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bande dessinee francaise

Astérix chez les Pictes de Jean-Yves FERRI et Didier CONRAD

Publié le par Hélène

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 ♥ / ♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

Didier CONRAD : http://didierconrad.weebly.com/

Sur Astérix : http://.weebly.com/asterix.html

Jean-Yves FERRI : Né dans une cabane en planches en bordure d'un champ d'avoine, il a gardé de ses premières années un amour immodéré pour la glaise du terroir. "Seul, le coquelicot m'enchante, Seule, la libellule m'émeut..." (Labours fous - Poésie Plon 1969). Nombre de ses albums dessinés témoignent de sa frénésie bucolique: ainsi ses Fables autonomes (Fluide Glacial 1996 - 1998 ). Classées à tort dans la catégorie humour, elles célèbrent une ruralité âpre et violente, située à mi-chemin entre le réalisme social des Raisins de la colère et le lyrisme printanier d'Oscar le petit canard. La consécration vient avec le personnage d' Aimé Lacapelle. Héros de la campagne profonde, ce policier du BIT (Bureau d'investigation Tarnais) devient l'idole de toute une génération d'agriculteurs rebelles. Pour Ferri, le succès international est tel, qu'il lui permet de repeindre à neuf plusieurs fois sa cabane. Avec le scénario du Retour à la terre (dessin Larcenet), il tente de réconcilier ville et campagne et d'attirer l'attention sur le sort douloureux des chats déracinés. Dernier album solo de Ferri, De Gaulle à la plage, album anachronique et balnéaire sorti en décembre 2007 où le Général confond sa silhouette avec le Monsieur Hulot de Jacques Tati. Un De Gaulle à Londres est en préparation, et Ferri s’attaque également aux scénarios des irréductibles gaulois. L'auteur partage son temps entre la BD et le bouturage des dahlias.Texte © Dargaud

 

L'histoire :

Pour leur retour, Astérix et Obélix voyagent dans l’actuelle Écosse. Désopilante, l’aventure gauloise est menée par un duo d’auteurs inédit dopé à la potion magique. Port du kilt recommandé.

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Mon avis (correspondant à une étoile) :

Je n'ai pas franchement ri à la lecture de cet opus. Il répond à la charte d'édition des Astérix mais l'inventivité et l'humour délirant en moins. Les dialogues tombent à plat, même ce brave Obélix peine à trouver des répliques cinglantes.

De nombreuses blagues sont adaptés à des adultes et non pas à des enfants, comme celle sur la délocalisation, ou la référence à Brassens pour ne citer que elles.

« Laisse Obélix ! Ce petit fonctionnaire ne fait qu'obéir aux ordres ;

- JE CONFIIIRME ! D'ailleurs, je suis bien connu pour mon manque d'initiatiiiive ! » (quand je vous disais qu'en plus ce n'est pas drôle...)

J'ai eu l'impression que le scénariste écrivait le pistolet sur la tempe, sommé de trouver quelque chose de drôle mais manquant cruellement d'à propos et de liberté pour ce faire... Et pourtant j'avais tellement apprécié son retour à la terre...

L'histoire est alambiquée, compliquée, une histoire de trahison entre deux clans pictes... D'ailleurs les jeux de mots liés à ces pictes sont là encore incompréhensibles pour des enfants. Néanmoins, les dessins sont à mes yeux – myopes au demeurant – réussis. Je n'ai pas constaté de différences marquantes par rapport à l'original.

Je laisse la parole à mon enfant à moi qui est fan absolu d'Astérix. Vous remarquerez qu'il dit avoir apprécié, mais qu'il relève les mêmes défauts que moi, sans que je ne lui en ai parlé auparavant. Son avis est vierge...

L'avis de Romain 7ans et demi  (correspondant à trois étoiles) :

J'ai trouvé que cela ressemblait aux Astérix de Uderzo et Goscinny, mais je n'ai pas autant ri qu'avec ces derniers. Je n'ai pas compris certaines blagues ou jeux de mots. Je n'ai pas trop compris l'histoire de Mac Oloch parce que c'était compliqué à comprendre. Je n'ai pas compris ce que faisait le monsieur romain qui vient dans le village (note : il parle de Numérus Clausus agent romain du recensement).

J'ai quand même aimé Agecanonix qui est drôle au début de l'histoire. Obélix aussi est drôle, il dit des mots qui font rire.

Conclusion :

Romain est bon public car il est fan d'Astérix, mais les limites sont bien là. Il vous conseille plutôt la lecture de « Astérix le gaulois », ou « La serpe d'or », ses deux préférés.

 

Vous aimerez aussi :

Le préféré de Romain : Astérix le gaulois, La Serpe d'or

Mon préféré : Astérix et les normands.

Du même auteur :  De Gaulle à la plage de Jean-Yves FERRI  et Le retour à la terre

 

D'autres avis :

 

Lecture commune avec Jérôme.

