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bande dessinee francaise

Anuki La guerre des poules de Frédéric MAUPOME et Stéphane SENEGAS

Publié le par Hélène

                                     anuki

 ♥ ♥ ♥ ♥

 

 Les auteurs :

Malgré sa vocation de mousquetaire, Frédéric a choisi d’embrasser la carrière de professeur de mathématiques. C’est avec Stéphane Sénégas qu’il se lance, en 2004, dans l’écriture... C'est ainsi que paraîtront Pirateries et Jungleries aux éditions Kaleidoscope.

 Stéphane Sénégas

a étudié à l’école Emile-Cohl de Lyon. De là, est sorti un artiste complet : peintre, graphiste, dessinateur de presse... qui travaille aussi bien pour la publicité, que pour le dessin animé, la bande dessinée ou l’édition jeunesse. Il publiera aux éditions Kaléidoscope ses premiers albums, s’attachant à « réécrire des histoires avec des images » comme il le dit lui-même. Aujourd’hui, sa bibliographie compte près d’une quinzaine d’albums (Milan, Père Castor, Magnard jeunesse...) dont le très remarqué Pourquoi les libellules ont le corps si long ? (éditions Kaléidoscope), primé au festival d’Eaubonne, coup coeur de la FNAC et repris en « Lutin poche » à l’école des Loisirs. Trois autres de ses albums reçoivent un « coup de coeur de la FNAC », parmi eux l’album Pirateries, scénarisé par Frédéric Maupomé qui reçoit également les honneurs de la sélection du Ministère de l’ Éducation nationale. Enfin pour son entrée dans le grand monde de la bande dessinée, il recevra la mention spéciale du journal Le Monde pour Lyon, Quartier BD (éditions Glénat).

Frédéric Maupomé : Malgré sa vocation de mousquetaire, Frédéric a choisi d’embrasser la carrière de professeur de mathématiques. C’est avec Stéphane Sénégas qu’il se lance, en 2004, dans l’écriture... C'est ainsi que paraîtront Pirateries et Jungleries aux éditions Kaleidoscope. (Présentation de l'éditeur)

 

L’histoire :

La vie d’un petit Indien, ça n’est pas facile tous les jours.... Anuki, garçon vif et attachant, part à la recherche de son jouet perdu et rencontre en chemin des animaux dangereux ou farceurs. Les péripéties d’un scénario sans texte sont merveilleusement servies par un dessin fin et poétique. Au final, Anuki est une bande dessinée drôle et attendrissante !

 Anuki est une bande dessinée muette, consacrée à un jeune indien qui se confronte aux animaux qui entourent le village, les poules, un sanglier et même un ours. Le petit Anuki est courageux, débrouillard et joueur, et les péripéties auxquelles il se frotte montrent son inventivité.

Le dessin, précis et vif, rend le personnage particulièrement attachant, et les poules fournissent un contrepoint humoristique qui n’est pas sans rappeler la coccinelle de Gotlib. Sur le plan narratif, la bande dessinée de Sénégas et Maupomé a été particulièrement travaillée, et le jeune lecteur a vraiment l’impression de courir, sauter, voler même, au rythme d’Anuki. Cet album, appelé à être le premier d’une série et à toucher un large lectorat, propose de plus une conclusion émouvante, qui prouve ici encore que la bande dessinée jeunesse peut-être ambitieuse et accessible à la fois. (présentation de l'éditeur) 

 

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Ce que j’ai aimé :

Anuki est un album sans paroles, sans bulles, avec uniquemment les dessins expressifs au service de l'histoire de ce petit indien attachant. Anuki est un petit être assez solitaire, qui agit plutôt que discourir, qui fonce droit devant sans se préoccuper de ce qui pourrait se trouver sur son chemin... Poules, sangliers, ours, en font les frais mais ne l'entendent pas de cette oreille. Une lutte sans merci débute alors... Mais tapie tel un sioux derrière les arbres, la malchance -ou un juste retour des choses- n'est jamais bien loin et ne va guère épargner le jeune indien.

 Un album tout public accessible à tous, drôle, décalé, original, bref un coup de coeur ! 

anuki-guerre_des_poulesp12-13.jpg

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien.

 D’autres avis :

Blogs : Noukette  Hérisson Mo'

 

La presse en parle, elle est unanime, c'est super chouette...

 

- "Anuki - la Guerre des Poules est une bande dessinée drôle et attendrissante qui saura ravir un large public." ActuaBD

- "Le duo Stéphane Sénégas / Frédéric Maupomé reprend du service pour le plus grand plaisir des petits lecteurs." L'Avis des Bulles

- "Le pari est réussi, c'est diablement dynamique et vraiment mignon. (...) Je recommande, évidemment." Bedetheque.com

- "Entre livre jeunesse et BD initiatique, cet album démontre une nouvelle fois qu'en bande dessinée, il est possible de s'adresser à tous les publics, même aux très jeunes enfants." Bodoï

- "Une BD muette particulièrement travaillée." Bibliothéca

- "Anuki histoire sans parole mais non sans talent." "Un album "coup de cœur"" Le Courrier picard

- "C'est beau, c'est entraînant."
La Nouvelle République

 

Anuki, La guerre des poules, Editions de la Gouttière, octobre 2011, 9.50 euros

 

 BD Mango bleu

  

