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litterature europe

Le passé de Tessa HADLEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Alice, Fran, Harriet et leur frère Roland se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents à Kington dans la campagne anglaise durant l'été. Ils ont prévu de passer quelques semaines dans la maison familiale pour discuter notamment de l'éventualité de la vendre. Les enfants de Fran trouvent une compagnie agréable en la personne de Kasim, le beau-fils d'Alice, et de Molly, la fille de Roland. Harriet quant à elle se rapproche de Pilar, la nouvelle femme de Roland, d'origine argentine.

Tandis que les adultes discutent et reviennent sur le passé, les enfants errent dans la campagne et font une découverte déconcertante. Les relations familiales sont difficiles à gérer, entre tensions et amour inconditionnel.

Ce que j'ai aimé :

- Le style est magnifique, lyrique dans les descriptions de la campagne anglaise, poétique quand il évoque les souvenirs, il nous fait vibrer plus intensément, à l'unisson des sentiments et sensations des personnages.

- Les différentes générations sont admirablement bien décrites, entre l'enfance violente et avide de braver les interdits, l'adolescence et l'éveil à l'amour, puis l'âge adulte et son cortège de choix pas toujours évidents ou assumés. Les uns et les autres essaient de se soustraire au groupe, sans grand succès tant la famille possède des rets puissants et inaliénables.

"Je trouve la vie assez terrifiante, pas toi ? Et je suis une telle froussarde. C'est sûr, je ne sais rien de tout ce que cela veut dire. C'est vrai, même les choses les plus banales me fichent la trouille : la tristesse du changement, vieillir, les opportunités ratées. Sans compter la façon horrible dont les choses évoluent - ce qui se passe avec l'environnement par exemple. Je sais que je te barbe quand j'ai la nostalgie d'avant, comme si tout était mieux par le passé. Ce n'était peut-être pas le cas".

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé les chapitres sur le passé inutiles et beaucoup moins bien écrits.

Bilan :

Un charme certain.

 

Présentation de l'éditeur : 10/18

D'autres avis : Charlotte

Publié dans Littérature Europe

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Le berger de l'avent de Gunnar GUNNARSSON

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Va doucement, va calmement

Et lentement mais sûrement

Après la nuit, viendra le jour

Après les éclairs, le tonnerre"

Comme chaque année au mois de décembre, Benedikt se met en route pour rassembler le bétail égaré dans la montagne, avec comme seuls compagnons, Léo, son chien et Roc, son bélier. Ils avancent sereinement mais bientôt les éléments se liguent contre eux dans la montagne islandaise : la tempête rugit, la neige fait son apparition, ralentissant les compagnons.  

Ce conte philosophique de Noël marque par la simplicité de son récit, centré sur le voyage du vieil homme, les obstacles rencontrés, les silhouettes bienveillantes croisées. Mais ce récit est surtout marqué par la  lumière qui se dégage de ce berger profondément bon, de cet homme ordinaire qui  s'assigne une mission et n'en déroge pas, quoi qu'il arrive. Sa détermination guide son chemin et lui donne finalement une raison de vivre et de continuer...

Si les allusions bibliques sont nombreuses, le Berger de l'avent est néanmoins plus universel que religieux, cette immersion dans la nature sauvage nous rappelle qu'il faut accorder son pas au sien : Benedikt suit l'instinct de ses animaux et c'est aussi grâce à eux s'il trouve son chemin. L'homme se doit d'être humble face aux éléments, face aux autres règnes, il ne survivra qu'à cette condition.

Cette histoire est inspirée de faits réels : le 10 décembre 1925 un groupe d'hommes s'aventure dans les montagnes de l'est de l'Islande pour ramener du bétail égaré pendant les grandes transhumances de l'automne. L'un d'eux, Benedikt Sigurjonsson, continue seul. Six ans plus tard un magazine publie un récit de son expédition, reprise par la suite par Gunnarsson. Son récit inspira, dit-on, Le Vieil Homme et la mer, de Hemingway.