Bibliobs

 

 

BD Mango bleu

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Le vent dans les saules tome 1 Le bois sauvage de Michel PLESSIX d'après le roman de Kenneth GRAHAME

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

L'auteur :

Né en 1959 à Saint-Malo, Michel Plessix reste fidèle à sa région. Ses premiers   travaux sont des affiches de festnoz et une plaquette de communication sur les   nouvelles technologies pour la ville de Rennes. Il participe également à un   collectif sur l’histoire de la Bretagne pour le Crédit Agricole (1983). En 1984,   après sa collaboration au journal Frilouz, il publie Mark-Jones : pas de bananes   pour Miss Blanquette aux Éditions Souny avec Jean-Luc Hiettre. S’ensuit un   album, La Déesse aux yeux de jade, chez Milan en 1988 (réédité en 1993   aux Éditions Delcourt). Il collabore avec Dieter au scénario et Isabelle Rabarot   aux couleurs et le trio signe en 1989 les aventures en quatre volets de Julien Boisvert (Éditions Delcourt). Michel Plessix scénarise par   ailleurs la série Les Forell (Dargaud), dessinée par Bazile. En 1996,   il se lance dans l’adaptation du Vent dans les Saules, le roman de   Kenneth Grahame et c’est un succès. La série vend à plus de 200 000 exemplaires   et reçoit une dizaine de prix. En 2005, il lui compose une suite flamboyante : Le Vent dans les Sables.

(Source : Delcourt)

 

L'histoire :

Le printemps est enfin là, tout en couleurs et en saveurs. Taupe ne peut résister à son appel et abandonne ses tâches ménagères pour une promenade pastorale. Il rencontre Rat, et les deux nouveaux amis rendent visite au vaniteux Crapaud, spécialiste des lubies catastrophiques. Succulente adaptation d'un classique de la littérature anglaise, signé Kenneth Grahame. (Source : Delcourt)

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Mon avis :

Un album merveilleux pour une brillante adaptation !

Taupe préfère répondre à l'appel de la nature et aller fôlatrer dans les prés et au bord de la rivière que d'accomplir des tâches ménagères rébarbatives. C'est là qu'il fait la connaissance de Rat qu'il va accompagner au fil de l'eau et des pages dans ses pérégrinations. Tous deux vont s'abandonner à la beauté de ce lumineux jour de printemps. Mais en voulant rendre visite à Crapaud, ils traversent le bois sauvage qui leur réserve bien des surprises.

Beauté du jour, contemplation, mystère, amitié, tout est là. Et le lecteur entend alors lui aussi le vent vibrer dans les saules et part à l'aventure aux côtés des compères.

Les dessins mis en couleurs à l'aquarelles sont magnifiques, lumineux pour une promenade bucolique inoubliable !

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L'avis de Romain, 7 ans :

"J'ai aimé cette bd notamment quand Taupe et Rat rencontre la Loutre. L'histoire est bien parce qu'elle raconte un grand voyage. J'ai préféré le personnage de Rat parce qu' il a décidé de faire le voyage. Crapaud est drôle aussi. Les dessins sont beaux avec les étangs. Cela m'a donné envie de partir en voyage en bateau. "

 

Vous aimerez aussi :

https://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/julien_boisvert_integrale_t_1_a_4 

 

Le vent dans les saules, Michel Plessix, Delcourt, novembre 2009, 9.40 euros

 

BD Mango bleu

 

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Thoreau : la vie sublime de Maximilien LE ROY et A. DAN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

Les auteurs :

 http://adanzeblog.blogspot.fr/

http://maximilienleroy.fr/

 L’histoire :

Mars 1845. Henri David Thoreau, lassé des grandes villes et d'une société trop rigoriste pour le laisser pratiquer l'enseignement tel qu'il l'entend, le poète philosophe choisit de revenir à une vie simple, proche de la nature, dans son village natal. C'est dans ce cadre qu'il écrit les essais qui feront de lui une des figures marquantes du XIXe siècle américain, dont les idées trouvent plus que jamais un écho aujourd’hui. (Source : Babélio)

 

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Ce que j’ai aimé :

 Ce bel album permet de découvrir un homme marquant , rebelle, père de la désobéissance civile. Un homme pour qui il était inconcevable de supporter les lois esclavagistes allant à l'encontre de ses principes humanistes :

"Qu'importe une loi qui protège vos biens et qui préserve votre âme et votre corps, si elle ne vous maintient pas dans les rangs du genre humain !" (p. 55)

Thoreau était un homme profondément humain, curieux des autres, respecteux de leur culture et de leurs idées, pleinement conscient de ce que peut apporter l'enrichissement mutuel. 

Le Thoreau plus connu, celui du Walden, apparaît également en ces pages, adepte de la vie simple en harmonie avec la nature :

"Ce qu'il me faut, c'est vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en spartiate, pour mettre en déroute tout de ce qui n'était pas la vie... J'ai dans ma façon de vivre au moins cet avantage sur les gens obligés de chercher leur amusement au dehors, dans la société et le théâtre... que ma vie elle-même est devenue mon amusement et jamais ne cesse d'être nouvelle." (p. 15)

"Je vous l'ai déjà dit : vouloir être connu, c'est tomber plus bas que terre. On voudra vous corrompre, vous récupérérer, exploiter votre nom... La presse bavera dans ses colonnes, et tout ça sans jamais comprendre vos mots comme il faut. Le succés est une infortune, soyez-en sûr." (p. 39)

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Maximilien Le Roy et A. Dan nous offre donc le portrait vivant d'un homme engagé dans son siècle, et l'avant-propos rédigé par Maximilien Le Roy et l'interview de fin d'album de Michel Granger, professeur spécialiste du XIXème siècle nous en apprennent beaucoup sur cet homme dont le nom est connu, mais dont les idées le sont moins.  