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Le singe de Hartlepool de Wilfrid LUPANO et Jérémie MOREAU

Publié le par Hélène

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"La nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres et par la haine commune de ses voisins." (Dean William R. Inge)


 

Les auteurs :

 

Wilfrid Lupano est né le 26 septembre 1971 à Nantes mais a passé une grande partie de sa vie à Pau, et réside maintenant à Toulouse. Après un Bac littéraire et une année de philosophie à la Sorbonne, il passe finalement une licence d'Anglais. La BD a toujours fait partie de sa vie, et ce depuis son enfance où ses parents en consommaient beaucoup. Cela lui a permis de s'immerger très jeune dans les techniques narratives et la construction de scénario inhérentes à la BD. Mais c'est surtout par une pratique assidue du jeu de rôle en tant que maître de jeu qu'il s'est forgé de réelles compétences en matière d'imaginaire et de narration. Dans un des bars où il travaillait pour payer ses études, il a rencontré ses deux associés actuels : Roland Pignault et Fred Campoy. C'est ce dernier, devenu son ami, qui lui a proposé de se lancer dans l'écriture de nouvelles et de scénarios, en développant avec lui un personnage dans l'Amérique de XIX° siècle : ainsi est né Little Big Joe. Il puise son inspiration dans les bars (puisqu'il tient maintenant Le Filochard à Toulouse) et autres lieux de vie nocturne. Ce sont pour lui de formidables laboratoires de la nature humaine, où la réalité dépasse bien souvent la fiction. Ses influences sont nombreuses et vont du cinéma, avec les frères Cohen, Mc Quarrey, Audiard, Blier, à la littérature classique et la science-fiction. Même s'il a une énorme culture BD, il avoue préférer puiser dans un autre univers la matière nécessaire à son travail. Aujourd'hui, excepté la poursuite des aventures de Little Big Joe, il a de nombreux projets en tête et désire changer de registre pour travailler l'aventure, le polar ainsi que d'autres genres moins conventionnels.

 Jérémie Moreau est dessinateur et coloriste de BD.

Son blog http://mor-row.blogspot.fr/

  

L'histoire :

 

 En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, accusé d'espionnage...

 

Ce que j'ai aimé :

 

Les deux comparses nous content une histoire vraie pourtant invraisemblable traitée sur un ton vivave rapide et efficace !

Cette histoire cocasse illustre avec intelligence les méfaits de la haine ordinaire liés à une appréhension de la différence : ces hommes sont ridicules à tenter de prouver envers et contre tout que le singe est bien un français. Sous prétexte qu'il est vêtu de l'uniforme des troupes napoléoniennes, qu'il mange des  grenouilles et des escargots, ils persévèreront dans leur erreur, trop fiers et idiots pour se rétracter !  

  "Des hommes petits, imbibés de nationalisme, ont pendu un singe ! Ah, elle est encore loin la modernité, c'est moi qui te le dis. On est en pleine préhistoire !" (p. 91)

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Les dessins s'accordent parfaitement à cet épisode de l'histoire, les personnages sont croqués avec talent, telles des caricatures de racistes ordinaires.

 Un très bel album pour commencer l'année...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

 singe-de-hartlepool-dessin-1.jpg

D'autres avis :

 Presse : Lire

 Blogs : Mango  Noukette Yvan ; Mango 

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Le singe de Hartlepool, Lupano et Moreau, Delcourt, septembre 2012, 14.95 euros

 

BD Mango bleu

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Le fond du bocal de Nicolas POUPON

Publié le par Hélène

fond du bocal 

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♥ ♥  

 Dans l'enfer de Bocalcatraz...

 

  L’auteur :

 

Né en 1972 d'un père et d'une mère, Nicolas Poupon fête dès 1973 son premier anniversaire. Par la suite, il déçoit un peu et ne fait plus rien d'intéressant jusqu'à ses 19 ans. À cet âge, lui vient la grande pensée de sa vie : "Tant qu'à rien faire, autant faire quelque chose". Il choisit le dessin.

Très vite il rêve d'art, mais finit par échouer lamentablement dans le monde des petits éditeurs de Bande Dessinée. Cherchant à sortir de cette galère, le gaillard se met en 1997 à l'accordéon diatonique, où il se montre, il faut le reconnaître, particulièrement mauvais. Il décide donc de ramer encore un peu. En septembre 1999, il crache le feu pour la première fois et s'estime dès lors un homme accompli.

Soucieux de montrer à quel point la vie peut être riche, il étudie de très près les espèces aquatiques, plus particulièrement les poissons rouges, et décidant de faire profiter le monde de ses découvertes, il crée Le Fond du bocal.

Plus de 800 observations sont déjà consignées dans de nombreux carnets, contribuant ainsi à repousser les limites de l'univers connu.

L'encyclopédie du Bocal est désormais publiée sous la bannière politiquement incorrecte de DRUGSTORE, succédant aux courageuses éditions Le Cycliste, qui avaient su, en leur temps, braver les foudres de scientifiques rétrogrades pour soutenir les pertinentes observations de Nicolas Poupon.

