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deceptions et abandons

Déception et abandon du mois de mai

Publié le par Hélène

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Et tous mes amis seront des inconnus de Larry McMURTRY

 

Présentation de l'éditeur  :

Danny Deck est un jeune écrivain bien trop sensible. Alors qu’il s’apprête à publier son premier roman, il débarque en trombe dans le cœur de plusieurs femmes : la belle et froide Sally, qu’il épouse sur un coup de tête et qui ne tarde pas à le laisser tomber, une petite amie qui le rend heureux mais ne veut pas rester, une voisine aussi généreuse que dévergondée et une bonne vieille copine qu’il aime en secret. Allant de femme en femme, Danny quitte le Texas pour la Californie, terre promise de ce début des années 1960, en pleine ébullition sexuelle et culturelle. L’amour, la gloire et le Rêve Américain semblent à portée de main. Son périple sera ponctué d’aventures et de rencontres tragi-comiques qui marqueront les débuts dans la vie d’un jeune homme dont le seul tort est de tomber trop souvent amoureux.

    Et tous mes amis seront des inconnus est l’un des premiers romans de Larry McMurtry et sans conteste un des plus drôles. L’auteur de La Dernière Séance signe là un road-trip sensuel et exubérant et dresse le portrait attachant d’un irrésistible vagabond.

 

Mon avis :

Sexe alcool et drogue constitue le fond de la vie de Danny et de ce fait du roman. Ses frasques ne sont qu'une série d'expériences sexuelles, alcoolisées et droguées quelquefois. S'il faut avouer que ses déboires prêtent à sourire, il faut dire aussi que je me suis lassée de son road-movie égocentrique, peu réceptive à cette ambiance du début des années 60. Je devrais le savoir, à chaque fois que je me lance dans un livre de la collection  "Americana" de Gallmeister (Total killer par exemple) je reste au bord du chemin, peu sensible à leur univers. Mais là comme il s'agissait de Larry McMurtry, génialissime auteur de Lonesome dove dont je parle encore avec des trémolos dans la voix et qui a signé mon addiction définitive aux cow-boys, j'ai eu une absence et je me suis lancée dans cette lecture... Mais à même collection, mêmes effets : abandon !

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Le safari des meurtres à sang chaud et autres meurtres de Nicholas DRAYSON

 

Présentation de l'éditeur :

L’honorable M. Malik est très occupé par l’organisation du safari d’observation annuel de l’Asadi Club. Une fois de plus, l’énigme du meurtre de Lord Erroll, un riche Anglais émigré à Nairobi dans l’entre-deux-guerres, refait surface. Une nouvelle hypothèse suscite de vifs débats. Et la mascotte attitrée du club, la dépouille empaillée du lion Kima Killer, jadis célèbre dans la région pour son appétit féroce, disparaît dans des circonstances suspectes. Sans parler de Petula, la fille de M. Malik, qui hésite à se marier, et du ministre de l’Intérieur, un homme qui menace l’Asadi Club de fermeture. Aidé de ses amis, M. Malik va essayer de percer le mystère d’un assassinat vieux de plusieurs décennies, de retrouver la mascotte et de faire sortir de l’ombre la bête la plus dangereuse d’Afrique.

 

Mon avis :

J'avais été tellement emballée par le premier tome des aventures de Monsieur Malik que j'attendais celui-ci avec impatience, trop d'impatience peut-être. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire qui a tendance à s'éparpiller dans diverses directions : l'organisation du safari du titre, un ancien meurtre sujet de discussions interminables entre les membres du club, le retour de Rose, des digressions sur son histoire, le futur mariage de la fille de Monsieur Malik, le retour de Harry le fameux, des rappels du tome précédent. L'ensemble est un peu longuet, beaucoup trop de digressions. Une déception.

 

D'autres avis : 

Yves ; Keisha

 

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Déception et abandon du mois d'avril

Publié le par Hélène

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Le monde à l’endroit de Ron Rash

 

Présentation :

Travis Shelton est un jeune gars de dix-sept ans, en perpétuel conflit avec son père, un peu bravache, un peu paumé. L’été où débute ce roman, un jour de
pêche à la truite, le hasard lui offre l’occasion de commettre la bêtise qui va sans doute changer le cours de sa vie : il tombe sur une plantation clandestine de chanvre indien. C’est un jeu d’enfant de couper quelques pieds et de charger le plateau de son pick-up.
Pour écouler la moisson miraculeuse, il s’adresse à un ancien prof devenu dealer, Leonard Shuler. Trois récoltes scélérates plus tard, Travis est surpris par le propriétaire du champ, l’intraitable Carlton Toomey, qui lui sectionne au couteau le tendon d’Achille, histoire de lui apprendre qu’on ne vole pas le bien d’autrui. Mais ce ne sera pas la seule leçon de cet été-là : Travis quitte ensuite la maison paternelle et trouve refuge dans le mobile home de Leonard, qui va devenir son mentor.

À cette occasion, Travis découvrira les lourds secrets qui pèsent sur la communauté de Shelton Laurel depuis un massacre perpétré pendant la Guerre de Sécession, et se trouvera confronté aux doutes engendrés par le passé. Le passage à la stature d’homme se fera certes, et comme souvent, au prix de la découverte de l’amour et de la rupture avec le père, mais il y aura aussi un prix plus fort à payer, qui aura pour monnaie le sang. (Source : Babélio)

 

Mon avis :

 

Au fil de ma lecture mon esprit avait tendance à s'évader, perdant le fil, peu passionné par ce que je découvrais. Il faut dire que les personnages sont peu attirants : entre Travis jeune ado pas très fûté, Léonard, ancien prof devenu dealer qui vit dans un mobil home, Dena, la jeune femme avec qui vit Léonard, zombie ambulant, j'ai eu l'impression d'étouffer dans un univers glauque. si bien que ce qui devait arriver arriva : j'ai abandonné ce livre en cours de route. Pour m'apercevoir par la suite en lisant d'autres avis sur la toile qu'il a eu beaucoup de succés auprès d'autres lecteurs. A vous de vous faire votre idée dans ce cas...

 

D’autres avis :

 

Keisha MimiPinson Papillon

Télérama

 

 

grand prix lectrices de elle

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Déceptions et abandons du mois de février

Publié le par Hélène

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  L'homme chauve-souris de Jo NESBO

 Quatrième de couverture :

 Parce qu'une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d'une falaise à l'autre bout du monde en Australie, l'inspecteur Harry Hole de la police d'Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l'évincer. Ce qui n'aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu'Harry Hole refuse d'ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes... Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L'Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l'indicible, lui apportera, jusqu'au chaos final, l'espoir et l'angoisse, l'amour et la mort : la pire des aventures.

 

Mon avis :

 Le début de ma lecture était plutôt prometteur, j’apprenais des éléments intéressants sur l’Australie, sur les autochtones, l’intrigue se mettait en place lentement, bref tout allait bien. Puis, Harry Hole a eu rendez-vous avec une rousse et à partir de cet instant il est devenu tellement ridicule à mes yeux qu’il n’était plus du tout crédible et que le roman par la même occasion non plus :

 « Brigitta se pencha en avant, au-dessus de la table. Harry se supplia de ne pas plonger les yeux dans son décolleté. Ce fut tout juste s’ils sentit son léger parfum, et inspira avidement par le nez. Il ne fallait pas qu’il se laisse abuser. » (p. 81)

 Pendant et après ce rendez-vous qui l’a marqué durablement, Harry Hole passe son temps à « pouffer de rire » (p. 82, 87) Un homme qui pouffe moi je dis non.

 En plus je me suis rendue compte que j’avais déjà lu ce livre il y a quelques années, que je n’avais déjà pas aimé, et que je ne m’en souvenais absolument pas, ce qui est franchement mauvais signe !

  

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 La bonne étoile d’Esther FREUD

 

Quatrième de couverture :

La timide Nell, Charlie la magnifique, Dan l’ambitieux, Jema la révoltée : tous croient en leur « bonne étoile ». Formés au très select Drama Arts de Londres, où ils se sont rencontrés, ils rêvent de devenir des stars. La réalité sera-t-elle à la hauteur de leurs espérances ? Auditions improbables, agents injoignables, tournées miteuses, tapis rouge sans lendemain ponctuent leur parcours semé d’embûches dans un monde dominé par l’ambition, la vanité et les faux-semblants. Seule Nell prendra le chemin de la réussite, mais à quel prix…

Dans cette comédie douce-amère, Esther Freud – qui fut elle-même actrice – pose un regard à la fois tendre et aigu sur ses personnages ainsi que sur les splendeurs et misères d’une profession aussi exaltante qu’impitoyable.

 Mon avis :

Ni plus ni moins High school musical : histoires de cœur de deux ou trois apprentis acteurs, leurs cours, leurs petits boulots, leurs amours, leurs déconvenus, leurs pleurs, leurs auditions... Trop c'est trop... 

 Autres avis : Télérama ; Lire ;   

Clara  

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   Quatre jours en mars de Jens Christian GRONDAHL

Résumé :

Au cours de quatre jours dramatiques, Ingrid Dreyer, architecte et mère divorcée, va être amenée à replonger dans les souvenirs de sa jeunesse solitaire et de son mariage raté, afin de comprendre pourquoi sa vie commence à ressembler à une impasse.

