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bande dessinee francaise

Les formidables aventures de Lapinot. Tome 0. Slaloms de Lewis TRONDHEIM

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L’auteur :

Lewis Trondheim de son vrai nom Laurent Chabosy (né le 11 décembre 1964, à Fontainebleau, France) est un dessinateur, scénariste et éditeur français de bande dessinée.

 

La série :

Les Formidables Aventures de Lapinot est une série de bande dessinée réalisée par Lewis Trondheim.

La série met en scène des animaux à forme humaine. Le personnage principal est un lapin, Lapinot, entouré d'une bande d'amis (Richard, Pierrot, Titi, Nadia…). En alternance, les histoires se déroulent dans un environnement urbain habituel ou dans des mondes empruntés à des univers variés : westerns, Spirou et Fantasio, etc.(source : Wikipédia)

 

L’histoire :

Lapinot, Richard, Pierrot et Titi vont aux sports d'hiver. Au début, Lapinot a mal au cœur à cause des virages en bagnole. Après, ils ne peuvent pas faire de ski à cause du loup qui a déjà zigouillé trois skieurs. Après, ils peuvent en faire parce que le loup est parti, mais c'est coton de louer des chaussures et le reste parce que Lapinot chausse du 88 et Pierrot a "juste besoin de gants normaux à quatre doigts". Après, Richard descend tout schuss du matin au soir, et les autres, qui trouvent globalement que le paysage est pentu, comptent leurs abattis quand ils se ramassent. Le reste du temps, ils échangent des vannes poilantes, ils emballent les filles - mollement : Lapinot ne se sent pas d'entamer une relation en ce moment - ou ils jouent à des jeux idiots et dansent sur Cloclo : "Les sirènes du poort d'alee-xandrie chantencore la même méé-lodie…"  (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Les formidables aventures de Lapinot peignent la vie simple de trentenaires : ce sont des êtres sans fioritures à cheval entre la vie adulte et les bouffonneries de l’enfance. Des personnages  dans lesquels tout un chacun se reconnaît :  ici évoluant aux sports d’hiver, on y rencontre celui qui veut dévaler les pistes –noires-  de la première à la dernière heure, celui venu pour se reposer et qui refuse de « s’exciter », celui venu avant tout pour lever des filles,  sur les pistes ou en boîte de nuit…  Des personnes capables de chanter « Etoile des neiges » à tue-tête –ou sa version actualisée assez étonnante… - et capable l’instant d’après de disserter :

 

« Il faut bien admettre qu’on est tous devenus des adultes responsables.

-          Ou en tout cas des adultes…

-          Légalement parlant ;

-          Mm… On est peu de chose…

-          Tu veux dire qu’on est plus que très importants

-          Le fait qu’on existe donne une dimension aux choses.

-          Le fait qu’on existe nous fait nous rendre compte qu’on est nous-mêmes d’une petite dimension. » (p. 31)

 

« Des gens meurent à chaque seconde ! C’est comme si tu découvrais que la mort existe vraiment parce qu’elle a été proche de toi… » (p. 46)

 

Slaloms est un album simple, sans prétention, et ses héros des êtres sympathiques avec qui on passe du bon temps.

 

Ce que j’ai moins aimé :

Ce n’est pas hilarant, on sourit tout juste, les aventures sont somme toute tellement banales que l’on pourrait leur reprocher de rester trop à plat…

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D’autres avis :

Babélio

 

Slaloms, Lewis TRONDHEIM, Dargaud, 2000, 46 p., 11.55 euros

 BD du mercredi de Mango 1

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Rébétiko de David PRUDHOMME

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Prix « Regards sur le monde » au festival d’ Angoulême 2010

 

L’auteur :

David Prudhomme est un auteur de bande dessinée français.

 

L’histoire :

Athènes, fin des années 1930. Dans les bouges de la ville soumise à la dictature militaire, quelques copains partagent leur vie entre les femmes, le bouzouki et le narghilé en rêvant de refaire le monde. David Prudhomme signe un récit attachant et bercé par la mélopée envoûtante du rébétiko, cette musique populaire née en Grèce au début du siècle passé.