Ce que j’ai moins aimé :

 Les dessins sont un peu trop classiques à mon goût, j’aurais aimé plus de poésie, plus de beauté en harmonie avec la nature, les paysages ne m'ont pas touchée. 

La trame narrative reste relativement décousue, les scènes s'enchaînent mais il leur manque un petit supplément d'âme qui leur aurait donné consistance et sens. 

D’autres avis :

Babélio

 Thoreau : la vie sublime, M. LE ROY et A. DAN, Le lombard, 2012, 88 p., 20.50 euros

 

 BD Mango bleu

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Le retour à la terre de Manu LARCENET et Jean-Yves FERRI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

"C'est moi vu par Ferri mais dessiné par moi"

Les auteurs :

Né dans une cabane en planches en bordure d'un champ d'avoine, Jean-Yves Ferri a gardé de ses premières années un amour immodéré pour la glaise du terroir. Nombre de ses albums dessinés témoignent de sa frénésie bucolique : ainsi ses Fables autonomes. Classées à tort dans la catégorie humour, elles célèbret une ruralité âpre et violente, située entre le réalisme social des Raisins de la Colère et le lyrisme printanier d'Oscar le petit canard. La consécration vient avec le personnage d"Aimé Lacapelle". Avec le scénario de la série Le retour à la terre, il tente de réconcilier ville et campagne et d'attirer l'attention sur le sort douloureux des chats déracinés. 

Emmanuel Larcenet, dit Manu Larcenet ou Larcenet, (né le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux) est un auteur de bande dessinée français. De 1995 à 2006, il collabore au magazine Fluide glacial, pour lequel il réalise essentiellement des récits humoristiques, tout en publiant des œuvres plus intimes aux Rêveurs, maison d'édition qu'il crée en 1998, avec Nicolas Lebedel. Depuis le début des années 2000, ses albums publiés chez Dargaud, et particulièrement le Combat ordinaire1, en ont fait un des principaux auteurs francophones2.

Blog de Manu Larcenet http://www.manularcenet.com/blog/

 L’histoire :

Que se passe-t-il lorsqu'un natif de Juvisy, riante bourgade de la banlieue parisienne, part s'installer à la campagne au milieu des veaux, vaches, cochons ? Au minimum, un énorme choc culturel. Il faut apprendre à parler le patois, découvrir les effets de l'alcool local et surtout se désintoxiquer du périf. ©Dargaud

 

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 Ce que j’ai aimé :

C'est drôle, bien vu, distrayant, profondément vécu.

Manu décide de partir vivre à la campagne, au début "ce silence partout" est un peu difficile à vivre. Sans parler qu'il se met à chanter du Francis Cabrel à tout va. Bref ce n'est pas la grande forme. Quand il décide de voir un psy il se retrouve à boire du psit orange au bar du coin avant de trouver un vieil ermite dans son arbre tout prêt à jouer les psys.

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Les situations sont absurdes : à la recherche par exemple de gommes blanches impossibles à trouver dans cette région, il est contraint de prendre des boulettes de mie de pain, ce qui lui donne une excellente excuse pour rendre visite à la charmante boulangère.

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Dans le tome 3 sa chère et tendre est enceinte, il lit Florence Pernoud et écoute les dictons pleins de bon sens de Madame Mortemont :" Feuilles à tes trousses, fille blonde ou rousse." 

Il goûte les joies de la campagne : battue au sanglier, manoeuvres politiques, rude hiver, visite de son frère qui serine à longueur de tmps "j'pourrais pas, j'pourrais pas ..."

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Puis la petite Capucine fait son apparition dans le tome 4 et Manu va devoir apprendre à gérer son rôle de papa et de mari attentionné. D'autant plus que Mariette décide de reprendre ses études dans le tome 5. 

Les deux comparses nous parlent simplement de la vie qui passe avec ses angoisses, ses joies, ses cauchemars et ses bonheurs... Une petite merveille d'humanité !

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien, je suis fan !

Vous aimerez aussi :

 De Gaulle à la plage de Jean-Yves FERRI

 D’autres avis :

Lecture commune avec Athalie

retour à la terre 1

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L'étranger de Jacques FERRANDEZ d'après l'oeuvre d'Albert Camus

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Une superbe adaptation

 

L’auteur :


Jacques Ferrandez a commencé chez Casterman en publiant Arrière pays, des petites histoires d’inspiration provençales. Après le premier cycle en 5 volumes de la série Carnets d'Orient, consacrée à la période coloniale d'avant-guerre en Algérie, Jacques Ferrandez replonge dans l'univers provençal et s'attaque aux classiques de la littérature française en adaptant deux romans de Pagnol : Jean de Florette et Manon des Sources (1997). En octobre 1998, sur un scénario de Tonino Benacquista pour lequel il avait réalisé des illustrations sur La madonne des sleepings, Jacques Ferrandez dessine L’Outremangeur, puis La Boîte noire en octobre 2000. Il revient à sa série Carnets d'Orient en entamant un deuxième cycle, qui débute à la veille de l'insurrection en Algérie et qu'il clôt en 2009 avec Terre fatale. Contrebassiste de jazz, il se produit avec le Mille sabords quartet et le Miles Aboard Jazz Quintet et illustre régulièrement les couvertures de Jazzman magazine. (Source : France Inter)

