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bande dessinee francaise

Come prima de ALFRED

Publié le par Hélène

                          

♥ ♥ ♥

Prix du meilleur album Angoulême 2014

 

Mon avis :

Début des années 60. Giovanni vient d'annoncer la mort de leur père à son frère Fabio qu'il n'a pas vu depuis 10 ans. Il lui demande de l'accompagner en Italie pour ramener les cendres de son père sur leur terre natale. Pressé par les circonstances, et malgré une aversion marquée pour ce passé qu'il a voulu nier, Fabio accepte et les deux frères prennent la route à bord d'une fiat 500. Le voyage se déroule entre non dits, coups de colère, tendresse sous-jacente. Les liens du passé ne peuvent pas s'effacer aussi facilement. Peu à peu kilomètre après kilomètre, les mystères se lèvent et permettent d'éclairer les comportements des deux frères.

                

Leurs personnalités se fissurent, Fabio le boxeur et Giovanni le doux petit frère vont s'avérer bien plus complexes que cela... 

Hommage au cinéma italien de l'après guerre, comédie sociale en forme de road-movie, Come prima est une BD émouvante dans le contexte de l'Italie de Mussolini.

"En Italie, aucune famille n'a échappé aux contradictions et tensions générées par cette période. Mon grand-oncle était une chemise noire, tandis que mon grand-père avait des affinités communistes. Leur histoire m'a inspiré, mais je n'avais pas envie de livrer leur biographie : je ne me sens aucune légitimité pour le faire, et il y a trop de choses de leurs rapports que j'ignore. J'ai aussi pioché dans la relation plutôt lourde que j'entretiens avec mes frères – il y eut même quelques années de silence avec l'un d'entre eux. » précise l'auteur

    

Présentation de l'éditeur :

Editions Delcourt 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Pourquoi j'ai tué Pierre 

D'autres avis :

Télérama

jérôme ; Mo ; Noukette Kathel Cristie Le petit carré jaune

 

Come prima, Alfred, collaboration aux couleurs de Maxime Derouen, octobre 2013, 224 p., 25.50 euros

 

Pioché à la bibliothèque

 

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Les vieux fourneaux tome 1 Ceux qui restent de LUPANO et CAUUET

Publié le par Hélène

                                    

♥ ♥ ♥ ♥

"Ca brûle encore dans ce vieux fourneau !"

 

Ce que j'ai aimé :

Emile, Antoine et Pierrot ont beau être septuagénaires, ils en ont encore sous le capot !

Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de Lucette, la femme d'Antoine, et en profitent pour se remémorer les bons ou moins bons moments des années 50...

Ils n'ont pas perdu leur mordant et leur alan, poussant même Antoine sur les routes de Toscane à la rencontre d'un ancien rival ! Les deux autres vont le rejoindre accompagnés par Sophie, la fille de Lucette et Antoine. Parce qu'ils ne sont pas du genre à se laisser faire ces p'tits vieux. Tous ont fait des choix à contre-courant, comme Lucette qui a "préféré miser sur le local : quitter la grosse boîte capitaliste pour monter un petit théâtre itinérant, créer du lien social." Théâtre que reprend aujourd'hui sa fille Sophie, enceinte et peu encline à mettre au monde un nouvel être dans ce monde qu'elle juge peu merveilleux... A cause justement des vieux "Vous nous laissez un monde tout pourri, vous avez tout salopé, et ensuite vous venez souhaiter bon courage aux locataires suivants ! Vous manquez pas d'air !"

Pierrot lui est un  ancien syndicaliste impliqué qui continue d'oeuvrer dans un groupe d'action "Ni yeux ni maîtres", "A nos âges, il n'y a plus guère que le système qu'on peut encore besogner. Du coup, ma libido s'est reportée sur la subversion."

Bref, tous sont prêts à combattre les maux de l'époque : mondialisatation, ultralibéralisme, pollution, surexploitation, agriculture extensive, paradis fiscaux, communication... Mais toujours dans la bonne humeur, comme des "tontons flingueurs" qui se respectent !

Ce que j'ai moins aimé :

J'attends avec impatience le tome 2 attendu pour octobre !