 

Ce que j’ai aimé :

-          Dans ce magnifique album, David Prudhomme rend hommage aux  rébètes, « déracinés de Turquie et des îles grecques survivant dans les bidonvilles aux portes des grande ville. » Ces hommes déclassés se réunissent pour chanter leur mal-être, le Rébétiko, appelé aussi quelquefois « le blues grec ». David Prudhomme erre aux côtés de ces hommes désoeuvrés, souvent anesthésiés par le haschich qu’ils fument, et nous convie à leur rencontre dans une atmosphère nostalgique et comme suspendue. La violence est tapie dans l’ombre, à chaque instant une esclandre peut éclater, des policiers chargés peuvent surgir pour les arrêter et casser leurs instruments de musique, les bouzoukis, parce qu’ils sont devenus les bêtes noires du gouvernement en place :

 

«  Tu sais qui est le général Métaxas ? Il a décrété la loi martiale à la suite des grandes grèves communistes du 4 août. Il a pris le pouvoir, fait de ce pays une dictature. C’est un fasciste, tu sais, un de ces hommes qui apprécient ce qui est en train de faire Hitler en Allemagne, Mussolini en Italie, Franco en Espagne… Métaxas condamne un amollissement moral de notre société, supposée décadente… Sa propagande déisgne les coupables de cette prétendue immoralité… et l’impute à cette part d’Orient qui habite en nous. Il dit qu’il va laver la Grèce de toute influence turque. Tu saisis de que ça signifie ? Non, moi non plus, nous sommes mêlés à l’Orient depuis toujours. Nos origines se confondent… Mais tu le sais bien, rébète, vous servirez de symboles, (…) coupables d’unir Orient et Occident en un chant hypnitique.» (p. 18)

 

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Leur vie n’est que course poursuite, coups, blessures, prison pour certains. Ils tentent de noyer leur malheur dans l’alcool et la drogue, et dans l’amitié surtout qui les réunit autour de leur passion pour la musique. Le soir, ils se racontent en chantant leur journée, dans un chant teinté de mélancolie. Et, un instant, la musique les sauve…

 

« Quelques fumeurs de haschich ont rencontré la mort,

Lui demandent si aux Enfers les gars s’amusent encore.

Dis, la Mort, c’est comment, la vie au fond de la nuit ?

Y’a du fric dans l’Hadès ? On y boit du raki ?

Y’a des chansons ? Du bouzouki ? Des fêtes ?

Des coups fumants ? Des coins sympas pour les Rébètes ?

Dis-nous, y’a des poupées chez toi, des bonnes frangines

Qui prennent leur pied, soufflant le hasch par les narines ?

Dis-nous, la Mort, sois bonne : les clodos, pauvres mecs,

Ils picolent aux Enfers, ou sont au régime sec ?

Ceux qui arrivent chez toi dans la plus noire déprime,

Ils guérissent, dans l’Hadès, ou plongent au fond de l’abîme ?

Prends cette poignée de kif, du fort, du parfumé :

C’est pour nos potes en bas, qu’ils puissent un peu fumer. » (p. 102)

 

 

Concert dessiné Rébétiko : David Prudhomme, Dimitri Katséris, Panos Mentjos - wideo
Concert dessiné, sur le thème de l'album Rébétiko de David Prudhomme "Prix essentiel regard sur le monde".
Dessins : David Prudhomme
Accompagnement musical : Dimitri Katséris, Panos Mentjos, Thomas Gossely
Ce film reprend les dessins réalisé pendant le concert, le titre du morceau est "Pergamé".Video de asso9-33

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien.

 

Vous aimerez aussi :

Chico et Rita de Javier MARISCAL et Fernando TRUEBA

 

Le blog consacré à la BD : http://bderebetiko.blogspot.com/ sur lequel vous entendrez desmorceaux de ce chant hypnotique.

D’autres avis :

Télérama, Midola 

 

Rébétiko, (La mauvaise herbe), David Prudhomme, Futuropolis, 2009, 101 p., 20 euros

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J’aurais voulu être ethnologue de Margaux MOTIN

Publié le par Hélène

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L’auteur :

Margaux Motin est une illustratrice française. Elle est connue, entre autres, pour son blog Margaux Motin, où elle expose avec humour des anecdotes de sa vie de trentenaire. Elle a une soeur, Marion Motin, qui est danseuse.

 

L’histoire :

Le quotidien d’une jeune illustratrice : sa petite fille, son mari, ses copines, sa mère, ses achats compulsifs… La vie quoi !

