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bande dessinee francaise

Les chasseurs d'écume tome 1 1901 les premières sardines de François DEBOIS et Serge FINO

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 

 Les auteurs :

 

François Debois est né en 1975 et a vécu toute son enfance en Bretagne. Dès l’âge de 7 ans, il se passionne pour les comics américains, et commence à écrire et dessiner des histoires de super-héros.  Dans les années 90 il intègre une association d’auteurs amateurs qui veulent créer des BD conciliant comics, manga et franco-belge. Amateur, c’est bien, mais pro, c’est mieux, alors sous l’impulsion de Jean-Luc Istin, François Debois commence à écrire plusieurs projets pour les éditions Soleil : Les Contes de Brocéliande, le Sang de la Sirène, le Gardien du Feu, Ash. En 2008, il signe deux nouvelles séries triptyques chez Glénat : Magus, série coécrite avec Cyrus et dessinée par Annabel, et Talisman, série dessinée par Montse Martin. Il prépare actuellement deux nouveaux projets pour Glénat, dont un en collaboration avec le grand-par-la-taille Cyrus. Il exerce en parallèle de son activité de scénariste un métier de consultant  en innovation, et est l’auteur du roman Qui a tué l’innovation ?.

Serge Fino, dessinateur autodidacte, est né en 1959 à Toulon. Il commence sa carrière de dessinateur par le fanzinat et l'illustration, notamment de nouvelles et de poèmes. En 1994, il dessine aux éditions Soleil Productions une trilogie intitulée Les Soleils rouges de l'Eden. De sa rencontre avec Tarquin naît le projet d'une nouvelle série, dont le premier tome paraît en janvier 1997 : Les Ailes du Phaéton. Il a également signé de son trait réaliste le dessin des BD Starblood, La Couronne de foudre, John Sorrow, Angeline (à partir du T2) ou plus récemment Quand souffle le vent des îles. Les Chasseurs d'Écume est sa première série aux éditions Glénat.

 

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L'histoire :

 

Une grande saga bretonne à la dimension héroïque, politique et romanesque

Juin 1960, dans un train entre Quimper et Paris. Jos Gloaguen, la soixantaine chenue, va représenter les intérêts des pêcheurs de Bretagne Sud au comité interministériel de la sardine. Un voisin de wagon intrigué l'interroge : il s'est toujours demandé comment un si petit poisson peut susciter autant d'émois... Comment en 1924 les grèves des Pen Sardines, ces travailleuses des conserveries, ont pu avoir un tel retentissement national ! Jos Gloaguen sait bien lui, que la sardine est le blé de l’océan, et autant une affaire de passion que de survie…

Alors il remonte dans ses souvenirs, pour raconter comment il a embarqué pour la première fois en 1901, âgé de 12 ans. Comment il est tombé amoureux de la mer à peu près en même temps que de Denise Guilcher, fille d'une famille ennemie. Comme leur existence était difficile, entre l'âpreté des sorties en mer, les caprices de la sardine et l'exploitation par les patrons des conserveries...

François Debois adapte le roman de Jean-Claude Boulard (maire du Mans) L'Épopée de la sardine, un siècle d'histoires de pêches, et nous raconte comment ces familles de pêcheurs à la vie rude ont acquis, sur plusieurs générations et sur tout le XXe siècle, une dimension héroïque, politique et romanesque. Serge Fino donne crédit et vie à ces Bretons de la mer, inscrivant dès le premier tome Les Chasseurs d'écume dans la lignée des grands feuilletons historiques et familiaux, comme Les Maîtres de l'orge.

 

Ce que j'ai aimé :

 

Les chasseurs d'écume sont ces pêcheurs acharnés du début du siècle qui traquent la sardine, leur seul moyen de survivance dans ce monde maritime âpre et sans pitié.

 "Il n'a l'air de rien comme ça, ce petit poisson avec son dos d'émail bleu et son ventre d'argent scintillant, mais il apportait fortune de mer ou misèer noire aux dix mille pêcheurs qui travaillaient au début du siècle."

 L'histoire de deux familles rivales les Gloaguen et les Guilcher nous plonge dans une Bretagne de début de siècle marquée par des conditions de travail difficiles, par une pauvreté latente et par des luttes qui deviendront rapidement des luttes syndicalistes puisque ces années correspondent à la naissance de la CGT.

 La sardine n'est pas la seule cause du conflit entre les deux familles, un lourd secret de famille les divise et alimente cette haine clanique.

  Les dessins sont très beaux, fondus dans des harmonies de bleu en hommage à cette mer nourricière mais aussi meurtrière. 

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Ce que j'ai moins aimé :

 

- Rien.