Vous aimerez aussi :

Le singe de Hartlepool

D'autres avis :

Babélio 

 

Les vieux fourneaux, 1, Ceux qui restent, Lupano et Cauuet, Dargaud, 2014, 11.99 euros

 

Déniché à la bibliothèque !

 

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Billy Brouillard tome 1 Le don de trouble-vue de Guillaume BIANCO

Publié le par Hélène

            

♥ ♥ ♥ ♥ 

"Les fantômes ont les deux pieds dans la tombe, et la tête dans les nuages... Ils doivent en connaître un rayon sur la mort..."

 

Mon avis :

En ouvrant cette BD, vous pénétrez dans un univers à part, hors du commun, extraordinaire, vous entrez dans une oeuvre inventive fascinante ! Voici Billy Brouillard :

"On m'appelle Brouillard, Billy Brouillard. Allez savoir pourquoi... Peut-être parce que je préfère les nuits obscures aux jours de clarté ?... la pluie froide au bleu du ciel ... Quoi qu'il en soit, j'adore faire des misères à Jeanne, ma petite soeur... Et noyer les fourmis dans de la bave de chocolat... Ells gigotent c'est rigolo ... "Pour qu'un être fasse sa sortie de ce monde ... les ténèbres lui ouvrent mille portes chaque jour"... Je vois ces portes ... car je possède un pouvoir, une sorte de don... Le don de trouble-vue... Les adultes sont des assassins ... Ils ont tué l'enfant qu'ils ont été... Leur monde est trop banal, trop convenu... Trop prévisible... L'imagination n'est pas palpable... Elle leur fait peur... On m'appelle Billy Brouillard... Allez savoir pourquoi ..."

Billy perd son  chat  Tarzan, ce qui provoque une avalanche de question sur la mort et une pléthore d'expériences étranges pour le ramener à la vie. Billy a un univers dense, une imagination flamboyante qui le fait dialoguer avec des fantômes, des petites filles mortes, des croquemitaines et autres personnages sortis tout droit des ténèbres. 

L'album est assorti de pages de "La gazette du bizarre" sur les superstitions, des dossiers de parapsychologie, de contes comme la princesse et la flaque d'eau, de fiches explicatives sur les vampires, les "formes-pensées", les chats, les cauchemars, les petites soeurs "parmi les créatures recensées dans l'Encyclopédie de Cryptozoologie, la "petite soeur" est sans nul doute la plus complexe et étrange d'entre elles.", de poèmes...

Cet album protéiforme aborde intelligemment le thème de la mort et de l'imagination débordante et vive des enfants. C'est un véritable ovni dans l'univers de la BD !

A découvrir absolument.

 

 

Présentation :

Babelio

 

D'autres avis :

Je remercie Noukette chez qui j'ai repéré cet ovni et Aurore, ma bibliothécaire qui me l'a rapidement mis de côté... 

Mo 

 

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L'ombre aux tableaux et autres histoires de Jean-C. DENIS

Publié le par Hélène

                                     

♥ ♥

Mon avis :

Le format de la nouvelle permet de multiplier différents univers variés :

L'ombre aux tableaux : un peintre méconnu se retrouve à la rue et rencontre alors la belle Arianne qui tient une galerie d'art.

Bonbon piment : un légionnaire revient des îles où il a laissé une jeune amoureuse, et se voit atteint d'un mal mystérieux.

Le jeu des animaux : dans les îles un jeune couple lutte contre une curieuse malédiction

Maï pen raï : un homme en visite en Asie rencontre une jeune femme fascinante.

Le pélican : Entre une amitié et une femme attirante, Chou est perdu.

Les protagonistes vivent aux quatre coins du globe, mais ils ont en commun de faire une rencontre qui change le cours de leur vie. Mais l'ensemble est assez noir, les personnages se manquent bien souvent, il est trop tôt ou trop tard pour une vraie rencontre...

Les dessins sont assez classiques et ne parviennent pas à éclairer cette atmosphère glauque et désabusée.

Je n'ai pas été conquise !

