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bande dessinee francaise

Le petit grumeau illustré de Nathalie JOMARD

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Comme disait Tonton Fulbert : « Etre parent, c’est un peu comme manger de la soupe avec les doigts, c’est pas facile. »"

 

L’auteur :

 

http://nathaliejomard.blogspot.fr/p/test.html

 

 L’histoire :

 

Dans cet album, sorte d’exutoire maternel sous forme de chroniques illustrées souvent truculentes, elle partage avec un humour grinçant et décalé son quotidien de maman.
Tout y passe : la pré-grumeautique où elle relate avec drôlerie la période de la grossesse, le Grumeau-chaos et les actions commando de sa progéniture sur l’infortuné Chat-Bouboule domestique, la Grumeau-parentalité ou encore la Grumeau-socio et l’art de dire merde aux bons conseils.
Enfin, cerise sur le gâteau, ça et là on retrouve avec plaisir quelques conseils foireux prodigués avec beaucoup de conviction par une Tata Nath au sommet de son art en matière de suggestions fumeuses.
De très joyeuses scénettes illustrées qui abordent avec drôlerie l’universalité de la condition maternelle et parentale, dans lesquels toutes les mamans (et les papas) se reconnaîtront et plus largement tous ceux qui ont envie de rire avec bonne humeur des tribulations cocasses d’une famille ordinaire. (Babélio)

 

Mon avis :

 

C'est quoi t'esse un grumeau vous demandez-vous ?

Grumeau :

1- Nom propre, masculin singulier, invariable, désignant affectueusement en patois local de Monchémoi un spécimen paticulièrement agité mais néanmoins adorable de bébé fille.
2- Par extension d'usage, le grumeau sans majuscule, nom commun, masculin singulier, sert à désigner familièrement en langage domestique un bébé ou un enfant, fille ou garçon.

 Chez Nathalie Jomard, ça ressemble à ça :

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Des trouvailles très drôles de cette jeune maman délurée :

vous trouverez :

- Des conseils foireux :

pour l'empêcher de crier, car les filles, ça crie :

 

grumeau-cosneil.gif

pour l'empêcher de perdre son doudou à 4h du mat pour la 100000000000ème fois :

 

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- Des slogans désespérants :

Le grumeau contrasexion : 100 % efficace

 

grumeau-1.png

 

 - Des réponses adaptées aux conseils débiles :

"Je ne cherche pas à t'influencer tu as choisi d'accoucher sous péridurale, c'est très bien... Pourtant, sans péridurale, c'est tekelent plus authentique...blabla...se sentir devenir mère...blablabla... conscience de soi...bla... communion avec ton bébé...blablabla...tu devrais y réfléchir

- Ah ouais ? c'est un peu comme se faire arracher une dent sans anesthésie ? Tu communies avec ton dentiste..."

- un chat traumatisé :

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des situations qui sentent le vécu :

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Bref un album très réussi à offrir à toutes les jeunes mamans !

 

Vous aimerez aussi :

 

http://grumeautique.blogspot.fr/

 

D’autres avis :

 

Noukette 

 

Le petit grumeau illustré, chroniques d’une apprentie maman Nathalie JOMARD, Michel Lafon, 2009, 16.95 euros

 

BD Mango bleu

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Pawnee de Patrick PRUGNE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L'auteur :

 

http://patrickprugne.com/

 

L'histoire :

Alban, jeune soldat français envoyé en Louisiane et porté déserteur, partage à présent la vie des indiens Minetaree. Solidement lié d'amitié avec le trappeur Toussaint Charbonneau, il a abandonné tout espoir de retrouver Louis, l'ami qui l'avait accompagné en Amérique avant de tomber aux mains des Pawnees. Sa décision est prise, il va rentrer en Europe... Malheureusement, son chemin croise celui de guerriers Shawnees, et d'une bande de miliciens. Si ces derniers sauvent la vie d'Alban, ils se révèlent d'une sauvagerie et d'une cruauté bien supérieure à celle des indiens qu'ils sont censés combattre...

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Ce que j'ai aimé :

Les dessins sont magnifiques, chaque planche est un véritable chef d'oeuvre, travaillé jusque dans le moindre détail. "J'aime bien fixer les courts moments dans une illustration. Avant, après, ... que s'est-il passé ? Que va-t-il se passer ?" explique l'auteur dans un dossier riche ajouté en fin d'album.  Ainsi ses aquarelles témoignent brillamment de ces instants suspendus durant lesquels tout peut encore advenir. Il s'est considérablement documenté sur les indiens, parvenant ainsi à rendre un vibrant hommage à la beauté de leurs parures ou de leur maquillage.