 Mon avis :

Un récit nostalgique très statique, très psychologique, et finalement assez déprimant il faut bien le dire. Ingrid revit son passé, teinté de regrets, son avenir semble tout aussi opaque, et quant à son présent, il n’est pas plus reluisant : elle apprend en effet que son fils s’est rendu complice d’une agression envers un jeune homme. L’écriture minutieuse  analyse au plus près ses sentiments, de façon trop détaillée à mon goût, créant une sensation lente, rapidement étouffante qui m’a poussée à abandonner ma lecture…

 Télérama  

 

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Déceptions et abandons du mois de janvier

Publié le par Hélène

dans le jardin de la bete 

 

Dans le jardin de la bête de Erik LARSSON

 

« C’étaient des gens compliqués se mouvant dans une époque compliquée, avant que les monstres proclament leur vraie nature. » (Préface)

 

Quatrième de couverture : Avec Le Diable dans la ville blanche, Erik Larson a révélé un talent exceptionnel pour romancer l’Histoire. Après s’être intéressé à l’Exposition universelle de Chicago et au premier serial killer américain dans son précédent livre, il nous offre cette fois un superbe thriller politique et d’espionnage, basé sur des évènements réels et peu connus qui se sont déroulés en Allemagne pendant l’accession au pouvoir d’Adolphe Hitler.

1933. Berlin. William E. Dodd devient le premier ambassadeur américain en Allemagne nazie. Originaire de Chicago, c’est un homme modeste et austère, assez peu à sa place sous les ors des palais diplomatiques, qui s’installe dans la capitale allemande. Belle, intelligente, énergique, sa fille, la flamboyante Martha est vite séduite par les leaders du parti nazi et par leur volonté contagieuse de redonner au pays un rôle de tout premier plan sur la scène mondiale. Elle devient ainsi la maîtresse de plusieurs d’entre eux, en particulier de Rudolf Diels, premier chef de la Gestapo, alors que son père, très vite alerté des premiers projets de persécutions envers les juifs, essaie d’alerter le Département d’État américain, qui fait la sourde oreille. Lorsque Martha tombe éperdument amoureuse de Boris Winogradov, un espion russe établi à Berlin, celui-ci ne tarde pas à la convaincre d’employer ses charmes et ses talents au profit de l’Union Soviétique. Tous les protagonistes de l’histoire vont alors se livrer un jeu mortel, qui culminera lors de la fameuse « Nuit des longs couteaux ».

 

Mon avis : Erik Larsson nous plonge dans « le jardin de la bête », dans les années trente en Allemagne, quand, tapie dans l’ombre Hitler et ses acolytes tissent leur toile, insidieusement, lentement, inexorablement. Pour ce faire, l’auteur s’appuie à la fois sur une documentation érudite (sa bibliographie de plus de15 pages est là pour le prouver) et il choisit de mettre en scène deux personnages vrais d el’histoire : Dodd devenu ambassadeur des Etats Unis à Berlin dans ses années là, et sa fille Martha jeune femme qui n’a pas froid aux yeux…  Ainsi, le récit oscille entre documentaire et œuvre de fiction :

 

 « Ceci n’est pas une œuvre de fiction. Comme il se doit, tout passage entre guillemets est extrait d’une lettre, d’un journal intime, de mémoires oud ‘un autres document historique. Je n’ai pas cherché dans ces pages à décrire une fois de plus l’histoire de cette époque. Mon objectif est plus intime : approcher ce monde disparu par le biais du vécu et des perceptions de mes deux sujet principaux, le père et la fille, qui, dés leur arrivée à Berlin, ont entrepris un voyage plein de découvertes et de transforamtions, pour finir le cœur brisé. » (Préface)

 

Le travail documentaire est présent dans les citations, dans les passages descriptifs qui collent au plus près de la réalité de l’époque, tandis que le travail de romancier  consiste à donner vie aux personnages qui se meuvent devant nos yeux, prennent une consistance psychologique, sont pris peu à peu dans un engrenage qui les dépasse et dont ils ne sortiront pas indemnes. L’Histoire est vue de l’intérieur, à travers ces personnes qui ne se doutent pas encore de la face cachée du nazisme. Dodd  est un idéaliste qui veut développer le libéralisme américain en Allemagne et la jeune Martha une jeune séductrice attirée irrémédiablement vers le sexe fort, et frétillante devant ces beaux jeunes blonds aux yeux bleus.

 

L’ensemble est prenant, seulement,  il faut quand même avoir un goût certain pour cette période de l’histoire pour avoir envie de lire, encore, un livre sur le sujet, et surtout un tel pavé !

 

  Folfaerie ;  Clara ; Alex ;  Lystig  ; Keisha est ici 

 

 

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Tabloid city de Pete HAMILL

 

Quatrième de couverture : Quand « 24h Chrono » rencontre « Collision » : un polar mené à 100 à l’heure dans un New York en pleine évolution…

Sam Briscoe, septuagénaire élégant aux faux airs d’Inspecteur Harry est le rédacteur en chef du New York World, l’un des tabloïds mythiques de la Grosse Pomme qui vit ses dernières heures : le compte à rebours est en route et dans très peu de temps, la version papier va disparaître au profit d’une version online. La fin d’une époque, au grand dam de Sam. Mais cette nuit-là, alors qu’il boucle son ultime édition, un fait divers d’une violence inouïe va bouleverser son chemin de fer. Et sa vie. Cynthia Harding, une « socialite » très introduite dans les milieux de l’art et de la culture, est sauvagement assassinée. Son assistante, Mary-Lou, partage son sort. Il en faut beaucoup pour déstabiliser un vieux briscard comme Sam. Seulement, Cynthia, c’est la seule femme qu’il ait jamais aimée… Tandis qu’il traverse cette nuit et cette journée pas comme les autres, on suit les parcours croisés d’un flic, Ali, l’époux de Mary-Lou, de leur fils Malik, fondamentaliste islamiste, et de bien d’autres encore…
Les voilà lancés dans une course folle à travers New-York, ville-héroïne du roman, peinte comme une sorte de Gotham City fantomatique, une ruche foisonnante, où chaque personnage est pris entre les mouvements permanents d’une ville qui ne s’arrête jamais, et les conflits qui l’habitent.

 

Mon avis : Je n’ai pas réussi à entrer dans ce roman pour plusieurs raisons :

 

Le style tout d’abord, très parlé, mimant les mots des protagonistes, adoptant leur point de vue mais le procédé est trop mécanique comme pour ce personnage fan de Céline et qui utilise à outrance les points virgule. Oui, bon…


"Le romantisme, cela dit, n'est plus vraiment de saison. Le dossier "Amour" déborderait plutôt de tarés qui rentrent pétés à la maison, vont chercher leur flingue, descendent maman et les trois gosses avant de s'en coller une pour finir en beauté." (p. 28)


L’indication des heures qui défilent et qui rapprochent tout ce beau monde de la catastrophe tient lui aussi du procédé grossier pour tenir le lecteur en haleine.

 

Les lamentations sans fin sur la fin de la presse écrite deviennent rapidement lassantes.

 

Les personnages sont très nombreux, presque trop nombreux pour que le lecteur s’attache réellement à l’un d’entre eux. Certains sont relativement caricaturaux comme la femme seule Helen, le jeune extrêmiste, le jeune loup arriviste…

 

En conclusion : un roman sont les ficelles sont trop apparentes à mon goût !

 

Le Figaro  

 grand prix lectrices de elle

 

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Déception et abandons de 2012

Publié le par Hélène

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La ville des serpents d’eau de Brigitte AUBERT

Brigitte Aubert reprend un thème très couru en littérature policière : la pédophilie, et s’inspire pour ce faire d’un fait divers : séquestration d’une enfant devenue mère. Soit. Encore faudrait-il que les personnages soient crédibles : la séquestrée n’est pas  au quarantième dessous, la jeune Amy semble à peine décontenancée d’être lancée à l’air libre loin de sa mère et de son géniteur, le flic alcoolique –là encore quelle originalité !- enquêtant est grossier et très peu attachant, donc déjà, pour moi cela commençait mal.

Il a suffi de quelques passages pathétiques appuyant sur la corde sensible gratuitement pour que ce polar me tombe des mains. Il m’en reste une impression très désagréable, gluante, collante, lourde, qu’un style basique a définitivement embourbé dans les limbes de mon ennui. Et pourtant je me souviens d’avoir beaucoup aimé « La mort des bois ». C’est dommage.

 D'autres avis : Clara 

grand prix lectrices de elle

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 Plan de table deMaggie SHIPSTEAD

Présentation :

Un mariage, le plus beau moment d'une vie...? Plan de table, ou quand une riche famille américaine se retrouve en huis clos sur une île de Nouvelle-Angleterre. Amour, fidélité, réussite et démon de midi, dans la lignée des Sortilèges du cap Cod de Richard Russo ou encore d'American beauty de Sam Mendes, un roman social grinçant et jubilatoire, une analyse au scalpel des vies étriquées et superficielles de l'upper class américaine.

