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litterature amerique du nord

Une fille des neiges de Jack LONDON

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Peu importe le paysage ; c'est nous qui comptons. Si nous n'existions pas, le paysage demeurerait toujours là, mais privé de sens. C'est nous qui le lui donnons."

Après avoir fait ses études, la jeune Frona Welse revient vers ses terres en pleine ruée vers l'or. Fille de Jacob Welse, l’un des hommes les plus connus et les plus riches de l’Alaska, elle compte bien partager l'existence rude des prospecteurs. A son arrivée, elle croise la route de Vance Corliss, jeune homme discret, puis de Gregory de Saint Vincent, dont elle aime écouter les récits d'aventures.  

Une fille des neiges est le premier roman de Jack London et s'y trouve déjà ce qui plaît tant dans ses romans d'aventures : le Grand Nord, les paysages grandioses du Klondike, des personnages forts aux prises avec une nature sauvage qui révèle petit à petit leur vraie personnalité. Frona est un personnage de femme bien campé, aux idées arrêtées, femme intrépide qui n'a pas peur du danger.  

Ce que j'ai moins aimé :

- Quelquefois trop fleur bleue et prévisible.

- Certains discours sur la race tenus par la jeune Frona face à Vance Corliss sont très clairement controversables ... Considérons que l'écrivain s'identifie plutôt au fringant Vance qui ne partage pas ses idées ...

Bilan : Un roman d'aventures plaisant.

 

Présentation de l'éditeur : Libretto

Du même auteur :  Smoke bellew ♥ ♥ ♥ ♥ ; Martin Eden ♥ ♥ ♥ ; La piste des soleils ♥ ♥  (nouvelle)

D'autres avis : Lecture commune avec Chinook

 

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Captive de Margaret ATWOOD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1873 Grace Marks, seize ans, est condamnée à la prison à perpétuité pour avoir assassiné son jeune employeur et sa gouvernante, avec l'aide de son petit ami, condamné à mort. Etait-elle victime, simple complice, conspiratrice ? A-t-elle feint la folie ? Nul ne le sait réellement. Le Docteur Jordan s'empare du dossier, bien décidé à plonger dans l'âme de Grace pour en sonder les profondeurs. Mais saura-t-il accéder dans ces recoins secrets de l'âme ?

Alors que sa mère le destine à une jeune femme aimante ordinaire, des visions apocalyptiques de ce que serait sa vie s'offrent à lui : "Sa mère croit-elle réellement qu'il puisse être séduit par une telle vision de lui-même - marié à Fidelia Cartwright et emprisonnée dans un fauteuil près de la cheminée, figé dans une sorte de stupeur pétrifiée tandis qu'à côté de lui sa chère femme l'enroulerait lentement dans des fils de soie multicolores, tel un cocon ou une mouche piégée dans la toile d'une araignée ?" p. 392

Peu à peu, il est pris dans les filets de Grace, qui, telle une Shéhérazade brode pour mieux le retenir...

Inspiré d'un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood écrit là un roman remarquable dans par sa construction que par ses réflexions. Elle choisit de multiplier supports et points de vue, faisant alterner le point de vue de Grace, celui de Simon, mais aussi des lettres, autant de prismes qui ont tendance à donner une vision déformée des personnages. Qui sont-ils vraiment ? Eux-mêmes le savent si peu... Qui détient la vérité et peut-on dire que cette vérité existe tant l'être est capable de refouler sentiments et pensées ?

"Que de mystères demeurent à découvrir dans le système nerveux, cette toile de structure matérielle et éthérée, ce réseau de fils qui parcourent le corps, compose de mille fils d'Ariane, menant tous au cerveau, ce sombre labyrinthe où gisent, éparpillés, les os humains et où rôdent les monstres...

Et aussi les anges, se dit-il. Et aussi les anges." p. 247

Cette plongée dans l'âme humaine à travers le personnage de Grace s'avère passionnante !
 