Présentation de l'éditeur : Zulma

Publié dans Littérature Europe

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Les reflets d'argent de Susan FLETCHER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur l'île de Parla, les habitants vivent depuis plusieurs générations au rythme de la mer. Ils en apprécient la beauté, mais ils connaissent aussi la cruauté de celle qui leur a enlevé des hommes. Ainsi, ces habitants du bout du monde sont attentifs aux signes, aux chansons et aux légendes légués par leurs ancêtres, ces histoires qui ont bercé leurs enfances pour les aider à se construire et à appréhender le monde qui les entoure. Aussi, quand un homme échoue sur la plage de Sye, tous pensent à la légende de l'Homme Poisson selon laquelle un homme arrivera par la mer pour apporter l'espoir à tous. En effet, non seulement l'homme est amnésique mais il ressemble de surcroît étrangement aux illustrations de cette légende. Il ressemble aussi à Tom, un jeune homme de l'île disparu en mer et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Face à tant de correspondances étranges, les esprits des habitants s'emballent, tant l'importance de croire aux histoires, de trouver de la beauté, du réconfort dans ce monde est prégnante :

"Qui peut expliquer cette histoire ? Ou toute autre histoire humaine ?  C'est un monde extraordinaire  - plein d'amour, de chagrin, de coïncidences - et nous ne le comprendrons jamais. Nous ne devrions jamais essayer. Nous devrions nous contenter de lui être reconnaissant. Oui, nous ferions mieux d'aimer, de respirer, de dire tout ira bien et d'y croire. Et nous ferions mieux de partager nos meilleures histoires, aussi souvent que possible."

Dans cette histoire de couple et de deuil, le pouvoir de l'imagination éclaire les destinées, la lumière s'infiltre dans les interstices et efface la souffrance.

« Il arrive tant de choses blessantes, dans la vie. Ça n’arrête jamais, en tous cas jamais très longtemps. Il arrive que les corps souffrent, que l’amour soit tendre et mal partagé, que des hommes pleins de bonté se noient sans que leur corps soit retrouvé. Mais Tabitha sait qu’il existe aussi des jours qui sont autant de cadeaux. Que des vies sont sauvées, contre toute attente. Il y a des moments comme celui-là ; où l’on élague des rosiers à côté de sa soeur qui chantonne, après avoir murmuré, en vous prenant dans ses bras, qu’elle aussi regrette, et que oui, oui – vous aussi lui avez toujours manqué. »

Et si les histoires peuvent  permettre à un être de supporter deuil, souffrance, douleur, elles sont plus que légitimes, elles deviennent alors essentielles. Un bel hommage rendu aux contes et légendes et à la littérature...

« Peut-être y a-t-il des flocons d’argent dans les champs et un monde sous-marin. Peut-être les phoques ont-ils un cœur humain et connaissent-ils l’amour, ou le sentiment amoureux – et peut-être croira-t-elle chaque histoire qu’on raconte. Pourquoi pas ? » (p. 140)

 

Présentation de l'éditeur : J'ai Lu ;

Du même auteur La fille de l’irlandais  ;  Un bûcher sous la neige 

D'autres avis : CathuluEva ; Enna

L'anecdote : En cherchant d'autres avis, je me suis aperçue que j'avais déjà lu et chroniqué ce livre en 2013. Or je n'en ai AUCUN souvenir, et en plus, je n'avais pas tellement aimé à l'époque, alors que cette fois-ci, j'ai adoré ! Comme quoi, nos goûts changent (et j'ai dû être poisson rouge dans une vie antérieure) J'ai remplacé l'article, voici ce que j'avais moins aimé à l'époque :

"L’impression que l’auteure tire un peu trop sur la corde du pathétique en accumulant les difficultés de l’existence : enfance battue, infidélité, amour à l’épreuve du temps, disparition, maladie incurable, accidents… Les 460 pages auraient pu être abrégées..."

Je reconnais ces défauts, mais cette fois-ci, ils sont passés inaperçus tant j'ai été emportée par la beauté du texte...

 

Publié dans Littérature Europe

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Miss Islande de Audur Ava OLAFSDOTTIR

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Il fallait ... porter en soi un chaos... pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse..."