Brillante, impertinente et jubilatoire, une comédie de moeurs grinçante sur une île très select de Nouvelle-Angleterre, le tableau aussi émouvant que désopilant d'une upper class américaine engoncée dans ses codes et ses certitudes.

C'est l'événement de la saison sur l'île de Waskeke : Daphnée, l'aînée des Van Meter, se marie ! Mais alors que famille et amis sont en effervescence, son père, lui, arbore une mine maussade.
Pour Winn, banquier désabusé de cinquante-neuf ans, passe encore de voir sa fille très enceinte s'afficher en robe virginale, de supporter les commentaires gras des cousins de province et les discours éméchés de sa belle-soeur. Passe encore qu'une fuite de homard sème la panique et qu'une baleine choisisse précisément ce week-end pour venir s'échouer sur la plage. Passe enfin que son éducation toute protestante l'empêche de goûter aux appas de la jeune Agatha, demoiselle d'honneur particulièrement accorte.
Non. Le vrai scandale pour Win, cette obsession qui hante ses nuits, se résume à une seule question : pourquoi les portes du Pequod, le club le plus huppé de l'île, ce sanctuaire des âmes bien nées, lui restent-elles désespérément closes ?
Plus que deux jours à tenir et ce mariage sera de l'histoire ancienne...



Mon avis :

 Les problématiques des personnages m'ont semblé creuses et sans intérêt le vieux rombier qui lorgne la jeune damoiselle amie de sa fille, la jeune fille éconduite malheureuse comme la pierre, la mère de famille affairée, la future jeune mariée enceinte et fatiguée... Et le seul souci à l'horizon est la fait que ce brave ... ne puisse pas intégrer le club qu'il convoite ! Pauvres personnages si riches...

 

D'autres avis :

 Le Figaro http://www.lefigaro.fr/livres/2012/09/26/03005-20120926ARTFIG00689--plan-de-table-un-mariage-a-risques.php

Cathulu http://www.cathulu.com/archive/2012/10/29/plan-de-table.html

 

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La réparation de Colombe SCHNECK

 

Quatrième de couverture :

« Je me suis d'abord trompée.

Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La petite Salomé, dont ma fille a hérité du beau prénom, mon arrière grand-mère, mes oncles et tantes, mes cousins, vivaient en Lituanie avant la guerre. Ils appartenaient à une communauté dont il ne reste rien. »

 Que s'est-il vraiment passé dans le ghetto de Kovno en 1943 ? Et pourquoi cette culpabilité en héritage ?

Dans ce roman-vrai, Colombe Schneck remonte le temps et fouille les mémoires. Jusqu'à la découverte d'une vérité bouleversante.

  

Mon avis  :

En premier lieu, il y a l'écriture, basique, froide, banale, sans aucun intérêt, peut-être due au fait que l'auteure est journaliste.

Puis le sujet, l'intérêt de ce témoignage qui n'apporte pas grand chose au sujet, si ce n'est de soulager la conscience de l'auteure. Ecrire sur la Shoah pourquoi pas, que l'on aime ou non les bains dans la Méditerrranée, là n'est pas la question. Mais encore faut-il avoir quelque chose à dire, à raconter, et savoir le faire. 

Bref,  pour finir, la construction labyrinthique, faite d'allers-retours, a eu raison de mon intérêt pour ce roman-témoignage.

 

D'autres avis :

Jostein Mimi qui souligne le fait étrange que ce livre soit considéré comme un roman et non comme un témoignage.

Clara

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Les oreilles de Buster de maria ERNESTAM  

Quatrième de couverture :

Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée.

Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime.

Un délicieux mélange de candeur et de perversion.

 

Mon avis :

Trop lent, je pensais rire, mais ce ne fut pas le cas.

Il faudra que l'on m'explique pourquoi l'auteur pense qu'une femme est vieille à 56 ans ? C'est étrange.

Il m'a été difficile de m'identifier aux personnages.  Une impression d'ennui a prévalu sur mon envie de lire ce roman ! 

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 Quatrième de couverture :

 Il y a, dans Libellules, un enfant qui grandit et sans cesse s’interroge, un père qui aimerait pouvoir lui répondre, il y a cette femme qui, du matin au soir, secoue son linge à sa fenêtre, il y a Kate, là-bas, en Antarctique, et la tragique histoire d’un chapeau à la mer… Avec tendresse et bienveillance, un homme, écrivain, porte un regard sensible et drôle sur le monde qui l’entoure. (Présentation de l’éditeur)

 Mon avis :

 J'ai aimé les chapitres consacrés à l’enfant qui pose des questions philosophiques auxquelles il est difficile de répondre sont frais et intelligents. J'ai trouvé les autres chapitres insignifiants, le narrateur observe le monde qui l’entoure et nous le rend tel quel, sans réel travail de création ou de poésie. A chaque fin de chapitres, je me disais « Oui ? Bon… »

   D’autres avis :

 Clara ; Nina ; Yves  

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Quatrième de couverture :

Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.


Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.


Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.
 

Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie. Yannick Grannec a réussi, dans ce premier roman, le tour de force de tisser une grande fresque sur le XXe siècle, une ode au génie humain et un roman profond sur la fonction de l’amour et la finalité de l’existence.

 

Mon avis :

Trop de longueurs, une situation statique pendant plusieurs pages, des considérations scientifiques qui ne m'intéressaient pas du tout, des personnages peu attachants, voire franchement antipathiques, des situations répétitives (les chapitres consacrés aux visites de Adèle à la vieille Anna), bref, j'ai abandonné.

 

D'autres avis :

 

Chez Babélio  

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Remington de Mamadou Mahmoud N'Dongo

 

Quatrième de couverture : « Mon dimanche a commencé comme le début d’un film de Jim Jarmusch par un long plan séquence où le héros devant son verre de pur malt est assis au comptoir, près de lui, une Rita Hayworth éméchée mime une danse lascive devant un juke-box à la prise débranchée, tandis que le barman lit 2666 de Roberto Bolaño, il est minuit passé de cinq minutes, rue Myrha, je regarde mon reflet dans le miroir au-dessus du comptoir, je venais d’avoir quarante et un ans ». Miguel Juan Manuel vit à Paris, il est critique rock pour le magazine Remington, où il tient une chronique dans laquelle il fait entendre sa musique.
Un brin narcissique, un rien insouciant, Miguel Juan Manuel carbure au sexe, à l’alcool et au rock’n’roll… mais, le soir de son anniversaire, il fait son examen de conscience lors de la fête que lui organisent ses amis et ses fantômes. Dans de courts chapitres, comme autant de récits de vie, de récits de soi, Mamadou Mahmoud N’Dongo relate les ambivalences, les incertitudes, les doutes d’une génération.

 

Mon avis : Il faut préciser que Miguel est un être très narcissique et pas seulement "un brin", un être, qui, à mes yeux, brasse du vent, comme, sans doute il est vrai, de nombreux êtres de sa génération. Mais nous parlons là d'une génération de nantis qui peuvent s'offrir drogue, alcool, filles faciles et fêtes débridées, soit une certaine élite.

Le récit est une suite de pensées nées d'un esprit anesthésié qui a fini par endormir mon intérêt pour les frasques de ce cher Miguel. Je le laisse fêter seul son anniversaire... 

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 Un fabuleux menteur de Susann PASZTOR

 

Quatrième de couverture : Lily, seize ans, nous relate une réunion de famille vouée à la mémoire de son grand-père Joschi, grand raconteur d'histoires devant l'Eternel, menteur impénitent, séducteur aux nombreuses épouses et aux nombreux enfants. A trop raconter d'histoires, c'est bien à sa mémoire que Joschi a jeté un sort.
Plus exactement aux bribes de mémoire, si contradictoires, que ses descendants aimeraient bien trier pour leur trouver une cohérence et s'accorder enfin sur le récit de leurs origines. Comédie humaine à l'échelle d'une famille, farce fort peu innocente puisqu'elle s'organise autour du voyage à Buchenwald de quelques Allemands un peu perdus à la recherche d'une confirmation de leur judéité, Un fabuleux menteur est un roman d'une légèreté perspicace, et d'une gravité généreuse.

 

Mon avis : J'ai trouvé ce roman très plat, sans grand intérêt.

La jeune Lily prend la parole du haut de ses seize ans et le style utilisé est tout aussi basique que les histoires qu'elle nous raconte. Peut-être ce roman conviendrait-il davantage à des adolescents...

Je ne suis pas allée au bout...

 

Extrait : "Dans la rue, je remis mes écouteurs et optai pour la musique de Portishezd parce que j'étais déprimée et que je voulais rester encore un peu seule. En fait, je n'avais plus aucune envie de me promener. Indécise, je tournai à gauche puis à droite et continuai un peu tout droit." (p. 141)

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Dernière nuit à Twisted River de John IRVING

 

Quatrième de couverture : A Twisted River circulent des histoires... Celles que les bûcherons racontent dans la chaleur du camp, peuplées d'ours et de sensuelles Indiennes. Et celles qu'ils taisent, comme cette nuit glacée qui a vu la fuite de Dominic et de son fils, après le meurtre accidentel de la maîtresse du shérif. En cavale à travers l'Amérique, ils tentent de semer leur passé. Mais peut- on oublier Twisted River ?

