Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

litterature amerique du nord

Le secret du mari de Liane MORIARTY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"La vie nous réserve bien des surprises."

Cécilia a tout de la mère parfaite, épouse accomplie, femme équilibrée. Jusqu'au jour où elle découvre une lettre écrite par son mari et à n'ouvrir qu'après la mort de ce dernier. Après moults hésitations, Cécilia décide d'ouvrir la lettre, mais les révélations qu'elle contient vont irrémédiablement bouleverser sa vie. Rachel, quant à elle, a déjà vu son univers d'écrouler quand elle a perdu sa fille adolescente plusieurs années auparavant. Elle essaie de se reconstruire tant bien que mal, mais apprend soudainement que son petit-fils part vivre loin d'elle, à New York. Enfin, Tess est aussi une femme à la croisée des chemins, elle quitte son mari après avoir appris qu'il est amoureux de sa meilleure amie et revient alors vivre chez sa mère, dans la ville de son adolescence. Ces trois destins de femmes vont se croiser...

Chacune s'interroge sur ces choix qui peuvent bouleverser des vies tant chaque chemin emprunté implique toujours d'autres personnes. Quelle route prendre dans ce cas, faut-il demeurer dans un quotidien relativement sécurisant ou bien accepter de tout remettre en question ? Quel choix est le plus moral ? Chacune apprendra finalement à gagner en souplesse pour mieux s'adapter aux aléas de la vie.

Ce roman très prenant nous emporte sur la voie classique des secrets que le lecteur tente de deviner entre deux phrases, secrets à divulguer ou non. Si le thème est classique, l'intrigue est efficace, les personnages attachants, si bien que le lecteur est rapidement pris dans ces filets mystérieux...

Une très agréable surprise...

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Partager cet article
Repost0

Ce lien entre nous de David JOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'esprit est un enfer à lui seul"

Alors qu'il braconne la nuit sur les terres de son voisin absent, Darl Moody tue par accident un homme qui se trouvait aussi sur ces terres. Comme le frère du défunt, Dwayne, est réputé pour sa violence, Darl préfère cacher le corps avec l'aide de son ami Calvin. Mais Dwayne commence à enquêter, avec ses méthodes...

Le narrateur se place aussi bien du point de vue de cet être cruel que la vie n'a pas épargné que du côté de Darl et Calvin. Et finalement, le même objectif les rapproche : protéger leurs proches, même au-delà de la mort. Les liens créés au fil des années sont forts et indéfectibles, qu'ils soient familiaux ou amicaux, et il est essentiel dans ce monde en dissolution de les raffermir, quoiqu'il arrive.

Un beau roman noir au final profondément touchant !

 

Partager cet article
Repost0

Gatsby le magnifique de Francis Scott FITZGERALD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé."

Nick, le narrateur habite Long Island à New York. Il a pour voisin le mystérieux Gatsby qui offre des fêtes somptueuses à des invités qui semblent finalement très peu le connaitre. Dans ces années folles, la folie des grandeurs court parmi cette société pour qui l'argent coule à flots. Le narrateur apprend à connaitre Gatsby et découvre ses failles, centrées autour de la belle Daisy Buchanan  dont il est follement amoureux alors qu'elle est mariée à un héritier millionnaire, Tom. Gatsby cherche à remonter le cours du temps pour renouer avec celle qu'il a idéalisée.

Derrière le faste et les coupes de champagne se terre une profonde solitude en chacun des personnages, doublée d'une peur prégnante. Peur de vieillir sans rattraper le temps perdu, peur de revivre la guerre, peur de la pauvreté, peur de l'inanité de toutes choses, peur que le bonheur n'éclate comme une bulle de champagne...

Le style de Francis Scott Fitzgerald est époustouflant : quand il décrit un voilage qui s'envole dans le vent, c'est comme si il nous était possible de ressentir le souffle de vent sur notre propre peau :

"Nous avons traversé un hall imposant, avant de pénétrer dans un espace de lumière rose, délicatement suspendu au cœur de la maison entre deux portes-fenêtres qui se faisaient vis-à-vis. Elles étaient entrouvertes et se découpaient en blanc sur le gazon frais, qui semblait sur le point d'envahir la pièce. Le vent jouait d'un mur à l'autre, jouait avec les voilages, repoussait l'un vers l'extérieur, tirait l'autre vers l'intérieur, comme deux drapeaux aux couleurs passées, les envoyait vers le plafond, glacé de sucre blanc, comme un gâteau de mariage - puis il cajolait le tapis lie-de-vin, qui se couvrait d'une ombre de petites rides, comme la brise en fait courir sur la mer. Le seul objet parfaitement immobile était un immense canapé, sur lequel deux jeunes femmes avaient trouvé refuge, comme dans la nacelle d'un ballon captif. Vêtues de blanc, toutes les deux, et leurs robes flottaient et dansaient sur elles, comme si le vent venait de les leur rendre, après les avoir fait voler autour de la maison. Je n'osai pas bouger, assourdi par le claquement de fouet des voilages et le grincement d'un tableau sur le mur. Puis, je crois à une explosion. Tom Buchanan venait de refermer l'une des portes-fenêtres, et le vent tomba, pris au piège, et les voilages, le tapis et les deux femmes aéronautes, se posèrent lentement sur le sol. "

Un pur chef d’œuvre à lire et relire !