En Islande en 1963 Hekla, 21 ans part pour la capitale, et s'installe chez son ami Jon John. Les deux amis se protègent mutuellement, conscients d'être des êtres à part qui trouvent difficilement leur place dans la société islandaise de l'époque : elle, parce qu'elle est une femme qui écrit, lui parce qu'il préfère les hommes aux femmes. Ils se trouvent, se rassemblent, se complètent, s'épaulent dans l'adversité. Chacun tente de poursuivre ses rêves malgré un climat peu propice : Jon rêve de travailler dans un théâtre pour fabriquer des costumes quand Hekla aimerait éditer son roman. Mais Jon est malmené, battu, et tout ce qu'on propose à la narratrice est de devenir Miss Islande, de vendre sa beauté et non pas ses écrits.

Hekla est soutenue aussi par son amie Isey, une jeune femme qui prend peu à peu conscience aussi des ses limites en tant que femme : si elle ressent des besoins d'écrire également, ce qu'elle réalise dans son journal intime, elle est obligée de le ranger dans un seau, de le cacher à son mari. Avec l'arrivée d'un enfant, elle est rattrapée par des envies de maison, de confort, de couleur de papier peint, laissant son journal au fond du seau.

Ces personnages sont prisonniers d'un monde conservateur, alors qu'ils sont prêts à éclater, et leur seul échappatoire est l'art qui transcende et leur permet de survivre. Une luminosité s'échappe de ces vies, de ces femmes qui tentent d'être libres et de s'accomplir en suivant leurs choix. Hekla, fidèle au nom du volcan qu'elle porte est tempétueuse, bien décidée à faire entendre sa voix et à envoyer au tapis ceux qui ne la louent que pour sa beauté...

Ce magnifique roman de Audur Ava Olafsdottir rappelle combien il est important de s'accrocher à ses rêves, envers et contre tout. Peu à peu, tous les personnages font un bout de chemin vers la liberté et même s'ils n'arrivent pas encore au bout, ils avancent grâce à ce lien particulier qu'ils tissent et consolident. L'amitié scintille au cœur du roman, éclairant les êtres et les empêchant de renoncer, malgré un climat clairement réfractaire à leurs idées.

Un coup de cœur !

 

Présentation de l'éditeur : Zulma

Du même auteur : Or ♥ ♥ Rosa candida ♥ ♥ ♥ ♥ ;  L’embellie  ♥ ♥ ♥ ; L'exception ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le rouge vif de la rhubarbe ♥ ♥ ♥ 

D'autres avis : Cathulu

 

Merci à l'éditeur.

Publié dans Littérature Europe

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Sans jamais atteindre le sommet de Paolo COGNETTI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

« J’ai fini par y aller vraiment, dans l’Himalaya. Non pour escalader les sommets, comme j’en rêvais enfant, mais pour explorer les vallées. Je voulais voir si, quelque part sur terre, il existait encore une montagne intègre, la voir de mes yeux avant qu’elle ne disparaisse. J’ai quitté les Alpes abandonnées et urbanisées et j’ai atterri dans le coin le plus reculé du Népal, un petit Tibet qui survit à l’ombre du grand, aujourd’hui perdu. J’ai parcouru 300 kilomètres à pied et franchi huit cols à plus de 5 000 mètres, sans atteindre aucun sommet. J’avais, pour me tenir compagnie, un livre culte, un chien rencontré sur la route, des amis : au retour, il me restait les amis. »

Accompagné de deux de ses amis et du Léopard des Neiges de Matthiessen, Paolo Cognetti se rend donc aux confins de l'Himalaya, non pas pour en faire l'ascension -ce que je n'avais pas compris durant ma lecture parce que je n'avais pas lu la quatrième de couverture, m'étant arrêté à ma tendresse pour l'auteur pour choisir son livre - mais pour explorer les vallées. Il rencontre la population, lutte contre son mal de montagnes, partage une tablette de chocolat avec son guide en regardant l'horizon, croise des moutons bleus, cueille des edelweiss à 4700 m d'altitude, avec toujours en toile de fond sa lecture de Matthiessen.

Dans ce récit Paolo Cognetti chante surtout son amour inconditionnel pour la montagne et le rapport fort qui les relie :

 

Son récit est émaillé de quelques dessins crayonnés au gré de son ascension :

Ce que j'ai moins aimé : J'ai trouvé ce récit moins abouti que Les huit montagnes.