 

Vous aimerez aussi :

 

Le tome 2 publié en octobre probablement

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Les chasseurs d'écume, tome 1, 1901, Premières sardines, Debois et Fino, Glénat, octobre 2011

  

 BD Mango bleu 

 Top-bd-2012 

 

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Africa dreams tome 2 Dix volontaires sont arrivés enchaînés de Maryse et Jean-François CHARLES et Frédéric BIHEL

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

Les auteurs :

Jean-François Charles est un scénariste et dessinateur belge de bande dessinée. Il étudie à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles et débute sa carrière en 1971 dans le dessin de presse ; il est publié dans La Libre Belgique et La Nouvelle Gazette. Sa première grande série, Les Pionniers du Nouveau Monde, paraît chez Deligne à partir de 1982. Après le rachat du catalogue de cet éditeur par Glénat, il poursuit Les Pionniers et développe de nouvelles séries chez Glénat, et plus tard chez Casterman. En 2004, Jean-François Charles a illustré des romans sur Alix, certains adaptant des histoires parues en bande dessinée, d’autres étant inédits (Le Sortilège de Khorsabad, L’Ombre de César). Il a épousé la scénariste belge Maryse Nouwens, avec laquelle il co-écrit India Dreams et War and Dreams.

Maryse Charles, après avoir collaboré aux scénarios des Pionniers Du Nouveau Monde et de Sagamore Pilgrimage, scénarise deux séries chez Glénat pour le dessinateur Ersel : Claymore (1999), et Les derniers jours de la Géhenne (2001). Les séries India Dreams, War and Dreams et Africa Dreams prolongent et subliment son étroite collaboration avec J.-F. Charles. 

Frédéric Bihel est un dessinateur et illustrateur normand, également coloriste et scénariste. Après avoir été remarqué par Didier Convard chez Glénat, il réalise de nouveaux albums avec les époux Charles chez Casterman et avec Makyo chez Futuropolis.

 

L’histoire :

 1897. Dans le port d’Anvers, on charge et on décharge les vapeurs qui « font le Congo ». Cargaisons d’ivoire et de caoutchouc d’un côté, d’armes et de chaines de l’autre… Car en dépit du nom officiel de cette lointaine possession africaine – E.I.C., pour Etat Indépendant du Congo –, c’est bien le Roi Léopold qui en est l’unique propriétaire légal. Et sa consigne est claire : rentabiliser au mieux et au plus vite cette immense colonie, quitte à y faire régner l’arbitraire le plus absolu. Loin des regards, un quasi esclavage est imposé aux populations locales, comme l’a constaté depuis sa récente arrivée au Kivu le jeune missionnaire Paul Delisle. En dépit des discours « civilisateurs », éducation et évangélisation ne sont décidément pas les priorités du tyran de Bruxelles…

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Ce que j’ai aimé :

 Les dessins sont magnifiques, splendides aquarelles aux tons doux et poétiques.

Cet album a le mérite de dénoncer les exactions du roi Léopold II, souverain sans âme ayant comme seul objectif en ce bas monde le pouvoir et l’argent et n’hésitant pas à sacrifier des milliers d’africains pour servir ses intérêts.

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Ce que j’ai moins aimé :

 Je n’avais pas relu le tome 1  avant cette lecture et je dois avouer avoir été un peu perdue, il aurait été de bon aloi d’ajouter un rappel du tome 1 en début de volume.

Les mêmes défauts que dans le tome 1 voient le jour dans cet opus : trop de personnages aux liens troubles, beaucoup d’allers retour entre différentes régions du globe, si bien que l’intrigue est assez difficile à suivre et que l’on ne parvient pas à s’identifier à l’un des personnages…

J’ai également regretté l’absence de dossier explicatif qui pourtant agrémentait inteligemment le tome 1…

 

Vous aimerez aussi :

Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

 

Africa Dreams, Tome 2, Frédéric BIHEL, Jean-François CHARLES, Maryse CHARLES, Casterman, février 2012, 48 p., 12.95 euros

 

BD Mango bleu

 

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Mary Kingsley : la montagne des Dieux de Christian CLOT, Guillaume DORISON, Esteban MATHIEU et Julien TELO

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Une aventurière hors du commun

 

Les auteurs :

 

 Scénario : Esteban Mathieu et Guillaume Dorison

Dessin : JulienTelo

Avec la collaboration de Benoît Dellac, Jean-Baptiste Hostache et DidierPoli

Couleurs : marc Sintes / Makma et DidierPoli,jean-Baptiste Hostache / Elyum Studio

 

  La collection :

 

Les grands explorateurs ont toujours repoussé les limites de notre monde et des connaissances. Souvent en marge de leur époque, trop en avance, extrêmes et écorchés vifs, ils ont ajouté leurs découvertes à la gloire des pouvoirs en place, tout en leur faisant peur... Ce que l'on garde d'eux dans les livres d'Histoire ne correspond pas à la réalité exacte des évènements, mais à une partie de cette réalité, celle qui a pu passer à la postérité. On sait que dans tout événement historique de nombreuses zones d'ombres existent, que ce soit dans le but de simplifier la réalité, pour des raisons politiques ou par manque d'information. Il en va de même dans l'Histoire de l'exploration. En tirant sur les fils de ces zones d'ombres, la collection EXPLORA vous plonge au cœur de la véritable histoire des Grands Explorateurs et de leurs expéditions extraordinaires, dans tous les milieux du globe, sous la houlette de Christian Clot, explorateur et vice-président de la Société des Explorateurs français. Il est aussi le scénariste de Magellan.