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Sur l'auteur : Derniers feux sur Sunset de Stewart O'NAN

Partager cet article
Repost0

Le chardonneret de Donna TARTT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité." NIETZSCHE

Théo Decker est un jeune new-yorkais de 13 ans qui vit seul avec sa mère. Ce jour-là, après une visite au collège, ils se rendent au musée, et la vie du jeune garçon bascule : un attentat touche une partie du Metropolitan Museum of Art et sa mère meurt dans l'explosion. Reclus dans une pièce au milieu des décombres, il fait la connaissance d'un vieil antiquaire mourant qui le supplie d'accepter une bague et de sauver des décombre une peinture, Le chardonneret de Carel Fabritius. Il lui donne aussi une adresse où se rendre ensuite.

Désœuvré, le jeune Théo s'installe après l'attentat chez les Barbour, son père restant introuvable et ses grands parents répondant aux abonnés absents. Il se décide à se rendre à l'adresse indiquée par le vieil homme et rencontre alors un antiquaire qui bouleversera sa vie. Par la suite son destin suivra des méandres  : des revers de Las Vegas au monde des antiquaires de New-York en passant par Amsterdam, il apprend "l'art de bien jouer avec une mauvaise donne" comme lui a appris son père, l'illusion devenant son credo.

Ce roman de plus de 800 pages est foisonnant, entrainant son lecteur sur des chemins divers : derrière le roman d'apprentissage, se cache toute une réflexion sur le bien, le mal et sur le monde de l'art. "Le bien ne peut-il pas pénétrer parfois par de drôles de portes dérobées ?" Où le mèneront les routes tortueuses embrumées par les drogues empruntées par Théo ? Incidemment, on se surprend à s'attacher à ce jeune homme et à ses pas dans le monde de l'art, incidemment, on se surprend à avancer avec plaisir dans les 800 pages, et la dernière page refermée, incidemment, on regrette presque d'avoir fini l'histoire trop tôt, d'autant plus que la conclusion, très proustienne, éclaire le roman d'un nouvel aura. On comprend alors que seul l'art est immortel, et que tout le sens de la vie tient peut-être finalement dans l'amour des belles choses et dans le rôle que chacun peut jouer pour préserver et faire perdurer ces joyaux.

Et un roman qui offre un sens à la vie n'est pas à négliger !

 

Présentation de l'éditeur : Pocket

Du même auteur : Le maître des illusions

Partager cet article
Repost0

L'envol du moineau de Amy Belding Brown

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1672, Mary Rowlandson vit harmonieusement au coeur d'une communauté de puritains venus d'Angleterre pour s'installer dans la baie du Massachusetts. Mais les conflits entre colons et indiens inquiètent la région, et la communauté connait une attaque violente, alors que les hommes sont partis demander de l'aide. Mary est alors capturée par les Indiens, séparée de ses enfants et mise au service d'une femme puissante de la tribu. En tant qu'esclave, elle doit obéir sans rien dire, car à tout instant, elle risque la mort. Mary s'adapte peu à peu à ces nouvelles règles et découvre un monde plus libre que celui auquel elle est habituée en tant que femme.

Mary a réellement existé, capturée en 1875 et gardée en captivité 11 semaines, elle a par la suite écrit le premier témoignage de captivité The Sovereignty and Goodness of God: Being a Narrative of the Captivity and Restoration of Mrs. Mary Rowlandson, dans lequel elle raconte ses épreuves. L'auteure a ici brodé autour de cette histoire, pour mettre l'accent sur la condition des femmes et renverser les échelles de valeur. Aucun des camps n'est plus moral finalement que l'autre, chacun étant capable du pire comme du meilleur.

J'ai trouvé en ce récit les mêmes qualités que dans le célèbre 1001 femmes blanches de Jim Fergus : une aventure passionnante qui permet de réfléchir sur la notion d'altérité et de communauté.

Présentation de l'éditeur : 10/18

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Partager cet article
Repost0

Kukum de Michel JEAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Kukum raconte l'histoire d'Amanda Siméon, orpheline qui va partager la vie des Innus du lac Pekualami - le lac saint Jean au Québec - Elle apprend l'existence nomade et s'insère peu à peu dans le clan des Atuk-Siméon aux côtés de son mari Thomas. SI elle connait le bonheur de l'existence nomade en son jeune âge, elle va aussi se heurter à l'extinction de ce mode de vie traditionnel nomade et aux débuts de la sédentarité si peu commune à ces peuples.