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Le contexte historique est celui de la  fin XIXème en Amérique du Nord, et de l'avancée des colons américains sur les terres indiennes. A partir de 1811 les indiens livrent une guerre sans merci aux colons blancs. Sur fond de lutte clanique, Patrick Prugne plante une intrigue centrée autour de la disparition de deux jeunes hommes que recherchent notamment la soeur de l'un des jeunes hommes. Les personnages sont fascinants : indiens plus humains que sanguinaires, miliciens violents et sans scrupules, hommes blancs à l'identité floue...

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Malheureusement, à mes yeux, le scénario n'est pas à la hauteur de ces dessins à couper le souffle, il souffre d'un défaut frustrant...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Le saut temporel est surprenant : avant la fin de l'aventure, on passe de juin 1811 à novembre 1811, soit pour que le tome suivant raconte ce qui a pu se passer entre cet été meurtrier et cet hiver neigeux, soit  parce que sinon la Bd aurait été trop longue. Quelle que soit la raison, c'est frustrant ! Le lecteur est en pleine lecture, passionné par la recherche de la jeune Angèle, par ses aventures, par les errances d'Alban, en pleine tension, et tout à coup, sans explication, une ellipse temporelle vient tout gâcher et tout est résolu...

- Il est tout de même préférable de lire « Frenchman » avant ce tome-ci.

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Frenchman

 

D'autres avis :

Babélio

 

Pawnee, Patrick Prugne, Daniel Maghen, août 2013, 19,50 euros

 

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BD Mango bleu

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La traversée du Louvre de David PRUDHOMME

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

 

L’auteur :

 http://davidprudhomme.blogspot.fr/

 

L’histoire :

Au Louvre, c’est 7 000 visiteurs et 35 000 œuvres qui se côtoient par jour, dans 210 000 m2, dont 60 000 m2 de galeries. 5 000 ans d’histoire de l’art, qui suscitent autant de comportements, de situations amusantes, touchantes ou tendres, que David Prudhomme croque avec légèreté et brio. C’est le regard humoristique d’un artiste sur l’Art. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 L’auteur déambule dans les salles du Louvre. Il y perd sa compagne et prouve ainsi que la meilleure façon de découvrir ce musée hybride est peut-être justement, de s’y perdre. Il croise ainsi toute une faune de visiteurs, et chacun à sa manière préfigure une œuvre d’art. Il observe les réactions, les photographes, les flâneurs, les groupes et construit ainsi une œuvre atypique, éloge de la flânerie et de l’observation.

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L’importance n’est elle pas dans le regard plus que dans la chose regardée ?

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Ce que j’ai moins aimé :

Les dessins crayonnés, question de goût, je préfère les aquarelles..

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Rébétiko de David PRUDHOMME

 

D’autres avis :

 Télérama ; Mo  

 

La traversée du Louvre, David Prudhomme, Futuropolis, juin 2012 , 17 euros

 

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Un printemps à Tchernobyl de Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

« Je croyais me frotter au danger de la mort... Et la vie s'impose à moi. »

 

L'auteur :

      Né en 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage va faire à l’âge de 13 ans une rencontre déterminante : celle du dessinateur Jean-Claude Fournier. Le dessinateur de Spirou va lui enseigner les rudiments du métier et lui donner des conseils.

En 1983, il réalise dans le quotidien Ouest France son premier dessin publié, puis avec l’aide des bibliothèques de Rennes il publie à compte d’auteur son premier album de bande dessinée La Fin du monde aura-t-elle lieu ? à partir de l’année suivante, il réalise de nombreuses illustrations pour des revues et des magazines en Bretagne.
En 1986, il commence sa première série : Les aventures de Kelvinn. Deux albums en couleur paraissent également aux éditions Ouest France. Il collabore aux journaux de bande dessinée Circus et Tintin Reporter.