 

L’histoire :

 

Lorsqu'elle débarque en Angola au milieu de l'année 1893, Mary Kingsley n'a connu que trois choses : son quartier de Londres qu'elle n'a jamais quitté, sa mère malade dont elle s'est occupée et les écrits de voyages africains d'un père toujours absent. Pourtant, à la mort de ses deux parents, elle embarque aussitôt pour une Afrique où sauvagerie, violence et horreur se côtoient selon les récits des explorateurs. Une Afrique dont elle ne connaît rien, mais qui lui a volé son père !

Elle est venue pour mourir. Ce qu'elle va vivre lui en coupe l'envie ! Dans la forêt tropicale, sur des fleuves ou des montagnes, elle apprendra les rudiments de la survie en milieu hostile, rencontrera des tribus « cannibales et sauvages » pourtant si riches, et ira plus loin que nul n'a encore été.

Au travers du regard d'une femme qui deviendra l'avocate infatigable du mode de vie africain, ce voyage, parfois au cœur de l'enfer, est un hymne aux échanges culturels et à la tolérance.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Cette aventurière est une femme qui n’a pas froid aux yeux, une personnalité fascinante à l'histoire passionnante :

"A vingt neuf ans elle n'avait encore jamais quitté les environs de Londres, enfermée par devoir au chevet d'une mère malade et d'un père trop absent.A trente ans, elle est en pleine forêt équatoriale africain, apprenant seule à manier une pirogue. (...) Sa passion, son altruisme, son humour face aux situations les plus dangeureuses lui ont permis d'aller au coeur des terres, là où presque personne n'avait encore oser s'aventurer, au contact de peuples alors considérés comme de terribles cannibales. (...) mais son plus grand courage, elle le montra peut-être lors de son retour à Londres : dans une société victorienne peu propice aux femmes tournée vers l'expansion impérialiste, elle dénonça avec ardeur lesort réservé aux indigènes lors des colonisations." (préface de Christian Clot)

Elle part donc à l'aube d'un pays méconnu et rencontre les fangs, réputés pour leur violence et soupçonné d'être des mangeurs d'hommes... Elle fait preuve d'une ouverture d'esprit et d'une tolérance admirable et nous livrera par la suite un témoignage bouleversant de cette rencontre.

Le dossier final est très instructif avec des références biographiques précises, quelques faits confirmés au sujet de Mary Kingsley, ainsi que le contexte historique de ses explorations. 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Les dessins, sombres, ne rendent pas suffisamment hommage à ce continent magnifique et inoubliable...

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 Les aventures de Mary sont trop  restreintes dans ce tome trop court, quand il y a tellement à apprendre sur cette femme fascinante... C'est assez frustrant...

 

Vous aimerez aussi :

 

Dans la même collection : Magellan

Autre:  Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

http://modules.quaibranly.fr/d-pedago/explorateurs/

 

Mary Kingsley, La montagne des dieux, Clot, Dorison, Mathieu, Telo, Glénat, collection Explora, mars 2012, 14.50 euros

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De cape et de crocs tome 1 Le secret du janissaire de MASBOU et AYROLES

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ 

Les auteurs :

Jean-Luc Masbou est né en 1963 à Figeac, dans le Lot. Très vite, il découvre sa vocation : il sera auteur de bande dessinée. Élève peu assidu au collège, il débute en BEP d’électromécanicien avant de s’inscrire aux Beaux-Arts de Pau puis d’Angoulême. Passionné d’heroic fantasy, il souhaite raconter ses propres histoires. Il s’oriente donc vers la bande dessinée et publie ses premières pages dans Les Enfants du Nil. Il se dirige par la suite vers le dessin animé. Désirant néanmoins persévérer dans la bande dessinée, il décide de s’associer à Alain Ayroles, son ami, rencontré aux Beaux-Arts, pour réaliser De Cape et de Crocs, une série située dans l’univers de Contes et Racontars, le jeu de rôles qu’ils ont créé ensemble. Avec L’Ombre de l’échafaud, son premier scénario en trois tomes dessiné par Cerqueira, Jean-Luc nous emmenait dans le Paris de 1907, et dans sa nouvelle série à paraître en janvier 2008, Empire Céleste dessiné par Minh Tanh, il nous invite à parcourir la Chine du Xe siècle. (Source Delcourt)