 

Infos sur la BD :

Auteur : Jean-Claude Denis est né en 1951 et vit à Paris. En 1971, il fait la connaissance de Martin Veyron et André Juillard aux Arts Déco. Il publie huit ans plus tard son premier album chez Futuropolis : Cours tout nu. Il crée ensuite le personnage de Luc Leroi dans "(À Suivre)" en 1980, dont les aventures paraissent chez Futuropolis puis Casterman. Sept tomes de ce personnage attachant et lunaire ont paru, dont le quatrième a reçu le Prix du Public au FIBD d’Angoulême en 1987.

En 30 ans, Jean-Claude Denis a publié une trentaine d’albums, créant une œuvre originale où l'on retrouve en fil rouge une poésie douce-amère et des personnages décalés. On retiendra, parmi les plus récents : Le Sommeil de Léo (Futuropolis, 2007), Nouvelles du monde invisible (Futuropolis, 2008), Tous à Matha (Futuropolis, 2010-2011). En 2012, il est couronné du Grand Prix de la Ville d'Angoulême, à l'occasion du 39e FIBD.

Présentation de l'éditeur : Des histoires sensibles et oniriques, par un maître de la peinture des sentiments.

Un peintre méconnu meurt dans la rue et accède à l'amour et à la célébrité à l'état de fantôme ; un bar de quartier est le théâtre d'étranges rencontres ; un jeune homme doit racheter la femme qu'il aime à la déesse de la mer, tandis qu'ailleurs encore une jeune femme veut retenir son amant grâce à des bonbons piment…

Redécouvrez le monde à travers le regard lucide et tendre de Jean-Claude Denis avec ce recueil de trois albums parus à l’aube des années 90 : L’Ombre aux tableaux, Bonbon Piment et Le Pélican. Auteur majeur du Neuvième Art depuis les années 80, il excelle à mettre en scène la vie quotidienne de ses protagonistes sous forme d'instantanés doux-amers, sous le signe de l'amour et des rencontres. Dans ces fables amoureuses et humanistes prenant place dans des lieux variés (Paris, la Thaïlande, la Réunion…), on retrouve le talent de l'auteur de Quelques mois à l’Amélie (prix du dialogue et de l’écriture - Angoulême 2003) et de Tous à Matha. De vraies leçons de vie, choses à quoi la bande dessinée nous a peu habitués.

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Quelques mois à l'Amélie

 

L'ombre aux tableaux et autres histoires, Jean-C. Denis, Drugstore, 25.50 euros

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Garulfo de AYROLES et MAIORAMA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Une série agréable, divertissante et drôle.

 

Les dialogues sont savoureux et les clichés liés aux contes et histoires classiques de chevaliers et de princesses sont habilement tournés en dérision. 

Elle est à la fois un conte philosophique offrant une belle réflexion sur notre humanité, un conte écologique, un conte romantique... Bien rythmée, elle offre un agréable moment de lecture.

Garulfo est une jeune grenouille qui rêve de devenir un être humain. Il va y parvenir grâce à l'aide d'une sorcière, d'une servante qui lui octroiera le célèbre baiser. Ainsi, la grenouille devient le beau prince Garulfo, pour son plus grand bonheur, il appartient enfin à l'espèce animale la plus évoluée. Malheureusement, les hommes se révèlent être de bien piètres compagnons, bien loin de Fulbert le canard, son ami qui pourtant l'avait prévenu... 


Il s'agit d'une bande dessinée fantasy centrée sur la transformation de grenouilles en hommes et réciproquement. Les animaux semblent plus sensés que les hommes peints cruels, idiots, très éloignés de l'image idéale qu'en avait Garulfo. Le scénario reprend de nombreux contes classiques et les intègre à son scénario avec humour et intelligence.

Les dessins sont à l'image de l'histoire : drôles et vivants. Les détails sont soignés, preuve en est dans les arrière-plans souvent savoureux. Le jeune Garulfo est parfait en jeune naïf que tout émerveille, et la belle princesse tout à fait sexy avec ses épaules dénudées. L'ensemble rend bien l'esprit de l'époque et des contes classiques peuplés de dragons et de princesses.