 

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Présentation :

 Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

 

Ce que j’ai aimé :

 L'adaptation est fidéle au texte initial : nous retrouvons ce Meursault anti-héros atypique à qui tout est égal, pour qui la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, et poussé par les circonstances ou par ses sens exacerbés à commettre un meurtre. Puis viennent le procés, l'emprisonnement, et toujours en filigrane cette passivité, cet homme qui s'adapte trop facilement à ce qui lui arrive et semble sans coeur, perdu dans un monde absurde.

"On ne change jamais de vie. En tout cas, toutes se valent et la mienne ici ne me déplaît pas du tout." (p. 53)

"Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu, les derniers oiseaux dans le square, l'appel des marchands de sandwiches, la plainte des tramways dans les hauts tournants de la ville et cette rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port, tout cela recompose pour moi un itinéraire d'aveugle, que je connaissais bien avant d'entrer en prison. Oui c'est l'heure, où il y a bien longtemps, je me sentais content. Ce qui m'attendait alors, c'était toujours un sommeil léger et sans rêves. Et pourtant quelque chose a changé puisque, avec l'attente du lendemain, c'est ma cellule que je retrouve. Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents." (p. 109)

 Il lui faudra du temps pour se libérer de ce schéma désincarné et se dépasser pour accéder au sublime. Le sentiment de puissance n'arrivera finalement qu'avec la mort et son acceptation. Accepter la mort, sa propre finitude, l'absurdité de la vie, c'est peut-être enfin pouvoir toucher le bonheur du bout des doigts.

Le travail sur les dessins est magnifique : les aquarelles sont douces et lumineuses, habitées par la grâce de l'instant qui passe et dont il faut savourer chaque seconde en renonçant à lutter contre l'inévitable. Une vraie rencontre entre un auteur et un dessinateur de talent, pour une vraie réussite. 

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Ce que j’ai moins aimé :

  - Rien

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Les carnets d’Orient

 

 D’autres avis :

 

Presse :Télérama ; L’express  ; Le POint

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L’étranger, Jacques Ferrandez, d’après l’œuvre d’Albert Camus, Gallimard, avril 2013, 136 p., 22 euros

 

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Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L’auteur :

Né en 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage va faire à l’âge de 13 ans une rencontre déterminante : celle du dessinateur Jean-Claude Fournier. Le dessinateur de Spirou va lui enseigner les rudiments du métier et lui donner des conseils.

En 1983, il réalise dans le quotidien Ouest France son premier dessin publié, puis avec l’aide des bibliothèques de Rennes il publie à compte d’auteur son premier album de bande dessinée La Fin du monde aura-t-elle lieu ? à partir de l’année suivante, il réalise de nombreuses illustrations pour des revues et des magazines en Bretagne.
En 1986, il commence sa première série : Les aventures de Kelvinn. Deux albums en couleur paraissent également aux éditions Ouest France. Il collabore aux journaux de bande dessinée Circus et Tintin Reporter.

En 1990 et 1991 il publie aux éditions Signe de piste deux ouvrages adaptés de l’œuvre d’Huguette Carrière. Cette série sera ensuite reprise aux éditions du Lombard.
En 1991 associé au talentueux scénariste Dieter, il commence la série Névé chez l’éditeur grenoblois Glénat. Ayant achevé les cinq albums de cette série qui fut très remarquée, il entame une nouvelle collaboration avec la romancière Anne Sibran. Tous deux réalisent dans la prestigieuse collection Aire Libre de Dupuis La Terre sans mal qui consacrera sa notoriété.
Un an plus tard il dessine Alex Clément est mort et après un tour du monde de deux ans, il publie aux éditions Casterman deux livres de carnets de voyage : Brésil et America avec des textes de l’écrivain Nicolas Michel.

En 2003, il entame ce qui sera considéré comme son chef d’œuvre, le diptyque Muchacho dans la collection Aire Libre. Il décrit le parcours d’un jeune séminariste au Nicaragua qui va se trouver confronté à des relations sociales très dures et à la découverte de sa propre sensualité. Lepage, auteur complet, signe là une œuvre éminemment sensible et engagée, elle sera reconnue par toute la presse unanime et sera couronnée par de nombreux prix. Le trait fin et puissant de Lepage, son dessin raffiné, son art consommé de l’aquarelle font de lui un des plus brillants créateurs de la nouvelle bande dessinée française ; ses ouvrages ont été traduits dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.
Actuellement, il réalise avec sa compagne l’écrivain Sophie Michel un diptyque Oh les filles ! qui est paru début 2008 aux éditions Futuropolis.