 

Mon avis : J'ai adoré la première partie et je me suis perdue au mitan du roman. Les époques se confondent à ce moment là, l'action fait une pause et le roman m'a laissée sur la route. Dommage...

 

D'autres avis (positifs pour la plupart) : Télérama Babélio

 

nom pour un autre

 

Un nom pour un autre de Jhumpa LAHIRI

 

 

Présentation de l'éditeur : Apparemment, c'est une simple histoire de nom, un caprice d'enfant. Lorsqu'il entre à l'école, près de Boston, Gogol refuse d'être appelé autrement que par ce surnom improvisé par son père à sa naissance. Non, il ne sera pas Nikhil, il ne veut pas se présenter sous ce prénom bengali. Bannissant ces deux syllabes qui le rattachent à la terre natale de ses parents, Gogol grandit comme un jeune Américain sous leur regard à la fois déconcerté et fier. Il joue au base-ball, écoute du rock, fréquente de jolies Américaines... Mais à la mort de son père, quelque chose se rompt en lui, révélant cette identité qu'il avait niée. Les deux syllabes oubliées, Nikhil, résonnent alors avec une profonde familiarité... A travers l'histoire de la réconciliation de Gogol avec son prénom, décrivant les désarrois d'une famille déracinée, Jhumpa Lahiri, révélée par L'Interprète des maladies, lauréat du prix Pulitzer en 2000, offre une évocation subtile et sensible des conflits intimes liés à la double
culture. 

 

Les raisons de mon abandon : c'est long, lent, dense, ça n'en finit pas, et comme j'ai une PAL faramineuse, avec des romans très tentants, j'ai laissé là ce brave Gogol et ses soucis d'identité. malgré tout le sujet de l'émigration est abordée de façon intelligente, le lecteur ressent durement les difficultés liées à une adaptation dans un pays et une culture radicalement différentes de ceux d'origine...

 

D'autres avis : Sassenach Lire

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  Le canyon de Benjamin PERCY

Dès les premières pages, j'ai eu peur de ce roman : un homme étrange, son fils et au milieu d'eux, un fusil, j'ai eu l'impression de revivre Sukkwan Island.

Puis le récit se concentre sur un couple un peu chaotique pour ne pas dire franchement déprimant : on apprend que la jeune femme a perdu un enfant alors qu'elle était enceinte de 5 mois -sic-, depuis elle rejette son mari -deuxième sic-, et comme si cela ne suffisait pas, son deuxième enfant, bien vivant jusqu'ici disparaît -triple sic-... Tout cela en l'espace de quelques pages...

Et ce n'est pas tout  : l'enfant -le deuxième, vivant, vous suivez ?- a été enlevé par l'homme au fusil du début...  Gloups !!!

J'ai eu trop peur de la page 113, j'ai abandonné !

D'autres avis : chez Babélio 

  

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Le livre des visages de Sylvie GRACIA

 

Présentation de l'éditeur : Durant une année, Sylvie Gracia s’astreint à publier régulièrement sur facebook une photo prise avec son téléphone portable, puis écrit la réaction spontanée que cette image fait naître en elle. S'invente alors au jour le jour une nouvelle forme du Journal littéraire où le plus intime surgit d’un étonnement, d’un éclat de colère, d’une peur d’être dévoilée, d’un désir soudain avoué. Ici, c’est le fragment, si consubstantiel à notre modernité, qui dévoile le réel, et la poésie la plus délicate comme la critique la plus féroce peuvent en naître. Ici l’instant est roi. Qu’il s'agisse du regard d’une femme de cinquante ans sur son propre corps, de la tendresse d’une mère pour ses filles, de l’appartement familier, d’un paysage urbain mais aussi d’idéologie ou de politique, l’œil est comme neuf, lavé, et même l’épreuve de la maladie, grâce à ce processus de distanciation, pourra peut-être se vivre autrement.

 

Mon avis : Je n'ai pas trouvé d'intérêt particulier à ce livre : les photos sont tout à fait banales, les textes qui leurs sont adjoints est tout aussi insignifiant, sans style particulier, ni idées révolutionnaires...

Dommage car j'avais beaucoup apprécié le roman de cette auteur : La parenthèse espagnole, lu avant le blog mais j'en parle ici (sous le pseudo de Léna Gari) : http://prix-orange-du-livre.event.orange.fr/livre/Sylvie-Gracia--15.html

 

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La liste de mes envies de Grégoire Delacourt

 

Dans ce monde existent mille raisons de désespérer et je n'attends pas d'un livre qu'il me livre un énième témoignage de désespoir. J'attends au contraire la lumière, l'espoir, le bonheur optimiste. Ceci est la première raison pour laquelle je n'ai pas du tout apprécié ce roman...

 

De plus le style poussé à son strict minimum (sujet - verbe- complément) (mais sans le talent d'une Marguerite Duras...) m'a rapidement lassée ...

 

Si vous rajoutez quelques clichés ( "La convoitise brûle tout sur son passage."

"Je comprends aujourd'hui que je fus riche de sa confiance. Cliché, je sais. Mais vrai." (p. 85) , "Je sais qu'on ne gâte jamais assez ses parents et que lorsqu'on en prend conscience il est déjà trop tard." (p.86)), vous comprendrez pourquoi je n'ai pas été enthousiasmée.

 

Alors pourquoi un tel succès ? Sara  vous l'explique...

 

La liste de mes envies est un roman simple au propos simplet qui n'apporte rien de nouveau...

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Alors Belka, tu n'aboies plus ? de Hideo FURUKAWA

Editions Picquier

 

Présentation : En 1943, l'armée impériale japonaise laisse derrière elle quatre chiens sur une île déserte.
Ils la quitteront, et leurs descendants se répandront sur la terre pour chercher, au fil de leur généalogie chaotique, un lieu où ils puissent se sentir véritablement à leur place. Leur terre promise à eux. Ils participeront à toutes les aventures du XXe siècle, sur terre, sur mer, et même au-delà, pour nous donner à lire, dans un prodigieux renversement de valeurs, une nouvelle histoire du monde et adresser en même temps une déclaration de guerre à notre XXIe siècle.
Un roman polyphonique au rythme trépidant et d'une insolence extravagante qui remet en cause l'autorité naturelle de l'humanité sur le monde. Un livre hors normes dans la littérature japonaise contemporaine qui repousse stylistiquement encore plus loin les frontières du réel et de la fiction. De quoi est fait le monde, selon vous, sinon de fiction ? Car il s'agit bien, dans ce roman, de lâcher les chiens de la fiction !

 

Pourquoi j'ai abandonné : Un livre étrange, à l'atmosphère moderne aux ramifications souterraines inquiétantes. Trop étrange peut-être pour moi ?

 

D'autres avis : Télérama

 

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Journal d'un corps de Daniel PENNAC

Gallimard

 

Présentation : Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935. Il l'a tenu jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans.

Son projet était d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l'évolution de son organisme.

Le résultat est le roman d'un corps qui tient moins du précis anatomique que de l’univers malaussénien, car Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l’intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien.

 

Pourquoi j'ai abandonné : Je me suis ennuyée, je n'ai trouvé aucun intérêt, même si je conçois que le projet soit original. Je suis une des rares à ne pas avoir aimé, je vous renvoie donc à toutes les critiques unanimes répertoriées par  Babélio

théorie du panda 

 

La théorie du panda de Pascal GARNIER

 

Je dois dire que cette histoire commençait plutôt bien : un homme mystérieux débarque dans une petite ville bretonne dont l'atmosphère pluvieuse et statique est admirablement bien rendue. L'homme se lie avec quelques habitants, et s'installe dans la ville comme dans leur vie.

 

Bon d'accord, les habitants ne sont pas du genre à chanter à tue-tête comme dans les comédies mais on n'est  pas dans de la chick-lit que diable ! Ah ça non ! Peu à peu les réminiscences de cet étrange Gabriel m'ont mis la puce à l'oreille : l'homme avait dû vivre une expérience traumatisante, c'était certain, mais bon la vie ce n'est pas de la chick lit, nous portons tous nos calvaires non ?

 

Sauf que quand j'ai commencé à comprendre, mon coeur de jeune mère angoissée a fait un bond et j'ai cru que j'allais avoir un malaise, là, tout de suite, dans mon train à gare du nord. J'ai donc hésité : soit je continuais et dans ce cas je risquais le malaise, l'affolement, les pompiers, la foule en délire car le train allait avoir cinq minutes de retard, le lynchage collectif (il ne faut jamais contrarier un parisien qui rentre chez lui, il faut le savoir...)...soit j'arrêtais là ma lecture.

 

Bon les pompiers m'ont tentée un temps, je l'avoue, jusqu'à ce que j'imagine la scène quand je devrais me justifier

 

" - Ce n'est pas ma faute, c'est le panda, là...

- Vous avez vu un panda ?

- Mais non, le panda, là, dans le livre...

- Ah oui... Le panda..."

 

De toute façon depuis que je sais que les pompiers ont une formation militaire, je suis résolument tournée vers les cow-boys comme Dahlgren (que je sais très bien écrire -et prononcer- contrairement à certaines...)

 

Bref (comme dit l'autre), j'ai choisi d'être raisonnable et de poser mon livre.

