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litterature europe

Au nord du monde de Marcel THEROUX

Publié le par Hélène

Au-nord-du-monde

♥ ♥

Un roman d’anticipation porteur d’espoir.

 

L’auteur :

 

Marcel THEROUX est un romancier et réalisateur anglais. Au nord du monde est son premier roman traduit en français.

 

L’histoire :

 

Au nord du monde, en Sibérie, dans une ville dépourvue de ses habitants, survit Makepeace Hatfield, shérif de la veille. Une catastrophe a poussé le monde et la civilisation à se détruire et Makepeace ignore si le monde d’avant perdure ailleurs. Le jour où un avion survole son territoire, le jeune shérif décide de prendre la route dans l’espoir de retrouver une once de civilisation.

 

Ce que j’ai aimé :

 

Le personnage de Makepeace : perdu dans un monde post-apocalyptique, ce shérif si particulier continue pourtant à porter en son sein un espoir ténu en l’humanité, en l’avenir, en la civilisation qui pourtant a broyé tout ce que Makepeace aimait et connaissait. Sa quête va aller vers des survivants agressifs, dans des camps de travail aliénant, et pourtant Makepeace continuera jusqu’au bout à avoir foi en l’homme.

 

« En fin de compte, le niveau des eaux baisse, le soleil se lève et les plantes poussent. Je n’ai jamais douté qu’il restera quelque chose de nous. Evidemment, je ne serai plus là pour le voir. Et tous ces livres que j’ai sauvés finiront en humus ou en nids d’oiseaux, j’imagine.

Mais quelque chose continuera. » ( p.186)

 

Les qualités d’écriture de Marcel Théroux sont indéniables : les rebondissements s’enchainent, les ellipses intriguent le lecteur à point nommé. Qu’est-il arrivé à notre monde ? A la famille de Makepeace et à Makepeace même ? Qu’y-a-t-il derrière l’avion entraperçu un jour de désespoir ? Le monde d’avant perdure-t-il intact dans d’autres contrées ? 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Je lis rarement des romans d’anticipation –pour ne pas dire jamais-, je n’ai donc aucun élément de comparaison. J’ai apprécié cette lecture même si ce n’est pas le genre de roman que je lis habituellement et que j’aime.

 

Premières phrases :

 

«  Chaque jour, je boucle mon ceinturon de revolvers pour aller patrouiller dans cette ville miteuse.

Je fais ça depuis si longtemps que j’ai pris le pli, comme la paume de la main qui porte un seau dans le froid.

Le pire, c’est l’hiver, quand j’émerge d’un sommeil agité, que je cherche mes bottes à tâtons dans le noir. L’été, ça va mieux. L’endroit est presque ivre d’une lumière sans fin et le temps file pendant une semaine ou deux. Il n’y a pas vraiment de printemps ou d’automne dignes de ce nom. Ici, dix mois par an, le climat mord la peau. »

 

Vous aimerez aussi :

 

La route de Cormac MCCARTHY (non lu)

 

Merci à Jennyfer SOULAT des Editions Plon pour cette lecture.

 

Au nord du monde, Marcel THEROUX, Plon, Feux croisés, août 2010, 288 p., 22 euros 

 

1pourcent

 

Elles en parlent aussi : keisha,    Kathel,

Publié dans Littérature Europe

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Le jour avant le bonheur de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

Un magnifique roman d’initiation.

 

L’auteur :

 

Erri DE LUCA est un écrivain italien contemporain. Il est aujourd’hui un des romanciers italiens le plus lu dans le monde.

 

L’histoire :

 

Dans le Naples de l’immédiat après-guerre, un jeune orphelin adolescent apprend à jouer à la Scopa aux côtés du concierge de son immeuble, Don Gaetano.  Mais celui qui est comme un second père pour le jeune homme ne lui apprend pas que cela : il lui conte les années de guerre, puis la libération de la ville ; il l’initie à la vie sexuelle en le menant chez une veuve un peu trop seule, et surtout, il lui montre le chemin pour être un homme. Et Don Gaetano tremble devant l’attirance que ressent son protégé pour une jeune voisine mystérieuse, fantôme aux atours  dangereux…

 

Ce que j’ai aimé :

 

- La beauté limpide du texte :

 

« « Je t’ai attendue jusqu’à oublier quoi. Une attente est restée dans mes réveils, quand je saute du lit à la rencontre du jour. J’ouvre la porte non pas pour sortir mais pour le faire entrer. »

J’appuyai ma tempe sur la sienne.