 

Les auteurs  et l'histoire:

http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/garulfo_1_de_mares_en_chateaux

 

Garulfo, Maiorama et Ayroles, Delcourt, 12.90 euros le tome en sachant qu'il y a 6 tomes

 

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Le cahier bleu de André JUILLARD

Publié le par Hélène

 

L'auteur :

Grand Prix de la Ville d’Angoulême 1996. André Juillard accède au succès public avec Les 7 Vies de l’Épervier, série historique parue en 1982 dans Circus et poursuivie dans Vécu. Avec le scénariste de cette oeuvre, Patrick Cothias, il s’était déjà lancé dans Masquerouge (en 1980 pour Pif Gadget), le justicier masqué du XVIIe siècle, et il créera plus tard la saga historique Plume aux vents (Dargaud, 1995). En 1983, le père d’Alix, Jacques Martin, écrit pour lui Arno (éd. Glénat).
Rompant avec le genre historique, il réalise seul Le Cahier bleu dans (A Suivre) en 1993, Alph’Art du meilleur album à Angoulême, prix du festival de Charleroi et prix spécial du jury du festival de Sierre. En 2000, il s’associe à Yves Sente pour reprendre les aventures de Blake et Mortimer (La Machination Voronov) chez Dargaud et, trois ans plus tard, les deux auteurs récidivent avec Les Sarcophages du sixième continent.

En 2006, Juillard s’associe à Pierre Christin dans Le Long Voyage de Léna (Dargaud), qui va de Berlin Est au Proche Orient. Cette même année, on retrouve aux éditions Daniel Maghen les coulisses de l’œuvre de Juillard, dans les centaines de pages de dessins et notes d’Entracte. Un must !

Un troisième opus mettant en scène le duo jacobsien a vu le jour en 2008 : Le Sanctuaire de Gondwana. En dehors de sa participation à la série Blake et Mortimer, il travaille avec de nombreux grands scénaristes comme Pierre Christin (Léna), ou encore Yann (Mezek). (Source Galerie Daniel Maghen)


 

L'histoire :

Louise est belle, mais elle n’a pas de rideaux à ses fenêtres qui donnent sur une voie de métro. Et un matin, une rame se trouve en panne juste devant et les usagers ont une vue prenante sur la belle dans le plus simple appareil…

 
Deux hommes tombent sous le charme, Victor et Armand. C’est Victor qui attaque le premier mais Armand qui conclut. Mais un beau jour réapparaît le cahier bleu, un journal intime qui va largement envenimer la situation de couple et les rapports entre les deux hommes.


On découvre un petit bout de la vie de cette jolie québécoise dans un Paris moderne (1992). (Source : coin bd)

 

Ce que j'ai aimé :

Je n'ai pas été pleinement enthousiasmée par cette BD. L'intrigue tourne autour d'un triangle amoureux avec en son centre la belle Louise femme libérée qui s'offre au gré de ses coups de coeur. En laisant ainsi au bord du chemin des coeurs brisés, lapidés, trahis. Les hommes jouent avec le hasard pour la rencontrer, laissant croire que le destin peut provoquer des rencontres, en réalité souvent savamment orchestrées. On ne joue pas impunément avec le hasard, les deux hommes  vont l'apprendre à leurs dépens. 

cahier-bleu-3.jpg


La deuxième partie de l'intrigue se concentre sur le meurtre de l'un des protagonistes, mais malheureusement, sans nous donner le fin mot de l'histoire. Je pensais que la suite "Après la pluie" m'éclairerait, mais point du tout, l'intrigue de cette pseudo-suite part dans une autre direction.

Les dessins sont très classiques, aux lignes précises et aux couleurs sans surprise.

cahier-bleu-2.jpg

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Après la pluie

 

BD Mango bleu

 

 

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Le petit grumeau illustré de Nathalie JOMARD

Publié le par Hélène

petit-grumeau.jpg

 

♥ ♥ ♥

« Comme disait Tonton Fulbert : « Etre parent, c’est un peu comme manger de la soupe avec les doigts, c’est pas facile. »"

 

L’auteur :

 

http://nathaliejomard.blogspot.fr/p/test.html

 

 L’histoire :

 

