des êtres faméliques, des fantômes auxquels elles attribuent des vies hors normes.  corps qui se meuvent dans un monde fantôme trErrant de cafèts minables en cafèts minables, elles s’ennuient à deux dans cet interstice difficile placé entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Le portrait de ces adolescentes sonne étonnamment  juste, loin des  stéréotypes :

« Par exemple, je n’ai jamais vu un film avec de vraies filles. Au cinéma, les femmes jouent le plus souvent des rôles stéréotypés… La bosseuse à lunettes qui n’a pas de chance avec les hommes ou la garce vulgaire… Ce sont des stéréotypes à qui on n’attribue jamais une personnalité complexe ou bien constituée de multiples facettes. » ( extrait d’une interview  parue dans « Dangerous Drawings » )

Pour elles, les apparences sont primordiales, elles cherchent leurs styles, elles traquent leur identité, dans le dégoût d’elles-mêmes. 

« Avant mon projet d’aller à la fac, j’avais la secrète intention de ne rien dire à personne, de monter dans un bus et d’aller m’installer dans une ville au hasard, pour y devenir cette personne complètement différente…

-          Et puis ?

-          Et puis ne pas revenir tant que je ne serais pas totalement devenue cette personne. J’y pensais tout le temps.

-          Je ne comprends pas…

-          C’est parce que tu ne te détestes pas tout à fait. »

 Elles éprouvent des  sentiments indistincts, éprouvant de la difficulté à définir lesdits sentiments.  Seule leur amitié perdure. Puis la vie passe et chacun suit sa route, et la complicité d'hier s'effrite sans que l'on sache vraiment pourquoi. La vie file... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien.

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Ghost world, Daniel Clowes, traduction Sidonie Van Den Dries, Vertige graphic, 2010, 14 euros

 

BD Mango bleu

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Elmer de Gerry ALANGUILAN

Publié le par Hélène

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  Prix Asie de la Critique 2011, décerné par l’ACBD

Prix Quai des Bulles - Ouest France Saint Malo 2011

  

L’auteur :

 

Né en 1968 à San Pablo City (Philippines), Gerry Alanguilan a un diplôme d’architecte, mais il a passé les dix-sept dernières années à faire de la bande dessinée. Il est connu aux Philippines pour ses créations Wasted, Humanis Rex ou encore Elmer. Il travaille fréquemment pour des éditeurs américains, et notamment Marvel, DC Comics ou encore Image, en tant qu’encreur de nombreuses séries, comme X-Men, Fantastic Four, Wolverine, Superman ou Batman. Gerry vit à San Pablo, dans la province de Laguna, aux Philippines.

 

L’histoire :

 

Octobre 2003. La vie de Jake Gallo est un enfer : il n'arrive pas à trouver de travail, son père vient de faire une crise cardiaque, son frère Freddie est devenu une star du cinéma; mais le plus difficile à avaler, ce sont les frasques sentimentales de sa soeur May, qui s'est mise en tête d'épouser... un humain. Car les Gallo, comme les autres poules et coqs du monde entier, sont subitement devenus conscients en 1979, au grand désarroi de l'espèce humaine. Suite au décès de son père, Jake va découvrir l'histoire de sa famille et de ce dernier, Elmer, qui appartient à la première génération de poulets à avoir dû apprendre à cohabiter avec les hommes. (Présentation Babélio)

 

Mon avis :

 

La couverture de cette Bd atypique m’a attirée dans un premier temps. Puis j’ai été déçue en l’ouvrant en découvrant les illustrations en noir et blanc, aux traits fins et pluriels. Mais en le refermant aujourd’hui, je dois avouer que je comprends l’absence de couleurs qui n’aurait fait qu’apporter davantage de violence à une Bd déjà marquée par un thème dur.

 

Le rapport entre les hommes et les poulets est empreint de combats et de sang versé. L’intolérance, le  racisme, l’exclusion sont les thèmes phares de cet album pessimiste.

 

« C’est notre histoire. A tous. Et c’est important de ne pas l’oublier. » (p. 157)

 

Néanmoins, je n’ai pas adhéré à cette lecture, dérangée par les dessins, par cette lutte sans fin, par ces gouttes de sang omniprésentes à chaque page, par cette agressivité latente étouffante. Il m’a manqué une bulle d’air, de poésie, une touche de couleur, d’espoir dans laquelle m’évader…

 

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Blacksad

 

 D’autres avis :

 

Mo’ ; Télérama 

   

"Gerry Alanguilan signe ici une parabole aussi déroutante qu’absolument bouleversante : le rejet, puis la reconnaissance des « poulets parlants » renvoie aux épisodes de ségrégation raciale qui ont émaillé l’histoire de l’humanité... Ce récit intelligent révèle un auteur accompli." 20 Minutes

 

« Coulé dans une chronique familiale parfois sentimentale, le conte violent de Gerry Alanguilan, dessiné dans un noir et blanc précis et réaliste, gagne son pari : prendre un sujet sérieux par l’absurde, pour mieux en atteindre l’universalité. » Fluctuat.net

 

« Si vous êtes avides de romans graphiques sortant de l’ordinaire, précipitez-vous sur Elmer. C’est une des plus belles surprises de cette fin d’année. » Bodoï

 

Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là, novembre 2010, 144 p. en noir et blanc, 14 euros

 

 

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 BD du mercredi de Mango 1

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                  09/20

 

 

 

 

 

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