« Anna, il s’est écoulé une éternité.

C’est fini. Maintenant commence le temps, qui dure des moments. » (p. 65)

 

 - La poésie qui s’échappe de tous les mots, flotte indicible, et auréole l’histoire d’un halo d’éternité.

 

- L’hommage à tous ceux qui ont osé résister à l’envahisseur pour continuer à être des hommes debout, malgré la menace, malgré la mort. Et l’importance donnée à la parole, aux souvenirs pour que ces hommes et leurs valeurs ne s’évanouissent dans les rets gluants du temps qui passe.

 

« Ses récits devenaient mes souvenirs. Je reconnaissais d’où je venais, je n’étais pas le fils d’un immeuble, mais d’une ville. Je n’étais pas un orphelin de père et de mère, mais le membre d’un peuple. » (p.128)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Rien

 

Premières phrases :

 

« Je découvris la cachette parce que le ballon était tombé dedans. Derrière la niche de la statue, dans la cour de l’immeuble, se trouvait une trappe, recouverte de deux petites planches en bois. Je vis qu’elles bougeaient en posant les pieds dessus. J’eus peur, je récupérai la balle et sortis en me faufilant entre les jambes de la statue. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 L'ombre de ce que nous avons été de Luis SEPULVEDA

 

Le jour avant le bonheur, Erri DE LUCA, Gallimard, mai 2010, 138 p., 15 euros

Publié dans Littérature Europe

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Melnitz de Charles LEWINSKY

Publié le par Hélène

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                                                  ♥ ♥ ♥

L’histoire passionnante d’une famille juive suisse sur plusieurs décennies.

  

L’auteur :

 

Charles LEWINSKY est un écrivain suisse, également metteur en scène et dramaturge.

 

L’histoire :

 

Nous suivons l'histoire de la famille Meijer, famille juive suisse, de 1871 à 1945. Le roman s'ouvre sur Salomon, boucher, sa femme Golda et leurs deux filles Mimi et Hannele, fille adoptive du couple. Les jeunes filles sont en âge de se marier et elles vont user de tous leurs charmes pour séduire ce mystérieux cousin, Janki arrivé un soir à l'improviste. C'est ainsi que s'ouvre cette grande saga passionnante qui balaie la fin du XIXe siècle et la moitié du XXe, avec au centre des décennies la guerre franco-prussienne, la guerre de 14-18, et la Seconde Guerre mondiale. Chacune des parties est basée sur une décennie et par conséquent sur une génération de la famille différente à chaque fois. Les personnages évoluent au fil de l'actualité des époques, observée par l'oncle Melnitz, fantôme qui se charge de les rappeler à l'ordre quand la nécessité se présente.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le côté « saga familiale » : à la fois comédie par ses chapitres légers quand il s'agit de mariages ou de naissances, mais aussi drame quand les guerres s'introduisent au cœur de la petite histoire pour la bouleverser.

-          Le fait qu'il s'agisse d'une famille juive qui ressent les évènements du début du siècle, famille juive suisse de surcroît donne un éclairage sur l’Histoire très original

-          Le découpage en décennies fait qu'on ne colle pas entièrement à chaque destin, on retrouve quelquefois le personnage qui était le héros d'une partie des années plus tard, et ce n'est plus lui qui est au centre de l'histoire. Cet aspect gigogne rend le roman passionnant et enrichissant.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La prolifération des personnages au fil des époques peut faire perdre le fil.

 

Premières phrases :

 

" Après sa mort, il revenait. Toujours.

Le dernier jour de la semaine de deuil, lorsque la perte s'était fondue dans le quotidien, que la douleur, il fallait déjà la chercher, telle une piqûre d'insecte hier encore urticante et aujourd'hui devenue à peine perceptible, quand on avait mal au dos à force de rester assis sur les sièges bas imposés aux survivants, pour ces sept jours, par l'antique coutume, il revint, avec le plus grand naturel, pénétra dans la pièce au milieu des autres visiteurs, dont rien en apparence ne le distinguait."

 

Vous aimerez aussi :

 

La saga des émigrants de Vilhelm MOBERG

 

 Melnitz, Charles LEWINSKY, Grasset, septembre 2008, 22.90 euros

POCHE : Melnitz, Charles LEWINSKY, Livre de poche, mai 2010, 9 euros

 

TAGS : Littérature suisse - Famille - Saga - Guerre -Antisémitisme

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Les invités de l’île de Vonne Van DER MEER

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥  

Des nouvelles au charme doux et cotonneux…

 

L’auteur :

Vonne Van Der MEER est née aux Pays- Bas, elle travaille en tant que metteur en scène mais écrit également des nouvelles.