Présentation de l'éditeur : 10-18
D'autres avis : Eva

 

Merci à l'éditeur !

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Mais leurs yeux dardaient sur Dieu de Zora Neale Hurston

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Elle était une ornière sur la route. Foison de vie sous la surface mais sans cesse martelée par les roues."

Janie revient à Eatonville en Floride et ce retour aux sources lui permet de revenir sur son parcours.

Mariée par sa grand-mère au vieux Logan Killicks, elle ne suit que peu de temps les voeux de son aïeule qui voulait la mettre à l'abri du besoin en la mariant. Rapidement, elle se rend compte que jamais elle ne parviendra à aimer cet homme. Avide de liberté et d'amour, elle s'évade alors avec Joe Starks, un homme aux ambitions dévorantes. Mais là encore, elle est déçue, jusqu'au jour où elle rencontre Tea Cake...

« Fut un temps moi j’ai jamais compté d’arriver à rien, Tea Cake, sauf à étre morte de toujours rester tranquille à ma place et me forcer de rire. Mais toi t’es venu et t’as fait quèque chose de moi. Alors moi chuis bien heureuse de n’importe quelle chose qu’on traverse ensemble. »

Trajectoire d'une femme qui s'émancipe peu à peu au fil de ses relations, ce roman est paru aux Etats-Unis en 1937 et ce fut le premier roman écrit par une afro américaine. De nombreux dialogues ou monologues sont écrits en "black english", magnifiquement traduits par Sika Fakambi, dont il faut saluer ici le travail !

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas été autant touchée que prévu par cette histoire, dont Zadie Smith disait "J'aime ce roman comme aucun autre." et que l'on comparait à Scott Fitzgerald, Hemingway... Il faut dire que la barre était haute !

Bilan : Un beau destin de femme.

 

Présentation de l'éditeur : Zulma 

D'autres avis : Abracadabooks

 

Merci à l'éditeur.

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Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors qu'il est revenu dans son village natal pour voir son père, un jeune homme subit un grave accident de voiture. Il est recueilli par Matthias, un vieillard qui accepte de la soigner. En échange, on lui promet une place dans le prochain convoi qui lui permettra de quitter le village encerclé par la neige. Les deux hommes cohabitent dans ce village coupé du monde, cernés par une nature hostile, ils ne peuvent s'échapper et restent face à eux-mêmes. La maison de Matthias est un peu à l'écart du village, ils reçoivent d'abord quelques visites des habitants, jusqu'à ce que le village se déserte.

Au sein de ces paysages immaculés, la tension grandit entre les deux hommes. L'atmosphère est particulière, tour à tour oppressante, lumineuse, l'oscillation entre peur et beauté ne s'évanouissant jamais tout à fait. Comme dans la vie, chacun ignore de quoi demain sera fait, chacun espère un départ vers un ailleurs meilleur. L'action se niche dans l'infime, dans le détail, dans un geste synonyme de don de soi ou de haine. Parce que finalement :

"La panne, ton accident, ce village, tout ça, ce ne sont que des détours, des histoires incomplètes, des rencontres fortuites. Des nuits d'hiver et des voyageurs."

 

Présentation de l'éditeur : Editions de l'Observatoire

D'autres avis : Télérama ; Moka ; Chinouk ; Eva

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Autopsie d'une femme plate de Marie-Renée LAVOIE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Diane a 48 ans quand un beau matin son mari la quitte pour une femme plus jeune. Toute confiance en elle la quitte en même temps que ce mari volage, et l'impression d'être une femme plate (ennuyeuse) s'insinue dans son esprit. Ce sera sans compter sur son amie Claudine qui lui conseille de frencher, (flirter) pour reprendre confiance en elle, et décide qu'elle s'entrainera avec Jean-Pi son collègue.

