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173 articles avec litterature europe

Quand souffle le vent du nord de Daniel GLATTAUER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥               

Un roman facile pour l’été (ou l’hiver…)

 

L’auteur :

Daniel GLATTAUER est un écrivain autrichien également journaliste. Quand souffle le vent du nord est son premier roman traduit en français.

 

L’histoire :

Tout le roman est ébauché autour d’un échange de mails : Emma Rothner envoie par erreur un message à Léo Leike, et de fil en aiguille, ils vont correspondre par mails, redoutant la rencontre qui risquerait de briser le charme qui s’installe. En effet de véritables sentiments vont naître à l’ombre d’Internet, seulement Emma est une femme mariée…

Ce que j’ai aimé :

-       Le côté très prenant du roman : je l’ai lu en une soirée tant j’avais hâte de savoir comment cette drôle d’histoire finirait.

 

-       Le thème du couple et de la famille est bien rendu, bien senti.

 

-       De la même façon est rendue intelligemment l’ambivalence des relations à distance, par écran interposé.

Ce que j’ai moins aimé :

-       L’aspect incomplet du roman : l’échange de mails restreint considérablement le champ du roman traditionnel. Cette construction est tellement réduite que l’air m’a manqué, ce fut une lecture légère mais loin d’être inoubliable.

 

-       La simplicité des propos et de l’histoire : lesdits propos tournent essentiellement autour de leur relation, relation qui tourne en rond, on l’aura compris, si bien qu’au final, même si j’ai été prise par le roman, il m’est resté un arrière-goût de déception.

 

-       Les pistes de réflexion ne sont pas assez creusées à mon goût.

Premières phrases :

« 15 janvier

Objet : Résiliation

J’aimerais résilier mon abonnement. Puis-je m’y prendre ainsi ? Cordialement. E. Rothner. »

Vous aimerez aussi :

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann SCHAFFER et Annie BARROWS

Quand souffle le vent du nord, Daniel GALTTAUER, Grasset, avril 2010, 348 p., 18 euros  

TAGS : Littérature autrichienne - Couple - FIdélité

Publié dans Littérature Europe

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L’année du jardinier de Karel CAPEK

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Un petit précis de jardinage humoristique et philosophique…

    

L’auteur :

 Karel CAPEK était un écrivain tchèque mort en 1938. Artiste aux talents multiples, il a publié de nombreux recueils de récits, des pièces de théâtre, des romans, avec toujours dans ses livres un humour vivace. Son frère Josef a participé à certains de ses ouvrages en les agrémentant d’esquisses.

L’année du jardinier a été publié en 1929.

 

L’histoire :

 L’année du jardinier, comme son titre l’indique, suit un jardinier dans l’entretien de son jardin, mois après mois. Les chapitres courts suivent les pérégrinations du jardinier dans les différentes étapes de sa création. Les esquisses de Josef KAPEK rendent l’ensemble d’autant plus attrayant.

 

Ce que j’ai aimé :

- Le ton humoristique.

- Le portrait tendre de cette espèce particulière qu’est le jardinier : une personne qui a tendance à beaucoup montrer son postérieur à ses invités, toujours occupé à désherber, planter, semer… Une personne amoureuse de la pluie et du purin, ou mieux, des pluies de purin… Un être qui devrait être bien différent :

 « S’il avait été produit par la nature, il serait fait bien différemment ; il aurait des jambes de scarabée afin de n’être point obligé de s’asseoir à croupetons et il aurait des ailes, d’abord parce que c’est plus joli et, en second lieu, pour pouvoir s’élever au-dessus de ses plates-bandes. » (p. 52)

 - L’hymne au jardinage.