 

Ce que j’ai aimé :

-          Cet album est plutôt drôle, les scènes sont bien vues :

 

"J'aurais adoré être ethnologue ... j'aurais étudié la symbolique de la chaussure à talon chez les pygmées, observé les fréquences d'épilation des femmes en Amazonie, établi une typologie du bébé morue dans les sociétés inuit, j'aurais même probablement appris à construire une pirogue avec une bretelle de soutif et une tong, et pris des cuites à l'alcool de manioc. La vie aurait été une course folle, une nuit d'ivresse interminable, un vaste champ de possibles! Mais je suis une grosse feignasse, je vomis quand je suis soûle et j'ai peur des quêpes. Et puis, de toute façon, tout ce que je sais faire, c'est dessiner..." (4ème de couverture)

 

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Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien de nouveau sous le soleil, de nombreuses caricatures : les hommes regardent le foot, pendant que les filles font les boutiques, se font les ongles, s’épilent le maillot, et les enfants eux ne sont là que pour pleurer et nous réveiller la nuit :

 

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D’autres avis :

Sophie

 

Vous aimerez aussi :

Le blog de Margaux Motin

 

J’aurais voulu être ethnologue, Margaux MOTIN, Hachette, Marabout, 2009, 12.90 euros

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Le sens de la vis tome 2 Tracer le cercle de Jean-Yves FERRI et Manu LARCENET

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 

Les auteurs :

 

  Jean-Yves FERRI et Manu LARCENET sont des auteurs de bandes dessinées français. Ils ont déjà collaboré ensemble pour la série "Le retour à la terre".

 

L’histoire :

Ce second tome du Sens de la Vis est une hilarante remontée aux sources mystérieuses de l’impulsion créatrice. Nous retrouvons Demi-Lune guidé par son Maître Shumryu Sushiba au coeur de la forêt dans le but de fabriquer un authentique pinceau. D’abord découvrir la branche qui fournira le manche. Ensuite, traquer la martre, animal légendaire, dont la queue touffue fournira le poil qui permettra à Demi-Lune de tracer enfin le cercle parfait… (source Fnac)

 

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Ce que j’ai aimé :

 

-   Je suis une fan inconditionnelle de l’humour des deux compères, humour absurde, intelligent, éclairé, et ici également humour philosophique et spirituel.

- Le duo improbable formé par le maître maigrelet et l'élève enrobé par des strates de civilisation fonctionne à merveille, leur décalage physique et philosophique étant source de scènes  pour le moins cocasses.

-  Les dessins sont magnifiques, le trait est fin et minutieux, les couleurs fondues,

 

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Ce que j’ai moins aimé :

 

- Trop court...

 

Vous aimerez aussi :

 

Des mêmes auteurs : Le retour à  la terre

 

Le sens de la vis, tome 2 « Tracer le cercle », Ferri et Larcenet, Les rêveurs, novembre 2010, 15 euros

 

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L’orme du Caucase de TANIGUCHI et UTSUMI

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

Huit courts récits très touchants.

 

Les auteurs :

 

UTSUMI est un scénariste japonais. Jiro TANIGUCHI quant à lui est mangaka (auteur de mangas) et il s’est surtout fait connaître avec Quartier lointain (dont le 1er tome a reçu un prix à Angoulême en 2003).

 L’histoire :orme 2

 

Huit récits se succèdent, tous teintés de mélancolie.

L’orme du Caucase conte avec poésie le dilemme d’un propriétaire à qui l’on demande de couper son bel orme dont les feuilles gênent les voisins,

Le cheval de bois met en scène une petite fille qui semble apeurée par les attractions d’un parc,

La petite fille à la poupée est l’œuvre d’une jeune femme que son père qui l’avait perdu de vue retrouve par hasard,

La vie de mon frère voit deux frères très différents dans leur conception de la vieillesse se retrouver,

Le parapluie est celui que tend une jeune femme à son frère,

Les environs du musée sont témoins de la rencontre touchante entre deux personnes âgées,

Dans la forêt, deux jeunes garçons apprennent à s’épauler,

Son pays natal est celui d’une jeune française devenue brutalement veuve et restée malgré tout au Japon.  

 orme_du_caucase-1.jpgCe que j’ai aimé :

 

-          La poésie douce et mélancolique nimbe ces récits d’un halo de tristesse. Les personnages ont souvent vécus des situations troublantes voire traumatisantes, mais entourés d’amour, ils parviennent à passer au-delà de ces séparations, déchirements, ou mort brutale. La vie transcende leur peine et leur offre un petit supplément d’âme qui les apaise.

 

- Les thèmes difficiles comme la vieillesse, la séparation, la mort, sont abordés avec subtilité et philosophie.