En 1990 et 1991 il publie aux éditions Signe de piste deux ouvrages adaptés de l’œuvre d’Huguette Carrière. Cette série sera ensuite reprise aux éditions du Lombard.
En 1991 associé au talentueux scénariste Dieter, il commence la série Névé chez l’éditeur grenoblois Glénat. Ayant achevé les cinq albums de cette série qui fut très remarquée, il entame une nouvelle collaboration avec la romancière Anne Sibran. Tous deux réalisent dans la prestigieuse collection Aire Libre de Dupuis La Terre sans mal qui consacrera sa notoriété.
Un an plus tard il dessine Alex Clément est mort et après un tour du monde de deux ans, il publie aux éditions Casterman deux livres de carnets de voyage : Brésil et America avec des textes de l’écrivain Nicolas Michel.

En 2003, il entame ce qui sera considéré comme son chef d’œuvre, le diptyque Muchacho dans la collection Aire Libre. Il décrit le parcours d’un jeune séminariste au Nicaragua qui va se trouver confronté à des relations sociales très dures et à la découverte de sa propre sensualité. Lepage, auteur complet, signe là une œuvre éminemment sensible et engagée, elle sera reconnue par toute la presse unanime et sera couronnée par de nombreux prix. Le trait fin et puissant de Lepage, son dessin raffiné, son art consommé de l’aquarelle font de lui un des plus brillants créateurs de la nouvelle bande dessinée française ; ses ouvrages ont été traduits dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.
Actuellement, il réalise avec sa compagne l’écrivain Sophie Michel un diptyque Oh les filles ! qui est paru début 2008 aux éditions Futuropolis.

2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis

2012: Un printemps à Tchernobyl (Source : Babélio)

 

L'histoire : 

26 avril 1986. À Tchernobyl, le cœur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ? (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

« Selon l'OMS, cinq millions de personnes seraient aujourd'hui contaminées par les radionucléides, trois millions d'enfants devraient suivre des traitements médicaux durant toute leur vie, 270 000 personnes vivraient dans des zones « strictement contrôlées », et 4000 seraient décédées suite à la radioexposition. (…) Des organsisations non gouvernementales avancent plutôt le chiffre de 25000 à 100000 morts. Sans compter les cancers qui feraient au moins 500 000 victimes dans les années à venir. »

Tchernobyl, catastrophe aux conséquences inimaginables, qui laissent dans le désarroi des millions de personnes. Emmanuel Lepage a souhaité aller à leur rencontre, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oubli, et pour qu'ils sachent qu'on se préoccupent de leur sort. Un voyage aux portes de l'horreur, de l'interdit, là où la mort nous frôle sous forme d'ondes invisibles et meurtrières.

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ET pourtant, Emmanuel Lepage va rencontrer la vie.

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« Lumineuses frondaisons qui vont des verts sombres aux jeunes feuilles, tendres pousses d'un beau jaune de cadmium, carmin des troncs de conifères, indigo de bouleaux, blanc des pétales sui volent.

Les couleurs étaient incandescentes.

Tout, autour de moi, respire le calme. Ces lieux invitent à la volupté.

Pourtant je suis à Tchernobyl. »

Emmanuel se demande alors comment retranscrire cette abérattion, lui qui avait choisi jusque là des tons sombres, noirs, ankylosés, voit la couleurs emplir ses dessins. Dérouté, il ne sait plus comment gérer le décalage entre ce qu'il voit, la beauté des lieux, la bonté des gens et leur joie de vivre, et entre ce qu'il sait, leur avenir sclérosé, les lieux contaminés...

La vie, plus forte que la mort comme en témoigne ce dernier dessin, coloré...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Rien, il rejoint le panthéon de mes BD préférées aux côtés de

"Tout seul"...

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel LEPAGE

Autre :  La nuit tombée de Antoine CHOPLIN

 

D'autres avis :

Babélio

 

Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage, Futuropolis, octobre 2012, 24.50 euros

BD Mango bleu

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Astérix chez les Pictes de Jean-Yves FERRI et Didier CONRAD

Publié le par Hélène

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 ♥ / ♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