Quel dommage que le commandant Cousteau n'ait jamais eu connaissance de cette bible aquatique de proximité, cela lui aurait évité bien des soucis, et des heures de travail inutiles. Malheureusement, la vie n'est pas toujours bien faite, les poissons rouges en savent quelque chose.
Certains en riront. Tant mieux pour eux. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

Passer sa vie dans un bocal, y’a vraiment de quoi devenir fou…

 Certains n’ont qu’une issue : s’évader. Oui mais pour aller où ? D’autres refusent de se laisser aller au conformisme ambiant et décident de tourner carré ! De toute façon, les poissons de Nicolas Poupon sont fêlés du bocal et ne tournent plus rond depuis belle lurette. Faut dire : ce n’est pas une vie que celle de poisson rouge ! Quelle idée de les enfermer dans un bocal ?

 Le concept est simple comme bonjour, le trait épuré au possible, le contexte si réduit qu’on en arrive à s’étonner de le voir ainsi décliné. Et le résultat est là. L’humour de Poupon fait mouche !

 C'est drôle, souvent grinçant, laissant transparaître une jolie ironie, voire parfois du cynisme…

 Après une première publication, la série connaît un nouveau départ, dans une nouvelle version augmentée et corrigée, aux éditions Drugstore.

 (Présentation de l’éditeur)

 

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Ce que j’ai aimé :

Le fond du bocal est une série drôle et cynique, centrée sur la vie de poissons coincés dans un bocal et qui cherchent comment s'échapper et retourner à leur élément naturel : la mer. 

« Pour notre future évasion, rassurez-vous, j’ai plein d’idées.

Mais je ne vous cache pas que… Ce sera beaucoup, beaucoup plus facile, si on réussit à convaincre l’eau de venir avec nous. » (p. 8)

 

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Leurs techniques sont  très inventives : utiliser un candair, ou un canard en plastique comme cheval de troie, se faire acheter à nouveau... 

Entre deux évasions, la vie de tous les jours s'écoule avec son lot de surprises (nouvel arrivant, chat qui rôde) et son lot de déceptions -jusqu'à preuve du contraire, ils sont toujours dans le bocal... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien, je suis fan, je veux les autres...

 

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 Vous aimerez aussi :

Simon’cat de Simon TOFIELD tome 1 Une calamité de chat

 

Le fond du bocal, tome 1, 2 et 3, Nicolas POUPON, Drugstore,  avril 2002, 10.50 euros le tome

 BD Mango bleu 

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Les chasseurs d’écume, 1909 les maîtresses du quai, tome 2 de François DEBOIS et Serge FINO

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 

Les auteurs :

 

  François Debois est né en 1975 et a vécu toute son enfance en Bretagne. Dès l’âge de 7 ans, il se passionne pour les comics américains, et commence à écrire et dessiner des histoires de super-héros.  Dans les années 90 il intègre une association d’auteurs amateurs qui veulent créer des BD conciliant comics, manga et franco-belge. Amateur, c’est bien, mais pro, c’est mieux, alors sous l’impulsion de Jean-Luc Istin, François Debois commence à écrire plusieurs projets pour les éditions Soleil : Les Contes de Brocéliande, le Sang de la Sirène, le Gardien du Feu, Ash. En 2008, il signe deux nouvelles séries triptyques chez Glénat : Magus, série coécrite avec Cyrus et dessinée par Annabel, et Talisman, série dessinée par Montse Martin. Il prépare actuellement deux nouveaux projets pour Glénat, dont un en collaboration avec le grand-par-la-taille Cyrus. Il exerce en parallèle de son activité de scénariste un métier de consultant  en innovation, et est l’auteur du roman Qui a tué l’innovation ?.

 

Serge Fino, dessinateur autodidacte, est né en 1959 à Toulon. Il commence sa carrière de dessinateur par le fanzinat et l'illustration, notamment de nouvelles et de poèmes. En 1994, il dessine aux éditions Soleil Productions une trilogie intitulée Les Soleils rouges de l'Eden. De sa rencontre avec Tarquin naît le projet d'une nouvelle série, dont le premier tome paraît en janvier 1997 : Les Ailes du Phaéton. Il a également signé de son trait réaliste le dessin des BD Starblood, La Couronne de foudre, John Sorrow, Angeline (à partir du T2) ou plus récemment Quand souffle le vent des îles. Les Chasseurs d'Écume est sa première série aux éditions Glénat.

son blog : http://serge.fino.over-blog.com/ 

 

 

L'histoire :

 

 

La guerre est déclarée sur les quais de Douarnenez !

Après une période de disette, la sardine est enfin revenue. Cela fait bien les affaires de Jos Gloaguen, qui a besoin d’argent pour obtenir la main de Denise Guilcher… C’est sans compter sur la loi du plus fort, qui règne aussi au port ! Et à Douarnenez, les plus forts, ce sont les usiniers, qui fixent des prix indécents condamnant les pêcheurs à la pauvreté. Comme un peu partout en Europe, « L’Internationale » va bientôt retentir parmi les pêcheurs de Douarnenez…


François Debois nous raconte comment ces familles de pêcheurs à la vie rude ont acquis, sur plusieurs générations et sur tout le XXe siècle, une dimension héroïque, politique et romanesque. Serge Fino donne crédit et vie à ces Bretons de la mer, inscrivant Les Chasseurs d'écume dans la lignée des grands feuilletons historiques et familiaux, comme Les Maîtres de l'orge.

 

chasseurs d'écume 1 

 

 

Ce que j’ai aimé :

 

Un épisode mené tambour battant, entre la passion qui unit Denise et Jos, l’ombre du futur mari de Denise qui rôde, les luttes pour la sardine, les grèves, pas un instant le rythme ne se ralentit.