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          C’est triste, j’ai beaucoup pleuré…

 

 

L’orme du Caucase, TANIGUCHI et UTSUMI, Casterman écritures, juin 2004, 13.50 euros

 

 Keisha en parle aussi

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Le bleu est une couleur chaude de Julie MAROH

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 Sélection officielle Festival d’Angoulême 2011

 

« Par-delà notre mort, l’amour que nous avons éveillé continue d’accomplir son chemin. » (p. 155)

 

L’auteur :

Julie Maroh est une dessinatrice et scénariste de bandes dessinées. Elle a créé un blog dans lequel elle nous fait partager son travail : Les cœurs exacerbés.

L’histoire :

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. (Quatrième de couverture)

Ce que j’ai aimé :

-          Le thème de l’homosexualité féminine est ici abordé avec beaucoup de finesse, les sentiments de Clémentine évoluant subtilement au fil du récit, du rejet à l’acceptation.


-           La primeure est donnée au sentiment, sentiment qui s’étend au-delà du sexe de l’être aimé :

 « - Veuillez excuser mon mari, vous savez qu’il a du mal à comprendre votre place dans la vie de notre fille. (…)

_ Vous n’avez qu’à lui dire que si j’avais été un garçon, Clèm serait tombée amoureuse de moi quand même. » (p. 14)

-          Julie Maroh nous montre intelligemment le chemin pour être de bons parents et des êtres complets :

 « Ma mère a commencé à comprendre. C’est elle qui est venue vers moi pour m’en parler. Jamais je n’aurais osé faire le premier pas. Elle ne m’a pas poussée dans une direction ou une autre. Elle voulait simplement que je sois heureuse et que je m’accepte en tant que personne. Et c’est peu à peu que j’ai compris que nos façons d’aimer étaient multiples. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, et notre conception du bonheur s’impose à nous-même selon notre vécu. » (p. 77)

-          - Le travail sur la couleur : les souvenirs de Clémentine sont dessinés dans un camaïeu de gris et l'une des seules touches de couleur est la chevelure bleue d’Emma, seul éclat de couleur pour Clémentine dans un monde gris opacifié par ses questionnements sur son identité sexuelle.

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Ce que j’ai moins aimé :

  

-         La fin tragique par laquelle le récit débute d’ailleurs, ôtant au lecteur d’emblée tout espoir.


-          La seule période a priori heureuse est occultée par une ellipse temporelle de 13 ans.

  

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh, Glénat, 2010, 156 p.

D’autres avis chez Antigone, Théoma, Tamara, Choco

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Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 de BLAIN et LANZAC

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

A ne pas manquer...

 Les auteurs :

Le scénariste de cet album se cache derrière le pseudonyme de  « Abel Lanzac ». Il a été lui-même membre de plusieurs cabinets ministériels et souhaitait témoigner et restituer en images l’univers sans concessions de la politique et de la diplomatie. Sa collaboration avec Christophe Blain lui a permis d’atteindre son but.

Christophe Blain est un dessinateur et scénariste français de bandes dessinées.

 

L’histoire :

Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant quequai-d-orsay-grand-prix-rtl-bd-2010-image-l440-h235.jpg chargé du "langage" par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il se faire une place entre le directeur du cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d'Orsay où le stress, l'ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Inspiré de l'expérience d'Abel Lanzac qui fut conseiller dans un ministère, cet album restitue une vision de la politique à la fois pleine d'acuité et d'humour. Un pur régal ! (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

jpg_bd-chroniques-diplomatiques.jpg-          Le personnage du ministre Taillard, pauvre humain assailli par les crises mondiales et raisonnant dans un monde parallèle pour les résoudre est époustouflant. La difficulté pour ses collaborateurs étant de le suivre dans ces mondes parallèles et plus difficile encore, de retranscrire pour ses discours ses pensées aux allures disparates :

«-  Mais notez. C’est ça qu’il faut dire. Votre boulot, c’est de la faire comprendre.

-          Mais on ne peut pas écrire ça…

 

-          Il faut qu’il y ait du cœur. A travers une histoire. A travers une anecdote. De l’amour.  Et puis d’un coup, PLAF ! » (p. 29)

Taillard cite Tintin mais utilise aussi les citations d’Héraclite pour régler la guerre de l’anchois avec l’Espagne.