En choisissant de décrire la vie de Almanda - l'arrière-grand-mère de Michel Jean, sa "kukum"- de 1877 au XXème siècle, l'auteur épouse ainsi les changements majeurs de l'histoire des Innus et nous les fait vivre de l'intérieur. La volonté d'offrir à ses enfants un éducation à l'école marque les débuts de la sédentarisation puisque cela signifie rester près de ladite école toute l'année. Puis les industriels chassent les Innus du lac en déboisant la forêt pour développer leurs usines de pâte à papier, privant les Innus de leur habitat naturel et de leur identité. Les pensionnats dans lesquels leurs enfants sont envoyés par les autorités canadiennes pour qu'ils apprennent le français sonnent le glas de leur culture puisque là bas, les autochtones doivent gommer tout ce qui fait leur identité, perdre leur langue et s'éloigner définitivement des leurs, et ce quand ils ne sont pas maltraités ou ne meurent pas de la tuberculose. L'alcool prend leur place au sein de la communauté qui a perdu tous ses repères.

"Les Passes-Dangereuses, où mes enfants sont nés, où j'ai élevé ma famille et où Thomas et moi nous sommes aimés si souvent, ont disparu, englouties sous des tonnes d'eau. Sorte d'Atlantide innu, ce lieu n'existe plus que dans les souvenirs des vieux comme moi et il disparaitra pour de bon avec nous. Bientôt. Comme s'effaceront les chemins de portage tracés avec patience par des générations de nomades. Tout ce savoir s'évanouira des mémoires où il vit encore."

Kukum permet de mieux comprendre l'histoire des Innus, il éclaire leurs difficultés d'un halo tragique inconciliable avec le monde qu'on leur propose. Un essentiel !

 

Ce roman vient d'obtenir le prix littéraire France Québec 2020

Présentation de l'éditeur : Editions Dépaysage

Du même auteur : Elle et nous ♥ ♥ 

D'autres avis : Karine ;

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Catégorie Roman d'un auteur autochtone

Partager cet article
Repost0

Le beau mystère de Louise PENNY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Caché au fin fond du Québec et farouchement gardé, le monastère de  Saint-Gilbert-entre-les-Loups tente de se préserver du monde extérieur. Les moines cultivent leur jardin, leurs poules, fabriquent du chocolat, prient et chantent. Paradoxalement, cette communauté recluse est devenue célèbre grâce à ses chants grégoriens, dont la puissance est telle sur les âmes des mortels qu'ils sont nimbés de ce qu'on nomme "le beau mystère".

Mais l'harmonie est rompue quand l'inspecteur Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir pénètrent dans cet univers clos pour enquêter sur le meurtre du chef de chœur. Si cet assassinat et l'arrivée de policiers perturbent le monastère, l'inverse sera vrai aussi : Gamache et Beauvoir risquent fort de ne pas ressortir indemnes de cette aventure spirituelle. Ici comme ailleurs, la lutte pour le pouvoir fait rage et tout un chacun recherche une sécurité factice. L'équilibre fragile se lézarde et se heurte à de violentes passions.

"Beauvoir savait aussi que la source de tous les maux n'était pas l'argent. Non, ce qui engendrait et alimentait le mal était la peur. La peur de ne pas avoir assez d'argent, de nourriture, de terres, de pouvoir, de sécurité, d'amour. La crainte de na pas obtenir ce que l'on veut, ou de perdre ce que l'on a."

Une fois n'est pas coutume, nous nous éloignons du village de Three Pines cher à l'auteur pour un huis clos qui met à mal les consciences et inquiète sérieusement quant à la suite des aventures des deux protagonistes. Ce séjour dans l'univers monastique les emporte vers un voyage dangereux oscillant entre les sommets de l'art grégorien et les tréfonds de leur âme. Cet opus est définitivement hypnotisant !

 

Présentation de l'éditeur : Babel noir

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Catégorie Un roman qui fait partie d'une série

La série dans l'ordre

  1. Nature morte
  2. Sous la glace
  3. Le Mois le plus cruel
  4. Défense de tuer
  5. Révélation brutale
  6. Enterrez vos morts
  7. Illusion de lumière
  8. Le Beau Mystère
  9. La Faille en toute chose
  10. Un long retour
  11. La Nature de la bête
  12. Un outrage mortel
  13. Maisons de verre
  14. Au royaume des aveugles
  15. Un homme meilleur
  16. Tous les diables sont ici
Partager cet article
Repost0

Bénis soient les enfants et les bêtes de Glendon SWARTHOUT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Six adolescents se retrouvent dans un camp de vacances au coeur de l'Arizona, envoyés là pour "s'endurcir" et devenir de vrais "cow-boys" américains. Mais Lally I, Lally II, le plus jeune de tous, Teft, Shecker, Goodenow et leur chef Cotton ne semblent pas fait pour entrer dans le moule, ce sont des êtres qui restent à part, refoulés, malmenés par les autres qui ne tolèrent pas cette différence. Une nuit, alors que tout le camp dort, ils partent pour une mission spéciale qui leur tient à coeur...