2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis

2012: Un printemps à Tchernobyl (Source : Babélio)

 

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L’histoire :

C’est un récit de voyage, un reportage dessiné, où se mêlent les mots, la bande dessinée, les grandes illustrations couleur, les portraits et croquis pris sur le vif. De ces terres australes, de ce monde au bout du monde, dont on dit qu’il est le point le plus isolé du globe, Emmanuel Lepage nous rapporte un récit vivant, chaleureux, mystérieux et, surtout, profondément humain. (Source : Babélio)

 

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Mon avis :

Emmanuel Lepage nous emmène au bord du Marion Dufresne à la découverte des terres australes, Crozet, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen, surnommées îles de la Désolation. Le départ ne se fait pas sans heurts, il est retardé par une grève des entrepôts pétroliers, mais le magnifique bateau va finir par s’ébranler, en route pour une aventure humaine et personnelle très forte.

Emmanuel Lepage nous conte au jour le jour l’avancée du bateau, les ennuis rencontrés en route, les manques, les joies, le partage des passions de chacun, par touches subtiles il peint un univers tout en retenue et puissance.

Voyage aux Iles de la Désolation tient davantage du carnet de voyages que d'une véritable bande dessinée, il fonctionne comme un journal de bord plus que comme une histoire entièrement scénarisée. Il m’a manqué des considérations qui m’auraient permis de ressentir un vrai coup de cœur pour cet album, l’auteur cherche à capter des moments, et s’il y parvient magnifiquement avec son dessin, il échoue à mon sens avec son texte.

Vous l’aurez compris, l’atout majeur de cet album tient dans ses dessins en noir et blanc, au fusain, à l’aquarelle, tous magnifiques, ils rendent hommage aux paysages, animaux, hommes rencontrés.

voyages aux iles désolation

 

Néanmoins, là aussi je n'ai pas été totalement conquise, car si j'ai adoré ses aquarelles, j'ai trouvé ses planches en noir et blanc trop brouillonnes et fatiguantes à regarder et lire.

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Un bian en demi-teinte pour un album qui a fait l'unanimité sur les blogs...

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Un printemps à Tchernobyl

Autre : Kerguelen de Isabelle Autissier

 

D’autres avis :

 Mango ; Noukette ; Choco, Emmyne, Yaneck, Miss Alfie ; Jérôme 

 

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Le tueur tome 1 de MATZ et Luc JACAMON

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

  Matz, de son vrai nom Alexis Nolent, est né en Normandie mais grandit sous le soleil des Antilles, à la Martinique.

Amateur de bande dessinée depuis tout petit, il craque pour Franquin (Lagaffe, Spirou et Fantasio), Lucky Luke, Blueberry ou Gotlib. Après une licence de droit, il délaisse les amphithéâtres de l'université de Droit et les conférences de Sciences Po pour se lancer dans l'écriture et les petits boulots. Grâce à ses rencontres déterminantes avec Jean-Christophe Chauzy, Étienne Robial et Jean-Pierre Mougin, il commence sa carrière.

Matz revendique des influences multiples et très différentes qu'il tire aussi bien de la littérature (de Kafka et Cervantès à Chandler et James Lee Burke) que du cinéma (John Ford et Sergio Leone) ou même la musique, aussi bien de personnages fictifs que réels.
Il a notamment deux albums puisés aux sources du blues (dont Peines perdues) nommé à Angoulême en 1993 dans les catégories Meilleur Album et Prix du Public. Ce qu'il attend d'une bande dessinée, c'est qu'elle ait une histoire bien ficelée, originale et divertissante, qu'elle propose un certain regard, souligné par des dessins personnels et de bonne qualité. Il estime que si on réunit ces éléments, on peut faire de la bande dessinée un médium à part entière, qui peut apporter à ses lecteurs une expérience comparable à celle qu'offre un bon roman, un bon film ou un bon jeu vidéo.

Son premier scénario, Bayou Joey, réalisé avec Jean-Christophe Chauzy, est publié en 1990 aux éditions Futuropolis.

Avec déjà deux séries très connues à son actif que sont Le Tueur en collaboration avec Jacamon et Du plomb dans la tête en collaboration avec Wilson aux éditions Casterman, il sort aujourd'hui aux éditions Delcourt le premier tome Shandy, "Un Anglais dans l'Empire", en collaboration avec le dessinateur Dominique Bertail.

Toujours en tandem avec Jacamon, il a scénarisé la série Cyclopes, une vision noire et futuriste dans laquelle les médias prennent le contrôle de l'armée.

 Auteur de bande dessinées, dessinateur coloriste Luc Jacamon a fourbi ses premières armes de bédéaste avec un Alfred scolaire en 1986. "L'oeil du tueu"r est son premier album pour lequel il remporte en 2000 le second "Prix Meilleur Premier Album des Lycéens Picards".