Marie-Renée Lavoie transforme cette situation somme toute banale en comédie cocasse et enjouée. Les  situations loufoques s'enchaînent, Diane se plaisant à défoncer à coup de masse ses meubles qui lui rappellent trop les promesses non tenues de son mariage, n'hésitant pas à courir pieds nus dans la rue, parce qu'elle a offert ses bottes à Jean-Pi, bataillant avec une souffleuse à feuilles, ou admirant Claudine qui s'efforce de lui redonner le sourire en dansant sur What a feeling, ce qui leur vaudra un petit passage aux urgences.

Le style typiquement québecois apporte du piquant à la narration et transforme cette déconvenue maritale en comédie douce amère.

 

Présentation de l'éditeur : Editions XYZ

Du même auteur : La petite et le vieux (qui était un coup de coeur)

D'autres avis : Eimelle ; Ys ; Laurence ; Karine ;

 

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Les frères Sisters de Patrick DeWITT

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Il y a des jours où nous sommes plus forts ... que d'autres."

Oregon 1851. Eli et Charlie Sisters chevauchent vers la Californie, envoyé en mission par le Commodore pour traquer un prospecteur d'or. Tueurs à gages, ils devront se débarrasser de lui après avoir récolté des renseignements sensibles. Mais cette traque prend rapidement un tour insolite ...

A travers le destin des deux frères réputés pour leur violence, l'auteur remet au goût du jour le western dans toute sa splendeur. Les deux comparses n'hésitent pas à user de la gâchette, à séduire les jolies filles, et à boire plus que de raison pour oublier leur solitude. Ils croisent toute une panoplie de personnages étonnants  et cocasses, mais aussi des castors qui ressemblent à des humains, des savants fous aux trouvailles hors du commun, des chevaux borgnes. Ils ont toujours connus la violence, elle fait partie de leur quotidien, et si Charlie ne se pose pas de questions, ou les noie dans l'alcool, Eli  quant à lui aimerait raccrocher pour une "question d'éthique".  Coeur d'artichaut, il a tendance à rapidement se laisser séduire par les jeunes filles qu'il croise et n'aspire finalement qu'à un peu de paix aux côtés de l'une d'elle. L'argent est peu important pour eux, tellement facile à gagner, et tellement volatile aussi.

Le chemin vers la félicité sera long, mais Eli ne renoncera pas à devenir "un grand homme", ou à tout le moins, un homme apaisé.

Beaucoup d'humour et de tendresse transparaît dans ce récit tonitruant que je vous conseille vivement !

 

Présentation de l'éditeur :  Actes Sud

Existe en poche : Babel

 

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Le coeur battant de nos mères de Brit BENNETT

Publié le par Hélène

♥ ♥

Elu Meilleur premier roman étranger de l’année par le magazine Lire en 2017

Alors que Nadia est encore sous le coup de la mort brutale de sa mère, la jeune fille de 17 ans tombe amoureuse du fils du pasteur et tombe enceinte. Même si l'avortement n'est pas de mise dans cette société conservatrice, Nadia avorte malgré tout, décidée à se tourner vers l'avenir. Ses relations avec Luke se distendent et la jeune fille peine à trouver sa place. Désarçonné face à son père taiseux, la jeune femme se tourne vers Aubrey, proche de la communauté religieuse de la ville. Leurs destins se séparent le jour où Nadia part pour l'université. Malgré tout, Nadia, Luke et Aubrey restent irrémédiablement liés.

Ce que j'ai moins aimé : La quatrième de couverture induit en erreur : les années d'université et sa fréquentation de "l'élite" ne sont qu'un détail. De fait, la comparaison avec Chimamanda Ngozi Adichie est totalement usurpée, le roman est plus centré sur le couple, l'avortement, l'amitié, que la question raciale. Les sujets ne m'ont pas semblé tellement approfondis.

Bilan : un roman agréable se lisant facilement, mais sans être marquant.