  

La vie est une lutte de chaque instant lutte contre les femmes du quai qui refusent de payer cher ce poisson revenu en masse, lutte contre les éléments, la mer, les poissons, lutte entre des familles rivales, marquées par un lourd passif, lutte pour une femme, pour s'extraire de la pauvreté et espérer se construire un avenir radieux...

 

Les dessins magnifiques de François Dubois servent parfaitement cette très belle adaptation du roman de Jean-Claude Boulard L'Épopée de la sardine, un siècle d'histoires de pêches.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien   

 

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Vous aimerez aussi :

 

Des mêmes auteurs : Les chasseurs d'écume tome 1 1901 les premières sardines de François DEBOIS et Serge FINO  

 

 

Les chasseurs d’écume, tome 2, 1909 les maîtresses du quai, Glénat, 48 p., 13.90 euros

  

BD Mango bleu

 

 

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Far away de Maryse et Jean-François CHARLES et Gabriele GAMBERINI

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 Un road-movie émouvant...

 

 Les auteurs :

Gabriele Gamberini : En parallèle de sa carrière de peintre, Gabriele Gamberini réalise des bandes dessinées pour lesquelles il a reçu plusieurs prix en Italie.

Il a publié avec Jean-François Charles et Maryse Charles les deux tomes de Red Bridges et la biographie en BD de James Dean.

Gabriele Gamberini vit dans la province de Bologne.

 Jean-François Charles naît en Belgique en 1952. Il poursuit ses études à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et commence par dessiner des caricatures. Il collabore notamment à "La Libre Belgique" et la "Nouvelle Gazette" sous le pseudonyme de Bof.

En 1975, il travaille pour le magazine "Spirou" puis aux éditions Averbode où il illustre plusieurs revues destinées aux enfants. En 1978, il rencontre le scénariste Jan Bucquoy avec lequel il travaille sur Le Bal du Rat Mort qui sort chez Michel Deligne en 1980.

Puis toujours chez Deligne, en 1982 et 1984, il publie Le Pilori et Le Grand Dérangement, les deux premiers épisodes des Pionniers du Nouveau Monde co-scénarisés par son épouse. Les épisodes suivants seront publiés dans le magazine "Vécu" édité par Glénat. À partir du tome 7, le dessin des Pionniers du Nouveau Monde est confié à Ersel.

À nouveau chez Glénat, Jean-François Charles dessine Sagamore, un conte philosophique co-scénarisé par son épouse, Maryse. Puis, en 1991, chez le même éditeur, il entame une nouvelle série intitulée Fox, scénarisée par Jean Dufaux.

En 2001, il signe Le Météore, tome 3 du Décalogue scénarisé par Frank Giroud et publie la même année Esquisses & Toiles, un ouvrage qui regroupe plus d'une centaine de dessins et croquis inédits sur des textes de Paul Herman. Toujours en 2001, il signe India Dreams chez Casterman scénarisé par Maryse Charles, et en 2007, War and Dreams chez le même éditeur.

En 2010, il revient au dessin avec la saga Ella Mahé, qu'il scénarise également avec son épouse Maryse Charles.

 Maryse Charles a souvent collaboré avec son mari, notamment sur Les Pionniers du Nouveau Monde, mais aussi sur India Dreams, Les Mystères d’Osiris, War and Dreams et Ella Mahé en 2010.

 

L’histoire :

 Martin Bonsoir est chauffeur de camion. Il parcourt seul les paysages grandioses du Canada et des États-Unis sans plus les voir. Jusqu’au jour où son camion est immobilisé par la neige dans un bled paumé du Canada. Il y est secouru par une femme seule, plus âgée que lui, Esmé Larivière. Sur un coup de tête, elle demande à Martin de l’emmener avec lui. Le voyage de Martin prend alors une autre tournure. Il se surprend à apprécier les paysages, à prendre le temps de savourer de bons repas… Une relation forte naît entre ces deux âmes solitaires, tellement inattendue qu’ils en deviendront vite maladroits… Ils vont devoir apprendre à se faire confiance et à se dévoiler pour ne pas se perdre. C’est un magnifique road movie que nous offrent ici Maryse et Jean-François Charles, friands d’exotisme et de romantisme. Leur complice au dessin, Gabriele Gamberini, peint aussi admirablement les paysages traversés que les subtiles émotions sur les visages de ces héros ordinaires.

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Ce que j’ai aimé :

 La relation qui se tisse entre Martin, chauffeur de camion et Esmé, femme solitaire, est douce et simple comme un matin ouatiné par la neige. Esmé va rencontrer le jeune homme par hasard et va choisir de l'accompagner vers l'Arizona à bord de son camion. Elle va lui faire découvrir un autre monde, par l'intensité de son regard elle va lui apprendre à s'épanouir à l'orée de chaque instant. 

Les dessins magnifiques de Gabriele Gamberini sont comme une ouverture sur le monde qui entoure les deux compagnons, ils chantent parfaitement la beauté du paysage qui les entoure et le nouveau regard que porte le jeune chauffeur sur ces sites hors du commun.  Le  destin croisé de ces deux personnages est pur, sans fioritures inutiles. La relation qui s'instaure entre eux, si simple soit-elle, changera définitivement  leur façon d'être au monde.  