 Alain Ayroles est né en 1968 dans le Lot. Passionné par le dessin et le récit, il intègre en 1986 la section bande dessinée des Beaux-Arts d'Angoulême. Mais c'est surtout autour des tables de jeux de rôles – que les étudiants fréquentent plus assidûment que les cours – qu'il va parfaire ses talents de conteur. C'est d'ailleurs d'un univers de jeu qu'il a créé à cette époque que naîtront les bandes dessinées Garulfo et De cape et de crocs. Par la suite, il travaille pour différentes séries de dessin animé, participe en tant que scénariste et dessinateur à des revues de bande dessinée, ainsi qu'au premier tome des Enfants du Nil, un collectif publié aux Éditions Delcourt en 1991. Chez le même éditeur, il scénarise Garulfo, dessiné par Bruno Maïorana, bondissant conte de fées satirique dont le cycle de six albums est aujourd'hui terminé, et De cape et de crocs, avec Jean-Luc Masbou, relecture animalière des classiques de la littérature et du théâtre du XVIIe siècle dont il écrit en ce moment le neuvième acte. Dans ces deux séries à succès, le style d'Alain Ayroles se caractérise par une grande érudition, un sens aigu du dialogue, et une volonté de retourner aux sources des grands récits qui ont façonné la culture européenne. Des mythes qu'il s'amuse à pervertir respectueusement. C'est ce talent d'écriture et son sens de l'humour qui l'ont imposé comme le traducteur de Bone, la saga culte de Jeff Smith. Toujours fidèle aux éditions Delcourt, il publie en 2008, avec le dessinateur Luigi Critone, un des titres de la série "7": Sept Missionnaires, ayant pour cadre l'Irlande au temps des Vikings. (Source Delcourt)

  

L’histoire :

 A bord d'un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l'écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte... l'emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines !... In n'en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs, batailleurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu'aux confins du monde.

 

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Ce que j’ai aimé :

L'aventure est au rendez-vous avec son lot de péripéties, de duels endiablés, de brefs passages derrière les grilles d'une prison, d'évasions surprenantes, de retournements de situation, bref une action qui ne laisse aucun répit au lecteur soufflé par l'élan des hidalgos en quête du trésor...  Cette plongée en plein coeur du XVII ème siècle nous permet de côtoyer de nombreusesréférences littéraires : Molière et son avare, La Fontaine et son agneau, Cyrano et la belle Roxane, entre autres enrichissent cet album érudit.  

Le style est serti tel un bijou, comme le veut l'époque : les alexandrins fusent facilement pour séduire les belles au balcon :  "Ce duel, ô divine, à vous je le dédie / Votre grâce, pourtant me laissant interdit, / Offre mon coeur ravi au fatal coup d'estoc." "Au diable tuteurs et convenances ! laissez-vous emporter par l'impétueux torrent de la passion !" (p. 25)

Cet album enjoué fera le bonheur des lecteurs amateurs de belles lettres...

 

Ce que j’ai moins aimé :

Ceci était ma deuxième lecture de cette bande dessinée et je ne saurais pas dire pourquoi  je ne suis pas transportée et je l'oublie rapidement. Peut-être cela tient-il aux dessins un peu trop chargés à mon goût... Ou à l'intrigue quelquefois un brin confuse... Je ne suis jamais allée au-delà du tome 1...

 

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Vous aimerez aussi :

 Des mêmes auteurs : Les 9 autres tomes…

 Garulfo de AYROLES et MAIORAMA

 

D’autres avis :

Ys 

  

De cape et de crocs, tome 1 « Le secret du janissaire »,  Ayroles et MASBOU, Delcourt, janvier 1999, 48 p., 13.95 euros

  12 d'Ys 

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Zazie dans le métro de Clément OUBRERIE

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ ♥

« Tu causes, tu causes,

C’est tout c’que tu sais faire »

 

L'auteur :

http://www.oubrerie.net/

 

L’histoire :

 Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kesski l'intéresse alors, Zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que ses employés sont en grève, les injures fusent. C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette!
Le chef-d'œuvre de Raymond Queneau... par le dessinateur de «Aya de Yopougon»: des personnages et des dialogues inoubliables, un dessin et une mise en scène sublimes, une bande dessinée qui sait être belle et drôle à la fois.

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Ce que j’ai aimé :

L'univers de Queneau et de sa Zazie légendaire est parfaitement rendu, Zazie est toujours aussi drôle, avec sa gouaille facile, elle ne se laisse démonter ou impressionner par rien et a une confiance absolue en son tonton Gabriel…

 Elle aime poser des questions dérangeantes pour déstabiliser les adultes et mieux comprendre le monde plein de mystères qui l'entoure :

« T’as pas encore expliqué primo si tu étais un hormosessuel ou pas et deuzio où t’avais été pêcher les choses en langue forestière de tout à l’heure. » (p. 36)

Les autres personnage sont tout aussi atypiques, du célèbre perroquet qui répète « tu causes, tu causes, c’est tout c’que tu sais faire », au satyre aux multiples visages, en passant par sa groupie aux ressources étonnantes… Tous sont croqués avec humour et énergie par un Clément Oubrerie amoureux de ces personnages loufoques tellement humains… Le dessin s’harmonise totalement avec l’histoire, l’alchimie se crée…

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Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Aya de Yopougon de Marguerite ABOUET et Clément OUBRERIE tome 1

 

 D’autres avis :

Presse : Ici 

 

Zazie dans le métro, Clément Oubrerie, d’après l’œuvre de Raymond Queneau, Gallimard, 2008, 15 euros

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BD Mango bleu 

 

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Joséphine l’intégrale tome 1 à 3 de Pénélope BAGIEU

Publié le par Hélène

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L’auteur :

 http://www.penelope-jolicoeur.com/

L’histoire :

Joséphine a "la trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison.