 

L’histoire :

La Rose des Dunes est une maison située sur une île aux larges des côtes hollandaises. Elle accueille chaque été de nouveaux locataires. Des familles avec des enfants, des personnes seules venues faire le point, des femmes trahies…

Ce que j’ai aimé :

-          Le fil conducteur donné par la maison : les histoires ne sont pas isolées les unes des autres puisque La Rose des Dunes forme un mince lien qui le réunit. C’est une idée originale qui fonctionne bien.

-          L’atmosphère nébuleuse, le calme que communique comme par magie l’environnement, comme si la mer murmurait des réponses secrètes aux êtres qui la questionne.

 

« Ce coup d’éclat éclaira le ciel et, peu après, elle put lui dire qu’il n’avait plus à se racheter de quoi que ce soit. Que ça s’arrangerait, un jour. Que le temps ferait le reste, le temps, le vent et le sel. » (p. 43)

 

« Tandis qu’elle regardait par la fenêtre le ciel qui s’assombrissait, où ne perçaient plus que quelques traînées de lumière, elle eut l’impression que quelqu’un venait derrière elle et posait une main sur sa tête. Regardait par-dessus son épaule et tendait le doigt vers les premières étoiles, vers quelque chose qui était plus vieux que la douleur qu’elle ressentait. » (p.156)

 

-          L’évocation pleine de charme de ces tranches de vie prises sur le vif.

Ce que j’ai moins aimé :

-          Le charme diffus de ce roman ne laisse percer aucune réticence…

Premières phrases :

« Il est grand temps que je termine. S’ils ont pris le bateau de midi, ils peuvent être ici dans une demi-heure. Ca m’est arrivé une fois : en nage, contente de mon travail, je ferme la maison , glisse la clef sous le paillasson et les découvre là, plantés à côté d’une carriole de plage où trônent bagages et enfants, au bord du sentier de coquillages. »

Vous aimerez aussi :

Une suite existe intitulée Le bateau du soir.

Battements d’ailes de Milena AGUS

La maison dans les dunes, Vonne Van DER MEER, Editions Héloïse d’Ormesson, avril 2005, 284 p., 20 euros

POCHE : Les invités de l’île, Vonne Van DER MEER, 10/18, juin 2007, 300 p., 7.40 euros

TAGS : Littérature néerlandaise - Nouvelles-   Mer-

 

EmiLit n'a pas été enthousiasmée, Papillon davantage.

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La vierge froide et autres racontars de Jorn RIEL

Publié le par Hélène

                                            

    ♥ ♥ ♥ ♥

Un roman délirant garantie anti-déprime.

  

L’auteur :

  

Jorn RIEL est un auteur danois qui a vécu de nombreuses années au Groenland. Il en a ramené « Les  Racontars celtiques », suite de fictions brèves mettant en scène des trappeurs du Nord-Est groenlandais.

  

L’histoire :

 

La vierge froide est le premier des recueils de Racontars et nous présentent ces drôles de bonhommes vivant au bout du monde. On y rencontre Valfred « infatigable dormeur », Herbert, William le Noir, Mads Madsen, dans des aventures plus cocasses les unes que les autres…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         L’humour

Ce recueil est un de mes préférés car c’est ici qu’apparaît Emma, femme imaginaire qui deviendra célèbre dans ces contrées dont la femme est absente. Son invention est l’occasion de nombreuses transactions  très drôles. C’est un humour complètement absurde

-         L’optimisme : Ces hommes du bout du monde pourraient sombrer facilement dans une mélancolie dépressive. Mais leur solidarité et leur vivacité d’esprit les aide à garder un optimisme à toute épreuve, optimisme très communicatif, pour le plus grand plaisir du lecteur.

