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bande dessinee francaise

Ar Men, l'enfer des enfers de Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

   

Ar Men est le nom du phare qui éclaire la nuit au large de l'île de Sein. Il est surnommé "L'enfer des enfers" car il est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, construit sur un plateau rocheux dépassant de simplement quelques centimètres durant les grandes marées et placé dans un endroit extrêmement dangereux. Cette position le voue à assister à des centaines de naufrages, souvent très meurtriers. Germain est le gardien de ce lieu atypique, il lutte contre les éléments pour mieux recouvrir ses propres souvenirs, comme pour se noyer dans l'action. Sur les murs de son phare, sous les strates du temps, il découvre l'histoire de Moïzez...

MoIzez participera à la naissance du phare au XIXème siècle. Germain conte son histoire à sa petite fille lovée dans le phare, mais il évoque aussi d'autres récits qui participent à la légende de l'île de Sein et de la Bretagne comme le mythe de la ville d'Ys ou celui de l'Ankou.

Ce que j'ai moins aimé : Comme souvent chez Lepage, le récit est plus faible que les dessins, magnifiques. Ici, les histoires s'entremêlent de façon quelque peu artificielles, retraçant l'histoire du phare, confondant naufrages et drames au point qu'on ne sait plus bien ce qui tient de la réalité ou de la fiction... 

Bilan : Des aquarelles inoubliables pour un bel hommage rendu à ces gardiens du bout du monde qui ont vu leur métier disparaitre au profit des phares automatisés.

Présentation de l'éditeur : Futuropolis

Du même auteur :  Un printemps à Tchernobyl ♥ ♥ ♥ ♥ (BD)Voyage aux îles de la Désolation ♥ ♥ (BD) ; Les voyages d'Anna ♥ ♥ ♥ (BD)

D'autres avis : Lecture commune avec Jérôme, Blandine ; Eimelle ; Antigone ; Leiloona ; Kathel

Sur le même sujet : Le phare, voyage immobile de Paolo RUMIZ ; La promenade au phare de Virginia Woolf et mon préféré : Tout seul de Chabouté

 

Bd de la semaine accueillie par Stéphie

 

 

 

 

La BD fait son festival avec Priceminister

 

 

 

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Prévert, inventeur de CAILLEAUX et BOURHIS

Publié le par Hélène

Ce premier tome d'une trilogie s'attache aux années 1920 à 1950 de la vie du célèbre poète. Prévert a 20 ans, il est militaire à Constantinople, puis il rejoint le Paris des années folles et son effervescence intellectuelle. A Montparnasse, il connait la vie de bohème, refusant le travail aliénant. Il partage une colocation avec d'autres artistes, dont Yves Tanguy, ils sont financés par le riche Marcel Duhamel, qui sera plus tard éditeur chez Gallimard et créateur de la Série Noire. Jacques se lie avec les surréalistes, Desnos, Breton, Aragon et lors de leurs soirées alcoolisées, il invente le cadavre exquis.

Leur vie est marquée par une liberté insouciante, puis la politisation de Breton provoque l'éclatement du groupe des surréalistes. Prévert écrit quelques scénarios mais il reste encore en retrait, méconnu, préférant profiter du présent que de s'investir dans un projet quelconque.

« Bourhis : L’idée n’était pas de raconter la vie de « Prévert le poète bien connu », mais de se focaliser sur sa jeunesse. On a souvent l’image d’un Prévert vieux, la clope fatiguée au bec. Ici nous parlons du Prévert dandy, punk avant la lettre, imprévisible, fantasque, et déjà très créatif verbalement. Et comme Christian est au dessin, ça me semblait normal de commencer l’histoire dans un port, celui de Constantinople, où Prévert fait son service militaire de manière tout à fait personnelle. Mais ça je vous laisse découvrir comment. La dernière page de l’album reprend la structure de cette première page, sauf qu’au lieu d’un café turc, c’est un bar Parisien, 10 ans plus tard. Une manière de boucler la boucle de sa vingtaine, la décennie durant laquelle Prévert s’est construit, a mûri, a rencontré les gens qui lui ont donné l’envie d’écrire. »

La mise en scène fluide des auteurs résonne en parfaite adéquation avec la personnalité libre de Prévert. Les bulles éclatent hors cadre, dépassant les limites des cases traditionnelles, à l'image de cet esprit bohème refusant d'être circonscrit. Si, dans un premier temps cette mise en page peut surprendre, elle s'adapte finalement bien au poète.

