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litterature europe

La vie parfaite de Silvia AVALLONE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Adèle, 18 ans est sur le point d'accoucher. En ce jour particulier, elle est seule, le père de son enfant étant en prison, si bien que Adèle envisage de donner son enfant pour qu'il soit adopté. Elle souhaite le meilleur pour son enfant et essaie de se persuader que commencer sa vie dans un environnement dégradé auprès d'une mère adolescente n'est pas l'idéal... Parallèlement, Dora rêve de devenir mère, mais le destin s'acharne contre elle à tel point que son couple commence à en souffrir.

Alors que nous sommes à l'orée de deux nouvelles vies pour ces deux femmes, le récit revient sur leur parcours pour mieux comprendre cette heure délicate des choix essentiels pouvant déterminer la trajectoire de toute une vie. Que signifie être parents et donner la vie dans un monde tourmenté ? La question de la responsabilité et de la culpabilité des parents est au coeur du roman, sous l'égide de Dostoïevski...

"Quand tu mets quelqu'un au monde, tu dois l'aimer. Le regarder dans les yeux et lui dire : Tu es en sécurité. Sinon, tu lui donnes la vie mais tu ne lui permets pas de naitre. Tu le tues."

Adèle, Dora, Fabio souffrent mais malgré tout, quelques moments fulgurants les sauvent, au milieu du chaos : une journée à la mer, un restaurant entre mère et filles, un voyage, des instants fugaces qui justifient les aléas et permettent de tenir debout, envers et contre tout. Peuvent-ils prétendre à une vie parfaite ? Non. Seulement à une vie fragile mais éclairée ça et là par de petits miracles qui, de secondes magiques en minutes merveilleuses, créent une certaine forme de perfection...

 

Présentation de l'éditeur : Liana Levi

Du même auteur : D'acier de Silvia AVALLONE ; Le lynx ♥ ; Marina Bellezza ♥ ♥ ♥ 

 

 

La vie parfaite, Silvia AVALLONE, Liana Levi, traduit de l'italien par Françoise Brun. «Littérature étrangère» Date de parution : 05-04-2018 14 x 21 cm - 400 pages, 22 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Un pélican à Blandings de PG WODEHOUSE

Publié le par Hélène

Dans cette comédie déjantée, nous faisons la connaissance Lord Emsworth et sa truie de concours qui se complait dans sa solitude et ses habitudes au coeur du château de Blandings, avec son majordome pour tout compagnon. De fait il voit d'un mauvais oeil l'arrivée de sa soeur Connie, élément dévastateur capable de terrasser  "Attila le Hun et n’importe quel champion de catch poids lourd". Affolé par tant d'agitation en puissance,  il demande alors l'assistance de Galahad, son frère. S'ajoutent à la joyeuse communauté le duc de Dunstable et sa nièce Miss Gilpin qui vient de rompre avec son fiancé John Halliday, qui n'est autre que le filleul de Galahad. (Vous suivez ?) Pour aider le jeune Halliday à reconquérir sa "poupée", Galahad l'invite au château en le faisant passer pour un psychanalyste venu guérir Lord Emsworth de ses errances.

Entre les personnes qui se font assommer par des dindes, d'autres qui suivent les préceptes de Thomas Hardy "On ne savait jamais, lui aurait-il dit, à quel tournant le Destin nous attend avec sa chaussette pleine de sable.", les membres sélects du Pelican Club : "Sous la douce férule duquel j'ai appris à rester calme, à garder le sourire et à toujours penser un rien plus vite que l'homme d'en face.", des hommes fascinés par des tableaux de femmes, on comprend rapidement que les plus fous ne sont pas ceux que l'on croit, et que chacun porte en lui ses tares derrière les convenances...

Cette galerie de personnages décalés crée un roman très divertissant, drôle et enjoué, délicieusement absurde. A découvrir !!

 

Présentation de l'éditeur : Les Belles Lettres

D'autres avis : Télérama ; Le Figaro

 

Un pélican à Blandings, PG Wodehouse, Traduit par : Anne-Marie BOULOCH, Les Belles Lettres, janvier 2014, 264 p., 15 euros

 

Publié dans Littérature Europe

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Le chagrin des vivants de Anna HOPE

Publié le par Hélène

"C'est la guerre qui gagne. Et elle continue à gagner, encore et toujours."

Novembre 1920. Le Soldat Inconnu doit être rapatrié depuis la France en Angleterre. Les préparatifs s'accélèrent pour accueillir comme il se doit cet hommage aux hommes disparus brusquement durant la guerre.

A Londres, trois femmes restent marquées par cette guerre meurtrière : le fiancé d'Evelyn a été tué et elle cotoie chaque jour des anciens soldats puisqu'elle travaille au bureau des pensions de l'armée, Ada espère toujours voir son fils revenir alors qu'il est tombé au front, Hettie accompagne chaque soir d'anciens soldats sur la piste du Hammer-Smith Palais pour six pence la danse. Le frère de Hettie est revenu de la guerre profondément marqué ; les destins de ces trois femmes s'entrecroisent au seuil de cette journée qui se prépare.