Didier CONRAD : http://didierconrad.weebly.com/

Sur Astérix : http://.weebly.com/asterix.html

Jean-Yves FERRI : Né dans une cabane en planches en bordure d'un champ d'avoine, il a gardé de ses premières années un amour immodéré pour la glaise du terroir. "Seul, le coquelicot m'enchante, Seule, la libellule m'émeut..." (Labours fous - Poésie Plon 1969). Nombre de ses albums dessinés témoignent de sa frénésie bucolique: ainsi ses Fables autonomes (Fluide Glacial 1996 - 1998 ). Classées à tort dans la catégorie humour, elles célèbrent une ruralité âpre et violente, située à mi-chemin entre le réalisme social des Raisins de la colère et le lyrisme printanier d'Oscar le petit canard. La consécration vient avec le personnage d' Aimé Lacapelle. Héros de la campagne profonde, ce policier du BIT (Bureau d'investigation Tarnais) devient l'idole de toute une génération d'agriculteurs rebelles. Pour Ferri, le succès international est tel, qu'il lui permet de repeindre à neuf plusieurs fois sa cabane. Avec le scénario du Retour à la terre (dessin Larcenet), il tente de réconcilier ville et campagne et d'attirer l'attention sur le sort douloureux des chats déracinés. Dernier album solo de Ferri, De Gaulle à la plage, album anachronique et balnéaire sorti en décembre 2007 où le Général confond sa silhouette avec le Monsieur Hulot de Jacques Tati. Un De Gaulle à Londres est en préparation, et Ferri s’attaque également aux scénarios des irréductibles gaulois. L'auteur partage son temps entre la BD et le bouturage des dahlias.Texte © Dargaud

 

L'histoire :

Pour leur retour, Astérix et Obélix voyagent dans l’actuelle Écosse. Désopilante, l’aventure gauloise est menée par un duo d’auteurs inédit dopé à la potion magique. Port du kilt recommandé.

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Mon avis (correspondant à une étoile) :

Je n'ai pas franchement ri à la lecture de cet opus. Il répond à la charte d'édition des Astérix mais l'inventivité et l'humour délirant en moins. Les dialogues tombent à plat, même ce brave Obélix peine à trouver des répliques cinglantes.

De nombreuses blagues sont adaptés à des adultes et non pas à des enfants, comme celle sur la délocalisation, ou la référence à Brassens pour ne citer que elles.

« Laisse Obélix ! Ce petit fonctionnaire ne fait qu'obéir aux ordres ;

- JE CONFIIIRME ! D'ailleurs, je suis bien connu pour mon manque d'initiatiiiive ! » (quand je vous disais qu'en plus ce n'est pas drôle...)

J'ai eu l'impression que le scénariste écrivait le pistolet sur la tempe, sommé de trouver quelque chose de drôle mais manquant cruellement d'à propos et de liberté pour ce faire... Et pourtant j'avais tellement apprécié son retour à la terre...

L'histoire est alambiquée, compliquée, une histoire de trahison entre deux clans pictes... D'ailleurs les jeux de mots liés à ces pictes sont là encore incompréhensibles pour des enfants. Néanmoins, les dessins sont à mes yeux – myopes au demeurant – réussis. Je n'ai pas constaté de différences marquantes par rapport à l'original.

Je laisse la parole à mon enfant à moi qui est fan absolu d'Astérix. Vous remarquerez qu'il dit avoir apprécié, mais qu'il relève les mêmes défauts que moi, sans que je ne lui en ai parlé auparavant. Son avis est vierge...

L'avis de Romain 7ans et demi  (correspondant à trois étoiles) :

J'ai trouvé que cela ressemblait aux Astérix de Uderzo et Goscinny, mais je n'ai pas autant ri qu'avec ces derniers. Je n'ai pas compris certaines blagues ou jeux de mots. Je n'ai pas trop compris l'histoire de Mac Oloch parce que c'était compliqué à comprendre. Je n'ai pas compris ce que faisait le monsieur romain qui vient dans le village (note : il parle de Numérus Clausus agent romain du recensement).

J'ai quand même aimé Agecanonix qui est drôle au début de l'histoire. Obélix aussi est drôle, il dit des mots qui font rire.

Conclusion :

Romain est bon public car il est fan d'Astérix, mais les limites sont bien là. Il vous conseille plutôt la lecture de « Astérix le gaulois », ou « La serpe d'or », ses deux préférés.

 

Vous aimerez aussi :

Le préféré de Romain : Astérix le gaulois, La Serpe d'or

Mon préféré : Astérix et les normands.

Du même auteur :  De Gaulle à la plage de Jean-Yves FERRI  et Le retour à la terre

 

D'autres avis :

 

Lecture commune avec Jérôme.