 

Présentation de l'éditeur : Autrement

D'autres avis : Cathulu ; Joëlle ; Télérama

Vous aimerez aussi : Les Suprêmes de Edward Kelsey Moore

 

Le roman vient de sortir en poche, chez J'ai Lu

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Le dernier des Mohicans de James FENIMORE COOPER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Au XVIIIe siècle, la guerre fait rage entre Anglais et Français pour la conquête du Nouveau Monde. Dans son fort assiégé, le général Monro attend ses filles Alice et Cora et charge un jeune officier anglais de les conduire à lui. Ils choisissent un guide indien pour les mener dans la forêt dense, mais celui-ci les trahit en chemin, les laissant seuls dans cette forêt inhospitalière hantés par les peuples ennemis. Le major Heyward et les filles du général ne doivent leur survie qu'à leur rencontre avec Natty Bumppo, alias Œil-de-Faucon, et deux Indiens, Chingachgook et son fils Uncas, le dernier des Mohicans, qui deviennent leurs guides dans cette Amérique sauvage.  Mais pourront-ils échapper à la lutte sans merci que se livrent les tribus indiennes?

Le dernier des Mohicans est le roman le plus fameux du cycle de Bas-de-Cuir, le premier et le plus célèbre de ces coureurs des bois dont Daniel Boone, puis Davy Crockett furent les modèles. Ce roman d'aventures présente les États-Unis naissant et les luttes sans merci qui sévissent entre les derniers indiens. 

Ce que j'ai moins aimé : J'avais lu pour la première fois ce roman quand j'avais vingt ans (hier quoi), et j'avais été tellement enthousiasmée que j'avais acheté son œuvre complète chez Omnibus. A l'occasion de sa sortie en poche chez Gallmeister, j'ai souhaité le relire, mais je n'ai pas retrouvé l'enthousiasme de mes vingt ans. J'ai trouvé ma lecture longue, les actions s'enchaînant de façon artificielle, bref, je me suis rapidement ennuyée.

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

D'autres avis : Lecture commune avec Nathalie ; Audrey, Anabel, Myriam, Eva, Julie, Christie (billets à venir)

 

Le dernier des Mohicans, James Fenimore Cooper, Traduit par François Happe, Gallmeister, août 2017, 480 p., 12 euros

Merci à l'éditeur.

 

A noter, cette magnifique adaptation de Patrick PUGNE :

 

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La perle de John STEINBECK

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Kino et sa femme Juana Kino, vivent au sein de la nature au bord de la côte californienne. Malheureusement, leur bébé Coyotito est mordu par un scorpion et le couple de pêcheurs n'a pas l'argent nécessaire pour le faire soigner par le médecin qui refuse de les aider. Fou de douleur, Kino repart à la chasse aux perles, dans l'espoir de faire fortune. La chance lui sourit alors, et il pêche la plus grosse perle du monde. Mais est-ce réellement une chance ?

Dans ce récit allégorique la différence de classe est prégnante : les pauvres restent pauvres, car le système le décide ainsi, et il est impossible de braver le système. Tous se liguent contre Kino pour l'empêcher de faire fortune et de réaliser ses rêves. Tous veulent le voler, le spolier, ceux qui se pensent trop faibles observent de loin. Dans cette société capitaliste, les pauvres resteront des laissés pour compte, sans aucune chance. Comme chez les animaux, les prédateurs triomphent et l'homme, attiré par les lueurs de l'argent, perd ses attributs humains pour redevenir une bête...

Mais ce gain tant convoité est-il synonyme de bonheur ? Le rêve américain est en effet ici dénoncé. La perle représente le Mal, et il faut s'en éloigner, comme il faut s'éloigner de cette société créatrice d'inégalités, de conflits de violence au sein même de l'individu. Les seuls moments calmes et sereins vécus par la famille sont ceux vécus dans la nature, en accord avec les éléments, en accord avec leurs chants intimes. En cela, Steinbeck propose une vision rousseauiste de la vie : la société pervertit les hommes.