Elle a des parents qui n’habitent pas la même ville mais qui réussissent à l’envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme idéal, ce à quoi elle s'emploie activement (bars, salles de gym, clubs d'œnologie, Meetic...). En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose.
Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l'origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l'artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus. (Quatrième de couverture)

Ce que j’ai aimé :

Joséphine est un personnage attachant, proche de la bonne copine addictive incontournable…

Les situations décrites sont très justes : Joséphine dépitée devant l’homme de sa vie (le trois-centième) qui lui expose son programme : « La vie à deux, l’engagement, le mariage, les enfants… Toutes ces inepties inventées par la société ! Je suis bien content qu’on soit sur la même longueur d’ondes, toi et moi ! Du sexe, des restos et pas de prise de tête ! » (« Joséphine a comme un doute »), Joséphine prête à tout pour éviter une séance de sport qui pourtant lui permettrait de perdre ses capitons enrobant ses fesses… (« Joséphine se demande vraiment à quoi sert la recherche scientifique »), Joséphine sœur indigne, tante indigne, mais avalant mojitos sur mojitos avec ses copines…

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Ce que j’ai moins aimé :

Mais l’ensemble reste très banal, consensuel, attendu, trop proche de ce que vivent la plupart des célibataires, sans véritable recul ou situations originales cocasses... Sans parler du profond conformisme du troisième tome très décevant qui transforme notre chère Joséphine en.. mais chuuut…

La femme représentée par l’héroïne est très caricaturale ne pensant qu’à trouver le prince charmant et à fonder une famille, pas très bien dans sa peau à cause de quelques kilos superflus...

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Une bd distrayante mais très convenue... 

Vous aimerez aussi :

J’aurais voulu être ethnologue de Margaux MOTIN

 

Joséphine, L’intégrale, Pénélope Bagieu, Jean-Claude Gausewitch Editeur, octobre 2010, 35.50 euros

 

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TMLP Ta mère la pute de Gilles ROCHIER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Prix révélation au festival d'Angoulême 2012

 

L’auteur :

 Son blog http://envraccity.wordpress.com/

 

L’histoire :

 

"On était une bande, égaré dans un quartier flambant neuf au début des années 70. Des terrains vagues, des bois, les routes pas encore finies d’être goudronnées. On faisait nos 400 coups. Il y avait les “plus grands” qui nous pourchassaient en mobylettes, pour nous en faire baver dans la forêt. On se chamaillait aussi avec les gamins des cités voisines. On se passait entre nous une compil K7 qu’on écoutait en boucle sur un gros poste. Il y avait des lieux qui avaient une aura de mystère, comme ce trou d’eau noire, dont on disait qu’il avait été formé par un avion venu se crasher. Il y avait aussi cet arrêt de bus qui nous terrifiait : la journée c’était notre point de départ vers le monde, vers Paris, mais le soir, surtout les derniers jours du mois, aucun d’entre nous n’y aurait jamais mis les pieds. La misère pousse à bien des extrémités et la rumeur voulait que pour boucler les fins de mois trop courtes, certaines femmes de la cité y passaient le soir... “Ta mère la pute”, faut pas croire, c’est pas sorti de nulle part comme expression.

Et puis il y a eu cette histoire avec la K7... et là, ça s’est mal passé."

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Ce que j’ai aimé :

Cet album nous offre une vision tendre et crue de la banlieue, en montrant les mécanismes de la violence et de l'exclusion subtilement, par touches, sans avoir l’air d’y toucher, en évoquant ces cordes invisibles qui mènent au pire sans qu’on l’ait vraiment voulu. Ici, pas de pathos, pas de violence gratuite, tout est fondu dans le dessin en sépia.

Gilles Rochier a choisi de placer son récit au tout début des cités, quand l'optimisme était encore présent, quand ces lieux n'étaient pas encore des ghettos. Le regard neuf, innocent est respecteux pour ce monde en devenir... 

Il nous montre une forme de bonheur :

« Malgré tout ça, on vivait heureux pas riches pas beaux mais heureux. On fonctionnait et avançait avec des compromis on se démerdait en fait. »

Mais il s'agit dun bonheur qui peut basculer très facilement dans l'horreur, à cause d'un mot, d'un geste, d'un rien qui implose et détruit d'un souffle des vies linéaires. Car si la violence balbutie encore dans ces lieux utopiques, elle est pourtant sous-jacente, attendant son heure au fond des cours, affûtant ses armes en faisant les yeux doux à la misère sociale.

Entre enfance et adolescence, les personnages flirtent avec le danger et comprennent vite que tout ne finit pas avec des chansons. La simplicité du récit est là pour nous rappeler que le passage à l'âge adulte est souvent cruel...

 

Ce que j’ai moins aimé :

A mes yeux, cette bande dessinée était trop courte, pas assez scénarisée, je l'ai lu en quinze minutes…

De plus, je n'ai pas vraiment accroché aux dessins, question de goût sans doute...

 

D’autres avis :

Pénélope Bagieu

 David ; Oliv' ; Yvan ;

 

TMLP, Ta mère la pute, Gilles Rochier, 6 pieds sous terre éditions, 2011, 16 euros 

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En cuisine avec Alain Passard de Christophe BLAIN

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

Une BD savoureuse...