Bibliobs

 

 

BD Mango bleu

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Le vent dans les saules tome 1 Le bois sauvage de Michel PLESSIX d'après le roman de Kenneth GRAHAME

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

L'auteur :

Né en 1959 à Saint-Malo, Michel Plessix reste fidèle à sa région. Ses premiers   travaux sont des affiches de festnoz et une plaquette de communication sur les   nouvelles technologies pour la ville de Rennes. Il participe également à un   collectif sur l’histoire de la Bretagne pour le Crédit Agricole (1983). En 1984,   après sa collaboration au journal Frilouz, il publie Mark-Jones : pas de bananes   pour Miss Blanquette aux Éditions Souny avec Jean-Luc Hiettre. S’ensuit un   album, La Déesse aux yeux de jade, chez Milan en 1988 (réédité en 1993   aux Éditions Delcourt). Il collabore avec Dieter au scénario et Isabelle Rabarot   aux couleurs et le trio signe en 1989 les aventures en quatre volets de Julien Boisvert (Éditions Delcourt). Michel Plessix scénarise par   ailleurs la série Les Forell (Dargaud), dessinée par Bazile. En 1996,   il se lance dans l’adaptation du Vent dans les Saules, le roman de   Kenneth Grahame et c’est un succès. La série vend à plus de 200 000 exemplaires   et reçoit une dizaine de prix. En 2005, il lui compose une suite flamboyante : Le Vent dans les Sables.

(Source : Delcourt)

 

L'histoire :

Le printemps est enfin là, tout en couleurs et en saveurs. Taupe ne peut résister à son appel et abandonne ses tâches ménagères pour une promenade pastorale. Il rencontre Rat, et les deux nouveaux amis rendent visite au vaniteux Crapaud, spécialiste des lubies catastrophiques. Succulente adaptation d'un classique de la littérature anglaise, signé Kenneth Grahame. (Source : Delcourt)

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Mon avis :

Un album merveilleux pour une brillante adaptation !

Taupe préfère répondre à l'appel de la nature et aller fôlatrer dans les prés et au bord de la rivière que d'accomplir des tâches ménagères rébarbatives. C'est là qu'il fait la connaissance de Rat qu'il va accompagner au fil de l'eau et des pages dans ses pérégrinations. Tous deux vont s'abandonner à la beauté de ce lumineux jour de printemps. Mais en voulant rendre visite à Crapaud, ils traversent le bois sauvage qui leur réserve bien des surprises.

Beauté du jour, contemplation, mystère, amitié, tout est là. Et le lecteur entend alors lui aussi le vent vibrer dans les saules et part à l'aventure aux côtés des compères.

Les dessins mis en couleurs à l'aquarelles sont magnifiques, lumineux pour une promenade bucolique inoubliable !

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L'avis de Romain, 7 ans :

"J'ai aimé cette bd notamment quand Taupe et Rat rencontre la Loutre. L'histoire est bien parce qu'elle raconte un grand voyage. J'ai préféré le personnage de Rat parce qu' il a décidé de faire le voyage. Crapaud est drôle aussi. Les dessins sont beaux avec les étangs. Cela m'a donné envie de partir en voyage en bateau. "

 

Vous aimerez aussi :

https://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/julien_boisvert_integrale_t_1_a_4 

 

Le vent dans les saules, Michel Plessix, Delcourt, novembre 2009, 9.40 euros

 

BD Mango bleu

 

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Thoreau : la vie sublime de Maximilien LE ROY et A. DAN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

Les auteurs :

 http://adanzeblog.blogspot.fr/

http://maximilienleroy.fr/

 L’histoire :

Mars 1845. Henri David Thoreau, lassé des grandes villes et d'une société trop rigoriste pour le laisser pratiquer l'enseignement tel qu'il l'entend, le poète philosophe choisit de revenir à une vie simple, proche de la nature, dans son village natal. C'est dans ce cadre qu'il écrit les essais qui feront de lui une des figures marquantes du XIXe siècle américain, dont les idées trouvent plus que jamais un écho aujourd’hui. (Source : Babélio)

 

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Ce que j’ai aimé :

 Ce bel album permet de découvrir un homme marquant , rebelle, père de la désobéissance civile. Un homme pour qui il était inconcevable de supporter les lois esclavagistes allant à l'encontre de ses principes humanistes :

"Qu'importe une loi qui protège vos biens et qui préserve votre âme et votre corps, si elle ne vous maintient pas dans les rangs du genre humain !" (p. 55)

Thoreau était un homme profondément humain, curieux des autres, respecteux de leur culture et de leurs idées, pleinement conscient de ce que peut apporter l'enrichissement mutuel. 