Dans cet album, sorte d’exutoire maternel sous forme de chroniques illustrées souvent truculentes, elle partage avec un humour grinçant et décalé son quotidien de maman.
Tout y passe : la pré-grumeautique où elle relate avec drôlerie la période de la grossesse, le Grumeau-chaos et les actions commando de sa progéniture sur l’infortuné Chat-Bouboule domestique, la Grumeau-parentalité ou encore la Grumeau-socio et l’art de dire merde aux bons conseils.
Enfin, cerise sur le gâteau, ça et là on retrouve avec plaisir quelques conseils foireux prodigués avec beaucoup de conviction par une Tata Nath au sommet de son art en matière de suggestions fumeuses.
De très joyeuses scénettes illustrées qui abordent avec drôlerie l’universalité de la condition maternelle et parentale, dans lesquels toutes les mamans (et les papas) se reconnaîtront et plus largement tous ceux qui ont envie de rire avec bonne humeur des tribulations cocasses d’une famille ordinaire. (Babélio)

 

Mon avis :

 

C'est quoi t'esse un grumeau vous demandez-vous ?

Grumeau :

1- Nom propre, masculin singulier, invariable, désignant affectueusement en patois local de Monchémoi un spécimen paticulièrement agité mais néanmoins adorable de bébé fille.
2- Par extension d'usage, le grumeau sans majuscule, nom commun, masculin singulier, sert à désigner familièrement en langage domestique un bébé ou un enfant, fille ou garçon.

 Chez Nathalie Jomard, ça ressemble à ça :

grumeau-2.jpg

 

Des trouvailles très drôles de cette jeune maman délurée :

vous trouverez :

- Des conseils foireux :

pour l'empêcher de crier, car les filles, ça crie :

 

grumeau-cosneil.gif

pour l'empêcher de perdre son doudou à 4h du mat pour la 100000000000ème fois :

 

grumeau-doudou.gif

 

- Des slogans désespérants :

Le grumeau contrasexion : 100 % efficace

 

grumeau-1.png

 

 - Des réponses adaptées aux conseils débiles :

"Je ne cherche pas à t'influencer tu as choisi d'accoucher sous péridurale, c'est très bien... Pourtant, sans péridurale, c'est tekelent plus authentique...blabla...se sentir devenir mère...blablabla... conscience de soi...bla... communion avec ton bébé...blablabla...tu devrais y réfléchir

- Ah ouais ? c'est un peu comme se faire arracher une dent sans anesthésie ? Tu communies avec ton dentiste..."

- un chat traumatisé :

grumeau-3.png

 

des situations qui sentent le vécu :

grumeau-4.gif

 

Bref un album très réussi à offrir à toutes les jeunes mamans !

 

Vous aimerez aussi :

 

http://grumeautique.blogspot.fr/

 

D’autres avis :

 

Noukette 

 

Le petit grumeau illustré, chroniques d’une apprentie maman Nathalie JOMARD, Michel Lafon, 2009, 16.95 euros

 

BD Mango bleu

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Pawnee de Patrick PRUGNE

Publié le par Hélène

  pawnee.jpg

♥ ♥

 

L'auteur :

 

http://patrickprugne.com/

 

L'histoire :

Alban, jeune soldat français envoyé en Louisiane et porté déserteur, partage à présent la vie des indiens Minetaree. Solidement lié d'amitié avec le trappeur Toussaint Charbonneau, il a abandonné tout espoir de retrouver Louis, l'ami qui l'avait accompagné en Amérique avant de tomber aux mains des Pawnees. Sa décision est prise, il va rentrer en Europe... Malheureusement, son chemin croise celui de guerriers Shawnees, et d'une bande de miliciens. Si ces derniers sauvent la vie d'Alban, ils se révèlent d'une sauvagerie et d'une cruauté bien supérieure à celle des indiens qu'ils sont censés combattre...

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Ce que j'ai aimé :

Les dessins sont magnifiques, chaque planche est un véritable chef d'oeuvre, travaillé jusque dans le moindre détail. "J'aime bien fixer les courts moments dans une illustration. Avant, après, ... que s'est-il passé ? Que va-t-il se passer ?" explique l'auteur dans un dossier riche ajouté en fin d'album.  Ainsi ses aquarelles témoignent brillamment de ces instants suspendus durant lesquels tout peut encore advenir. Il s'est considérablement documenté sur les indiens, parvenant ainsi à rendre un vibrant hommage à la beauté de leurs parures ou de leur maquillage.

