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bande dessinee etrangere

Paul à la campagne de Michel RABAGLIATI

Publié le par Hélène

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♥ ♥

  

 L’auteur :

 

Michel Rabagliati est né en 1961 à Montréal où il a grandi dans le quartier Rosemont. Après s'être intéressé un moment à la typographie, il étudie en graphisme et il travaille à son compte dans ce domaine à partir de 1981. Puis, il se lance sérieusement dans l'illustration publicitaire en 1988.  Depuis 1998, ses bandes dessinées révolutionnent le 9e art québécois. Avec ses six livres, Michel Rabagliati est devenu une figure incontournable de la bande dessinée d’ici.  En 2007, l’auteur s’est vu décerner une Mention spéciale pour l’ensemble de son œuvre par le Prix des libraires du Québec.

 

L’histoire :

 

Il s'agit de deux histoires du jeune Paul : « Paul à la campagne » et « Paul apprenti typographe ».

Dans le premier cas, le narrateur retourne en vacances sur les lieux de son enfance et se souvient de sa jeunesse. Les flash-back sont nombreux, et aussi liés au présent, par la présence d’Alice, la fille de Paul.
La partie "typographique" relate la visite de Paul jeune à l'imprimerie où travaille son père, avec des découvertes et des moments d'extase. (Présentation Babélio)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Il s’agit là d’un album à l’atmosphère nostalgique, douce et ouatée assez confortable. Les souvenirs d'enfance se superposent sur le présent de Paul qui nous décrit alors un monde tendre au creux de son enfance et de son adolescence.

 paul à la campagne 2

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Trop court.

-          Peu marquant.

-          J’ai franchement moins aimé « Paul apprenti typographe » qui m’a ennuyée…

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Toute la série 

 

Paul à la campagne, Michel Rabagliati, La Pastèque, 1999, 48 p., 11 euros

 

BD du mercredi de Mango 1

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Chroniques birmanes de Guy DELISLE

Publié le par Hélène

                                         chroniques birmanes

♥ ♥

 

L’auteur :

 

Guy Delisle est un auteur de bande dessinée québécois. Après des études d'animation au Sheridan College de Oakville (Ontario), il travaille dans différents studios à travers le monde, Canada, Allemagne, France, Chine, Corée du Nord, Réunion, Jérusalem. Ses expériences de superviseur d'animation en Asie fourniront ainsi matière à deux albums autobiographiques, Shenzhen en 2001 et Pyongyang en 2003. Paru en 2007, Chroniques birmanes relate un séjour d'une année qu'il effectue à Rangoon où il suit son épouse, expatriée de Médecins sans frontières. Quatre ans plus tard paraît Chroniques de Jérusalem qui relate l'année 2008-2009 passée par la famille en Israël Il a en particulier vécu en direct l'opération Opération plomb durci à Gazaen décembre 2008.

 

L’histoire :

 

Guy Delisle a suivi sa compagne durant 14 mois en Birmanie alors qu’elle y collaborait avec Médecins sans Frontières. Il raconte son expérience du pays, comment il a fini par apprivoiser son environnement, et petit à petit, comment il a découvert la réalité politique, sanitaire et sociale de ce pays dominé par une junte militaire, soutenue elle-même par de puissants groupes industriels.

 

Mon avis :

ChroniquesBirmanes saison des pluies

Guy Delisle nous permet de nous plonger  en immersion dans un monde lointain, la Birmanie, pays placé sous une dictature militaire sévère. L’auteur choisit de nous parler de son quotidien, de sa recherche de maison, de la chaleur, de son fils, de son métier d’animateur-dessinateur, et s’il évoque l’oppression, ce n’est que de façon lointaine, comme désincarnée. Il reste malgré tout un expatrié : il fréquente les autres expatriées, il fait des pieds et des mains pour accéder au club australien et c’est de cette expérience d’étranger en terre birmane  qu’il nous parle avant tout. Il semble un peu déconnecté de la politique qui l’environne.

Soit certaines anecdotes sont assez drôles, mais j’ai globalement regretté qu’il n’y ai pas plus d’humour, ou plus de gravité, ou plus d’invention, bref j’aurais aimé que Guy Delisle romance davantage son expérience et intègre de façon plus fluide l’histoire du pays.