Far Away est un hymne à la vie et aux immensités américaines !

far-away-planche 

Ce que j’ai moins aimé :

           Rien

Vous aimerez aussi :

 Des mêmes auteurs : Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES ; Africa dreams tome 2 Dix volontaires sont arrivés enchaînés de Maryse et Jean-François CHARLES et Frédéric BIHEL

 Autre : L’homme qui marche de Jirô TANIGUCHI

 

D’autres avis :

 Mango ; Luocine ; Natiora ;  MissAlfie 

 

 BD Mango bleu 

 

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Tout seul de Christophe CHABOUTE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 

L’auteur :

 

Né en 1967, d'origine alsacienne, Christophe Chabouté publie en 1993 ses premières planches chez Vents d'Ouest dans les Récits, un album collectif sur Arthur Rimbaud. En 1998, il réalise Sorcières au Téméraire et Quelques jours d'été chez Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au festival d'Illzach, le second à Angoulême où il décroche l'Alph' Art Coup de Cœur. Avec Zoé paru en 1999 chez Vents d'Ouest, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité. Ce qu'il démontre avec encore plus d'évidence dans Pleine Lune, qui a reçu le prix Extrapole 2001, le prix de la ville de Limoges, celui du meilleur scénario à Chambéry et deux nominations à Angoulême 2001. En 2001, il réédite Sorcières chez Vents d'Ouest, dont la moitié des nouvelles qui le composent sont inédites. Il publie la même année Un Îlot de Bonheur chez Paquet, album récompensé par une mention spéciale du jury œcuménique de la BD à Angoulême 2002. En 2002 toujours, il collabore à l'ouvrage collectif Léo Ferré en BD et publie surtout La Bête dans la collection Intégra et Purgatoire, en couleurs, pour la collection Equinoxe de Vents d'Ouest. En 2006, paraît Landru, suivi par Construire un Feu en 2007, adapté d’une nouvelle de Jack London, puis en 2008 par Tout Seul. En 2009, les éditions Vents d’Ouest ont le plaisir de publier une nouveauté de Chabouté, Terre Neuvas, mais aussi de rééditer plusieurs de ses œuvres : une intégrale de Purgatoire, ainsi qu’un opus réunissant Quelques Jours d’été et Un Îlot de Bonheur.

Texte © Vents d'Ouest

 

L’histoire :

376 pages d'émotion pure...50 ans qu'il vit ici, sur ce caillou, dans son vaisseau de granit. Bateau immobile qui ne l'emmène nulle part et qui ne rejoindra jamais aucun port... Et pourquoi quitter ce lieu alors que le monde au-delà de cette satanée ligne d'horizon fait si peur ? Où s'évader lorsqu'on n’a nulle part où aller ? Comment combattre la solitude et empêcher que ce silence perpétuel ne devienne assourdissant ?... Des années passées sur son rocher, avec l'imagination comme seule compagne... Avec Tout seul, Christophe Chabouté signe un de ses albums les plus surprenants, où se côtoient onirique et quotidien et où s'enchevêtrent subtilement sensibilité, tendresse et humour... (Présentation de l’éditeur)

 

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Ce que j’ai aimé :

 Avant tout je voudrais remercier Ys car c’est grâce à elle que j’ai lu cet album, sans doute la plus belle BD que j’ai jamais lue. La blogo, c’est aussi cela, du partage, des coups de cœur, un intérêt pour l’autre et pour ce qu’il aime, de belles  rencontres qui brise une certaine forme de solitude...

Tout seul est une bd bouleversante, magnifique, trésor d’humanité, de tolérance, de compréhension, hymne à l’imagination, à la fraternité, une bd intelligente, belle.

 Elle offre des scènes inoubliables de cet homme isolé sur son île et qui découvre le monde à travers les mots d’un dictionnaire.

C’est beau c’est puissant magique… Je ne peux que vous inviter à la découvrir... 

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Rien

  

D’autres avis: 

Les avis unanimes de Cathe, Laurent, Joëlle, Enna, Val, Canel, Yv, Midola, Yaneck...

 

Tout seul, CHABOUTE, Vents d'ouest, septembre 2008, 25.50 euros

 

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12 d'Ys 

 

 BD du mercredi de Mango 1

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Les gens honnêtes tome 1 et 2 de Jean-Pierre GIBRAT et Christian DURIEUX

Publié le par Hélène

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  ♥ ♥ ♥

 

 Les auteurs :

Christian DURIEUX : Né à Bruxelles le 18 janvier 1965, Christian Durieux obtient une licence de lettres avant de s'inscrire aux cours de bande dessinée de l'Institut Saint-Luc.

Il réalise une courte biographie d'André Malraux, scénarisée par Luc Dellisse, pour TINTIN REPORTER, en 1989, puis s'associe avec Jean Dufaux pour lancer sa première série, Avel, aux éditions Glénat, dans leur collection "Grafica". Cette saga d'un tueur à la recherche de son destin comptera quatre volumes. Un tel thème exigeait un graphisme froid et raide qu'il maîtrise parfaitement.

Il passe ensuite au Lombard où il entreprend, sur scénarios de Luc Dellisse, la série Foudre. Il adopte cette fois un trait plus en rondeur, mieux acclimaté avec le côté parfois grotesque de ce thriller futuriste. Sur une toile de fond pessimiste et cataclysmique, ce cycle de cinq volumes publiés de 1996 à 1998 ne manque pas d'humour dans les relations entre des personnages s'efforçant de survivre dans un univers qui leur échappe.

