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4 articles avec litterature asie de l'est

Les années douces de Hiromi KAWAKAMI

Publié le par Hélène

                                                             Les-annees-douces
♥ ♥ ♥ ♥

Un roman au charme aérien.

 

L’auteur :

Hiromi Kawakami est une romancière japonaise. Elle a reçu en 2000 le prix Tanizaki pour ce roman.

 

L’histoire :

 

Tsukiko, jeune femme trentenaire célibataire, retrouve par hasard son ancien professeur de japonais. Ensemble, régulièrement, ils vont se rencontrer pour boire un verre, tissant ainsi une relation douce et complice.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le charme de ces rencontres placées sous le signe du présent. Le maître est plus âgé que la jeune femme, il est marqué par la mort de sa femme qu’il n’a jamais tout à fait oubliée, si bien que la frêle relation qui s’instaure entre ces deux êtres esseulés semble vouée à rester amicale.  Les brefs instants qu’ils passent ensemble à déguster des mets savoureux en buvant du saké sont exempts de tous projets ou considérations personnelles. Ils profitent seulement de ces douces minutes qui s’écoulent, côte à côte, dans un bar, au marché, à la cueillette des champignons…

 

 

«  Nous avons continué de marcher lentement, dans l’air nocturne qui commençait doucement à sentir le printemps. La lune brillait avec un reflet d’or. » (p. 97)

 

-          La solitude de ces êtres perdus dans leur réalité est touchante. La jeune Tsukiko, sous ses allures de célibataire endurcie, recherche la tendresse et la douceur que lui procurent ses rencontres avec le maître. Loin de lui, elle est comme désoeuvrée, errant dans un monde qui n’est plus nimbé du même halo de poésie.

-          La simplicité limpide de ce texte poétique est un pur régal

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-Rien.

 

Vous aimerez aussi :

 

Park life de Shuichi YOSHIDA

  

Premières phrases :

 

 

«          En bonne et due forme, c’est le professeur Matsumoto Harutsuna, mais moi, je  l’appelle seulement « le maître ». Et encore sans majuscule, le maître, tout simplement.

 

            Je l’avais eu comme prof de japonais au lycée. Ce n’était pas le professeur principal, moi en plus je ne suivais pas les cours de japonais avec une assiduité particulière, si bien qu’il ne m’était pas resté de lui d’impression notable. Après ma sortie du lycée, j’étais restée très longtemps sans le voir. »

 

 

Les années douces, Hiromi KAWAKAMI, Traduit du japonais par Elisabeth SUETSUGU, Picquier, mars 2003, 228 p., 19 euros

 

POCHE : Les années douces, Hiromi KAWAKAMI, Picquier poche, février 2005, 283 pages, 7.50 euros

VERSION BD : Les années douces, Hiromi KAWAKAMI et Jiro TANIGUCHI, Casterman, août 2010, 200 p., 15 euros

 

challenge-In-the-mood-for-Japan 

 

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Kyoko de Ryû MURAKAMI

Publié le par Hélène

kyoko couv

  ♥ ♥ ♥

Un conte moderne japonais relativement prenant.

  

L’auteur :

 

Ryû MURAKAMI est un écrivain et cinéaste japonais. Son œuvre est relativement sombre et désespérée, notamment Les bébés de la consigne automatique, ou encore Parasites.

 

L’histoire :

 

La jeune Kyoko part à l’âge de 21 ans à la recherche de celui qui lui a donné le goût de la danse quand elle avait 8 ans, José. Son voyage la mène à New York, et dans cette ville protéiforme elle va rencontrer une série de personnages qui ne resteront pas indifférent face à cette jeune femme diaphane.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’alternance des points de vue : chaque chapitre a un narrateur différent qui raconte sa rencontre avec la jeune Kyoko. Ce procédé a tendance à dynamiser le récit, même si pour moi, il n’est pas assez exploité.

-          La quête de la jeune femme intrigue le lecteur et le pousse en avant dans sa lecture.

-          La simplicité des rapports humains, la tendresse qui filtre entre eux nimbe le roman d’une poésie utopique.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La naïveté générale : sur la quatrième de couverture, on nous dit que l’auteur s’est efforcé dans ce roman de faire un roman « sans drogue, sans violence et sans sexe, sur la renaissance et l’espoir. » Malheureusement, j’ai senti qu’il n’était pas là dans son élément, tout étant trop édulcoré, simple, naïf.

-          Les scènes de danse de surcroît sont difficiles à se représenter alors qu’elles constituent le cœur du récit. Un film a été tourné, peut-être est-il plus convaincant…

 

Premières phrases :

 

« Les grillages de barbelés.

Il s’étend à perte de vue, ce grillage de barbelés plus haut que moi, et recouvre ma mémoire. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Itinéraire d’enfance de Duong Thu HUONG

  

 Lu dans le cadre duchallenge  challenge-In-the-mood-for-Japan

 

 POCHE : Kyoko, Ryû MURAKAMI, Picquier poche, août 2000, 227 p., 7 euros

 

TAGS : Littérature japonaise - Maladie -Danse

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Ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï de Galsan TSCHINAG

Publié le par Hélène

ciel bleu

♥ ♥ ♥

Un roman dépaysant  pour découvrir la culture mongole.