Il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un album de qualité à découvrir.

 

D’autres avis :

 

Noukette  Mo', Midola, Théoma, Canel Tamara, Cathe, Saxaoul Géraldine 

 

Vous aimerez aussi :

 

Le site de l’auteur : http://www.guydelisle.com/index.html

Du même auteur : Pyongyang

 

Chroniques birmanes, Guy Delisle, Editions Delcourt, octobre 2007, 16.50 euros

 BD du mercredi de Mango 1

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Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

Publié le par Hélène

                                                       africa dreams 

   

  

Les auteurs :

 

Jean-François Charles est un scénariste et dessinateur belge de bande dessinée. Il étudie à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles et débute sa carrière en 1971 dans le dessin de presse ; il est publié dans La Libre Belgique et La Nouvelle Gazette. Sa première grande série, Les Pionniers du Nouveau Monde, paraît chez Deligne à partir de 1982. Après le rachat du catalogue de cet éditeur par Glénat, il poursuit Les Pionniers et développe de nouvelles séries chez Glénat, et plus tard chez Casterman. En 2004, Jean-François Charles a illustré des romans sur Alix, certains adaptant des histoires parues en bande dessinée, d’autres étant inédits (Le Sortilège de Khorsabad, L’Ombre de César). Il a épousé la scénariste belge Maryse Nouwens, avec laquelle il co-écrit India Dreams et War and Dreams.

Maryse Charles, après avoir collaboré aux scénarios des Pionniers Du Nouveau Monde et de Sagamore Pilgrimage, scénarise deux séries chez Glénat pour le dessinateur Ersel : Claymore (1999), et Les derniers jours de la Géhenne (2001). Les séries India Dreams, War and Dreams et Africa Dreams prolongent et subliment son étroite collaboration avec J.-F. Charles. 

Frédéric Bihel est un dessinateur et illustrateur normand, également coloriste et scénariste. Après avoir été remarqué par Didier Convard chez Glénat, il réalise de nouveaux albums avec les époux Charles chez Casterman et avec Makyo chez Futuropolis.

 

L’histoire :

 

Fin du 19e siècle, Congo, province du Kivu.
Un jeune séminariste, Paul Delisle, rejoint l’une des missions des « pères blancs », dans la région des Grands Lacs, pour y participer à l’effort d’évangélisation des populations. Mais son arrivée a un autre motif, plus secret : tenter de retrouver son père Augustin, un ancien chirurgien devenu planteur, colon prospère mais farouche misanthrope, volontairement reclus dans un isolement presque total. 
Paul rejoint bientôt l’immense domaine d’Augustin Delisle. 
Son arrivée coïncide avec un drame : le planteur est gravement blessé, une flèche plantée dans le dos.

  

Ce que j’ai aimé :

 

L'ancrage historique apporte de l'originalité à cet album : cette partie de l'histoire de la Belgique et de la colonisation est peu communément traitée et le lecteur découvre effaré les dessous d'une pression coloniale nuisible. Les premières pages se déroulent en 1960 : un jeune élève visitant un musée est fasciné par la statue du roi Leopold II. Le professeur qui accompagne la classe résume la situation en quelques lignes biographiques "officielles" :

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"C'est notre grand roi Leopold II, dit le roi bâtisseur, qui a donné la Congo à la Belgique... Il l'avait d'abord acheté, de ses propres deniers, pour apporter la civilisation à ceux qui étaient alors des sauvages... et aussi pour entreprendre chez nous des travaux colossaux qui allaient embellir notre petite patrie. En nous offrant ce pays 80 fois plus grand que le nôtre, Léopold II a légué à la Belgique un nouvel essor économique et une véritable prospérité."

 

La véritable histoire commence alors en mettant en scène le jeune séminariste Paul, à la recherche de son père en plein Congo placé sous la domination de Léopold II. La petite histoire de cet homme permet d'aborder la grande Histoire et ses acteurs tapis dans l'ombre du palais royal belge.Quelques retours en arrière introduisent Stanley, dirigé de main de maître par le roi et ses ambitions dévastatrices. Car ce que découvre Paul, c'est une toute autre version que celle délivrée par ce professeur d'histoire des années plus tard : un pays terrorisé par ce roi tout-puissant qui n'hésite pas à anéantir les villages et villageois qui ne sont pas assez productifs à ses yeux. Choqué par tant de violence gratuite, Paul va alors oeuvrer aux côtés de ceux qui refusent cette domination cruelle.