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Le contexte historique est celui de la  fin XIXème en Amérique du Nord, et de l'avancée des colons américains sur les terres indiennes. A partir de 1811 les indiens livrent une guerre sans merci aux colons blancs. Sur fond de lutte clanique, Patrick Prugne plante une intrigue centrée autour de la disparition de deux jeunes hommes que recherchent notamment la soeur de l'un des jeunes hommes. Les personnages sont fascinants : indiens plus humains que sanguinaires, miliciens violents et sans scrupules, hommes blancs à l'identité floue...

pawnee-indiens.jpg

Malheureusement, à mes yeux, le scénario n'est pas à la hauteur de ces dessins à couper le souffle, il souffre d'un défaut frustrant...

 

Ce que j'ai moins aimé :

- Le saut temporel est surprenant : avant la fin de l'aventure, on passe de juin 1811 à novembre 1811, soit pour que le tome suivant raconte ce qui a pu se passer entre cet été meurtrier et cet hiver neigeux, soit  parce que sinon la Bd aurait été trop longue. Quelle que soit la raison, c'est frustrant ! Le lecteur est en pleine lecture, passionné par la recherche de la jeune Angèle, par ses aventures, par les errances d'Alban, en pleine tension, et tout à coup, sans explication, une ellipse temporelle vient tout gâcher et tout est résolu...

- Il est tout de même préférable de lire « Frenchman » avant ce tome-ci.

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Frenchman

 

D'autres avis :

Babélio

 

Pawnee, Patrick Prugne, Daniel Maghen, août 2013, 19,50 euros

 

pawnee-bisons.jpg

 

BD Mango bleu

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La traversée du Louvre de David PRUDHOMME

Publié le par Hélène

traversee-du-louvre.jpg

♥ ♥ 

 

L’auteur :

 http://davidprudhomme.blogspot.fr/

 

L’histoire :

Au Louvre, c’est 7 000 visiteurs et 35 000 œuvres qui se côtoient par jour, dans 210 000 m2, dont 60 000 m2 de galeries. 5 000 ans d’histoire de l’art, qui suscitent autant de comportements, de situations amusantes, touchantes ou tendres, que David Prudhomme croque avec légèreté et brio. C’est le regard humoristique d’un artiste sur l’Art. (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 L’auteur déambule dans les salles du Louvre. Il y perd sa compagne et prouve ainsi que la meilleure façon de découvrir ce musée hybride est peut-être justement, de s’y perdre. Il croise ainsi toute une faune de visiteurs, et chacun à sa manière préfigure une œuvre d’art. Il observe les réactions, les photographes, les flâneurs, les groupes et construit ainsi une œuvre atypique, éloge de la flânerie et de l’observation.

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L’importance n’est elle pas dans le regard plus que dans la chose regardée ?

traversee-3.jpg 

Ce que j’ai moins aimé :

Les dessins crayonnés, question de goût, je préfère les aquarelles..

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Rébétiko de David PRUDHOMME

 

D’autres avis :

 Télérama ; Mo  

 

La traversée du Louvre, David Prudhomme, Futuropolis, juin 2012 , 17 euros

 

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Un printemps à Tchernobyl de Emmanuel LEPAGE

Publié le par Hélène

                           printemps-a-tchernobyl.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

« Je croyais me frotter au danger de la mort... Et la vie s'impose à moi. »

 

L'auteur :

      Né en 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage va faire à l’âge de 13 ans une rencontre déterminante : celle du dessinateur Jean-Claude Fournier. Le dessinateur de Spirou va lui enseigner les rudiments du métier et lui donner des conseils.

En 1983, il réalise dans le quotidien Ouest France son premier dessin publié, puis avec l’aide des bibliothèques de Rennes il publie à compte d’auteur son premier album de bande dessinée La Fin du monde aura-t-elle lieu ? à partir de l’année suivante, il réalise de nombreuses illustrations pour des revues et des magazines en Bretagne.
En 1986, il commence sa première série : Les aventures de Kelvinn. Deux albums en couleur paraissent également aux éditions Ouest France. Il collabore aux journaux de bande dessinée Circus et Tintin Reporter.