Pour retrouver sa dignité, il faut affirmer la primauté de l'esprit comme lorsque Kino se révolte et refuse de vendre sa perle, de la brader.

John Steinbeck propose ici un récit fort, très lucide et relativement pessimiste sur la société et sur l'homme en général.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur Des souris et des hommes

 

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Au bord de la terre glacée de Eowyn IVEY

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Nous sommes complexes, brouillons, magnifiques."

En 1885, les terres d'Alaska sont encore inexplorées. Le colonel Allen Forrester décide de monter une expédition qui remonte la Wolverine River pour se rendre aux confins de cette région et la cartographier. Il s'entoure des soldats Pruitt et Tillman, d'un trappeur et de guides indiens, laissant derrière lui sa femme enceinte. Les deux époux communieront à distance en racontant dans leur journal leur quotidien. Pour le colonel, le journal est l'occasion de noter l'avancée de l'expédition, pour Sophie, il est une façon de lui raconter tout ce qu'elle vit pendant son absence.

La jeune femme ne reste pas longtemps désoeuvrée et choisit de se lancer dans l'art naissant de la photographie. Elle s'intéresse ainsi aux oiseaux qui peuplent son univers, et cherche à capter l'essence de la lumière et du mouvement à travers eux. 

"Je cherche certains jeux de lumière et d'ombre, certaines lignes brisées et un équilibre des masses qui me feraient percevoir une chose située au-delà de la raison."

Elle opte ainsi pour une certaine forme de liberté, mal vue des femmes de la société du fort, peu habituées à tant d'indépendance.

Parallèlement, son mari s'avance vers les territoires inexplorés, rencontrant les indiens qui y ont déjà élu domicile. Si les paysages sont magnifiques, ils recèlent aussi leur lot de dangers que les hommes devront braver pour mener à bien leur mission...

Ce roman d'aventures très prenant allie ainsi journal intime, correspondance entre un descendant du couple et un conservateur de musée, photographies d'époque... De fait, ces différentes sources rendent la lecture incroyablement fluide et passionnante. Les chapitres courts s'enchaînent, et le lecteur n'a de cesse de plonger dans ces univers si différents, ponctués de découvertes fascinantes. Ces découvertes ne seraient pas possibles sans l'art d'observer propres aux deux époux. Ils comprennent peu à peu l'importance de regarder ce qui les entoure pour se reconnecter à la nature et aux cultures qui les fondent. Les légendes indiennes ainsi tiennent une place importante dans leur univers, entre une jeune femme qui emporte la brume avec elle, un vieil homme qui se change en oiseau, un geai qui indique où sont les caribous, la légende des femmes qui étaient des oies, toutes ces légendes parlent d'un temps où les hommes et la nature étaient connectés, d'un temps où les hommes respectaient les signes de la nature et apprenaient à son contact sans chercher à tout prix à l'asservir.

Plus qu'un roman d'aventures, il s'agit aussi d'un roman d'amour. Tout d'abord autour de cette belle histoire d'amour et exemple de force, de volonté, entre les deux époux : alors que le colonel aurait pu sombrer dans le désespoir, dans la folie, alors que Sophie aurait pu se complaire dans sa mélancolie, l'un et l'autre bravent les éléments, la nature, le sort, pour se fabriquer leur propre destin, leur place dans le monde. Mais surtout, histoire d'amour pour ce qui nous entoure, pour le monde qui, si on sait l'écouter, a des secrets fondateurs à nous murmurer...

 

Présentation de l'éditeur : Editions 10/18

Du même auteur : La fille de l'hiver

D'autres avis : Jérôme

 

Merci à l'éditeur.

 

Au bord de la terre glacée, Eowyn Ivey, Isabelle CHAPMAN (Traducteur), 10-18, juin 2018, 544 p., 19.90 euros

 

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