 

Ce premier volume est de surcroît enrichi d'un dossier documentaire rédigé par Colette Braekman, journaliste spécialisée dans l'Afrique centrale, dossier qui éclaire l'intrigue et apporte encore davantage de crédit à cette bande dessinée.

   

Les aquarelles sont magnifiques, les couleurs pastels se fondent parfaitement dans ce récit historique en terre africaine.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Je retrouve les mêmes défauts que dans India Dreams : une incompréhension qui s’installe peu à peu en raison de multiples retours en arrière introduisant de nouveaux personnages, si bien que toutes les pistes se brouillent, et que l’on ne sait plus bien qui est qui et qui est responsable de quoi… Il m'a fallu une deuxième lecture pour comprendre tous les tenants et aboutissants.

 

Vous aimerez aussi :

 

Des mêmes auteurs : India Dreams

 

Africa Dreams, Tome 1, Frédéric BIHEL, Jean-François CHARLES, Maryse CHARLES, Casterman, mars 2010, 56 p., 12.95 euros

 

 BD du mercredi de Mango 1 

 

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Loin d’être parfait de Adrian TOMINE

Publié le par Hélène

                                          loin-d-etre-parfait_couv.jpg

 

L’auteur :

 

Adrian Tomine est un dessinateur américain né en 1974 à Sacramento, Californie.

 

L’histoire :

 

Ben Tanaka a des problèmes.
Non seulement il est cynique, sarcastique et insensible, mais en plus sa relation avec sa copine se passe mal. Miko Hayashi lui reproche d’être attiré par les femmes blanches. Tous les deux sont d’origine asiatique.
Elle fuit à New York, il reste en Californie. Leur histoire s’inscrit dans l’Amérique multiraciale et borderline d’aujourd’hui. Un pays imparfait, tout comme eux.

 

Mon avis :

 

Sur la quatrième de couverture qui présente quelques passages des articles de presse concernant l’album, l’un des critiques compare l’auteur à Eric Rohmer. J’ai effectivement capté cette même hésitation  ressentie devant les films de Rohmer : cette oscillation entre ennui et envie d’être charmée.

 

Il ne se passe pas grand-chose dans cet album, il s’agit juste du délitement d’un couple, des interoogations multiples et variées de deux personnes qui ne savent pas encore bien cerner leur identité ni leur attente de la vie. Ben Tanaka est désarmant de mauvaise foi, Miko trop bêcheuse  pour être honnête et la meilleure amie lesbienne de Ben semble finalement la seule à se sentir équilibrée et prête à assumer ses choix.

 

Si l’on sent quelquefois la vie et sa vérité s’immiscer entre les lignes et les images,  la lassitude des personnages et leurs interrogations nombrilistes ont été tellement communicatives qu'elles ont fini par m'ennuyer. Les questions sur les origines et les attirances sexuelles des protagonistes m’ont semblé assez simplistes et sans grand intérêt. Je ne suis pas tombée sous le charme...

 

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Loin d’être parfait, Adrian Tomine, Delcourt, novembre 2008, 108 p., 14,95 euros

 

 BD du mercredi de Mango 1

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Maus d’Art SPIEGELMAN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 « Auschwitz, personne ne peut comprendre. » (p.64)

 

L’auteur :

 Art Spiegelman est un illustrateur et auteur de bande dessinée américaine, né le 15 février 1948 à Stockholm (Suède). Figure phare de la bande dessinée underground américaine des années 1970-1980, il est à partir du milieu des années 1980 surtout connu pour sa bande dessinée Maus, qui lui a valu un Prix Pulitzer. C'est également un illustrateur reconnu. Il vit à New York avec sa femme, Françoise Mouly. Il est sacré Grand Prix de la Ville d'Angoulême en 2011.

 L’histoire :

 Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.