 

L’auteur :

 

Christophe Blain naît en 1970 et se met à dessiner très vite. Mais pas de BD : pour les cases et les bulles, il a la flemme. Et il ne compte pas en faire un métier : "j'ai toujours dessiné, mais ça me semblait inaccessible. Les choses que j'aimais, j'imaginais à peine qu'elles étaient faites par des humains." Donc il essaie d'autres voies. Par exemple, trois semaines en fac de droit. Ça lui apprend au moins une chose : c'est "trop chiant" et le dessin est décidément la belle solution. Mais toujours pas la BD. À 17 ans, après avoir passé son enfance à potasser Lucky Luke et Tintin, il se détourne de la BD pour s’intéresser à la peinture. En 1989, il entre dans une école genre "arts appliqués". À l'époque, c'est très chic d'être directeur artistique dans la pub. Lui, il veut être dessinateur dans la presse et l'édition. Son prof lui demande : “Et tu veux faire barman le jour ou la nuit ?" Bref, il se fait virer. Puis, il passe un an aux Beaux-Arts de Cherbourg, immergé dans l'art contemporain "méchant", les sculptures conceptuelles et les mémoires sur Warhol ou Boltanski. Lui, ce qu'il aime, c'est Picasso, Lautrec, Bonnard, Serov, Repine, Gustave Doré et Daumier. En 1991, il part à l'armée avec l'idée d'en tirer un carnet de voyage sur la vie des troufions. Il se retrouve matelot. Comme Guibert dans Le Réducteur de vitesse, il est tout le temps malade, et comme Isaac sur son bateau pirate, il dessine tout ce qu'il voit. Il en ressort avec Carnet d'un matelot. (Le musée de la Marine est son musée préféré.). En 1997, il part sur une base scientifique au pôle Sud, en Terre Adélie. Il y vit un rêve de gosse : des camions, un hélicoptère et des manchots partout, comme des poules dans une basse-cour. Il en revient avec Carnet polaire. Entre-temps, sa rencontre avec Joann Sfar, Lewis Trondheim, David B. et Émile Bravo à l’Atelier des Vosges, lui a (enfin) donné envie de faire de la BD. Ils ont la même manière d'envisager le récit : l'intimisme et les complexités humaines glissés dans un cadre épique : ça devient presque une école. En 1999, après avoir dessiné sur les scénarios de David B., Sfar et Trondheim, il se met à écrire des histoires — l'une de ses préoccupations majeures étant: "Qu'est-ce que c'est, un mec bien?". Et il a le sens de l'émotion: à la fin du tome 2 d'Isaac le pirate, il tue Henri son personnage préféré. "Il fallait parce que si on tue quelqu'un dont on se fout, tout le monde s'en fout". Pour la suite de l'histoire, il hésite. "Quand j'ai commencé, je savais qu'Isaac allait revenir. Maintenant, je ne sais plus. Je veux qu'il continue le voyage, c'est tout." Et tout ça lui réussit : il récolte le Prix du meilleur album d’Angoulême en 2002 pour le premier tome d’Isaac le pirate. Ainsi, Blain continue de voyager pour recevoir les nombreux Prix qu'on lui décerne partout dans le monde, à Montreuil, Brive, Genève, Angoulême, Saint-Étienne, Vincennes, etc. Il poursuit Isaac le pirate aux éditions Dargaud (5 tomes à ce jour), et se destine à d’autres carnets de voyage. Dans la même collection, (« Poisson pilote »), paraissent les 3 premiers tomes de la série Socrate le Demi-chien et également les 3 premiers tomes de son autre série, Gus. En 2008, Blain s’essaie à la réalisation avec le clip vidéo du single Comme un manouche sans guitare de l'album éponyme de Thomas Dutronc. Il est également l'auteur de l'affiche du film Tournée de Mathieu Amalric en 2010. Il crée l’émoi dans toute la France avec son album Quai d’Orsay, en 2010. Aidé d’Abel Lanzac pour le scénario, ce dernier lui confie ses expériences au Ministère français des Affaires étrangères lors de l’ère Villepin, que Blain va retranscrire avec humour dans cette œuvre originale. En 2011, il réalise les illustrations de l'album "Je suis au paradis" de Thomas Fersen. Texte © Dargaud

 

L’histoire :

 

  Alain ne crie jamais. Lorsqu'il reprend un cuisinier, c'est sec et précis. Il a l'air décontracté puis il rentre soudain dans l'action. Il est rapide, tout à son geste. Lorsque le rythme s'accélère, il profite de l'énergie et de la tension. Il est totalement absorbé par sa cuisine, presque en transe.