La réflexion sur la dénaturation du site m'a semblé passer au second plan, alors qu'elle demeure pourtant centrale (à suivre à ce sujet le reportage de France Culture : Alpinisme, quand les masses touchent les sommets)

Photo prise le 22 mai et fournie par le Project Possible de l'alpiniste Nirmal Purja montrant la file d'attente au sommet de l'Everest. Photo Handout. AFP

Bilan : Trop court et décousu pour que je sois totalement sous le charme, même si j'ai apprécié retrouver la personnalité simple et attachante de Paolo Cognetti.

 

Du même auteur : Le garçon sauvage ♥ ♥ ♥ ; Les huit montagnes ♥ ♥ ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Stock

D'autres avis : Télérama ; Cathulu ; Dominique

 

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La dame du manoir de Wildfell Hall de Anne BRONTE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Quand Helen Graham devient la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, les mauvaises langues du village se complaisent alors à lui prêter un passé tumultueux et des relations illicites. En effet, elle est artiste, se dit veuve et élève seule son jeune fils. Jeune cultivateur, Gilbert Markham tombe sous le charme et se plait à la défendre face à ses détracteurs. La jeune femme se décide alors à lui raconter son histoire en lui donnant à lire son journal. 

Gilbert découvre alors les affres des pièges dans lesquelles tombent les jeunes filles aveuglées par leurs sentiments et indifférentes aux voies de la raison émises par leurs pairs. Il apprend aussi à connaître Arthur, personnage inspiré par le frère de Anne Brontë, Branwell, qui a lui-même connu une descente aux enfers liée à l’alcoolisme et à la débauche et est mort finalement entre les bras de ses sœurs.

Publié en 1848, et considéré comme l'un des tout premiers romans féministes, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Son héroïne évolue au fil des pages, ses expériences la forgent et la mènent vers l'émancipation rédemptrice. Le lecteur s'attache à ses pas, tremble à ses côtés, vibre sous certains regards et palpite de pages en pages ...

 

Présentation de l'éditeur : Archipoche

Du même auteur : Agnès Grey

D'autres avis : Claudia Lucia

 

Publié dans Littérature Europe

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Christopher et Colombus de Elizabeth VON ARNIM

Publié le par Hélène

Christopher et Colombus s'appellent en réalité Anna-Rose et Anna-Felicitas, et sont deux jumelles de dix-sept ans. Alors qu'elles étaient en Angleterre recueillie par leur oncle, après la mort de leur parent, celui-ci a préféré les expédier en Amérique, chez un autre oncle, pour ni plu ni moins se débarrasser d'elles. A cette époque, en 1916, ces jeunes filles de père allemand et au fort accent germanique ne sont en effet guère populaires ... Sur le bateau, livrées à elles-mêmes, elles se placent sous la protection d'un gentleman.

Si l'aventure des deux jeunes femmes naïves est assez drôle au début, l'ensemble s'essouffle dans la deuxième partie du roman. L'étude du milieu de l'époque est fine et l'humour omniprésent ajoute une touche de fraîcheur au destin atypique des deux soeurs, mais globalement, j'ai préféré d'autres romans de l'auteur comme Avril enchanté, L'été solitaire ou En caravane...
 

Présentation de l'éditeur : 10/18

Du même auteur : L'été solitaire ♥ ♥ ♥ 

 

 

Publié dans Littérature Europe

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La traversée amoureuse de Vita SACKVILLE WEST

Publié le par Hélène

Quand Edmund Carr apprend qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre, il décide de s'embarquer pour une croisière aux côtés de Laura, une jeune veuve dont il est épris. Mais les jours passant, il doute des sentiments de la jeune femme et se demande si elle ne tombe pas plutôt amoureuse du colonel Dalrymple, homme tellement séduisant. Peu à peu la jalousie le ronge.

Ce que j'ai aimé : Le chant mélancolique de cet homme qui apprend à se dégager de la vie petit à petit est relativement émouvant même si...

Ce que j'ai moins aimé : la personnalité assez égocentrique de Edmund ne m'a pas conquise....

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche ; Autrement

 

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La fin de la solitude de Benedict WELLS

Publié le par Hélène

♥ ♥

Prix de littérature de l’Union européenne.