-         La philosophie

Comme l’explique  Herbert à son coq « C’est une station pour âmes sensibles. Ses habitants doivent être capables de réfléchir aux choses et d’en sentir toutes les merveilles. » (p. 30)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-         Rien, je suis une fan invétérée…

 

Premières phrases :

 

« L’obscurité de la nuit polaire n’avait pas dérangé Anton. Il avait même accueilli le passage de la lumière à l’obscurité à la manière d’une bénédiction. A mesure que la clarté diminuait, tout s’était ralenti, et la période avant Noël avait été un temps de repos tout juste interrompu par de courtes visites aux pièges et de longues veillées dans la cabane de Valfred. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Un privé à Babylone de Richard BRAUTIGAN

 

La vierge froide et autres racontars, Jorn RIEL, Gaïa, 2000, 196 p., 19 euros

POCHE : La vierge froide et autres racontars, Jorn RIEL, 10/18, sept. 1999, 157 p., 6 euros

TAGS : Littérature danoise- Solitude-Amitié

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Le goût des pépins de pomme de Katharina HAGENA

Publié le par Hélène

                                                           gout pépins de pomme  

♥ ♥ ♥ ♥

Un joli roman sur le thème du souvenir.

  

L’auteur :

 

Katharina HAGENA est une écrivaine allemande qui signe là son premier roman. Ell est professeure de littérature à l’université d’Hambourg.

 

L’histoire :

 

A la mort de Bertha, ses trois filles Inga, Harriet, Christa, ainsi que sa petite-fille Iris se retrouvent sur les lieux de leur enfance à Bootshaven au nord de l’Allemagne. Iris hérite de la maison familiale et va s’y installer le temps de régler les questions de succession. Ce sera l’occasion d’appeler à elle les souvenirs liés à la maison.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Le charme diffus qui se dégage de cette lecture. De subtils entrelacs naissent entre la vie des personnages et la nature créant une atmosphère bucolique et aérienne presque magique.

-          Le thème de la mémoire et du souvenir : Iris rassemble des souvenirs éparpillés aux quatre vents et les offre à cette maison dépositaire de la mémoire familiale. La construction du roman épouse le caractère décousu de ses souvenirs confus et marqué quelquefois du sceau des secrets.

-          La description très fine que fait l’auteur des malades d’Alzheimer. Bertha avait sombré en effet les dernières années dans les affres de cette maladie tentaculaire.

-          L’intrigue liée à la mort de Rosemarie, la cousine d’Iris apporte la juste dose de mystère…

-          Plus prosaïquement, j’ai apprécié la couverture du roman, parfaitement en adéquation avec le récit.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les réflexions quelquefois assenées plus que suggérées en une suite de question sans fin. Le texte pose de lui-même ces questions sur la mémoire et le souvenir, nul besoin d’en rajouter.

-          La bluette sentimentale. Etait-elle bien nécessaire ?

 

Premières phrases :

 

« Tante Anna est morte à seize ans d’une pneumonie qui n’a pas guéri parce que la malade avait le cœur brisé et qu’on ne connaissait pas encore la pénicilline. La mort survint un jour de juillet, en fin d’après-midi. Et l’instant d’après, quand Bertha, la sœur cadette d’Anna, se précipita en larmes dans le jardin, elle constata qu’avec le dernier souffle rauque d’Anna toutes les groseilles étaient devenues blanches. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Les cinq quartiers de l’orange de Joanne HARRIS

 

Merci à Julia GALLET des Editions Anne Carrière pour cette belle découverte.

 

Le goût des pépins de pommes, Katharina HAGENA, Editions Anne Carrière, janvier 2010, 19.50 euros

 

TAGS : Littérature allemande - Famille- Femmes

 

D'autres avis chez Aifelle, Mango, Sylde.

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Battements d’ailes de Milena AGUS

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

« Sans magie, la vie a un goût d’épouvante. »

 

L’auteur :

Milena AGUS est une écrivain sarde qui a publié son premier roman en 2005. Mal de pierres paru en 2006 connut un beau succès.

L’histoire :

Madame tient une maison d’hôtes en Sardaigne. La narratrice, une jeune fille de 14 ans lui rend souvent visite, elles sont en effet voisines. La jeune fille décrit dans son journal avec beaucoup de tendresse son environnement, cette Madame à la forte personnalité, son grand-père qui la défend souvent, ou encore son père qui s’est enfui criblé de dettes et dont l’esprit revient quelquefois, comme un battement d’ailes.

Ce que j’ai aimé :

-          La magie qui court dans les pages comme dans la vie des personnages car :

« Sans magie, la vie a un goût d’épouvante. » (p. 26)

-          La galerie de personnages cocasses : Madame si fleur bleue dans ses relations amoureuses, le grand-père si drôle qui s’ennuie quand tout va bien, les amants de Madame, souvent ingrats, la tante spécialiste de Leibniz, le fils du voisin, trompettiste de jazz, ou encore la maman des voisins, une croyante à la philosophie très simple.