Pendant plus de deux ans, Christophe Blain a suivi le chef trois étoiles Alain Passard (L'Arpège) du piano de ses cuisines à ses jardins potagers. Avec un sens de l'observation singulier, il nous livre le portrait passionnant d'un chef qui a su redonner aux légumes leurs lettres de noblesse. Un récit truculent et la découverte d'un personnage hors du commun. Avec 14 recettes inédites. (Présentation de l'éditeur)

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Ce que j’ai aimé :

En cuisine avec Alain Passard est un album qui nous plonge dans une vélléité de découvertes et d'apprentissages enrichissante : non seulement nous découvrons le métier de ce cuisinier hors pair, ses recettes, mais nous pénétrons aussi dans les coulisses d’un grand restaurant, avec ses habitués, ses clients hors du commun, ses coups de feu... 

La personnalité d’Alain Passard, amoureux de son métier, passionné, avide de découvertes, inventif, illumine les pages, son naturel puissant et passionné rend le récit terriblement vivant… Il est un esthète de la cuisine, un homme qui contemple la beauté intérieure des betteraves, s'émerveille devant un radis, aime la beauté des plats autant que leur goût, un homme pour qui travailler est un plaisir permanent lui permettant d'innover, d'inventer, d'embellir la vie ...

"- Tu ne prends jamais de vacances ?

- Jamais. Les vacances, c'est pour ceux qui travaillent."

Les recettes inédites qui crépitent au coin des pages sont variées : certaines très accessibles comme ces fraises aux "éclats" de berlingots à l'huile d'olive, d'autres plus pointues comme la fondue d'oignons blancs à l'oseille, fèves et chèvre frais, chutney de rhubarbe rouge. 

L’humour des dessins apporte la touche final à cet album goûtu, surtout quand l’auteur se peint lui-même en homme totalement soumis et conquis par la cuisine du grand chef.

 

Ce que j’ai moins aimé :

- Quelques passages m'ont semblé un peu longs et un peu techniques, notamment ceux avec le jardinier...

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC

Autre : Les ignorants de Etienne DAVODEAU  

 

D’autres avis :

Presse : L’express  ; Le point 

Blogs : Malivo 

 

En cuisine avec Alain Passard, Christophe Blain, Gallimard, mai 2012, 96 p., 17.25 euros

 

 BD Mango bleu

 

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L’appel des origines de CALLEDE et SEJOURNE tome 2

Publié le par Hélène

                                          appel-des-origines_2.jpg

  ♥ ♥

"Nous sommes si peu de choses... poussières devant l'éternité..." 

 

 Les auteurs :

Callède Joël

Auteur vivant à Bayonne, Joël Callède a suivi des études d’histoire avant d’entrer à l’IUFM. Mais son amour de la BD est plus fort qu'une carrière dans l'éducation nationale et il décide de se lancer. Il signe le scénario de Comptine d’Halloween chez Delcourt, série dessinée par Denys. Il fait ensuite la rencontre de Gihef et en 2004 ils signent Enchaînés chez Vents d’Ouest, dont la deuxième saison a repris en 2010. Suivront plusieurs séries : Tatanka et Dans la Nuit chez Delcourt, Haute Sécurité, Damoclès et Asthénie chez Dupuis. Il participe également à l'aventure XIII Mystery parrainée par Van Hamme. Son album paraîtra en 2013. En 2011, il lance avec Gaël Séjourné au dessin la série L'Appel des Origines.

Séjourné Gael

Gaël Séjourné est né en 1966 à Saint-Nazaire. Après des études d'Arts Plastiques, il se lance comme graphiste dans une maison d’édition spécialisée dans la sécurité routière, où il travaille toujours. Après sa rencontre avec Serge Perrotin et grâce aux conseils de Crisse, il publie Lance Crow Dog en 1998 (5 tomes). Il publie ensuite la série Tatanka (5 tomes) avec Joël Callède. En 2010 il signe le tome 2 du Jour J, avec Pécau et Duval.

(Présentations de l’éditeur)

 

L’histoire :

La vie d'Anna a radicalement changé : exit la petite serveuse de Harlem, place à la belle comédienne sur le pont d'un paquebot à destination de l'Afrique ! L'amour infini qu'elle ressent pour Simon, son rôle de vedette de cinéma, les discussions passionnantes avec le professeur Bradley : Anna est emportée dans un tourbillon de sensations nouvelles et exaltantes. Elle se laisse surtout bercer par l'espoir immense de retrouver son père, tandis que les autres membres de l'expédition découvrent des images d'un autre genre de père : l'un des premiers hommes de l'humanité… Mais ce retour aux origines ne sera pas sans blessures. (Présentation de l’éditeur)

 

Mon avis :

Le premier tome regorgeait de promesses que déçoit quelque peu de deuxième opus. Il nous emmène sur les terres africaines où les paysages grandioses cachent aussi une violence sauvage surprenante.

 Mais l’histoire de cœur entre l’héroïne et le fade Simon est devenue lassante et banale, entre jalousie et intérêt pécuniaire, et elle a tendance à grever un scénario pouvant s’échapper vers d’autres sphères plus originales et enrichissantes.

"Je n'arrive plus à parler à Simon, et n'attends plus grand-chose de notre histoire... Il m'a terriblement déçue... profondément blessée... Je le soupçonne de s'être joué de moi, de mes sentiments, depuis le début... Et je ne peux empêcher cette terrible question de ma hanter... M'a-t-il véritablement aimée ?..." (p. 50)

Anna croise pourtant la route de personnages bien plus hauts en couleurs, comme Karen Blixen et Denys Finch-Hatton, avec qui Karen Blixen vivra une romance passionnée racontée dans son roman "Out of Africa". Elle est surtout campée sur un territoire berceau de l'humanité qui méritait à mes yeux une profondeur toute autre... 