"Car c'était la substance fondamentale de toutes les histoires d'aventure américaines : des hommes armés, allant quelque part, pour faire quelque chose de dangereux. Qu'il s'agisse de partir à la découverte d'un continent à bord d'un chariot de pionnier, de sceller l'Union en plein désert, de sauver le monde en lui apportant la démocratie, de franchir les mers et de défricher les jungles et de la planter nos graines, notre drapeau et notre mentalité, l'essence de notre mélodrame reste la même : des hommes armés, allant quelque part, pour faire quelque chose de dangereux.

Et donc c'était ce qu'ils faisaient." p 43

Face à un certain conservatisme américain peuplé de clichés immémoriaux, ils s'affirment en tant qu'individus uniques, peu enclins à s'aligner sur les autres, et surtout peu aptes à devenir ce qu'on attend d'eux. Mais ils deviendront d'autres hommes, plus glorieux finalement, plus proches d'eux-mêmes.

"Pendant un instant, ou peut-être plusieurs, ce fut comme s'ils vivaient au commencement du monde, avant que n'existât la peur, le mal, ou la mort, aux temps de la création, alors que la terre était neuve et que toutes formes de vie naissaient dans ses entrailles, alors que l'univers était juste et que toutes formes de vie se côtoyaient en bonne intelligence. Pendant un instant, ou peut-être plusieurs, bêtes et enfants furent amis, par cette nuit pleine de douceur et de silence, dans ces champs respirant le calme et la beauté du Seigneur. "

Un très beau roman d'apprentissage porté par une fraternité lumineuse.

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur :   Le tireur   ♥ ; Homesman ♥ ♥ ♥  

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

Partager cet article
Repost0

La route du lilas de Eric DUPONT

Publié le par Hélène

♥ ♥

Chaque printemps, Shelly et Laura traversent les Etats-Unis pour profiter de la floraison du lilas. Ce périple leur permet d'accompagner des femmes en fuite souhaitant passer la frontière canadienne sans encombre. Cette année, elles sont accompagnées de Maria Pia, sexagénaire brésilienne. Au fil des carnets qu'elle remplit, son histoire apparait, une histoire de femmes fortes et déterminées face à des hommes brutaux.

Ce roman - qui se revendique féministe- , met juste en scène des femmes moins fragiles qu'il n'y parait, et qui décident de prendre leur destin en mains.

Ce que j'ai moins aimé :

- Beaucoup d'histoires parallèles, de digressions interminables par exemple autour de l'histoire du Brésil, de Léopoldine de Habsbourg, arrière-petite-fille de Marie-Thérèse d'Autriche, ou même du lilas ...

Bilan :

Une déception !

 

Du même auteur : La Fiancée américaine plus passionnant que celui-ci

Retrouvez ce roman dans la librairie la plus proche de chez vous

Catégorie livre sorti en 2020

Partager cet article
Repost0

L'homme de la Saskatchewan de Jacques POULIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Jack Waterman, écrivain accepte d'écrire le témoignage d'un joueur de hockey, « l’autobiographie » du jeune gardien de but du Grand Club de Hockey de Montréal, Isidore Dumont, issu de la lignée de Gabriel Dumont, chef militaire de Louis Riel.

Submergé par son propre roman, il demande à son petit frère Francis de s'en charger, aidé par la Grande Sauterelle le personnage qui a traversé l’Amérique avec Jack dans Volkswagen blues, et qui rentre justement à Québec. Le hockeyeur est un métis dont les ancêtres ont été décimés par la milice anglaise en Saskatchewan; il a des idées bien arrêtées sur la place que la langue française devrait occuper dans le Grand Club.

L'univers ouaté de Jacques Poulin se retrouve en ces pages dans lesquelles le lecteur se love comme les chats qui parcourent ses histoires. Un monde dans lequel les rapports humains sont somme toute assez simples, sans promesses inutiles ou attaches, à l'image de la Grande Sauterelle qui suit sa route, indépendante et heureuse. C'est toujours un plaisir de s'immerger dans son monde...

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

Du même auteur :  La tournée d'automne ♥ ♥ ♥ ; Le vieux chagrin ♥ ♥ ♥ ♥ Volkswagen blues  ♥ ♥ ; Les grandes marées ♥ ♥ ; Les yeux bleus de Mistassini ♥ ♥ ♥

D'autres avis : Karine

Catégorie Un roman qui a traversé les océans

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>