 

Présentation de l'éditeur : Dupuis

A lire : L'intégrale :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'autres avis : Jérôme

 

Prévert, inventeur de Cailleaux et Bourhis, Dupuis, septembre 2014, 72 p., 30 euros

 

Bd de la semaine Chez Noukette cette semaine !

 

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Alexandrin ou l'art de faire des vers à pied de Pascal RABATE et KOKOR

Publié le par Hélène

"Partout se trouve la beauté
Dans un marteau, un clou, un cageot, un trait
La beauté est dans l'œil qui contemple
Et qu'importe le sujet observé
L'émerveillement s'apprend et se transmet"

Alexandrin, vagabond sans le sou, erre de porte en porte pour vendre ses poèmes. Si ses mots lui apportent quelques pièces pour s'approvisionner au supermarché, ils sont surtout une manière d'être. Parce qu'enchanter les mots, c'est aussi embellir la vie. Alexandrin ne conçoit pas la langue autrement que travaillée. Ce qui, initialement demande un effort de tournure, finit par lui devenir naturel et essentiel. Sa quête du beau le tient debout. Sa route croise celle de Kevin, petit garçon en fugue avide de liberté. Les deux compères font un bout de chemin ensemble, Alexandrin initie Kevin à son art et lui apporte un regard neuf sur le monde qui l'entoure.

Ce très bel album résonne en nos âmes comme un appel à la rêverie, à la flânerie. Il invite à se placer en marge de la vie qui court pour la regarder courir, pour savourer les détails qui nous échappent habituellement et pour finalement réfléchir à ce qu'on souhaite laisser en chemin.

« Quand ça ne va pas, je regarde les arbres, les oiseaux... de nouveau la vie va et mon humeur repart au galop. »

Livrer la beauté du monde aux autres, retrouver son âme d'enfant capable de s'émerveiller devant une libellule, et quitte à être incompris, marginalisé, seul même quelquefois, "maudit", telle est la mission millénaire du poète mélancolique...

"La poésie, ce n'est pas que les rimes, c'est la façon de voir ou d'interpréter les choses qui prime... "

 

Présentation de l'éditeur : Futuropolis

D'autres avis : Jérôme ; Karine ;

 

BD de la semaine accueillie par Moka

 

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Merci de ZIDROU et Arno MONIN

Publié le par Hélène

  ♥ ♥

Merci est une jeune fille de 16 ans, qui aime se faire remarquer jusque dans son look gothique. Après plusieurs menus actes condamnés par la justice, le juge d'application des peines, lassé de son discours anti-société et anti-politique, décide de lui allouer une peine de substitution : elle siègera au conseil municipal de sa commune pour proposer des projets pouvant permettre aux jeunes de mieux s'insérer dans leur ville et delà dans la société. La jeune Merci s'adapte parfaitement à ses nouvelles fonctions, et ses projets pour la ville s'avèreront prometteurs...

A travers le portrait de cette jeune fille pour qui la politique n'est qu'un vain mot, Zidrou nous parle du désenchantement de la jeunesse et nous invite à réenchanter et à réinventer le monde. En permettant à la jeune fille de s'investir dans sa ville et de réfléchir réellement aux améliorations possibles, le juge atypique lui offre une nouvelle façon de voir le monde et d'y trouver sa place.

"A la fin de sa vie, mon grand-père qui a été à la tête de cette ville quinze ans durant disait souvent : "De nos jours, les gens ne votent plus pour des idées mais pour se décharger de leurs propres responsabilités.""

Sous ses airs naïfs et profondément optimistes, cet album a le mérite de proposer des pistes de réflexion enrichissantes pour pallier à l'errance de la jeunesse...