-  Et pour couronner le tout : un brin de philosophie :

«  L’avenir n’est pas devant nous, car il est déjà sous les espèces de ce germe ; il est déjà parmi nous, et ce qui n’est pas présent parmi nous n’y sera pas non plus dans l’avenir. Nous ne voyons pas les germes parce qu’ils sont sous la terre ; nous ne connaissons pas l’avenir parce qu’il est en nous. (…) si nous pouvions voir ce fourmillement caché de l’avenir au milieu de nous, il est sûr que nous dirions que notre mélancolie et notre scepticisme sont de grandes sottises et que le meilleur de tout, c’est d’être un homme vivant, je veux dire un homme qui croît. » (p. 139)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien.

 

Premières phrases :

 «  Il y a cent manières de se créer un jardin : la meilleure est encore de prendre un jardinier. Ce jardinier vous plante toutes sortes de bouts de bois, de bâtons ou de manches à balai, en vous soutenant que ce sont là des érables, des aubépines, des lilas, des rosiers à haute tige ou buissonnants et autres espèces botaniques ; (…) »

 

Vous aimerez aussi :

 Une année à la campagne de Sue HUBBELL

 

POCHE : L’année du jardinier de Karel CAPEK, 10/18, décembre 1999, 156 p., 6 euros

 

TAGS : Littérature tchèque - Jardinage - Nature - Humour

 

Publié dans Littérature Europe

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La joueuse d’échecs de Bertina HENRICHS

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

Une petite merveille à découvrir. Un trés beau portrait de femme.

 

 

L'auteur : 

Bertina Henrichs est une romancière et scénariste allemande qui réside en France. La joueuse d'échecs fut son premier roman publié en 2005, That's all right mama l'a suivi en 2008.

L’histoire :

Eleni et sa famille vivent sur l’île de Naxos en Grèce. Eleni est femme de chambre, elle se laisse porter par le cours du temps, convaincue de l’inutilité de toute résistance. Jusqu’au jour où, en faisant le ménage dans la chambre d’un couple de français, elle ramasse une pièce d’échecs tombée d’un jeu d’échecs. Un fou. Animée par une fascination pour Paris et son univers, elle s’approprie alors cette passion pour les échecs, ayant ainsi l’impression de devenir un peu parisienne. Elle demande à son vieux professeur Kouros de l’initier aux règles particulières du jeu. « Folie »  se dit-elle.

Ce que j’ai aimé :

-       La construction : La joueuse d’échecs ressemble par sa construction à un conte de Perrault, formé sur le même schéma classique du récit : situation initiale, élément perturbateur, péripéties… Et comme pour les contes, cela fonctionne merveilleusement bien.

-       La psychologie très fine des personnages : Eleni s’étoffe au fur et à mesure de son apprentissage du jeu d’échecs, ses réflexions gagnent en consistance. De simple pion qui se laissait porter par les évènements, elle devient reine de son île, basculant dans un autre univers. Les autres personnages vont évoluer favorablement à son contact, tel son mari Panis, qui derrière ses allures de mâle dur et fier, cache des trésors de bonté de d’intelligence, ou son professeur, adepte convaincu de la solitude qui découvrira les bienfaits de l’amitié.

-       L’humour caché derrière les propos plus profonds. Comme quand Eleni Eleni doit dissimuler son jeu d’échecs dans le congélateur « bien au froid » si elle ne veut pas être la risée de l’île.

Cette passion doit en effet rester secrète, car Eleni connaît Naxos, un petit monde fermé, avec « ses lois implicites », ses règles, son « code d’honneur » : une femme de chambre qui joue aux échecs est une « excentrique » qui délire.

Ce que j’ai moins aimé :

-       Là encore, j’ai tout aimé.

Premières phrases :

« C’était le début de l’été. Comme tous les jours, Eleni gravit la petite colline qui séparait l’hôtel Dionysos du centre de la ville à l’heure où le soleil apparaissait à l’horizon. »

Vous aimerez aussi :

 

 

Battement d’ailes de Milena AGUS

 

 

La joueuse d’échecs, Bertina HENRICHS, Liana Levi, sept 2005, 151 pages, 15 euros

POCHE : La joueuse d’échecs, Bertina HENRICHS, LDP, janvier 2008, 5 euros 

Publié dans Littérature Europe

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