 Ce que j’ai aimé :

-          Art Spiegelman met en avant la force de ce père qui, grâce à son intelligence, à son ingénuosité, àmaus.jpg réussi à survivre. Pour cela il a exercé divers métiers de prof d'anglais à cordonnier en passant par zingueur, mais toujours avec la féroce envie de ne pas sombrer, de survivre coûte que coûte dans un monde impitoyable et inhumain. 

- Si la description du passage par les camps est criante de vérité, l'évocation de l'après-Auschwitz et des séquelles irrémédiables qu'une telle expérience fait peser sur les survivants est expliquée avec autant de brio : Vladek est un homme marqué qui ne s'adapte que très difficilement au monde et aux gens qui l'entourent désormais. Il a perdu une partie de lui-même dans ces camps, il reste un rescapé torturé et torturant pour ses proches.

-           Le dessin en noir et blanc  est en parfaite adéquation avec cette période sombre de l’histoire, permettant à la fois d'en souligner la noirceur mais aussi de masquer quelquefois l'horreur de scènes qui auraient pu être bien plus choquantes en couleurs.

- Enfin, le choix de peindre les êtres sont les traits d'animaux stigmatise le fait que les nazis condamnaient une race entière sans aucun critère rationnel.

 -          Par sa justesse et son intelligence, Maus fait partie des BD indispensables !

 « Alors seul mon petit frère Pinek est sorti vivant de la guerre… Pour le reste de ma  famille, il reste rien, même pas une photo… » (p.116)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien

Vous aimerez aussi :

  Si c'est un homme de Primo Levi

D’autres avis :

Miss Alfie, Zarline, Mango

 

Maus, Art Spiegelman, traduction de Judith Ertel, Flammarion, 1998, 2 tomes, 28 euros

 

 BD du mercredi de Mango 1

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Je me souviens de Zeina ABIRACHED

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

   

L’auteur :

 

Libanaise, Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981. Elle vit actuellement entre Beyrouth et Paris. Après des études à l’Académie Libanaise des Beaux arts (ALBA), elle a suivi un cursus spécialisé en animation à l’ Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle est l’auteur de [Beyrouth] Catharsis, 1er prix du festival de bande dessinée de Beyrouth en 2002 et du « livre-objet » 38 rue Youssef Semaani.

 

L’histoire :

 

A la manière du Je me souviens de Perec, Zeina Abirached évoque des scènes de son enfance et de son adolescence à Beyrouth, dans un Liban en guerre, jusqu'à son départ pour Paris en 2006.

 

Ce que j’ai aimé :

 

L’alliance subtile entre un monde extérieur déchiré  par la guerre et un univers familial uni, confortable et protecteur est admirablement rendue au travers de ces diverses scènes du quotidien d’une enfant dans le Beyrouth des années 70. L’auteur manie avec humour ces deux antagonismes notamment au travers du jeune frère de la narratrice qui collectionne les éclats d’obus. Si les scènes sont légères, certains  détails comme le sac à dos toujours près du lit de la narratrice prouvent combien la guerre finissait par entrer dans les maisons avec ses corollaires, la peur, la disparition, les séparations…

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

 

Persépolis

 

 

Je me souviens, Beyrouth, Zeina Abirached, Editions Cambourakis, 2008, 12.90 euros

 

Il s'agit de ma première participation pour Les Bd du Mercredi chez Mango

 

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Chico et Rita de Javier MARISCAL et Fernando TRUEBA

Publié le par Hélène

                                          chico et rita

 ♥ ♥ 

   

Les auteurs :

 

Javier Mariscal, né en 1950 à Valencia est un graphiste, auteur de bande dessinée et peintre espagnol.

Né à Madrid, Fernando Trueba est le frère du scénariste et producteur David Trueba. D'abord critique de cinéma et scénariste, il se fit connaître avec son premier film, justement nommé Ópera prima (1980). C'est avec Le Rêve du singe fou qu'il acquiert la renommée, confirmée par Belle Époque puis La Fille de tes rêves avec Penélope Cruz.