 

Je ne dis pas, je le garde en réserve pour le jour où je chanterai à tue-tête et que j'aurais besoin dun bon rappel à l'ordre parce que quand même, la vie n'est pas une partie de plaisir et qu'elle est même mortelle (dixit Pascal à la page 30).

 

Si malgré tout le livre vous tente, je dois dire pour sa défense que l'écriture est poétique et profonde et que Pascal Garnier est un maître du roman noir, c'est indéniable. Il faut juste avoir envie de plonger dans sa noirceur...

 

 

"C'est un quai de gare désert où s'enchevêtrent des poutrelles métalliques sur fond d'incertitude..." (p.182)

 

D'autres avis : CryssildaTélérama,

drameordinaire

Un drame ordinaire de Anne Barrovecchio

 

Le drame dont parle l'auteur est la perte de l'être aimé. Un drame "ordinaire" décrit dans un style ordinaire avec des images ordinaires et une émotion compréhensible, bref, rien de bien nouveau sous le soleil...

 

Pas de talent particulier à mes yeux, j'ai laissé  la narratrice se consoler avec ses mots...

 

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  Monsieur Sapiro de Benny BARBASH

 

Quatrième de couverture : Voler au bluff l’identité d’un inconnu dans le lobby d’un hôtel de luxe à la faveur d’un appel téléphonique, c’est la folle aventure dans laquelle s’élance Miki. Pour ce publicitaire mal dans sa peau et dans sa tête, voilà l’occasion ou jamais de changer de vie… et de femme.
On découvre alors dans un même imbroglio la vie de Miki, ses aspirations déçues et le désastre de son couple entre passion et reniement, au moment même où il échafaude, à partir de ces débris, sa nouvelle existence dans la peau de M. Sapiro, génial faussaire disparu semble-t-il dans un crash.  

 

Mon avis : C'est un tel imbroglio dans la vie de ce Miki que je me suis perdue entre les scènes réelles, les scènes fantasmées, les scènes passées dans la peau du faussaire...

C'est dommage car au reste j'ai bien apprécié les réflexions du narrateur, ses élans liés à sa libido, son mal-être, son espoir lié à sa nouvelle vie, puis ses déconvenues, bref je l'ai trouvé très humain et attachant. En tant que narrateur son discours peut ressembler quelquefois à une logorrhée mais le fond reste profond et enrichissant.

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Déceptions et abandons de 2011

Publié le par Hélène

les-types-comme-moi.jpgLes types comme moi de Dominique FABRE

 

Les types comme lui ce sont :

 

"Des types seuls, ou divorcés, ou les deux.

Des types au sourire bleu.

Des types qui ont perdu au jeu de la vie, avec des C.V. à trous.

Des types qui se retrouvent dans des bars. « Et qu'est-ce qu'il devient, untel ? »

Des types qui baissent les stores.

Des types qui baissent les bras.

Des types qui s'achètent un scooter, depuis le temps qu'ils en rêvent.

Des types qui ne croient pas aux deuxièmes chances, et qui pourtant..."

 

Des types comme lui, j'en croise tous les jours et je dois avouer que quand j'ouvre un roman, je n'ai pas envie d'écouter encore la longue litanie de doléances inhérentes aux vies ratées...

 

J'ai moi aussi baissé les bras...

 

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Le sixième homme de Monica KRISTENSEN

 

Quatrième de couverture : onnaissez-vous Longyearbyen ? Un nom assez énigmatique pour cette capitale minuscule nichée dans l’archipel du Svalbard et plongée une grande partie de l’hiver dans la nuit polaire. C’est dans cette obscurité qu’un lourd manteau neigeux peine à éclaircir que la petite Ella disparaît. Le jardin d’enfants est pourtant bien surveillé, mais les petits aiment chahuter et se cacher sous la maison, entre les pilotis. Un homme rôde qui les observe. Des traces de pas dans la neige mènent droit à la mine de charbon. Située sur les hauteurs de la ville, cette mine est le centre de gravité de l’île. Chacun connaît dans son entourage un ou plusieurs de ses employés. Comment une si petite ville, d’à peine 2 000 habitants, pourrait longtemps cacher un criminel ? Le commissariat de Longyearbyen est plutôt engourdi par le manque de rotation des affaires à traiter… Rien de commun en effet entre cette disparition inexplicable et la routine des policiers : les chasses à l’ours en scooter des neiges - leurs couloirs migratoires menacent régulièrement de traverser la ville -, les petits trafics des pêcheurs contrebandiers ou encore le fléau de l’alcoolisme qui n’épargne pas tous les foyers… Epaulé par des agents venus de métropole, le commissariat parvient à recouper plusieurs pistes quand le père d’Ella disparaît à son tour. Nouvelle victime.

MOn avis : Je me suis arrêtée aux environs de la page 100, les policiers s'interrogeaient toujours sur la disparition de la petite Ella mais l'action n'avançait toujours pas d'un iota... L'explication la plus plausible est que le froid a engourdi leurs réflexes et a gelé leurs instincts...

Les chapitres ne se suivent pas chronologiquement, si bien que le lecteur a aussi l'impression d'être totalement désorienté, comme perdu dans une tempête de neige et de lire en plein brouillard : une fois la petite Ella  a disparu et on est en février, la fois suivante, le chapitre se déroule en décembre et a pour personnage principale une parfaite inconnue au nom improbable (comme tous les personnages mais ceci est une autre histoire) puis le chapitre suivant revient en février mais cette fois-ci avec le bon vieux Knut, mais ce n'était que provisoire, Trulte Hansen apparaît ensuite, puis Froydis, puis Per Leikvik (en novembre). N'en jetez plus ! Bref je me demande si l'auteure a pensé à ses lecteurs étrangers en écrivant ces chapitres désordonnés pullulant de personnages aux noms imprononçables...

A vouloir trop se concentrer pour comprendre qui est qui, et si on est en février ou en décembre, nous aussi oublions la pauvre Ella perdue dans la tempête de neige et risquant de croiser des ours polaires qui s'invitent eux aussi inopinément dans l'histoire (qui ont comlme seul bénéfice d'être reconnu parfaitement dans ces pages au charme brouillon...)

Je pense que pour qui est suffisamment concentré et n'a qu'un seul livre dans sa PAL, le détour peut valoir le coup, personnellement je n'ai pas pris le risque de me perdre dans les montagnes norvégiennes !

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La bataille du petit Trianon de Jorge AMADO

 

Je vous livre la quatrième de couverture pour que vous compreniez pourquoi je l'ai choisi :

 

"Nous sommes au Brésil à Rio de Janeiro, en pleine Seconde Guerre mondiale, sous l’Estado Novo, dictature militaire proche de l’idéologie nazie qui n’a de cesse de chasser les communistes et de torturer les opposants politiques.
Le grand poète académicien Antonio Bruno apprend la déroute des Français et l’entrée des Allemands dans Paris. Devant une telle défaite, voyant que la barbarie s’installe, il meurt de chagrin. Une place est désormais vacante à l’Académie des Lettres brésilienne ; le colonel Agnaldo Sampaio Pereira, grand admirateur du IIIe Reich, va alors se présenter, persuadé d’être élu à l’unanimité. Mais les académiciens refusent de laisser ce « Goebbels » brésilien briguer le fauteuil des immortels et vont lui imposer un autre candidat, membre de l’armée lui aussi, mais défenseur de la démocratie : le général Waldomiro Moreira. Qui du fascisme ou du libéralisme finira par gagner ? L’armée parviendra-t-elle à trouver sa place au sein du précieux monde des Lettres ? 
Avec un humour féroce, Jorge Amado dénonce, dans La bataille du Petit Trianon, la bestialité et la bêtise de l’homme. 
Dans une société où les machinations et la perversité sont de mise, ne restent que la littérature et la poésie pour (ré)enchanter le monde et faire éclater sa sensualité."

 

Le sujet avait tout pour me plaire puisque l'histoire entremêle subtilement le monde des lettres, de la résistance face au nazisme et à l'oppression, tout en nous offrant quelques anecdotes croustillantes sur la vie privée des protagonistes.


Et pourtant... J'ai essayé plusieurs fois de rentrer dans l'histoire sans succés, je lisais quelques lignes et mon esprit s'évadait, je revenais au texte, réussissait à accrocher quelques lignes, puis mon esprit prenait à nouveau la fuite... J'ai tout tenté pour le retenir, puis j'ai rendu les armes et je n'ai fait que survoler cette lutte pour un siège à l'Académie.


Je dois tout de même concéder que la fin de la fable est surprenante, mais que de circonvolutions pour en arriver là...


Je vous  livre tout de même la morale, elle aussi prometteuse : "La morale ? Voyez : partout, à travers le monde, ce sont les ténèbres à nouveau, la guerre contre le peuple, l'absolutisme. Mais, comme il est prouvé dans cette fable, il est toujours possible de planter une semence, d'éveiller une espérance."