Le Thoreau plus connu, celui du Walden, apparaît également en ces pages, adepte de la vie simple en harmonie avec la nature :

"Ce qu'il me faut, c'est vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en spartiate, pour mettre en déroute tout de ce qui n'était pas la vie... J'ai dans ma façon de vivre au moins cet avantage sur les gens obligés de chercher leur amusement au dehors, dans la société et le théâtre... que ma vie elle-même est devenue mon amusement et jamais ne cesse d'être nouvelle." (p. 15)

"Je vous l'ai déjà dit : vouloir être connu, c'est tomber plus bas que terre. On voudra vous corrompre, vous récupérérer, exploiter votre nom... La presse bavera dans ses colonnes, et tout ça sans jamais comprendre vos mots comme il faut. Le succés est une infortune, soyez-en sûr." (p. 39)

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Maximilien Le Roy et A. Dan nous offre donc le portrait vivant d'un homme engagé dans son siècle, et l'avant-propos rédigé par Maximilien Le Roy et l'interview de fin d'album de Michel Granger, professeur spécialiste du XIXème siècle nous en apprennent beaucoup sur cet homme dont le nom est connu, mais dont les idées le sont moins.  

Ce que j’ai moins aimé :

 Les dessins sont un peu trop classiques à mon goût, j’aurais aimé plus de poésie, plus de beauté en harmonie avec la nature, les paysages ne m'ont pas touchée. 

La trame narrative reste relativement décousue, les scènes s'enchaînent mais il leur manque un petit supplément d'âme qui leur aurait donné consistance et sens. 

D’autres avis :

Babélio

 Thoreau : la vie sublime, M. LE ROY et A. DAN, Le lombard, 2012, 88 p., 20.50 euros

 

 BD Mango bleu

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Le retour à la terre de Manu LARCENET et Jean-Yves FERRI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

"C'est moi vu par Ferri mais dessiné par moi"

Les auteurs :

Né dans une cabane en planches en bordure d'un champ d'avoine, Jean-Yves Ferri a gardé de ses premières années un amour immodéré pour la glaise du terroir. Nombre de ses albums dessinés témoignent de sa frénésie bucolique : ainsi ses Fables autonomes. Classées à tort dans la catégorie humour, elles célèbret une ruralité âpre et violente, située entre le réalisme social des Raisins de la Colère et le lyrisme printanier d'Oscar le petit canard. La consécration vient avec le personnage d"Aimé Lacapelle". Avec le scénario de la série Le retour à la terre, il tente de réconcilier ville et campagne et d'attirer l'attention sur le sort douloureux des chats déracinés. 

Emmanuel Larcenet, dit Manu Larcenet ou Larcenet, (né le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux) est un auteur de bande dessinée français. De 1995 à 2006, il collabore au magazine Fluide glacial, pour lequel il réalise essentiellement des récits humoristiques, tout en publiant des œuvres plus intimes aux Rêveurs, maison d'édition qu'il crée en 1998, avec Nicolas Lebedel. Depuis le début des années 2000, ses albums publiés chez Dargaud, et particulièrement le Combat ordinaire1, en ont fait un des principaux auteurs francophones2.

Blog de Manu Larcenet http://www.manularcenet.com/blog/

 L’histoire :

Que se passe-t-il lorsqu'un natif de Juvisy, riante bourgade de la banlieue parisienne, part s'installer à la campagne au milieu des veaux, vaches, cochons ? Au minimum, un énorme choc culturel. Il faut apprendre à parler le patois, découvrir les effets de l'alcool local et surtout se désintoxiquer du périf. ©Dargaud

 

retouralaterre 2

 Ce que j’ai aimé :

C'est drôle, bien vu, distrayant, profondément vécu.

Manu décide de partir vivre à la campagne, au début "ce silence partout" est un peu difficile à vivre. Sans parler qu'il se met à chanter du Francis Cabrel à tout va. Bref ce n'est pas la grande forme. Quand il décide de voir un psy il se retrouve à boire du psit orange au bar du coin avant de trouver un vieil ermite dans son arbre tout prêt à jouer les psys.

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Les situations sont absurdes : à la recherche par exemple de gommes blanches impossibles à trouver dans cette région, il est contraint de prendre des boulettes de mie de pain, ce qui lui donne une excellente excuse pour rendre visite à la charmante boulangère.

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Dans le tome 3 sa chère et tendre est enceinte, il lit Florence Pernoud et écoute les dictons pleins de bon sens de Madame Mortemont :" Feuilles à tes trousses, fille blonde ou rousse." 