Il faudra attendre le tome 3 pas encore paru pour se faire une idée définitive sur cette BD…

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 Vous aimerez aussi :

 L'appel des origines tome 1 de CALLEDE ET SEJOURNE

Africa Dreams tome 1 L’ombre du roi de Frédéric BIHEL, Jean-Charles CHARLES et Maryse CHARLES

 D’autres avis :

Brize 

 

L'Appel des origines,  Tome 2, Nairobi, Scénariste Joël Callède , Dessinateur Gael Séjourné , Vents d’ouest, janvier 2012, 56 p., 13.90 euros

 

BD Mango bleu

 

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L'appel des origines tome 1 de CALLEDE ET SEJOURNE

Publié le par Hélène

                                     appel-des-origines-harlem

♥ ♥ ♥

Tout mettre en péril pour partir en quête de ses origines ?

 

Les auteurs :

 

Auteur vivant à Bayonne, Joël Callède a suivi des études d’histoire avant d’entrer à l’IUFM. Mais son amour de la BD est plus fort qu'une carrière dans l'éducation nationale et il décide de se lancer. Il signe le scénario de Comptine d’Halloween chez Delcourt, série dessinée par Denys. Il fait ensuite la rencontre de Gihef et en 2004 ils signent Enchaînés chez Vents d’Ouest, dont la deuxième saison a repris en 2010. Suivront plusieurs séries : Tatanka et Dans la Nuit chez Delcourt, Haute Sécurité, Damoclès et Asthénie chez Dupuis. Il participe également à l'aventure XIII Mystery parrainée par Van Hamme. Son album paraîtra en 2013. En 2011, il lance avec Gaël Séjourné au dessin la série L'Appel des Origines.

Gaël Séjourné est né en 1966 à Saint-Nazaire. Après des études d'Arts Plastiques, il se lance comme graphiste dans une maison d’édition spécialisée dans la sécurité routière, où il travaille toujours. Après sa rencontre avec Serge Perrotin et grâce aux conseils de Crisse, il publie Lance Crow Dog en 1998 (5 tomes). Il publie ensuite la série Tatanka (5 tomes) avec Joël Callède. En 2010 il signe le tome 2 du Jour J, avec Pécau et Duval.

Jean Verney est à la couleur dans cet album.

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L'histoire :

 Harlem, les années 20. La jeune Anna travaille la journée dans le restaurant de son oncle et sa tante, et la nuit danse au rythme du jazz. Une vie qui pourrait être légère… Mais Anna est tourmentée par ses origines : elle est métisse, un statut difficile qui l’empêche de trouver sa place. Un jour, elle découvre l’existence de son père inconnu : un Blanc, mystérieusement disparu en Afrique.

Elle ne pense plus qu’à le retrouver, et réussit à se joindre aux membres d’une expédition se rendant sur le continent noir à la recherche des origines de l’Homme. À chacun sa quête, à chacun ses origines : les voici partis ensemble à la poursuite de leurs chimères.

Au croisement d’Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure tout en proposant un regard réaliste sur une époque et sur un phénomène que chacun ressent à un moment de sa vie : l’appel des origines. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

L'atmosphère de ces années de Prohibition (1919-1933) dans Harlem est magnifiquement bien rendue : la musique qui s'élève des "speakeasies clandestins", bars clandestins où l'alcool de contrebande coule à flots au son du jazz ou du ragtime, les flappers, "jeunes femmes modernes des années 20, aux jupes courtes et aux moeurs libres, aimant boire l'alcool, fumer et danser aux rythmes du jazz", Le Cotton Club et ses musiciens de légende, Duke Ellington, Cab Calloway, Louis Amstrong, les "Washingtonians", groupe musical composé notamment de Duke Ellington et le saxophoniste Sidney Bechet, Ethel Waters... Dans ce quartier,  "les rêves les plus fous, la réalité la plus sombre, la violence la plus tragique" (p. 17) cohabitent pour former un ensemble détonnant...

La jeune Anna est une jeune femme de son temps qui profite de tous ces plaisirs illicites avec ses amis. Mais ses projets changent le jour où elle apprend l'identité de son père et où elle décide de partir à sa recherche en Afrique aux côtés de Simon, jeune scientifique passionné et passionnant... Ils s'embarquent à la fin du tome 1, poursuivis par Marcus, voyou notoire prêt à tout pour obtenir les faveurs de la belle métisse...

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Un scénario attirant servi par des dessins chaleureux rendent ce premier tome très prometteur...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien

 

Vous aimerez aussi :

Le tome 2 sorti en janvier 2012

Les albums de Jean-Pierre GIBRAT

 

L'appel des origines, Tome 1 Harlem, CALLEDE, SEJOURNE, Vents d'ouest, février 2011, 56 p., 13.90 euros

 

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