Un bref passage aux Humanoïdes Associés aboutit à l'album "Benito Mambo", en 1999, avant qu'il prenne Andréas pour scénariste chez Delcourt et commence la série Mobilis.

Soucieux d'expériences nouvelles, tant au niveau du récit que du graphisme, il est séduit par un projet humoristique de Denis Lapière et s'attaque en 2001 à la série Oscar chez Dupuis. Un tout nouveau registre où il relate d'un trait simplifié et vivant, dynamiquement cocasse, les exploits et affabulations d'un petit garçon pas comme les autres. Un de ses plus vifs plaisirs est de changer régulièrement de technique. (Source : Dupuis)

 

Né le 17 avril 1954 à Paris, Jean-Pierre Gibrat connaît une enfance banlieusarde sans histoires. Élevé dans une ambiance cégétiste, brillant en histoire, il obtient son bac grâce au Front Populaire et à l'agriculture de l'URSS.

Il se tourne ensuite vers le graphisme publicitaire, puis s'inscrit en Fac d'Arts Plastiques en 1975. Deux ans plus tard, il interrompt ses études pour se lancer sérieusement dans la bande dessinée et publie ses premiers récits complets dans PILOTE.

Sa rencontre avec le scénariste Jackie Berroyer, son aîné de huit ans, va faire naître le petit "Goudard" dans B.D., série d'avatars quotidiens d'un adolescent finement typé qui fréquentera ensuite CHARLIE MENSUEL, puis FLUIDE GLACIAL. Parallèlement, Gibrat multiplie les dessins dans la presse branchée (L'EDJ, LE NOUVEL OBS, etc.) et collabore à L'ORDINATEUR DE POCHE, SCIENCES ET AVENIR, puis à JE BOUQUINE et OKAPI (la série "Médecins sans frontières", sur des scénarios de Guy Vidal, puis Dominique Leguillier).

En 1982, son talent d'évocation de la gent féminine incite Berroyer à lui proposer un personnage de "Parisienne" en vacances à introduire dans PILOTE. Ils décident de réunir Goudard et cette séduisante créature dans la série d'albums que leur ouvrent les éditions Dargaud.

Dessinateur perfectionniste, donc lent, Gibrat aime se surprendre en changeant de sujet pour aborder des domaines où on ne l'attendait guère. En 1985, il accepte de faire vivre dans TÉLÉ-POCHE la chienne Zaza de Dany Saval et Michel Drucker ("L'Empire sous la mer").

Dix ans plus tard, il publie chez Albin Michel une version érotique de "Pinocchia", sur un scénario de Francis Leroi.

L'année suivante, avec Daniel Pecqueur, il mélange onirisme et fantastique dans "Marée basse" pour la collection "Long Courrier" de Dargaud.

Mais c'est dans la prestigieuse collection "Aire Libre" qu'il compose seul un chef-d'oeuvre de nostalgie rurale et de recomposition historique des années d'occupation telles que vécues dans la France profonde : "Le Sursis" emporte de multiples prix et un accueil enthousiaste des lecteurs. Son premier essai d'auteur complet est une réussite totale. Il sera suivi, en 2002, du magnifique "Vol du Corbeau".

Le festival BD de Saint-Malo,"Quai des bulles", a décerné son grand prix 2004 à Jean-Pierre Gibrat ("Le Sursis", "Le Vol du Corbeau").

Jean-Pierre Gibrat s'est vu remettre, le jeudi 26 janvier 2006, le Prix du dessin au Festival d'Angoulême pour le second tome du "Vol du corbeau". (Source : Dupuis)

 

L’histoire :

Aujourd'hui, Philippe fête son anniversaire. 53 ans, déjà. Sa maison est confortable, ses enfants sont grands, sa mère est bavarde, son nouveau vélo est magnifique. Une belle tranche de vie, dans la simplicité, l'honnêteté. Mais celui qui empoisonne le gâteau, c'est le patron de Philippe quand il lui annonce son licenciement. Victime collatérale de la mondialisation, Philippe coule à pic. Perd tout, même son toit. Mais cette plongée au coeur de lui-même va lui permettre d'ouvrir son regard sur les autres. Les gens honnêtes n'ont rien d'ordinaire.

Chronique de la tragi-comédie du quotidien, Les gens honnêtes marque la rencontre entre deux auteurs réunis par la tendresse qu'ils éprouvent pour leurs personnages. Jean-Pierre Gibrat, au scénario, et Christian Durieux, au dessin, savent faire vibrer à l'unisson la parcelle indicible de la création romanesque: son humanité.

 

Ce que j’ai aimé :

Les gens honnêtes est un récit optimiste, qui prouve que tout un chacun peut facilement et rapidement toucher le fond et remonter malgré tout vers la lumière en usant de ruse et d’intelligence. Avec des appuis indispensables tels que la famille et les amis, Philippe va rebondir de façon spectaculaire après son licenciement. Le chômage ne sera qu'une étape vers un épanouissement profond lui conférant une liberté bienvenue...