 

 

L’histoire :

 

La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste de génie, rêve de se faire une place parmi les grands du jazz. Rita, à la voix sans pareille, fascine tous ceux qui l'entendent et la voient. Au rythme du Cubop, le be-bop sauce Cuba, l'inévitable idylle se noue. Et se complique tandis que leurs carrières s'envolent et que les malices du destin les égarent sur les sentiers de la gloire. De leur île à Manhattan, de Las Vegas à Paris et Hollywood, ils se connaîtront, se reconnaîtront, se perdront de vue, se retrouveront dans un tourbillon d'afro-jazz, la bande-son de ce boléro amoureux couvrant un demi-siècle de chagrins, de luttes et de triomphes... 

 

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Ce que j’ai aimé :

 

-          Le rapport orageux qui s'établit entre les deux personnalités explosives que sont celles de Chico et de Rita crée une histoire d'amour en pointillé, avortée par les coups du hasard et par la passion qui animent les personnages. Chico et Rita nous rappelle combien il est difficile de s'accorder pour trouver la bonne harmonie...

 

-          Les dessins et les couleurs rendent magnifiquement hommage à ce climat artistique si particulier dans un Cuba en pleine transformation. 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

-          J’ai été frustrée de ne pas entendre le son de ce jazz qui est pourtant au cœur du roman… De même j’aurais aimé voir danser la belle Rita. Aussi je pense qu’il vaut mieux aller voir le film que de  lire la BD…

- J'aurais aimé que Cuba ne soit pas seulement une toile de fond et que les évènements qui l'ont secouée à cette époque aient davantage de poids dans l'histoire.

  

Vous aimerez aussi :

 Bande annonce du film :

 

 

Chico et Rita, Javier MARISCAL et Fernando TRUEBA, Traduit de l’espagnol par Alexandra Carrasco, Denoël Graphic, juin 2011, 210 p., 23 euros

 

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Trop n’est pas assez de Ulli LUST

Publié le par Hélène

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♥ ♥

  Prix Révélation du festival d’Angoulême 2011

  

L’auteur :

 

Ulli Lust est une auteure de bande dessinée autrichienne. Trop n’est pas assez est un album autobiographique.

 

L’histoire :

 

Au cours de l’été 1984, deux jeunes punks autrichiennes, Ulli et Edi, décident sur un coup de tête de partir pour l’Italie, sans papiers d’identité, avec pour seul bagage leur sac de couchage et les vêtements qu’elles ont sur le dos. Leur périple durera deux mois, et les mènera de Vienne à Naples, en passant par Vérone et Rome, pour terminer en Sicile.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Qui n’a pas rêvé de tout plaquer l’espace de quelques mois pour partir à l’aventure et découvrir la VRAIE vie comme Ulli…

 

« - Je suis ravie d’être enfin dehors ! Dans la vraie vie !

Longtemps j’ai eu l’impression que je ne la connaissais que par les livres ! Enfin je la vis ! Je fais ce que je veux, et personne ne me donne d’ordres. Voilà !

-          Et tu veux quoi ? Picoler, fumer et glander ?

-          Ces dernières semaines, dans la rue, j’ai plus appris que dans tous les ce que j’ai pu lire ces dernières années. Je veux voyager ! je veux tout essayer ! Si je devais rester immobile, j’exploserais d’impatience ! » (p. 214)

 

Ulli Lust nous offre son expérience brute, sans fioritures, elle ne nous épargne ni le froid, ni la faim, ni les hommes toujours plus insistants, ni la drogue, ni le sexe, ni le sordide. Si bien que finalement, on est bien heureux de ne pas avoir tenté cette expérience… Derrière les scènes de sexe et de drogue se cache une grande solitude parfaitement rendue par l’auteur. Les personnages sont  à la recherche d’une liberté qu’ils paient très chère et qui souvent se trouve mâtinée de tristesse et d’ennui. Si cette expérience aura permis à Ulli de mûrir, elle laissera aussi des traces violentes et irréversibles en elle.

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Ce sont de remarques sur l’objet en lui-même : les dessins en noir et blanc et la police minuscules fatiguent les yeux. L'album dégage une odeur très forte dûe sans doute à l'encre.

 

 

D’autres avis :

 

Blogs : Choco

Presse : Télérama

 

Trop n’est pas assez, Ulli LUST, Traduit de l’allemand par Jörg Stickan, Editions Ca et Là, novembre 2010, 463 p., 26 euros

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Les nombrils de DELAF ET DUBUC

Publié le par Hélène

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    nombrils tome2

 

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   ♥ ♥

 

 Les auteurs :

 

Maryse DUBUC est une scénariste de bandes dessinées québécoise. Son compagnon Marc DELAFONTAINE est quant à lui dessinateur.