« C’est comme ça qu’on gouverne le monde. Par la pensée. Par la culture. Qui forge une vision. C’est pas compliqué quand même. » (p. 69)

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L’un de ses conseillers résume en ses mots sa façon de faire et d’être :

 «  Il lance la boule, il dit un truc, c’est n’importe quoi en apparence, mais quand tu comptes les points, c’est complètement dingue.  Sa boule est toujours à 1 cm du cochonnet de la vérité. (…) Mais par contre, qu’est-ce qu’il est chiant ! C’est X-or ce mec. Tu ne peux pas discuter avec lui. Il est constamment dans une dimension parallèle.» (p. 31)

Ce ministre Taillard est en réalité une incarnation cocasse de Dominique de Villepin.

-          Tout est drôle et intelligent dans cet album haut en couleurs, magnifiquement illsutré par Christophe Blain dont j’avais déjà beaucoup apprécié le travail dans Isaac le pirate. Les personnages prennent réellement vie sous nos yeux, se mouvant avec une prestance impressionnante au sein de ces cases aux dessins colorés.

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Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Isaac le pirate

 

Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1 Le conseiler,  Abel LANZAC et Christophe BLAIN, Dargaud, mai 2010, 96 p., 15.95 euros

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Manabé Shima de Florent CHAVOUET

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Une bande dessinée aux allures de carnet de voyages très originale.

Sélectionnée pour le festival d'Angoulême 2011

 

L’auteur :

Florent Chavouet est un jeune auteur de bandes dessinées. Cet album-ci est son deuxième album.

L’histoire :

Un jeune français décide de s’embarquer pour un voyage spécial : découvrir l’une des petites îles qui composent le Japon. Son choix se porte alors sur Manabéshima. Durant ses vacances d’été il va apprendre à connaître les drôles d’habitants qui peuplent cette île.

Voici la présentation qu'en fait l'auteur sur son blog : ICI

 Ce que j’ai aimé :

 

- Cette bande dessinée est très originale : le lecteur s'embarque pour une aventure palpitante qui lui permettra de découvrir les moeurs des habitants de l'île, mais aussi les moeurs des animaux de l'île, mais aussi les moeurs du dessinateur... Un récit très complet, souvent drôle, et innovant.

- Les dessins grouillent dans tous les sens, la page est envahie et chaque détail a son importance. Je précise qu'il faut avoir une bonne vue pour tout lire et tout voir, car quelques dessins et écrits sont tellement minuscules qu'ils mériteraient l'usage d'une loupe. Mais cela permet au lecteur de se fondre dans la peau d'un aventurier prêt à passer au crible l"intégralité de la page pour y trouver la pépite qui fera sa fortune...

- Florent Chavouet nous propose de prolonger cette lecture rafraichissante par la lecture de son blog : http://florentchavouet.blogspot.com/

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Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien

 

Manabé Shima, Florent CHAVOUET, Picquier, 2010, 23 euros

 Je remercie Isabelle LACROZE pour m’avoir permis de découvrir cette petite pépite.

rire copie

 Dans mon challenge "Rire et Humour", Caroline mentionne Tokyo Sanpo du même auteur.

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Fais péter les basses Bruno ! de BARU

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥  

 Par le lauréat du grand prix Angoulême 2010

  

L’auteur :

 

Baru de son vrai nom Hervé Baruléa est un auteur français de bande dessinée.

 

L’histoire :

 

L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu'il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d'un avion, avant de sauter à terre à l'atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s'arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s'en faire péter le coeur. Et il devient... travailleur clandestin pour de rudes besognes. Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s'empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu'il accuse de l'avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, « pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi ». Le problème, c'est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d'aide... (Présentation de l’éditeur)

 

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Ce que j’ai aimé :

 

-          Je ne connaissais pas du tout cet auteur et ce fut une rencontre vivifiante et tonifiante par l’intermédiaire de cet album haut en couleurs. Les personnages ressemblent à des « Tontons flingueurs » à l’humour décapant. Leur gouaille est réjouissante et agrémente une intrigue bien menée qui aborde des sujets actuels et intemporels à la fois tels que le grands banditisme, l'émigration...

-          Le portrait du jeune Slimane, émigré sans papiers, sonne très juste et les planches qui lui sont destinées sont touchantes : c’est un être qui vit la peur au ventre, sans cesse en fuite, et qui pourtant aura plus de ressources que prévu... baru---PlancheS_25428.jpg

   - En résumé : voici un album qui décoiffe...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien

 

 

fais péter basses 

Fais péter les basses, Bruno !, Baru, Futuropolis, septembre 2010, 128 p., 20 €

 

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