Il goûte les joies de la campagne : battue au sanglier, manoeuvres politiques, rude hiver, visite de son frère qui serine à longueur de tmps "j'pourrais pas, j'pourrais pas ..."

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Puis la petite Capucine fait son apparition dans le tome 4 et Manu va devoir apprendre à gérer son rôle de papa et de mari attentionné. D'autant plus que Mariette décide de reprendre ses études dans le tome 5. 

Les deux comparses nous parlent simplement de la vie qui passe avec ses angoisses, ses joies, ses cauchemars et ses bonheurs... Une petite merveille d'humanité !

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien, je suis fan !

Vous aimerez aussi :

 De Gaulle à la plage de Jean-Yves FERRI

 D’autres avis :

Lecture commune avec Athalie

retour à la terre 1

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L'étranger de Jacques FERRANDEZ d'après l'oeuvre d'Albert Camus

Publié le par Hélène

                                  l-etranger-jacques-ferrandez

♥ ♥ ♥

Une superbe adaptation

 

L’auteur :


Jacques Ferrandez a commencé chez Casterman en publiant Arrière pays, des petites histoires d’inspiration provençales. Après le premier cycle en 5 volumes de la série Carnets d'Orient, consacrée à la période coloniale d'avant-guerre en Algérie, Jacques Ferrandez replonge dans l'univers provençal et s'attaque aux classiques de la littérature française en adaptant deux romans de Pagnol : Jean de Florette et Manon des Sources (1997). En octobre 1998, sur un scénario de Tonino Benacquista pour lequel il avait réalisé des illustrations sur La madonne des sleepings, Jacques Ferrandez dessine L’Outremangeur, puis La Boîte noire en octobre 2000. Il revient à sa série Carnets d'Orient en entamant un deuxième cycle, qui débute à la veille de l'insurrection en Algérie et qu'il clôt en 2009 avec Terre fatale. Contrebassiste de jazz, il se produit avec le Mille sabords quartet et le Miles Aboard Jazz Quintet et illustre régulièrement les couvertures de Jazzman magazine. (Source : France Inter)

 

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Présentation :

 Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

 

Ce que j’ai aimé :

 L'adaptation est fidéle au texte initial : nous retrouvons ce Meursault anti-héros atypique à qui tout est égal, pour qui la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, et poussé par les circonstances ou par ses sens exacerbés à commettre un meurtre. Puis viennent le procés, l'emprisonnement, et toujours en filigrane cette passivité, cet homme qui s'adapte trop facilement à ce qui lui arrive et semble sans coeur, perdu dans un monde absurde.

"On ne change jamais de vie. En tout cas, toutes se valent et la mienne ici ne me déplaît pas du tout." (p. 53)

"Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu, les derniers oiseaux dans le square, l'appel des marchands de sandwiches, la plainte des tramways dans les hauts tournants de la ville et cette rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port, tout cela recompose pour moi un itinéraire d'aveugle, que je connaissais bien avant d'entrer en prison. Oui c'est l'heure, où il y a bien longtemps, je me sentais content. Ce qui m'attendait alors, c'était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose a changé puisque, avec l'attente du lendemain, c'est ma cellule que je retrouve. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents." (p. 109)

 Il lui faudra du temps pour se libérer de ce schéma désincarné et se dépasser pour accéder au sublime. Le sentiment de puissance n'arrivera finalement qu'avec la mort et son acceptation. Accepter la mort, sa propre finitude, l'absurdité de la vie, c'est peut-être enfin pouvoir toucher le bonheur du bout des doigts.

Le travail sur les dessins est magnifique : les aquarelles sont douces et lumineuses, habitées par la grâce de l'instant qui passe et dont il faut savourer chaque seconde en renonçant à lutter contre l'inévitable. Une vraie rencontre entre un auteur et un dessinateur de talent, pour une vraie réussite. 

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Ce que j’ai moins aimé :

  - Rien

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Les carnets d’Orient

 

 D’autres avis :

 

Presse :Télérama ; L’express  ; Le POint

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L’étranger, Jacques Ferrandez, d’après l’œuvre d’Albert Camus, Gallimard, avril 2013, 136 p., 22 euros

 

BD Mango bleu

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Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

                                           voyage-aux-iles-de-la-desolation-couv.jpg

♥ ♥

 

L’auteur :

Né en 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage va faire à l’âge de 13 ans une rencontre déterminante : celle du dessinateur Jean-Claude Fournier. Le dessinateur de Spirou va lui enseigner les rudiments du métier et lui donner des conseils.