 

L’histoire :

 

Cette BD raconte la vie de Karine, une gentille maigrichonne naïve mais aussi imprévisible, de Jenny, une adolescente magnifique mais pas très intelligente, et de Vicky, une fille manipulatrice et prétentieuse.

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 Ce que j’ai aimé :

 

-          Cette bande dessinée a la légèreté requise pour aborder les comportements souvent déroutants des adolescents. Les deux pestes sont détestables à souhait avec leurs tenues provocantes et leur superficialité flagrante, Karine, la véritable héroïne est affligeante tant elle est gentille et naïve, mais elle évolue favorablement au fil des Bd, et apprend dans le tome 4 à dire NON, John John est juste assez troublant pour intriguer, bref cette galerie de personnages cocasses sont assez proches de nous ou de nos enfants pour qu’on leur prête attention le temps de la lecture.

 

-          Les dessins sont très colorés, apportant ainsi encore davantage de vivacité à l’ensemble.

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les histoires auraient pu être plus drôles encore et plus profondes certainement, mais l’ensemble reste très honorable…

 

Vous aimerez aussi :

 

Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

Le site internet : http://www.lesnombrils.com/

 

 

Les nombrils, DELAF et DUBUC, Dupuis, 2006-2010, 10.45 euros le tome

 

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Cinq mille kilomètres par seconde de Manuele FIOR

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 Fauve d’or du meilleur album Angoulême 2011

  

L’auteur :

 

Manuele Fior est un auteur de bandes dessinées et illustrateur italien. 

 

 L’histoire :

 

Lucia et sa mère emménage en face de chez Piero. L’adolescent tombe rapidement amoureux de sa mystérieuse voisine et aux côtés de son ami Nicola, il tente de la séduire. Plusieurs années plus tard, nous retrouvons la jeune étudiante italienne en Norvège et le jeune homme en Egypte. Leur relation s’est interrompue, mais séparés, ils n’en continuent pas moins à penser l’un à l’autre…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les ellipses temporelles jettent sur l’histoire des deux protagonistes un voile nébuleux que le lecteur lève peu à peu, au fil des pages. On retrouve Lucia et Piero à des moments-clés de leur vie, dans de courtes séquences significatives, mais leur passé reste seulement suggéré. Lucia semble particulièrement prisonnière des entrelacs du temps et des regrets qui parfois se forment au détour d’une déception.

 

-          Les aquarelles traduisent admirablement la nostalgie flottant insidieusement au-dessus des personnages.

 

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-          Cinq mille kilomètres par seconde est aussi le portrait d’une génération : celle de trentenaires qui se cherchent, partent à l’autre bout du monde sur un coup de tête, plutôt que d’affronter des situations complexes, induisant ainsi des choix souvent irréversibles.

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« Cela fait vingt ans que je travaille en Egypte. J’ai consacré plus de temps à cette terre et à ses habitants qu’à ma famille. Hassan me dit souvent que je devrais retourner à la maison. Je lui réponds que je me sens libre ici que je suis heureux. Vous savez ce qu’il me répond ? Que ce n’est pas une question de liberté ou de bonheur. Mais de faire le bon choix. Vivre loin de chez soi, ce n’est pas normal. Abandonner sa demeure n’est pas un bon choix. Nous ne serons jamais vraiment d’ici. Mais en partant, nous avons aussi cessé d’appartenir à l’endroit que nous avons quitté. Nous serons toujours des étrangers ici et avec le temps nous le devenons également aux yeux de ceux que nous aimons. Nous croyons être libres. En vérité nous sommes des exilés, des âmes égarées. Faites le bon choix tant que vous le pouvez encore. »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Cet album met en scène une vision très désabusée, désenchantée de la vie et du couple.

 

Vous aimerez aussi :

 

Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

Cinq mille kilomètres par seconde, Manuele Fior, traduit de l’italien par Nicolas Elmer Mathieu et Christophe Gouveia Roberto, Atrabile, janvier 2010, 19 euros

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