 

Présentation de l'éditeur : Grand Angle

D'autres avis : Noukette ; Livresse des mots, Yaneck, Yvan ; Yves

Du même auteur : La vieille qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien ♥ ♥ (BD) ; Les beaux étés ♥ ♥ ♥ ♥ (BD) ;  Les beaux étés tome 2 ♥ ♥ ♥ ♥ (BD) ;  Les beaux étés tome 3

 

Merci, Zidrou et Arno Monin, Grand Angle, 2014, 54 p., 14.90 euros

Cette semaine la BD de la semaine est accueillie par Steph

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Culottées de Pénélope BAGIEU

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.

Dans cet album extraordinaire nous faisons la connaissance de femmes tout aussi extraordinaires :

- des artistes, comme Sonita Alizadeh, rappeuse afghane, Betty Davis auteure compositeur qui fait tout seule de l'écriture à la production, en passant par ses performances, son image et ses choix de collaboration, The Shaggs groupe de soeurs rock stars dont le père avait décidé envers et contre tout -et ce malgré leur absence de vocation et de talent- qu'il en serait ainsi, Peggy Guggenheim amoureuse de l'art moderne...

- des scientifiques comme Temple Grandin, interprète des animaux, Katia Krafft volcanologue, Hedy Lamarr actrice inventrice dont on se souvient surtout pour ses films et sa beauté même si aujourd'hui on célèbre chaque année la fête des inventeurs le jour de son anniversaire, Mae Jemison astronaute et accessoirement première femme noire dans l'espace...

- des sportives : Cheryl Bridges, Athlète

- des femmes engagées : Thérèse Clerc, utopiste réaliste qui a créé La maison des babayagas, Nellie Bly, journaliste, Phoola Devi reine des bandits en Inde,  Jesselyn Radack avocate, Naziq al-Abib activiste de bonne famille qui combat l'injustice même si elle chassée à de multiples reprises,

- des personnes atypiques comme Frances Glessner Lee miniaturiste du crime

Ces femmes ont connu un destin exceptionnel grâce à une volonté de fer qui les pousse en avant pour accomplir leur dessein. Portées par leur entourage pour certaines, haïes pour leur ambition pour d'autres, elles vont de l'avant et "ne font que ce qu'elles veulent".

Elles ont subi le pire quelquefois, la censure, les viols, les mariages forcés, le racisme, les sarcasmes mais gardent la tête haute, centrées sur leurs objectifs. Pénépole Bagieu a fait le choix de se centrer sur les éléments de leur biographie qui ont pu la fasciner, sans avoir la prétention de raconter leur vie dans son intégralité, et les quelques pages consacrées à chaque femme les sertissent d'une aura mystérieuse et fascinante qui intrigue et invite à en apprendre davantage.

Uniques, ces femmes contribuent à changer le monde peu à peu, et nous offrent finalement de beaux exemples à suivre !

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

D'autres avis : Eva sur le tome 1

 

BD de la semaine chez Stephie

 

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Edelweiss de Cédric MAYEN et Lucy MAZEL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Lors d'un bal typique de l'après-guerre, en 1947, Edmond rencontre Olympe. Leur mariage est contrarié par la situation d'Edmond, ouvrier chez Renault, ce qui n'est pas à la hauteur des attentes du père d'Olympe, politicien. Féministe avant l'heure, Olympe revendique sa liberté et décide de travailler et d'aller à l'encontre des préjugés de son père. Cette jeune femme souriante et volontaire porte en elle l'amour des cimes, et espère un jour réitérer l'exploit de son aïeule Henriette d'Angeville en escaladant le Mont Blanc.

Malgré les aléas, le couple avance, soudés face à l'adversité et aux mauvais coups du destin.

Cette représentation du couple au fil des années sonne très juste, montrant les liens forts que le temps et l'amour renforcent peu à peu. Les années connaissent aussi leur lot de malheurs, de déceptions, de tragédies même, et pourtant le fil invisible qui relie les deux êtres ne rompt jamais, encordés envers et contre tout, c'est ensemble qu'ils vaincront les montagnes qui se présentent devant eux. Et c'est ensemble qu'ils arriveront au sommet...