-          L’humour transparaissant en filigrane dans les propos des personnages :

« Mais la grand-mère des voisins est un être humain important parce que avec son cerveau plus petit qu’un petit pois, elle est la preuve ontologique de l’existence de Dieu. Comment pourrait-elle en effet, alors qu’elle manque autant de cervelle, marcher, parler, exprimer des pensées et éprouver des sentiments si l’âme n’existe pas ? Donc l’âme existe. Donc Dieu existe. » (p. 82)

Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien.

Premières phrases :

« Notre position est 39°9’ au nord de l’équateur et 9°34’de l’est du méridien de Greenwich. Ici, le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent, la végétation riche d’odeurs. »

Vous aimerez aussi :

  Les invités de l'île de Vonne VAN DER MEER

 

Battements d’ailes, Milena AGUS, Liana Levi, Février 2008, 153 p., 15 euros

POCHE : Battements d’ailes, Milena AGUS, Piccolo de Liana Levi, mai 2009, 153 p., 7 euros 

 

TAGS : Littérature italienne - Famille -Femmes

 

Vous le trouverez aussi chez Papillon, EmiLie, Clara, Leiloona.

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La saga des émigrants de Vilhelm MOBERG

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ ♥

Une saga en 8 tomes (5 pour le format poche) sur les premiers pionniers suédois à s’installer en Amérique au XIXème siècle.

  

L’auteur :

 

Vilhelm MOBERG était un écrivain et dramaturge suédois, décédé en 1973. La saga des émigrants fut publiée entre 1949 et 1959. En 1998 il fut élu meilleur roman suédois du siècle par les suédois.

 

L’histoire :

 

Au milieu du XIXème siècle, Kristina et Karl Oskar, un jeune couple suédois décident de quitter leurs terres stériles pour émigrer en Amérique, terre de tous les possibles. Ils sont accompagnés par Robert, le frère de Karl Oskar et de son compagnon Arvid. Seront du voyage également Danjel Andreasson, un hérétique, et Ulrika de Västergöhl, la catin du village.

Tome 1  « Au Pays » : ce tome explique pourquoi et comment ils décident de quitter la Suède

Tome 2 « La traversée » : comme son nom l’indique, ce tome est consacré à la traversée de l’Atlantique

Tome 3 « La terre bénie » : leur installation dans le Mississipi

Tome 4 « Les pionniers du Minnesota » : l’édification d’une colonie suédoise et le récit de Robert parti à la quête de l’or.

Tome 5 « Au terme du voyage » : inclue la guerre de sécession, la révolte des Sioux et dresse le bilan de ces années de déracinement.

(Je me suis référée ici à l’édition en Livre de Poche, raison pour laquelle je ne mentionne que 5 tomes)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’aspect historique : l’auteur maîtrise parfaitement son sujet et s’est documenté pour nous conter les aventures de ces premiers pionniers suédois à conquérir le sol américain dans les années 1840. Il balaie dix années de cette histoire en incluant la formation de cette petite communauté suédoise, la ruée vers l’or (vécue par Robert), la guerre de sécession, les affrontements entre tribus indiennes…

-          L’aventure humaine : l’écriture rend hommage à ses personnages, sans ajouter de fioritures, de digressions sentimentales, elle décrit au plus juste ce voyage et cette installation dans un ailleurs qui deviendra mythique.

-          Les questions théologiques et philosophiques abordées enrichissent considérablement le récit : l’hérésie, les questions nombreuses de Kristina sur sa foi en la Bible, le destin…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Le deuxième tome entièrement consacré à la traversée vers l’Amérique.

 

 

Premières phrases :

 

«  Mjödahult est une des plus anciennes fermes de Ljuder. Son nom est cité dans le procés-verbal d’un jugement deux cent ans avant la découverte de l’Amérique. La famille Niba habite et cultive cette ferme aussi loin que l’on remonte la mémoire des générations et depuis qu’il existe des dcouments écrits. »

 

Vous aimerez aussi :

Le roman de Bergen de Gunnar STAALESEN (non lu)

 

La saga des émigrants, Vilhelm MOBERG, Gaïa, 8 tomes, 1999, 19 euros le tome

POCHE : La saga des émigrants, Vilhelm MOBERG, Livre de poche, 5 tomes, 9 euros le tome

 

TAGS : Littérature suédoise - Saga familiale - Famille

 

D'autres avis : Cuné, Sylde.