 Les personnages sont profondément humains tel que l’ami médecin de Philippe  qui accepte de l’héberger dans son petit studio avec le sourire, sans jamais se plaindre, et qui finalement va lui trouver la solution miracle pour l’aider à remonter la pente, mais aussi  l’ami libraire hédoniste amoureux du vin et des livres, en passant par les enfants de Philippe…

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Ce que j’ai moins aimé :

 Oui c’est un peu facile quelquefois, oui un peu caricatural peut-être, mais cela reste tendre et c’est un petit album de fée qui fait du bien au moral !

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le vol du corbeau

Autre : les albums de Jean-Claude DENIS

 Les gens honnêtes, Gibrat, Durieux, Editions Dupuis, août 2008, 2 tomes, 18 euros le tome.

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En route pour le Goncourt de Jean-François KIERZKOWSKI et Mathieu EPHREM

Publié le par Hélène

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        ♥ ♥ ♥ ♥

« Gabriel Garcia Marquez raconte qu’il a trouvé l’inspiration pour « Cent ans de solitude » dans sa voiture sur la route des vacances. Le problème, c’est que j’ai pas de voiture… et si je pars en train, j’ai peur d’écrire un roman de gare. »

 

 Les auteurs :

Jean-François Kierzkowski écrit plutôt bien, pourtant aucun de ses romans publiés n'obtient le prix Goncourt. Avide de reconnaissance, l'auteur se rabat donc sur les mathématiques et tente de décrocher la médaille Fields. Après un travail acharné, il se retrouve à enseigner en collège. Déçu, il décide de revenir à l'écriture, puis il hésite, puis il réfléchit, puis il a faim alors il cuit des nouilles. Il les mange saupoudrées de parmesan. Une fois repu, il se dit bon d'accord, allez, c'est bon, ça va : je reviens à l'écriture.

Mathieu Ephrem aime dessiner les grands espaces, les scènes de batailles napoléoniennes, les foules bigarrées et, plus généralement, les hommes assis dans leur salon derrière un ordinateur. C'est donc tout naturellement qu'il s'enthousiasme pour ce projet. Tel un orfèvre, il compose ses cases une à une sans céder à la facilité du copié/collé et travaille au pinceau sur toiles de très grand format. Curieusement, Ephrem est pressenti cette année pour la médaille Fields. (Source : Editeur)

 

L’histoire :

Comment devient-on écrivain ? Le croirez-vous mais tout est là, à portée de main, devant vous, exposé dans les pages de ce livre à votre attention. Plongez dans le quotidien d'un créateur, véritable pétrisseur de matière littéraire, capable de donner vie à une oeuvre à la fois singulière et universelle. Dans un portrait sans fard ni concession, s'approchant au plus près des préoccupations du métier, Kierzkowski et Ephrem dévoilent ici pour la première fois dans toute sa complexité la réalité du travail d'auteur. Déjà unanimement considéré par la critique parisienne comme un ouvrage de référence, En route pour le Goncourt est au futur écrivain ce que fut autrefois le J'attends un enfant de Laurence Pernoud aux futurs parents ; le Guide du Routard de l'Ardèche aux vacanciers ayant réservé au camping de Vals-les-Bains la première quinzaine d'août ; ou encore Maman, j'arrive à dessiner avec les pieds et la bouche aux jeunes accidentés de la route.

 

Ce que j’ai aimé :

 Ce petit album est une petite perle croquant avec justesse et humour le monde des jeunes écrivains en herbe persuadés que leur vocation est toute tracée, descendue droit devant du ciel lui-même, alors que le ciel s'échine à ne leur apporter qu'une page blanche dénuée d'un quelconque talent... 

C'est tellement bien vu, drôle, original, désopilant, tendre et sombre à la fois. Une vraie merveille. 

    « J’ai lu que Paul Morand a dit : « Bien écrire, c’est le contraire d’écrire bien. » Ca ne m’avance pas beaucoup… Dans mon cas, il serait plus intéressant de savoir si moyennement écrire est le contraire d’écrire moyennement. »

  « Je ne suis pas le premier écrivain à avoir des soucis d’orthographe. On raconte que Hans Christian Andersen avait de sérieux problèmes en ce domaine. On a retrouvé plus de 2600 fautes dans son journal personnel écrit entre 1825 et 1839. Oui mais bon, c’était un Danois. Si ça se trouve, il avait seulement oublié de barrer tous ses O. »

  « Allô Mathieu ! Je t’appelle car aujourd’hui est un grand jour : je sors poster mon texte aux éditions Gallimard. Non… Bien sûr ! Je ne mise pas uniquement sur cette maison. Je ne suis pas fou… J’ai un minimum de lucidité. Comme je veux être publié, j’ai prévu une solution de secours. J’ai prévu une autre enveloppe pour les Editions de Minuit. »

  « Je m’emmêle un peu dans ces histoires de compte d’auteur et d’éditeur… Récapitulons. Je paye pour que mon roman soit publié. Ça, c’est sûr. Par contre, je ne sais plus si c’est à moi de payer les lecteurs pour qu’ils lisent mon livre… »

 en route pour le goncourt 2 Un pur régal...

 Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

 D’autres avis :

 Lire  

 

En route pour le Goncourt, Jean-François Kierzkowski et Mathieu Ephrem, Editions Cornélius, 2011, 80 p. en noir et blanc, 11 euros

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Le goût du chlore de Bastien VIVES

Publié le par Hélène

gout du chlore

Pour les amoureux de natation...