 

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Mathématiques congolaises de In Koli Jean Bofane

 

Présentation de l'éditeur : Celio Mathematik, jeune fana de mathématiques dans une Kinshasa de la débrouille, va grimper candidement dans les cercles obscurs du pouvoir.
Dans un Kinshasa secoué de remous de toutes sortes, Célio aurait pu traîner sa galère encore longtemps, n’eut été sa rencontre avec le directeur d’un bureau aux activités très confidentielles, attaché à la Présidence de la République. La faim tenaille suffisamment les ventres pour que le débat sur le bien et le mal puisse être sérieusement envisagé. La ville ne fait pas de cadeau, le jeune homme le sait, et il tient là l’occasion d’enfin se réaliser. Faire partie du cercle très fermé de ces sorciers modernes d’un genre particulier qui manipulent les êtres et la vie quotidienne n’est pas non plus pour lui déplaire.
Orphelin depuis une de ces guerres chroniques qui ravagent le pays, Célio se rêve grand mathématicien, conservant comme une bible un vieux manuel scolaire retrouvé dans le sac de son père tué au hasard d’une route de fuite. C’est grâce à des théorèmes et des définitions que Célio espère influer sur le destin dont il dit n’être que le jouet. C’est à travers les épreuves, aussi, qu’il lui faudra procéder à des choix cruciaux, tenter de maîtriser les déséquilibres dans un environnement livré aux tiraillements et au chaos institutionnalisé.
Dans le jeu subtil de la manipulation politique, si loin de l’amitié constante du père Lolos, le prêtre qui l’a recueilli autrefois, Célio a l’ambition d’exceller et de faire parler de lui. Facile : le jeune homme, a toujours été proche des phénomènes complexes. Il a toujours su établir un dialogue privilégié avec les mathématiques. Ses amis, d’ailleurs, l’ont surnommé « Célio Mathématik ». Appliquer ses connaissances à la désinformation, c’est ce qu’il compte accomplir.
Avec humour et gravité, connaissant son monde et pour cause, In Koli Jean Bofane trace d’une plume aussi acerbe qu’exotique des tableaux d’un Congo que le lecteur s’approprie vite parce qu’il sent les rues, palpite au rythme des musiques et des images livrées avec justesse et énormément d’empathie. Parmi une petite dizaine de personnages forts, typés et vivants sous nos yeux, Célio Mathématik double-mitu, devient ainsi très vite un personnage auquel on s’attache, un Candide d’Afrique, sapeur à ses heures, amoureux et bon copain, qui saura finalement faire le bon choix.

 

J'ai trouvé ce roman plat et sans grand intérêt et j'ai fini par m'ennuyer..

 

 Un festin de hyènes de Michael STANLEY

 

Présentation : Un premier cadavre - ou du moins ce que les hyènes en ont laissé - est découvert près d'un point d'eau considéré comme un endroit magique par les peuples du désert. Pour l'inspecteur-en chef David " Kubu " Bengu, policier rusé et plein de ressources, il est évident que des forces obscures sont à l'oeuvre. Son enquête va le conduire sur une piste sanglante où les mensonges se mêlent aux superstitions, et l'amener à découvrir une série de meurtres liés aux personnalités les plus influentes du pays...

 

Un roman qui se déroule au Botswana, avec en toile de fond le trafic de diamants, voilà qui semblait très prometteur. Malheureusement, les longueurs ont eu raison de ma bonne volonté. C’est vraiment dommage, car s’il avait été plus condensé, je suis certaine que ce roman m’aurait beaucoup plu…

 

Merci à Jérôme Lambert des Editions Points.

 

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Le convoi de l'eau de Akira YOSHIMURA

 

Là encore, je reconnais les qualités indéniables de ce roman nébuleux poétique très beau, dont l'histoire est celle d'un homme qui accompagne un groupe d'ouvrier chargés de la construction d'un barrage en montagne. Cet homme fuit son passé, ses souvenirs, et ce hameau du bout du monde va le mener vers la rédemption.

 

On peut trouver cette histoire très belle (cf Martine Laval) et elle l'est, mais elle est aussi très glauque, et c'est cette impression désagréable qui perdure en moi..

 

 trois amisTrois amis de Mario TOBINO

 

Les trois amis en question sont Turri, Campi et Ottaviani. Ottaviani, resté seul, raconte leur recnontre, leurs premières expériences en tant que médecins, leurs idées communes, puis leur engagement pendant la guerre gangrenée par le fascisme pour une italie libre. Campi, martyr, demeure jusqu’au bout leur héros, par-delà la mort, qu’il brave avec un courage sans faille face à la barbarie nazie. Sous les canons, Turri se découvre une âme de chef et devient une grande figure de la résistance organisée. Ottaviani, psychiatre, poète, épris de paix et de liberté, suit les trajectoires de ses deux amis, comme habité par eux.

 

J'ai abandonné ces trois amis en cours de route (lâchement, je le reconnais) : Ottaviani, le narrateur livre ses pensées de façon désordonnée, en entremêlant les époques, en anticipant, puis revenant en arrière, si bien que j'ai vite perdu le fil temporel du récit, premier point qui m'a agacé.

 

Ensuite, l'héroïsme de ces trois compagnons est trop souvent rappelé au cours de la narration, trop lisse, pas assez indécis pour me plaire.

 

Finalement, j'ai trouvé que ce roman manquait de fluidité dans la narration, et de corps dans le propos.  

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  L'enfant allemand de Camilla LACKBERG

 

Dès les premières pages j'ai été agacée par ce couple improbable et par les scènes domestiques sans aucun intérêt.

 

Les dialogues sont consternants :

"Salut tout le monde ! lança Erica en arrivant dans l'escalier.

- Qui veut du café ? demanda Patrik depuis la cuisine avant de recevoir trois "moi" en réponse.

- Alors Erica, ça se passe comment, la vie, maintenant que tu es mariée ? dit Johan.

-Bien merci, à peu près comme avant. A part que Patrik s'entête tout le temps à m'appeler "ma p'tite femme". tu n'aurais pas un tuyau pour qu'il s'arrête ? demanda erica à Elisabeth avec un clin d'oeil." (p. 16)

 

Pleine d'abnégation, j'ai persévéré, j'ai fait des efforts, je vous assure, mais je n'ai pas pu. L'intrigue n'a pas réussi à me faire oublier les défauts des personnages principaux, ni leurs dialogues insipides. J'ai abandonné... 

 

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Ces choses que nous n'avons pas vu venir de Steve AMSTERDAM

Je l'ai déjà dit en ces pages, je suis rarement convaincue par les romans d'anticipation. Et là encore, j'ai trouvé cette évocation d'un monde dévasté décevante. Les êtres humains sont déshumanisés si bien qu'on ne parvient pas à s'attacher à qui que ce soit, mais rien de philosophique ou sociologique ne m'a non plus frappé, m'est seulement resté un grand vide interrogatif. De plus la construction particulière m'a plus d'une fois déconcerté : les chapitres ne sont pas liés, ou très peu, ni temporellement, ni narrativement, si bien que l'on en sait plus bien dans quelle époque, avec quels personnages, et pourquoi erre-ton dans ces paysages dévastés. C'était sans doute voulu par l'auteur pour marquer davantage encore la déconstruction de notre monde, mais à force de vouloir me déstabiliser, l'auteur a fini par me perdre...

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Avant d'aller dormir de S. J. WATSON

Le pitch : À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est aujourd’hui affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé… et sur son présent.

Seulement, du fait que tous les matins, tout est à recommencer, les chapitres ont tendance à se ressembler et ont fini par me lasser. De plus le fait que l'action soit concentrée sur un seul personnage, avec seulement quelques personnages satellites annexes, dans un même endroit, crée un sentiment d'étouffement proprement désagréable au final.

Néanmoins, de nombreux avis positifs chez Babélio par exemple vous encourageront peut-être à le lire : Babélio.

 

meme-les-truites-ont-le-vague-a-l-ame.jpgMême les truites ont le vague à l'âme de John GIERACH

 

Quel crève-coeur de devoir avouer avoir abandonné un roman appartenant au Nature Writing de chez Gallmeister...

 

Mais je n'ai résolument pas pu avancer dans cette lecture qui m'a très rapidement ennuyée. J'aime quand l'alliance entre l'histoire et les scènes liées au nature Writing est savamment dosée, quand l'un ne prend pas le pas sur l'autre, or j'ai trouvé ici que les histoires s'adressaient davantage à des passionnés de pêche qu'à un lecteur lambda. Les détails sont foisonnants, toutes les histoires et les personnages tournent exclusivement autour de ce sujet, et j'ai résolument coulé au fur et à mesure des pages...

 

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Là-haut tout est calme de Gerbrand BAKKER

Trop calme pour moi sans doute...

De nombreux avis positifs dans la blogosphère : Yves vous renverra  vers les liens...

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  Générosité de Richard POWERS

 

J'ai abandonné "Trois fermiers s'en vont au bal", j'ai adoré "Le temps où nous chantions", moins "La chambre aux échos", et j'ai fait l'impasse sur "L'ombre en fuite". Richard Powers est un écrivain puissant, érudit, passionnant, protéiforme, et ces romans restent indéniablement profondément ancrés en nous. Mais il faut s'accrocher pour les lire, c'est indéniable, et ce mois-ci, pour diverses raisons ma concentration n'est pas à son point culminant, si bien que j'ai abandonné ce nouvel opus que je pressens pourtant puissant. Je le garde pour des jours plus clairs. En attendant, je vous renvoie chez KathelClaraKeishaChocoAmandaCunéPapillonTélérama,

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  Un assassin blanc comme neige de Christian BOBIN

J'ai dû me résoudre à placer mon cher Christian Bobin dans les déceptions de ce mois, et pourtant ceux qui me connaissent savent combien j'apprécie cet auteur... Mais là, force m'est de constater que ces textes ne m'ont rien apporté. D'accord, même si l'auteur n'a rien à dire, il le dit très bien, mais le constat reste le même : il n'a rien à dire...