Un album profondément touchant !

"Si l'amour déplace des montagnes, il peut aussi aider à les gravir"...

 

Présentation de l'éditeur : Glénat

D'autres avis :

 

Edelweiss, Mayen et Mazel, Glénat, juin 2017, 17.50 euros

 

Ma bd de la semaine accueillie par Noukette

 

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La saga de Grimr de Jérémie MOREAU

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Je n’ai pas de nom, pas de famille, pas de terres, pas de possessions. Pour eux, je ne suis personne. Mais je vais leur montrer qui je suis. Le temps d’une vie. Chacun de mes actes comme autant de pierres posées pour construire l’édifice final. Car ce qu’ils ne savent pas, c’est que j’ai un volcan dans l’âme."

1783, Islande. Grimr devient orphelin après l'éruption du volcan sur lequel dort ce pays âpre. Il doit se construire seul, mais sa force impressionnante ne passe pas inaperçue. Il rencontre Vigmar, un voleur de grand chemin qui le prend sous son aile et l'encourage à bâtir sa propre légende : "Tant qu'on n'est pas mort, il n'est jamais trop tard pour rattraper sa réputation." lui dit-il. Mais le destin s'acharnera sur cet être démuni en quête d'identité, incarné notamment par un émissaire de sa gracieuse Majesté du Danemark, pays dont l'Islande subit le joug arbitraire. Au-delà de ces dissensions, Grimr est doté d'une force herculéenne qui effraie et fascine à la fois. Est-il un troll ? L'incarnation du mal qui rôde ? Les grandes légendes se fabriquent aussi à partir des histoires qui courent... Grimr pourra-t-il être aussi remarquable qu'un héros de saga comme Erik Le Rouge ?

L'Islande gronde, se prépare la plus grosse éruption lavique de l'histoire de l'Islande, une éruption qui décimera un tiers de la population islandaise, il est temps que Grimr trouve sa place...

Un profond souffle épique parcourt les pages lumineuses de Jérémie Moreau. Le graphisme est magnifique, à l'image de cette île sauvage aux contrastes saisissants.

Un album coup de coeur qui vient de recevoir à juste titre le Fauve d'Or du meilleur album 2018 à Angoulême

 

Présentation de l'éditeur : Delcourt

D'autres avis : Découvert chez Noukette et Moka

Du même auteur : Le singe de Hartlepool

 

La saga de Grimr, Jérémie Moreau, Delcourt, septembre 2017, 25.50 euros

La Bd de la semaine est chez Moka

 

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La forêt des renards pendus de Nicolas DUMONTHEUIL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Rafael Juntunen est un truand qui s'est enfui avec le butin, laissant son complice de l'époque se faire arrêter. Hors, le complice va sortir de prison, ce qui oblige Rafael à se terrer au fin fond de la Laponie, dans la forêt des renards pendus. Il est rapidement rejoint par un major de l'armée mis sur la touche en raison de son alcoolisme, et qui souhaite fuir sa femme. Puis une vielle lapone fuyant la maison de retraite se joint à ces joyeux drilles. La cohabitation ne sera pas de tout repos, surtout avec ces lingots d'or que Rafael cache dans la forêt, craignant la cupidité de ses colocataires... Seul le renard "Cinq-cent balles", devenu leur compagnon de route, sait où est enterré le trésor...

Ces hommes perdus dans cette grande forêt apprennent l'un de l'autre, aidés par la vieille femme, loin de toute civilisation, ils redeviennent peu à peu humains. Nicolas Dumontheuil a parfaitement rendu l'univers tendre et déjanté de Arto Paasilinna et les dessins aux tons sépia, surprenants au début de lecture,  s'accorde harmonieusement au destin en suspension de ces deux hommes.