Après un premier cycle du Tueur, Matz et Jacamon basculent dans un univers de science-fiction avec les deux premiers tomes de la série Cyclopes.
2007 marque leur retour autour du personnage du Tueur. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

 Homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, le tueur ne s'embarrasse ni de scrupules ni de regrets. Tapi dans l'ombre, il guette sa prochaine victime. Plus l'attente dure et plus il s'énerve. Si les cartes sont truquées, il n'en sait rien encore. Gare aux éclaboussures. (Source : Babélio)


Ce que j’ai aimé :

Ce tueur professionnel efficace accomplit ses missions proprement, sans bavures, pour l’argent, son seul havre de paix se trouvant au Vénézuela. Il est doté d'un vrai contour psychologique intéressant : border line, voire suicidaire, son esprit est marqué par la noirceur du monde qui l'entoure... Il survit dans ce monde violent, jusqu’à cette mission dans laquelle il est lancé, planqué dans une pièce à guetter sa prochaine proie, qui tarde, bizarrement à apparaître…

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L’atmosphère noire est servie efficacement par les dessins et le suspens agrémenté de flash-backs concernant d'autres missions violentes, est très prenant. Les textes sont travaillés avec talent, de façon à offrir une Bd complète et intelligente. Une réussite pour ce premier tome. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

L’addiction ! quand je suis arrivée à la fin du tome, j'étais dans l’urgence : je voulais la suite vite, tout de suite !

Heureusement, ma bibliothèque municipale pourra pallier à mon manque !

 

D’autres avis :

 Sur Babélio 

 

Vous aimerez aussi :

  Des mêmes auteurs : Le tome 2

Autre :  Blacksad de DIAZ CANALES et GUARNIDO

 

Le tueur, tome 1, Matz, Luc Jacamon, Casterman, novembre 1998, 10.95 euros

 

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Un peu de bois et d’acier de Christophe CHABOUTE

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

 L’auteur :

 

Né en 1967, d'origine alsacienne, Christophe Chabouté publie en 1993 ses premières planches chez Vents d'Ouest dans les Récits, un album collectif sur Arthur Rimbaud. En 1998, il réalise Sorcières au Téméraire et Quelques jours d'été chez Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au festival d'Illzach, le second à Angoulême où il décroche l'Alph' Art Coup de Cœur.

Avec Zoé paru en 1999 chez Vents d'Ouest, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité. Ce qu'il démontre avec encore plus d'évidence dans Pleine Lune, qui a reçu le prix Extrapole 2001, le prix de la ville de Limoges, celui du meilleur scénario à Chambéry et deux nominations à Angoulême 2001. En 2001, il réédite Sorcières chez Vents d'Ouest, dont la moitié des nouvelles qui le composent sont inédites. Il publie la même année Un Îlot de Bonheur chez Paquet, album récompensé par une mention spéciale du jury œcuménique de la BD à Angoulême 2002. En 2002 toujours, il collabore à l'ouvrage collectif Léo Ferré en BD et publie surtout La Bête dans la collection Intégra et Purgatoire, en couleurs, pour la collection Equinoxe de Vents d'Ouest.

En 2006, paraît Landru, suivi par Construire un Feu en 2007, adapté d'une nouvelle de Jack London, puis en 2008 par Tout Seul. En 2009, les éditions Vents d'Ouest ont le plaisir de publier une nouveauté de Chabouté, Terre Neuvas, mais aussi de rééditer plusieurs de ses œuvres : une intégrale de Purgatoire, ainsi qu'un opus réunissant Quelques Jours d'été et Un Îlot de Bonheur. En 2010 paraît Fables Amères.

L'œuvre très personnelle de Chabouté connaît un succès grandissant et a été récompensée de nombreux prix.

  

L’histoire :

 

Chabouté revient, avec son regard particulier et son exceptionnelle maîtrise du noir & blanc...

L'histoire d'un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années... Ceux qui passent, qui s'arrêtent, d'autres qui reviennent, certains qui attendent... Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène... Un ballet d'anonymes et d'habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier. Chabouté tisse avec brio une histoire où plane la magie d'un Tati, agrémentée d'un soupçon de Chaplin, quelques miettes du mime Marceau et d'une pincée de Keaton ... 330 pages d'une aventure dont le héros est un banc, un simple banc public... Juste un peu de bois et d'acier... (présentation de l’éditeur)

 

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 Ce que j’ai aimé :

 

 Christophe Chabouté nous offre là encore un album poétique, beau, mimant la vie comme elle va, qui s’écoule, douce et tranquille. Ce vieux banc est témoin de tranches de vie de quelques personnages : le clochard chassé régulièrement par le policier zélé, le couple de retraités qui aime partager une pâtisserie, le jeune éconduit avec ses fleurs, les joggeurs, musiciens… Le banc devient comme un havre de paix, une pause dans une vie mouvementée, une parenthèse enchantée. Puis, la vie continue, ailleurs, autre part...

 chaboute2.jpg

  

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Le prix : 30 euros pour une BD muette, cela me semble tout  de même un peu cher.

- J'ai trouvé cet album assez banal par rapport à la claque qu'avait été Tout seul. Ici, beaucoup moins d'originalité, d'inventivité, même la fin est somme toute assez prévisible !

  Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Tout seul de Christophe CHABOUTE

 

D’autres avis :

Lecture commune avec Jérôme

Télérama 

Babélio 

 

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De bois et d’acier, Christophe Chabouté, Vents d’ouest, septembre 2012, 336 p., 30 euros

 

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Abélard de Régis HAUTIERE et Renaud DILLIES

Publié le par Hélène

Abelard-tome-1
abelard-tome-2- -une-breve-histoire-de-poussiere-et-de-cend
      ♥ ♥ ♥
"Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi."
 Les auteurs :

Renaud Dillies naît à Lille en 1972 dans une famille de cinq enfants. Petit, il croit (comme Charlie) que les hélicoptères sont des sortes de moulins volants et que les nuages sont faits de farine. Quand il ne rêve pas, Renaud écoute des 45 tours de John Lennon. Son père l'initie au jazz, aux big bands, à Amstrong. Sa mère au rock, à l'école british, aux Beatles. A l'école, comme tout futur auteur de BD qui se respecte, il « préfère regarder le vert de l'arbre dans la cour que celui du tableau ». Il passe alors la frontière franco-belge et s'inscrit, en humanités, en graphisme et arts décoratifs à Saint-Luc, à Tournai. Ensuite, il étudie l'illustration à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai. Alors qu'il pense laisser définitivement tomber la bande dessinée, Renaud Dillies remporte le Prix du Meilleur Premier Album à Angoulême avec « Betty Blues » (éditions Paquet). Il publie ensuite chez le même éditeur « Sumato », « Mister Plumb » et « Mélodie du Crépuscule ». « Bulles et nacelle » est sa première sortie chez Dargaud.

Régis Hautière a fait ses études à Saint-Malo, Rennes et Lille. Il passe une bonne partie de son enfance le nez plongé dans les livres (que ce soient des romans ou des bandes dessinées) et se découvre très tôt un goût prononcé pour l'écriture. En 1995, il s'installe à Amiens où il devient membre des AJT, une association informelle qui réunit des auteurs amateurs de bandes dessinées. C'est au sein de cette association qu'il rencontre quelques-uns des dessinateurs avec lesquels il publie ses premiers albums (Hardoc, Fraco, David François, Damien Cuvillier...). Il travaille en parallèle pour une structure associative. En 2005, il démissionne pour se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios pour la bande dessinée.

Sa bibliographie est très éclectique. On y trouve notamment le Dernier Envol et Au-delà des nuages avec Romain Hugault (avec qui il a lancé la collection Cockpit), De Briques et de sang, une bande dessinée policière dont l'histoire se déroule en 1914 au Familistère de Guise et qui a fait partie des "essentiels" du festival d’Angoulême 2011, Accords sensibles (avec Antonio Lapone) et Abélard (avec Renaud Dillies).
Sa bibliographie complète compte actuellement une quarantaine d'albums environ, dont certains ont été traduits en plusieurs langues.
En 2011, il reprend le scénario de la série mythique Aquablue, créée par Olivier Vatine et Thierry Cailleteau.
L'édition américaine d'Abélard fait partie de la liste des "Hottest Grafic Novels" de 2012, révélée à l'occasion de la BookExpo America. (source : WIkipédia)

  

L’histoire :

 Abélard quitte son marais et part à la recherche d'une machine volante. En chemin il rencontre Gaston, qui a autant les pieds sur terre qu'Abélard a la tête dans les étoiles. Chacun va faire partager à l'autre sa vision de la vie. Aucun des deux ne sortira indemne de cette confrontation.

Ce que j’ai aimé :
Le jeune Abélard vit une vie calme et sereine, mais est avide de découvrir le monde et de quitter sa vie tranquille pour l'effervecence de la ville. Le jour où il rencontre Epilie, la jeune femme  incarne un peu pour lui tout ce qu’il ne connaît pas : la ville, l’ailleurs, le bonheur, peut-être. Quand on lui dit que pour conquérir la belle il faut décrocher la lune, Abélard n’hésite pas à quitter son univers heureux pour partir en Amérique ou, dit-on se fabrique une machine qui permet de voler et lui permettrait donc d'offrir à la belle le cadeau tant convoité. En chemin il rencontrera des personnages emblématiques, pas toujours aussi bons que ses amis, et il fera l’apprentissage de la vie, de l’ailleurs, pas aussi idyllique qu’il aurait pensé, à l’antipode effectivement du doux monde qu’il a quitté.

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C'est un album tendre, le jeune Abélard avec ses yeux tristes et mélancoliques est touchant de simplicité, sa naïveté et sa gentillesse innée lui permettent de découvrir le monde avec un regard neuf, émerveillé... Il n'a aucune idée de ce que peut être le Mal et ne peut admettre la méchanceté chez les autres.

 

abélard

Le texte est empreint d'une poésie quasi philosophique qui éclaire l'album d'une aura inoubliable :

  "Et les larmes ? Elles scintillent aussi. Pourtant elles ne tombent pas du ciel.

- C'est parce que, nous aussi, nous venons des étoiles. Nos larmes renferment le souvenir du temps où nous vivions là-haut. elles sont la mémoire d el'univers.

- Bientôt je retournerai dans les étoiles." (p.32)

 "La tolérance est la charité de l'intelligence." (p. 47)

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  Ce que j’ai moins aimé :

Le ton est vraiment triste et mélancolique... 

abelard3

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Betty blues

D’autres avis :
Noukette Les avis sur le tome 1 de Choco, Lire pour le plaisir, Yvan, Yaneck

Les avis sur le tome 2 de Choco, Lire pour le plaisir, Yvan

Les avis sur le diptyque de Jérôme, Mo', Joëlle, Oliv', Fleur

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Anuki La guerre des poules de Frédéric MAUPOME et Stéphane SENEGAS

Publié le par Hélène

                                     anuki

 ♥ ♥ ♥ ♥

 

 Les auteurs :

Malgré sa vocation de mousquetaire, Frédéric a choisi d’embrasser la carrière de professeur de mathématiques. C’est avec Stéphane Sénégas qu’il se lance, en 2004, dans l’écriture... C'est ainsi que paraîtront Pirateries et Jungleries aux éditions Kaleidoscope.