    

L’auteur :

 

Galsan TSCHINAG est né en Mongolie occidentale et a passé son enfance dans les steppes. Ciel bleu est son premier roman publié en 1994.

 

L’histoire :

 

Galsan TSCHINAG nous conte son enfance dans la steppe dans le Haut Altaï. Il évoque avec beaucoup de tendresse le quotidien au sein d’une famille aimante. Dans ces pages, il rend hommage à un monde voué à la disparition, à travers notamment les figures emblématiques de sa grand-mère ou de son chien.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le dépaysement : cette lecture est un véritable bol d’air frais, loin des considérations nombrilistes de certains romans actuels. On y découvre un univers totalement inconnu, oscillant entre tradition et modernité, un monde magique aux mœurs déroutantes et enrichissantes dans lequel on chante pour les brebis afin qu’elles ne rejettent pas leurs agneaux.

-          La justesse du récit : on trouve beaucoup de tendresse et de poésie dans cette évocation. Le point de vue adopté est celui du jeune garçon de 7 ans qui découvre petit à petit les règles particulières du monde qui est le sien. 

-          Une source de sagesse : de nombreux enseignements sont à tirer de ce petit récit.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La scène un peu longue à mon goût concernant le chien qui a avalé du poison, mais ce sera le seul bémol.

 

Premières phrases :

 

«           Il est possible que cette histoire ait commencé dans un rêve. Etait-ce une préparation à ce qui allait suivre, une mise en garde peut-être ? Car le rêve était pénible, pénible – un cauchemar.

On disait qu’il ne fallait parler de ses mauvais rêves à personne, mais les dire plutôt pour soi à haute voix, puis cracher trois fois. On disait la même chose pour les rêves agréables. Il ne fallait les confier à personne, les garder pour soi. Ceux qu’on entendait raconter n’étaient-ils donc ni bons ni mauvais ? »

 

Vous aimerez aussi :

 

Dersou Ouzala de Vladimir ARSENIEV (non lu)

 

Ciel bleu : une enfance dans le Haut Altaï, Galsan TSCHINAG, Métailié suites, 1996, 8 euros

 

TAGS : Littérature mongole - Famille

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Park life de Shuichi YOSHIDA

Publié le par Hélène

 park_life-1-.jpg

 

 

 

 ♥ ♥ ♥

 

Un roman magique, statique et poétique centré sur les visiteurs d'un parc.

 

 

 

 

L'auteur :

 

Yoshida Schuichi est un écrivain japonais. Park Life a été couronné en 2002 du prix Akutagawa, l'équivalent du Goncourt au Japon. Il a également publié Parade, toujours aux Editions Picquier.

 

L’histoire :

 

Le narrateur est un jeune employé qui vit près du parc de Komazawa, et travaille non loin du parc Hibiya, et va rencontrer dans le métro qui relie ces deux axes, une femme avec qui il va partager quelques instants, au hasard des rencontres ou des rendez-vous.

 

Ce que j’ai aimé :

 

- Sa poésie aérienne : comme dans de nombreux romans japonais, rien de particulier ne se passe, et ce rien crée la poésie. Le lecteur se laisse juste bercer par un rythme lancinant qui l’emporte dans les airs et lui laisse tout le loisir d’observer le monde en prenant de la hauteur.

- Sa poésie terrienne : le monde est ainsi transfiguré, le quotidien devient magique, tout est sujet à émerveillement :

 

« Sous nos yeux, le jet d’eau a pris de la hauteur. A ce moment précis, la brise de printemps a soufflé sur le square, et une poussière de gouttelettes a jailli tout autour. » (p. 16)

 

 « Un jour, j’ai demandé à M. Kondô : « Mais pourquoi est-ce que tout ce monde vient au parc ? » Il a médité très sérieusement, chose rare chez lui, avant de me dire nettement : « Ils se sentent soulagés. » Comme ce n’était pas une réponse en l’air, je n’ai pas voulu insister, mais il a ajouté : « Même si tu ne fais rien dans un parc, personne ne viendra te le reprocher. Au contraire si tu veux faire quelque chose, comme du racolage ou un discours, on te chassera.» » (p.80)

 

- Ses pistes de réflexion multiples : sur l’identité, la solitude, la connaissance, les liens ténus qui se tissent entre les êtres…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Je ne vois rien à redire, j’ai tout aimé

 

Premières phrases :

 

 « Dans le carrefour souterrain de Hibiya circulent trois lignes. Si l’on compare par exemple le bâtiment Marion de Yûrakuchô à la partie décorative d’un gâteau d’anniversaire, et qu’on découpe ce quartier de haut en bas en deux parties tranchées, sur la partie biscuit moelleux les stations et les couloirs du métro doivent être alvéolées comme une fourmilière. Même si la décoration de surface est brillante, un gâteau au corps spongieux n’a rien d’affriolant. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Les années douces de Hiromi KAWAKAMI

 

Park Life, Shuichi YOSHIDA, Philippe PICQUIER, sept 2007, 128 p., 12.50 euros

POCHE : Park Life, Shuichi YOSHIDA, Picquier poche, janvier 2010, 128 p., 6 euros 

D'autres romans japonais ici :   challenge-In-the-mood-for-Japan

 

TAGS : Littérature japonaise - Poésie du quotidien

 

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