  

L’auteur :

 Fraîchement diplômé de l’école des Gobelins, Bastien Vivès, 23 ans, débute son parcours professionnel, notamment en mettant sur pied, avec quelques camarades de sa génération, un atelier de bandes dessinées en plein Paris. On le connaît aussi sur le web sous le nom de Bastien Chanmax.

"Polina" a été lauréat du Prix des Libraires BD 2011 ,et du Grand prix de la critique BD 2012. (Source : Babélio)

L’histoire :

"- Tu t'es déjà posé cette question, pour quelles choses tu es prête à mourir ou celles que tu ne lâcheras jamais ?
-...
- Dis moi.
- je réfléchis. "
Le Goût du Chlore c'est un peu acre. Ça débouche le nez et irrite les bronches. Ça laisse comme un arrière-goût au fond de la gorge quand on a trop bu la tasse. C'est la rencontre entre un jeune homme et une jeune fille. Lui, sur les conseils de son kiné, s'entraîne au dos crawlé pour soigner sa scoliose. Elle, ancienne championne de natation, lui apprend à mieux nager. Ce sont des jeux d'enfants qui deviennent grands.
Finalement, malgré les progrès accomplis, elle attendra qu'il soit sous l'eau pour lui avouer. Avouer quoi ? Il n'a pas compris. Elle reviendra pour lui dire de vive voix. Mais garde à lui de ne pas se noyer ! Loin des clichés de sorties de lycée aux petit durs dragueurs et aux filles émerveillées, dans le Goût du Chlore, c'est lui qui n'ose pas et c'est elle qui d'une manière ou d'une autre va l'aider à sortir de l'eau, à trouver le tempo de sa propre respiration. (Présentation de l’éditeur)

 

 Mon avis :

Il nage, il nage, elle nage, ils nagent tous les deux, il nage seul…

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Et ?

 Et c’est tout.

 Ils nagent.

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  Alors oui quelquefois, ils se parlent -de natation-, ils s’attendent, ils se guettent, ils se quittent, ils coulent...

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  Comme je n'ai pas une âme amphibie, mon intérêt s'est noyé rapidement... Et encore, je ne vous parle pas de la fin qui part en queue de poisson…

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Polina de Bastien VIVES

 

D’autres avis :

 Mango ; Mo ; Kathel ; Canel 

 

Le goût du chlore, Bastien VIVES, casterman, mai 2008, 144 p., 16 euros

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Pourquoi j’ai tué Pierre de Olivier KA et ALFRED

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

  

 Les auteurs :

 Alfred est né à Grenoble en mai 1976. Il décide avec quelques amis de monter sa propre maison d'édition Ciel Ether. Il y publie quelques ouvrages et entame une fructueuse collaboration avec Corbeyran, pleine de dessins et de belles histoires. Les petites graines qu'il a plantées sur son chemin se mettent à éclore tout doucement (La Digue, Abraxas..), et il prend du plaisir à fourrer son nez et ses crayons un peu partout (Treize Etrange, Petit à petit, Le Cycliste...).

 http://olivierka.blogspot.fr/

 L’histoire :

Olivier est un garçon sans histoires. Élevé dans une ambiance baba-cool au sein d’un milieu libertaire et permissif, c’est un enfant peu farouche qui a l’habitude de la nudité des adultes. À 12 ans, il part en colonie de vacances. Là, Pierre, un curé avec qui il s’est lié d’amitié, lui demandera de toucher son corps. Olivier ne sera ni violé ni abusé, mais cet évènement marquera son existence à jamais…

 

pourquoijaituepierre

 

Ce que j’ai aimé :

 Cet album aborde un sujet difficile avec beaucoup de retenue, d’intelligence. Olivier est un enfant élevé dans un milieu libre, tolérant, sans tabous, au sein d'un foyer harmonieux et il devient un être innocent, foncièrement gentil et naïf, bref un enfant normal épargné par la vie. Il fait donc confiance à cet ami de la famille, Pierre, curé avec lequel il part en colonie de vacances. Et ne va pas comprendre comment cet homme a pu abuser de sa gentillesse, de son ouverture pour le trahir de la pire façon qui soit. Le désarroi de l’enfant est palpable,  évoqué comme un trou vide qui s’ouvre sous ses pieds, emporté dans un tourbillon sans fin, les répercussions de cette scène fatale dépasseront largement les frontières de l’enfance.

"Tu avais du pouvoir sur moi... Tu en as joué, abusé... Les mômes c'est de la pâte à modeler... tu poses tes doigts, l'empreinte reste. Tu m'as manipulé... Tu as brisé quelque chose en moi... définitivement." 

Ce récit autobiographique est un moyen pour l'auteur de conjurer par l’écriture l’horreur d’un évènement, et il met en lumière pour le lecteur les zones d'ombre de la pédophilie, l'amenant ainsi à davantage de vigilance et d'écoute envers les plus jeunes. 

 Les dessins sont en parfaite adéquation avec le sujet, subtils et profonds jusque dans les détails.

 Un texte essentiel...

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Ce que j’ai moins aimé :

           Rien.

 
D’autres avis :

    Théoma, Mo', Canel, Laure, Enna, Midola Fransoaz     , Noukette

 

Pourquoi j’ai tué Pierre, Olivier Ka et Alfred, Delcourt, septembre 2006, 14.95 euros

 BD Mango bleu

Top-bd-2012

 

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