 Stéphane Sénégas

a étudié à l’école Emile-Cohl de Lyon. De là, est sorti un artiste complet : peintre, graphiste, dessinateur de presse... qui travaille aussi bien pour la publicité, que pour le dessin animé, la bande dessinée ou l’édition jeunesse. Il publiera aux éditions Kaléidoscope ses premiers albums, s’attachant à « réécrire des histoires avec des images » comme il le dit lui-même. Aujourd’hui, sa bibliographie compte près d’une quinzaine d’albums (Milan, Père Castor, Magnard jeunesse...) dont le très remarqué Pourquoi les libellules ont le corps si long ? (éditions Kaléidoscope), primé au festival d’Eaubonne, coup coeur de la FNAC et repris en « Lutin poche » à l’école des Loisirs. Trois autres de ses albums reçoivent un « coup de coeur de la FNAC », parmi eux l’album Pirateries, scénarisé par Frédéric Maupomé qui reçoit également les honneurs de la sélection du Ministère de l’ Éducation nationale. Enfin pour son entrée dans le grand monde de la bande dessinée, il recevra la mention spéciale du journal Le Monde pour Lyon, Quartier BD (éditions Glénat).

Frédéric Maupomé : Malgré sa vocation de mousquetaire, Frédéric a choisi d’embrasser la carrière de professeur de mathématiques. C’est avec Stéphane Sénégas qu’il se lance, en 2004, dans l’écriture... C'est ainsi que paraîtront Pirateries et Jungleries aux éditions Kaleidoscope. (Présentation de l'éditeur)

 

L’histoire :

La vie d’un petit Indien, ça n’est pas facile tous les jours.... Anuki, garçon vif et attachant, part à la recherche de son jouet perdu et rencontre en chemin des animaux dangereux ou farceurs. Les péripéties d’un scénario sans texte sont merveilleusement servies par un dessin fin et poétique. Au final, Anuki est une bande dessinée drôle et attendrissante !

 Anuki est une bande dessinée muette, consacrée à un jeune indien qui se confronte aux animaux qui entourent le village, les poules, un sanglier et même un ours. Le petit Anuki est courageux, débrouillard et joueur, et les péripéties auxquelles il se frotte montrent son inventivité.

Le dessin, précis et vif, rend le personnage particulièrement attachant, et les poules fournissent un contrepoint humoristique qui n’est pas sans rappeler la coccinelle de Gotlib. Sur le plan narratif, la bande dessinée de Sénégas et Maupomé a été particulièrement travaillée, et le jeune lecteur a vraiment l’impression de courir, sauter, voler même, au rythme d’Anuki. Cet album, appelé à être le premier d’une série et à toucher un large lectorat, propose de plus une conclusion émouvante, qui prouve ici encore que la bande dessinée jeunesse peut-être ambitieuse et accessible à la fois. (présentation de l'éditeur) 

 

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Ce que j’ai aimé :

Anuki est un album sans paroles, sans bulles, avec uniquemment les dessins expressifs au service de l'histoire de ce petit indien attachant. Anuki est un petit être assez solitaire, qui agit plutôt que discourir, qui fonce droit devant sans se préoccuper de ce qui pourrait se trouver sur son chemin... Poules, sangliers, ours, en font les frais mais ne l'entendent pas de cette oreille. Une lutte sans merci débute alors... Mais tapie tel un sioux derrière les arbres, la malchance -ou un juste retour des choses- n'est jamais bien loin et ne va guère épargner le jeune indien.

 Un album tout public accessible à tous, drôle, décalé, original, bref un coup de coeur ! 

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Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien.

 D’autres avis :

Blogs : Noukette  Hérisson Mo'

 

La presse en parle, elle est unanime, c'est super chouette...

 

- "Anuki - la Guerre des Poules est une bande dessinée drôle et attendrissante qui saura ravir un large public." ActuaBD

- "Le duo Stéphane Sénégas / Frédéric Maupomé reprend du service pour le plus grand plaisir des petits lecteurs." L'Avis des Bulles

- "Le pari est réussi, c'est diablement dynamique et vraiment mignon. (...) Je recommande, évidemment." Bedetheque.com

- "Entre livre jeunesse et BD initiatique, cet album démontre une nouvelle fois qu'en bande dessinée, il est possible de s'adresser à tous les publics, même aux très jeunes enfants." Bodoï

- "Une BD muette particulièrement travaillée." Bibliothéca

- "Anuki histoire sans parole mais non sans talent." "Un album "coup de cœur"" Le Courrier picard

- "C'est beau, c'est entraînant."
La Nouvelle République

 

Anuki, La guerre des poules, Editions de la Gouttière, octobre 2011, 9.50 euros

 

 BD Mango bleu

  

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