J'ai trouvé quelques perles malgré tout, extraites de cette contemplation extatique :

"J'attends d'un poème qu'il me tranche la gorge et me ressuscite." (p. 59)

"Bientôt le mariage des oiseaux. Je me demande quelle tenue choisir." (p. 85) 

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Ce livre va vous sauver la vie de A.M.HOMES

 

Bon d’accord ma vie va très bien et n’avait pas besoin d’être sauvée. Bon d’accord j’ai toute une pile de livres très attirants qui m’attendent dans ma PAL, si bien qu’un livre doit vraiment me passionner pour que je ne lui sois pas infidèle (oui je suis une femme TRES exigeante, c'est bien connu...). Bon et puis les hommes larmoyants un rien loosers, ce n’est pas mon truc.

 

Comme à la page 150 de ce roman la situation n’avait pas franchement évoluée et que je n’apercevais point de sauvetage miraculeux à l’horizon,  j’ai lâchement laissé ce pauvre Richard Novak à son mal-être métaphysique pour me tourner vers des personnages un rien moins tourmentés (ah, les cow-boys, il n’y a que cela de vrai…) (je suis plongée dans « True Grit », la faute à Keisha…)

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Sachant toute solitude de John Millington Synge

 

 Des poèmes irlandais qui ont coulé sur mon âme sans y laisser aucune trace... L'artiste est plus connu pour ses pièces de théâtre que pour ses poèmes. Et pour cause...

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Saison de lumière de Francesca KAY

 

J'ai lâchement abandonné cette lecture n'y trouvant pas la lumière suggérée par le titre. Au contraire j'ai trouvé l'histoire très noire, comme si dés le début le narrateur s'ingéniait à sous-entendre que l'histoire de Jennet serait tragique, mais que quelques touches de lumière, nées de sa peinture, éclaireraient son destin. Ce parti pris m'a gêné, j'ai ressenti un malaise prégnant à la lecture de ce roman, si bien que je n'ai pas souhaité avancer plus avant dans un roman qui me déprimait...

 

Vous trouverez des avis positifs chez CathuluClaraEmiLie

 

  Merci aux Editions Plon d'avoir assouvi ma curiosité...

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Et c'est le soir toute la journée de Preeta SAMARASAN

 

Par une triste journée de septembre 1980, une jeune servante tamoul, Chellam, est chassée de la "Grande Maison" de Kingfisher Lane qui abrite les Rajasekharan, une famille de notables indiens de la ville d'Ipoh, en Malaisie. Peu à peu le mystère se lève sur les raisons de ce congédiement et sur l'histoire de cette famille...

 

"Peu à peu" mais ô combien lentement...

L'auteur a un style à couper le souffle, et elle sait en jouer pour créer une atmosphère particulière, envoûtante et mystérieuse. Mais ses mots lyriques m'ont malheureusement plus ennuyée que fascinée, je me suis perdue dans les méandres de cette histoire centrée sur quelques personnages seulement. Je me suis sentie étouffée par cette atmosphère confinée, lourde de secrets et de non-dits.

 

C'est un roman qui demande disponibilité et concentration, un roman dense qui ne se laisse pas appréhender facilement...

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Les pérégrins de Olga TOKARCZUK

L'histoire :

Olga Tokarczuk nous livre une série de textes courts qui ont en commun d'aborder la question du "nomadisme moderne" (j'aurais dû déjà me méfier me direz-vous avec un terme aussi pompeux...) Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : ses personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps.

 

Ce livre fut d'une part trop philosophique pour moi (les passages sur la psychologie du voyage m'ont profondément ennuyée...), d'autre part trop scientifique pour mon esprit littéraire borné (les allusions incessantes à l'anatomie humaine m'ont pour le coup définitivement fait fuir...)

 

Je ne me suis pas découragée et j'ai essayé de picorer ça et là quelques passages plus en adéquation avec mes goûts, parce qu'il faut reconnaître que les textes sont intelligents et admirablement bien écrits.

 

Par exemple :

 

La narratrice se laisse convaincre par un nouveau concept : elle découvre en effet sur son paquet de serviettes hygiéniques des phrases courtes imprimées, en lieu et place des petites fleurs habituelles : "Je suis donc retournée dans la même pharmacie, pour chercher d'autres produits de cette étrange société qui avait pris l'initiative de joindre l'utile à l'indispensable. Pourquoi imprimer des fleurs ou des fraises sur du papier ? Ca n'a aucun sens. Après tout, le papier a été inventé pour véhiculer des idées ! Le papier d'emballage est un pur gaspillage, cela devrait être interdit. Et quitte à emballer des articles, autant imprimer dessus des récits ou des poèmes, en veillant toujours à ce qu'il ya ait quelques rapport entre le contenu et le contenant." (p. 102)

 

"Se tenir à l'écart. On ne peut voir que des fragments du monde, il n'y a pas autre chose. Il y a juste des instants, des bribes, des configurations fugaces qui, à peine surgis dans l'existence, se désagrègent en mille morceaux. Et la vie ? Cela n'existe pas. (p. 174)

 

Mais les passages retenant mon attention se faisant de plus en plus rares, j'ai lâchement abandonné cette lecture, laissant la narratrice à ses pérégrinations physiques et philosophiques...

 

Les pérégrins, Olga TOKARCZUK, Editions Noir sur Blanc, 2010, 380 p., 24 euros

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Un autre amour de Kate O'RIORDAN

 

Connie revient de son voyage à Rome sans son mari Matt, resté là-bas pour une femme. Elle rentre donc seule à Londres, retrouvant ses trois garçons avides d'explications.

 

""Un autre amour" est le récit intense du désespoir d'une femme dont l'heureux et paisible mariage se trouble." nous dit la quatrième de couverture.

 

Je pressentais que ce livre n'allait pas cadrer avec mes goûts mais j'en ai lu tant de critiques dithyrambiques, que j'ai craqué et ai tenté l'aventure. Et j'y ai trouvé ce que je redoutais : beaucoup trop de trouble, beaucoup trop de désespoir, beaucoup trop de mariage... Je ne suis pas allée au bout.

 

Parmi ceux qui ont adoré : ChocoThéomaAntigoneChiffonnetteCathulu...

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La quatrième de couverture m'annonçait un roman exaltant  que j'avais hâte de découvrir... :

"

Des montagnes du Colorado aux confins du Nord-Ouest, dans le sillage de Zebulon, ce western littéraire nous fait traverser les États-Unis jusqu'au Mexique, en pleine révolution, en remontant le long de la côte californienne, vers San Francisco et ses mines d'or.
En chemin, Zebulon multiplie rencontres et aventures épiques qui le mêlent à de tragiques triangles amoureux, le rendent témoin et acteur de bouleversements politiques et le font s'interroger sur des questions aussi fondamentales que la vie, l'amour, et la mort.

 

«Zebulon est un livre dont on voit le film en le lisant, dont on effectue le casting en le relisant, et auquel on invente une suite en dormant. Une fable hypnotique, un poème d'amour mystique. » Patti Smith

 

« Une aventure sauvage écrite par un musicien qui sait comment maintenir son public envoûté autour du feu de camp. Un roman moderne et subversif sur les limites de l'amour et les malaises de la vie civilisée. » Judith Thurman

 

« Ensorcelant. Un western comme Céline aurait pu en écrire. » Times Literary Supplement of London"

 

Et pourtant, je n'ai pas réussi à me passionner pour les aventures de ce Zébulon peu sympathique. Il s'agit bel et bien d'un western avec coups de feus, prostituées, règlements de compte, re-prostiuées... Je l'avoue : j'ai lâchement abandonné le pauvre Zébulon à son mauvais sort... Cela ne remet pas en cause ses qualités, mais il n'était simplement pas à mon goût.

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Les jardins statuaires de Jacques ABEILLE, Editions Attila

Je n'ai malheureusement pas réussi à rentrer dans ce roman.

Les descriptions concernant la culture des statues m'ont ennuyée (peut-être parce que je ne suis pas jardinière...), le personnage principal ne m'a pas semblé particulièrement attachant et l'intrigue trop lente à mon goût ne m'a pas convaincue (peut-être parce que je suis hermétique à tout ce qui touche à la science fiction ou au surnaturel...)

Bref, j'avais envie d'aimer ce livre, j'ai fait des efforts, mais ce fut un échec. J'ai tenté de chercher une allégorie, car je pense qu'elle existe, puis j'ai lâchement abandonné cette lecture surréaliste.

Par contre c'est un très bel objet, illustré par Schuiten la couverture cartonnée est magnifique.