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Trois chevaux de Erri DE LUCA

Publié le par Hélène

 

trois chevaux

 ♥ ♥ ♥ ♥  

Un très beau texte pur comme du cristal.  

 

  L’auteur :

 

Erri DE LUCA est un écrivain italien contemporain, également poète et traducteur. Il est engagé politiquement à l’extrême gauche depuis les années 60. Il a été ouvrier dans de nombreux pays et est alpiniste à ses heures.

 

L’histoire :

 

Le narrateur revient en Italie après avoir passé 20 ans en Argentine . Il est employé en tant que jardinier et reprend petit à petit ses habitudes dans ce pays qu’il a quitté il y a si longtemps. Il rencontre alors la belle Laila et touché par des sentiments qu’il avait voulu laisser de côté, ses souvenirs vont alors refluer.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La pureté de l’écriture.

 

-          La puissance de l’histoire derrière la banalité d’une rencontre. Des thèmes forts et magnifiquement traités affleurent au fil des pages : l’engagement politique, les sentiments, l’amitié, le hasard…

 

-          L’harmonie avec l’univers.

 

 

« Un arbre écoute les comètes, les planètes, les amas et les essaims. Il sent les tempêtes sur le soleil et les cigales sur lui avec une attention de veilleur. Un arbre est une alliance entre le proche et le lointain parfait. » (p. 23)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          C’est un texte parfait à mes yeux.

 

Premières phrases :

 

«Je lis seulement des livres d’occasion.

Je les pose contre la corbeille à pain, je tourne une page d’un doigt et elle reste immobile. Comme ça, je mâche et je lis.

Les livres neufs sont impertinents, les feuilles ne se laissent pas tourner sagement, elles résistent et il faut appuyer pour qu’elles restent à plat. Les livres d’occasion ont le dos détendu, les pages, une fois lues, passent sans se soulever. » 

 

Vous aimerez aussi :

 

L’ombre de ce que nous avons été de Luis SEPULVEDA

 

Trois chevaux, Erri DE LUCA, Gallimard,  janvier 2001, 128 p., 14.50 euros

POCHE : Trois chevaux, Erri DE LUCA, Folio, mai 2002, 138 p., 4.50 euros

TAGS : Littérature italienne - Guerre -Couple

 

Clara en parle aussi.

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Quand souffle le vent du nord de Daniel GLATTAUER

Publié le par Hélène

quand-souffle-le-vent-du-nord 

 

 

♥ ♥ ♥               

Un roman facile pour l’été (ou l’hiver…)

 

L’auteur :

Daniel GLATTAUER est un écrivain autrichien également journaliste. Quand souffle le vent du nord est son premier roman traduit en français.

 

L’histoire :

Tout le roman est ébauché autour d’un échange de mails : Emma Rothner envoie par erreur un message à Léo Leike, et de fil en aiguille, ils vont correspondre par mails, redoutant la rencontre qui risquerait de briser le charme qui s’installe. En effet de véritables sentiments vont naître à l’ombre d’Internet, seulement Emma est une femme mariée…

Ce que j’ai aimé :

-       Le côté très prenant du roman : je l’ai lu en une soirée tant j’avais hâte de savoir comment cette drôle d’histoire finirait.

 

-       Le thème du couple et de la famille est bien rendu, bien senti.

 

-       De la même façon est rendue intelligemment l’ambivalence des relations à distance, par écran interposé.

Ce que j’ai moins aimé :

-       L’aspect incomplet du roman : l’échange de mails restreint considérablement le champ du roman traditionnel. Cette construction est tellement réduite que l’air m’a manqué, ce fut une lecture légère mais loin d’être inoubliable.

 

-       La simplicité des propos et de l’histoire : lesdits propos tournent essentiellement autour de leur relation, relation qui tourne en rond, on l’aura compris, si bien qu’au final, même si j’ai été prise par le roman, il m’est resté un arrière-goût de déception.

 

-       Les pistes de réflexion ne sont pas assez creusées à mon goût.

Premières phrases :

« 15 janvier

Objet : Résiliation

J’aimerais résilier mon abonnement. Puis-je m’y prendre ainsi ? Cordialement. E. Rothner. »

Vous aimerez aussi :

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann SCHAFFER et Annie BARROWS

Quand souffle le vent du nord, Daniel GALTTAUER, Grasset, avril 2010, 348 p., 18 euros  

TAGS : Littérature autrichienne - Couple - FIdélité

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