En 1983, il réalise dans le quotidien Ouest France son premier dessin publié, puis avec l’aide des bibliothèques de Rennes il publie à compte d’auteur son premier album de bande dessinée La Fin du monde aura-t-elle lieu ? à partir de l’année suivante, il réalise de nombreuses illustrations pour des revues et des magazines en Bretagne.
En 1986, il commence sa première série : Les aventures de Kelvinn. Deux albums en couleur paraissent également aux éditions Ouest France. Il collabore aux journaux de bande dessinée Circus et Tintin Reporter.

En 1990 et 1991 il publie aux éditions Signe de piste deux ouvrages adaptés de l’œuvre d’Huguette Carrière. Cette série sera ensuite reprise aux éditions du Lombard.
En 1991 associé au talentueux scénariste Dieter, il commence la série Névé chez l’éditeur grenoblois Glénat. Ayant achevé les cinq albums de cette série qui fut très remarquée, il entame une nouvelle collaboration avec la romancière Anne Sibran. Tous deux réalisent dans la prestigieuse collection Aire Libre de Dupuis La Terre sans mal qui consacrera sa notoriété.
Un an plus tard il dessine Alex Clément est mort et après un tour du monde de deux ans, il publie aux éditions Casterman deux livres de carnets de voyage : Brésil et America avec des textes de l’écrivain Nicolas Michel.

En 2003, il entame ce qui sera considéré comme son chef d’œuvre, le diptyque Muchacho dans la collection Aire Libre. Il décrit le parcours d’un jeune séminariste au Nicaragua qui va se trouver confronté à des relations sociales très dures et à la découverte de sa propre sensualité. Lepage, auteur complet, signe là une œuvre éminemment sensible et engagée, elle sera reconnue par toute la presse unanime et sera couronnée par de nombreux prix. Le trait fin et puissant de Lepage, son dessin raffiné, son art consommé de l’aquarelle font de lui un des plus brillants créateurs de la nouvelle bande dessinée française ; ses ouvrages ont été traduits dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.
Actuellement, il réalise avec sa compagne l’écrivain Sophie Michel un diptyque Oh les filles ! qui est paru début 2008 aux éditions Futuropolis.

2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis

2012: Un printemps à Tchernobyl (Source : Babélio)

 

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L’histoire :

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du globe, Emmanuel Lepage nous rapporte un récit vivant, chaleureux, mystérieux et, surtout, profondément humain. (Source : Babélio)

 

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Mon avis :

Emmanuel Lepage nous emmène au bord du Marion Dufresne à la découverte des terres australes, Crozet, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen, surnommées îles de la Désolation. Le départ ne se fait pas sans heurts, il est retardé par une grève des entrepôts pétroliers, mais le magnifique bateau va finir par s’ébranler, en route pour une aventure humaine et personnelle très forte.

Emmanuel Lepage nous conte au jour le jour l’avancée du bateau, les ennuis rencontrés en route, les manques, les joies, le partage des passions de chacun, par touches subtiles il peint un univers tout en retenue et puissance.

Voyage aux Iles de la Désolation tient davantage du carnet de voyages que d'une véritable bande dessinée, il fonctionne comme un journal de bord plus que comme une histoire entièrement scénarisée. Il m’a manqué des considérations qui m’auraient permis de ressentir un vrai coup de cœur pour cet album, l’auteur cherche à capter des moments, et s’il y parvient magnifiquement avec son dessin, il échoue à mon sens avec son texte.

Vous l’aurez compris, l’atout majeur de cet album tient dans ses dessins en noir et blanc, au fusain, à l’aquarelle, tous magnifiques, ils rendent hommage aux paysages, animaux, hommes rencontrés.

voyages aux iles désolation

 

Néanmoins, là aussi je n'ai pas été totalement conquise, car si j'ai adoré ses aquarelles, j'ai trouvé ses planches en noir et blanc trop brouillonnes et fatiguantes à regarder et lire.

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Un bian en demi-teinte pour un album qui a fait l'unanimité sur les blogs...

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Un printemps à Tchernobyl

Autre : Kerguelen de Isabelle Autissier

 

D’autres avis :

 Mango ; Noukette ; Choco, Emmyne, Yaneck, Miss Alfie ; Jérôme 

 

Voyage-aux-Iles-de-la-desolation-Panche-3

 

BD Mango bleu

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