 Un festin de hyènes de Michael STANLEY

 

Présentation : Un premier cadavre - ou du moins ce que les hyènes en ont laissé - est découvert près d'un point d'eau considéré comme un endroit magique par les peuples du désert. Pour l'inspecteur-en chef David " Kubu " Bengu, policier rusé et plein de ressources, il est évident que des forces obscures sont à l'oeuvre. Son enquête va le conduire sur une piste sanglante où les mensonges se mêlent aux superstitions, et l'amener à découvrir une série de meurtres liés aux personnalités les plus influentes du pays...

 

Un roman qui se déroule au Botswana, avec en toile de fond le trafic de diamants, voilà qui semblait très prometteur. Malheureusement, les longueurs ont eu raison de ma bonne volonté. C’est vraiment dommage, car s’il avait été plus condensé, je suis certaine que ce roman m’aurait beaucoup plu…

 

Merci à Jérôme Lambert des Editions Points.

 

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Le convoi de l'eau de Akira YOSHIMURA

 

Là encore, je reconnais les qualités indéniables de ce roman nébuleux poétique très beau, dont l'histoire est celle d'un homme qui accompagne un groupe d'ouvrier chargés de la construction d'un barrage en montagne. Cet homme fuit son passé, ses souvenirs, et ce hameau du bout du monde va le mener vers la rédemption.

 

On peut trouver cette histoire très belle (cf Martine Laval) et elle l'est, mais elle est aussi très glauque, et c'est cette impression désagréable qui perdure en moi..

 

 trois amisTrois amis de Mario TOBINO

 

Les trois amis en question sont Turri, Campi et Ottaviani. Ottaviani, resté seul, raconte leur recnontre, leurs premières expériences en tant que médecins, leurs idées communes, puis leur engagement pendant la guerre gangrenée par le fascisme pour une italie libre. Campi, martyr, demeure jusqu’au bout leur héros, par-delà la mort, qu’il brave avec un courage sans faille face à la barbarie nazie. Sous les canons, Turri se découvre une âme de chef et devient une grande figure de la résistance organisée. Ottaviani, psychiatre, poète, épris de paix et de liberté, suit les trajectoires de ses deux amis, comme habité par eux.

 

J'ai abandonné ces trois amis en cours de route (lâchement, je le reconnais) : Ottaviani, le narrateur livre ses pensées de façon désordonnée, en entremêlant les époques, en anticipant, puis revenant en arrière, si bien que j'ai vite perdu le fil temporel du récit, premier point qui m'a agacé.

 

Ensuite, l'héroïsme de ces trois compagnons est trop souvent rappelé au cours de la narration, trop lisse, pas assez indécis pour me plaire.

 

Finalement, j'ai trouvé que ce roman manquait de fluidité dans la narration, et de corps dans le propos.  

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  L'enfant allemand de Camilla LACKBERG

 

Dès les premières pages j'ai été agacée par ce couple improbable et par les scènes domestiques sans aucun intérêt.

 

Les dialogues sont consternants :

"Salut tout le monde ! lança Erica en arrivant dans l'escalier.

- Qui veut du café ? demanda Patrik depuis la cuisine avant de recevoir trois "moi" en réponse.

- Alors Erica, ça se passe comment, la vie, maintenant que tu es mariée ? dit Johan.

-Bien merci, à peu près comme avant. A part que Patrik s'entête tout le temps à m'appeler "ma p'tite femme". tu n'aurais pas un tuyau pour qu'il s'arrête ? demanda erica à Elisabeth avec un clin d'oeil." (p. 16)

 

Pleine d'abnégation, j'ai persévéré, j'ai fait des efforts, je vous assure, mais je n'ai pas pu. L'intrigue n'a pas réussi à me faire oublier les défauts des personnages principaux, ni leurs dialogues insipides. J'ai abandonné... 

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Déceptions et abandons de 2010

Publié le par Hélène

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Paradis conjugal de Alice FERNEY

 

Un roman qui reprend le célèbre film de MANKIEWICZ "Chaînes conjugales" scène par scène, avec quelques incursions dans la vie sentimentale de la spectatrice. Sans grand intérêt à mes yeux.

Allez plutôt voir le film...  

 

  

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Rencontre sous X de Didier VAN CAUWELAERT

 

La rencontre entre une star du X et un joueur de foot professionnel.

Que dire ? Facile, sans profondeur, aux allures de romans-photos.

Passez votre chemin...    

 

 

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Bonjour Anne de Pierrette FLEUTIAUX

 

Un beau portrait d'Anne PHILIPPE mais qui ne m'a absolument pas touchée.

brocante-nakano.jpgLa brocante Nakano de Hiromi KAWAKAMI

 

Une déception, pourtant, du même auteur j’avais adoré Les années douces.

Ce roman décrit le petit monde qui gravite autour de la brocante de M. Nakano, il ne se passe rien de particulier, mais je n’ai pas retrouvé la magie du quotidien à laquelle je tiens tant. Dommage.

  

albergAlberg de Jacques TALLOTE

 

Un roman étrange, très étrange, auquel je n’ai pas adhéré.

Il raconte l’histoire d’un homme qui vit sur les traces de cet Alberg, disparu en Argentine a priori.

 

 

elle par bonheur et tjrs nueElle par bonheur et toujours nue de Guy GOFFETTE

 

Un roman qui a du charme, sur le peintre Pierre Bonnard et sa femme Marthe. Il lui a manqué un petit quelque chose pour avoir droit à son billet, une impulsion infime…

  

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Le quai de Ouistreham de Florence AUBENAS

 

Il s’agit ici d’un témoignage de Florence Aubenas, journaliste, qui s’est faite passée pour une femme de ménage à la recherche d’un CDI pendant plusieurs mois. Trop peu littéraire pour moi.  C’est un livre touchant quoique assez déprimant quand on n’est pas soi-même en CDI…

 

 

face-a-face.jpgFace à face de Jacques DRILLON (non fini)

 

Là, je plaide en ma défaveur, tout est de ma faute : je suis incapable de lire un récit quand un des protagonistes va mourir dans d’atroces souffrances ce qui va faire souffrir son entourage pendant de nombreuses pages.

Jacques Drillon évoque ici son beau-fils et parle avec beaucoup de subtilité de leur relation, mais en filigrane, dans chaque page, dans chaque mot, est contenue la fin, le cancer, la mort. Je n’ai pas pu…

Pour les mêmes raisons, j’ai été dérangée par Lily et Braine de Christian GAILLY et D’autres vies que la mienne d’Emmanuel CARRERE, même si ceux-là, je les ai finis.

Mea culpa…

   

 

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Le portrait de Pierre ASSOULINE (non fini)

Un roman sur la baronne de Rotschild. Trop historique et trop religieux à mon goût.

 

 

 jm-erre-serie-z-L-4Série Z de Jean-Marcel ERRE :

 

« Roman décalé », « Humour déjanté » dit la quatrième de couverture.

Effectivement, mais je n’ai pas du tout adhéré à ce type d’humour. Rendez-vous manqué, et pourtant ce petit livre a un succès fou dans la blogosphère littéraire.

 

 

Merci à Marie pour le prêt.

 

Morceau choisi :

 

« Il vivait cette douloureuse sensation d’incertitude intestinale qui vous fait prendre conscience que l’homme est d’abord un amas d’organes, n’en déplaise à Merleau Ponty (nous parlons à ceux qui ont fait moins de 80% d’impasses au bac philo, pour les autres, disons que Félix [le héros du roman] faisait caca mou. » (p.93)

 

bamako climax

Bamako Climax de Elizabeth TCHOUNGUI

 

Céleste, jeune métisse belle et intelligente laisse osciller son coeur entre  Elliott, antillais tentant de creuser sa place dans les arcanes du pouvoir, et Elio, bel italien blanc.

Je me suis ennuyée en lisant ce roman, raison pour laquelle je ne lui consacre pas plus que quelques lignes... Je n'ai trouvé aucun intérêt au triangle amoureux, les quelques remarques sur la couleur de peau m'ont semblé banales, l'intrigue ne m'a pas captivée (même si Céleste disparaît soudainement en Afrique), bref, j'ai lu ce roman en diagonale.

Alex est un peu plus indulgente que moi...

 

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Salaam London de Tarquin HALL

  

L'histoire : Après avoir voyagé en tant que journaliste plusieurs années dans le monde entier, Tarquin Hall rentre à Londres. Sans ressources, il s'installe dans l'East End, le Londres des bas-fonds. Il nous décrit avec humour les personnages cocasses qui peuplent ce quartier désoeuvré.

 

Ce que je n'ai pas aimé : Trop documentaire à mon goût. Tarquin Hall décrit avec force détails cette société de l'East End, s'appuyant également sur des données historiques, et laissant de côté toute autre intrigue qui aurait peut-être pu aiguiser ma curiosité. Je dois avouer avoir lâchement abandonné cette lecture qui ravira sans doute les amateurs de documentaires journalistiques, ou ceux qui connaissent bien Londres, mais qui ne m'a guère convaincue...

J'avais nettement préféré du même auteur "Vers le cimetière des éléphants".

 

Salaam London, Tarquin HALL, Folio, mai 2010, 477 p., 7.70 euros

 

Merci à Lise CHASTELOUX de m'avoir permis de me faire une idée sur ce roman.

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