  

Présentation de l'éditeur : Futuropolis

D'autres avis : Yves

 

La forêt des renards pendus, Nicolas Dumontheuil, d'après l'oeuvre de Arto Passilinna, Futuropolis, août 2016, 144 p., 21 euros

 

Cette BD est en course pour le prix du polar SNCF dans la catégorie Bd et elle est à découvrir en e-livre ce mois-ci sur le site de la SNCF : ICI

 

C'était ma Bd de la semaine, chez Noukette aujourd'hui

 

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Les voyages d'Anna de Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Je revois encore le jeune Abdellah nous servir le thé à la menthe dans le soleil couchant ; je sens encore le sable chaud du désert au creux de ma paume..."

Entre 1885 et 1910, Anna parcourt le monde en compagnie de Jules Toulet, le célèbre peintre voyageur. Pour le peintre, la belle jeune femme agit comme une muse, et bien souvent, il la prend comme modèle. Les années passent, puis Anna quitte un Jules qu'elle laisse désoeuvré. Aujourd'hui, alors qu'elle parcourt les carnets que Jules lui a laissés, Anna lui écrit la lettre qu'il a attendue toute sa vie.

Par le biais des dessins, elle revient sur les voyages qu'ils ont accompli ensemble à travers quinze pays, de Venise à l'Antarctique en passant par le Cameroun, le Maroc, le Mexique... Par ses lettres, elle retrace son histoire et livre son état d'esprit.

Emmanuel Lepage signe là un superbe carnet de voyage "scénarisé" entre le carnet et la bande dessinée, avec des textes écrits par Sophie Michel.

Ce que j'ai moins aimé : Malheureusement, pour moi, le style de l'histoire n'est pas à la hauteur des dessins : "J'ai connu toutes sortes d'amours, mais ai-je connu l'Amour avec un grand A ? " / " En fait, je le sais maintenant, tu étais venu me chercher, tu espérais que j'aie mûri, tu souhaitais plus que tout que je visse ton amour. Et moi... Je ne connaissais pas d'attache, je ne connaissais même pas d'attache, je ne connaissais même pas le mot "demain" et j'ai continué d'être le feu-follet que je suis toujours."

J'aurais aimé plus de poésie pour s'accorder aux dessins, mais je reconnais que la barre était haute !

A noter qu'il existe une suite : Les voyages d'Ulysse

 

Présentation de l'éditeur : Daniel Maghen

Du même auteur :  Un printemps à Tchernobyl ♥ ♥ ♥ Voyage aux îles de la Désolation ♥ ♥ 

 

Les voyages d'Anna, Emmanuel Lepage, Editions Galerie Daniel Maghen, 2005, 23 euros

 

C'était ma BD de la semaine hébergée cette semaine par Moka

 

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Facteur pour femmes de Didier QUELLA-GUYOT et Sébastien MORICE

Publié le par Hélène

♥ ♥

1914. Le glas de la guerre sonne sur une petite île bretonne, comme partout ailleurs, les hommes sont mobilisés et quittent femmes et enfants pour se confronter à l'horreur. Maël est exempté en raison de son pied-bot, il reste seul homme au milieu des femmes qui se languissent de leurs maris et compagnons... Maël est chargé de la distribution des lettres, ce qui lui permet de se rapprocher de ces dames qui ne tardent pas à s'attacher à ce jeune homme vigoureux...

Il ne tarde pas à maitriser l'art de la séduction face à ces femmes esseulées toutes prêtes à tomber dans ses bras ... Il prend alors sa revanche sur ces hommes qui le considéraient comme l'idiot du village et avaient tendance à se moquer de lui. Mais à trop mépriser la moralité, la situation risque fort de se retourner contre lui...

Les dessins magnifiques sont fidèles à ce pays breton aux paysages changeants et l'intrigue promet des surprises étonnantes... Un très bel album original !

 

Présentation de l'éditeur : Grand Angle

D'autres avis : Babélio

 

Facteur pour femmes, Didier Quella-Guyot, Sébastien Morice, Grand Angle, septembre 2015, 120 p., 18.9 euros

 

Retrouvez la BD de la semaine chez Mo

 

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