Prix littéraire des lycéens de l’Euregio.

Liz, Marty et Jules perdent leurs parents dans un accident de voiture et sont placés dans un orphelinat. rapidement, ils s'éloignent les uns des autres, chacun suivant sa trajectoire pour faire son deuil. Li a tendance à se réfugier dans les drogues, les fêtes et les relations sans lendemain, Marty reste plus froid, et Jules le rêveur s'essaie dans la photographie et se rapproche de Alva, une jeune pensionnaire. Le temps passe, Jules raconte les étapes de sa vie, comment les cicatrices se forment et se déforment au fil des aléas de la vie.

Des liens indéfectibles perdurent malgré les épreuves, la fratrie, ses liens uniques et irremplaçables : "Soudain, je nous vois à soixante-dix ans, nous soutenant l'un l'autre. je n'ai pas choisi Marty et, au fond, nous sommes radicalement différents, mais il y a une chose qui le distingue de tous les autres : il est toujours là. A mes côtés depuis quarante et un ans." p. 135

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé la tonalité assez triste et pathétique.

Bilan :

Une belle trajectoire de vie !

"La vie n'est pas un jeu sans gagnant ni perdant. Elle ne nous doit rien et les choses arrivent comme ça. Parfois c'est juste et tout a un sens, et parfois tellement injuste qu'on doute de tout. J'ai arraché son masque au destin et, en dessous, je n'ai trouvé que le hasard." p. 287

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

D'autres avis : Babélio

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Paméla ou la vertu récompensée de Samuel RICHARDSON

Publié le par Hélène

♥ ♥

Roman épistolaire de 1740 qui raconte le destin de la jeune Paméla, 15 ans qui résiste aux assauts répétés de son maître, M. B., souhaitant par dessus tout préserver sa vertu intacte. Elle raconte ses mésaventures à ses parents dans ses lettres, puis quand elle comprend que ses lettres n'atteignent pas ses destinataires, elle continue à écrire son journal intime.

Ce roman a marqué la littérature anglaise et européenne par son originalité : donner la parole à la première personne à une domestique était novateur à l'époque, mais aussi par cette image vertueuse, néanmoins controversée. Deux voix s'élèvent : ceux qui pensent que Paméla est un modèle de vertu, et ceux qui pensent que sous couvert de la vertu, l'auteur en profite pour montrer des scènes équivoques, et que la jeune Paméla ne fait que provoquer M. B, son maître dans le but d'être épousée.
 

Ce que j'ai moins aimé :

Les atermoiements de la jeune Paméla m'ont lassée et son ambivalence m'a surprise effectivement : alors que cet homme a tenté d'abuser d'elle à maintes reprises, elle finirait finalement par éprouver des sentiments pour lui ?

" Vous et mon cher père êtes sans doute surpris de n'avoir point eu de mes nouvelles depuis plusieurs semaines, mais une triste scène en a été la cause. Car à présent il n'est que trop clair que vos avertissements étaient bien fondés. Oh, ma chère mère, je suis malheureuse, véritablement malheureuse ! Ne vous effrayez pourtant pas, je suis vertueuse ! Dieu veuille par Sa grâce que je le sois toujours.
Oh ! cet ange, ce galant homme, ce doux bienfaiteur de votre pauvre Paméla, qui devait prendre soin de moi à la prière que lui fit sa mère, lorsqu'elle était sur son lit de mort, qui craignait si fort que je ne me laissasse séduire par le neveu de Milord Davers qu'il ne voulut point me laisser entrer au service de Milady ; ce gentilhomme (oui, il faut encore que je l'appelle ainsi, quoiqu'il ne mérite plus ce titre), ce gentilhomme s'est avili jusqu'à se donner des libertés avec sa pauvre servante ! Il s'est fait voir maintenant dans son caractère naturel, et rien ne me paraît plus noir et plus affreux."

Bilan :

J'ai été heureuse de découvrir ce classique du XVIIIème, mais en tant que lectrice, je n'ai pas été convaincue par Paméla et encore moins par sa vertu !

 

Présentation de l'éditeur : 10-18

 

Publié dans Littérature Europe

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