En 1990 et 1991 il publie aux éditions Signe de piste deux ouvrages adaptés de l’œuvre d’Huguette Carrière. Cette série sera ensuite reprise aux éditions du Lombard.
En 1991 associé au talentueux scénariste Dieter, il commence la série Névé chez l’éditeur grenoblois Glénat. Ayant achevé les cinq albums de cette série qui fut très remarquée, il entame une nouvelle collaboration avec la romancière Anne Sibran. Tous deux réalisent dans la prestigieuse collection Aire Libre de Dupuis La Terre sans mal qui consacrera sa notoriété.
Un an plus tard il dessine Alex Clément est mort et après un tour du monde de deux ans, il publie aux éditions Casterman deux livres de carnets de voyage : Brésil et America avec des textes de l’écrivain Nicolas Michel.

En 2003, il entame ce qui sera considéré comme son chef d’œuvre, le diptyque Muchacho dans la collection Aire Libre. Il décrit le parcours d’un jeune séminariste au Nicaragua qui va se trouver confronté à des relations sociales très dures et à la découverte de sa propre sensualité. Lepage, auteur complet, signe là une œuvre éminemment sensible et engagée, elle sera reconnue par toute la presse unanime et sera couronnée par de nombreux prix. Le trait fin et puissant de Lepage, son dessin raffiné, son art consommé de l’aquarelle font de lui un des plus brillants créateurs de la nouvelle bande dessinée française ; ses ouvrages ont été traduits dans de nombreux pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis.
Actuellement, il réalise avec sa compagne l’écrivain Sophie Michel un diptyque Oh les filles ! qui est paru début 2008 aux éditions Futuropolis.

2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis

2012: Un printemps à Tchernobyl (Source : Babélio)

 

L'histoire : 

26 avril 1986. À Tchernobyl, le cœur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ? (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j'ai aimé :

« Selon l'OMS, cinq millions de personnes seraient aujourd'hui contaminées par les radionucléides, trois millions d'enfants devraient suivre des traitements médicaux durant toute leur vie, 270 000 personnes vivraient dans des zones « strictement contrôlées », et 4000 seraient décédées suite à la radioexposition. (…) Des organsisations non gouvernementales avancent plutôt le chiffre de 25000 à 100000 morts. Sans compter les cancers qui feraient au moins 500 000 victimes dans les années à venir. »

Tchernobyl, catastrophe aux conséquences inimaginables, qui laissent dans le désarroi des millions de personnes. Emmanuel Lepage a souhaité aller à leur rencontre, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oubli, et pour qu'ils sachent qu'on se préoccupent de leur sort. Un voyage aux portes de l'horreur, de l'interdit, là où la mort nous frôle sous forme d'ondes invisibles et meurtrières.

tchernobyl.jpg

ET pourtant, Emmanuel Lepage va rencontrer la vie.

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« Lumineuses frondaisons qui vont des verts sombres aux jeunes feuilles, tendres pousses d'un beau jaune de cadmium, carmin des troncs de conifères, indigo de bouleaux, blanc des pétales sui volent.

Les couleurs étaient incandescentes.

Tout, autour de moi, respire le calme. Ces lieux invitent à la volupté.

Pourtant je suis à Tchernobyl. »

Emmanuel se demande alors comment retranscrire cette abérattion, lui qui avait choisi jusque là des tons sombres, noirs, ankylosés, voit la couleurs emplir ses dessins. Dérouté, il ne sait plus comment gérer le décalage entre ce qu'il voit, la beauté des lieux, la bonté des gens et leur joie de vivre, et entre ce qu'il sait, leur avenir sclérosé, les lieux contaminés...

La vie, plus forte que la mort comme en témoigne ce dernier dessin, coloré...

 

Ce que j'ai moins aimé :

Rien, il rejoint le panthéon de mes BD préférées aux côtés de

"Tout seul"...

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  Voyage aux îles de la Désolation d’Emmanuel LEPAGE

Autre :  La nuit tombée de Antoine CHOPLIN

 

D'autres avis :

Babélio

 

Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage, Futuropolis, octobre 2012, 24.50 euros

BD Mango bleu

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