La guerre a laissé son lot de séquelles dans les âmes de ces hommes et de ces femmes. Si les hommes restent bien souvent ancrés dans leurs traumatismes, les femmes tentent de libérer la parole pour surmonter les douleurs.

"Je vois tellement de femmes, ici, qui s'accrochent, toutes. Qui s'accrochent à leur fils, à leur amant, à leur mari ou à leur père, tout aussi solidement qu'elles s'accrochent aux photos qu'elles conservent ou aux fragments d'enfance qu'elles apportent avec elles et déposent sur cette table."
Elle désigne le plateau d'une main.
"Elles sont toutes différentes, et pourtant toutes pareilles. Toutes redoutent de les laisser partir. Et si on se sent coupable, c'est encore plus dur de relâcher les morts. On les garde près de nous, on les surveille jalousement. Ils étaient à nous. On veut qu'ils le restent."
Il y a un silence.
"Mais ils ne sont pas à nous, poursuit-elle. Et dans un sens, ils ne l'ont jamais été. Ils n'appartiennent qu'à eux-mêmes, et seulement à eux. Tout comme nous nous appartenons. Et c'est terrible par certains côtés, et par d'autres... ça pourrait nous libérer."

Les femmes sont sur le devant de la scène dans ce roman, s'affranchissant peu à peu des carcans masculins. La danse constitue pour certaines un nouvel espace de liberté qui permet d'exorciser les démons effrayants de l'époque. Anna Hope a su créer des portraits de femmes profondément attachants qui chantent avec talent la vie plus forte que la mort...

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard ; Folio

D'autres avis : Télérama ; Papillon ; Carobookine; Audrey ; Dasola

 

Le chagrin des vivants, Anna Hope, trad. de l'anglais par Élodie Leplat, Gallimard, Folio, août 2017, 432 p., 8.30 euros

 

Le mois anglais est aujourd'hui consacré à Anna Hope

 

Publié dans Littérature Europe

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Ecoute la ville tomber de Kate TEMPEST

Publié le par Hélène

Becky, Harry et Leon sont jeunes et errent désoeuvrés, perdus dans un monde qui des dépasse, tentant tant bien que mal de s'adapter, mais restant aussi en marge d'une société qu'ils ne reconnaissent pas. La ville de Londres semblent vouloir désespérément les rejeter, les laisser en périphérie, et ils sont comme condamnés à suivre des chemin de traverse, par le biais de la drogue notamment...

"Becky danse avec Charlotte et Gloria. Au sous-sol Pete examine la poudre jaune que Neville vient de confisquer à un gosse. Leon s'envoie en l'air avec une fille appelée Delilah. Harry boit sa bière sur son muret. Chacun cherche une étincelle qui donnera du sens à sa vie. cette miette de perfection fuyante qui fera peut-être battre leur coeur plus fort."

Ils avancent malgré tout en préservant en eux le souffle vital, l'envie, la passion qui les porte et les emporte loin, comme dans cette scène inaugurale durant laquelle ils fuient ensemble dans une voiture.

Un roman assez sombre entremêlant le sexe, la drogue - et très peu le rock'n'roll - qui inaugure l'entrée en littérature de Kate Tempest, rappeuse, poétesse et dramaturge anglaise qui signe ici son premier roman.

Ce que j'ai moins aimé : J'avoue m'être ennuyée, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, et l'intrigue est tellement ténue, proche du réel, proposant le portrait de plusieurs personnages qui défilent devant nos yeux et finissent par lasser.

Je reconnais l'éclat du style, la clairvoyance dans la psychologie de cette génération perdue, mais il m'a manqué un souffle romanesque.

 

D'autres avis : Télérama ; Eva ;

Présentation de l'éditeur : Payot et Rivages

 

Participation pour le mois anglais sur les blogs !

 

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Changement de décor de David LODGE

Publié le par Hélène

Philip Swallow et Morris Zapp bénéficient d'une permutation de leur poste de professeur pour six mois : Philip part pour l'université d'Euphoria aux Etats-Unis, et Morris pour Rummidge en Angleterre. Philip, homme assez timide laisse derrière lui femmes et enfants avec un certain soulagement, tandis que Morris a été plus ou moins contraint de partir, sa femme souhaitant prendre l'air en vue de demander le divorce.

A Euphoria, les révoltes étudiantes grondent, et la libération sexuelle s'annonce également à grand pas... Ce changement de décor s'avèrera finalement bénéfique pour les deux hommes... David Lodge en profite pour fustiger le microcosme universitaire, érafle le mariage au passage, et nous offre finalement une comédie de moeurs assez drôle !

"Cet après-midi, assis chez Pierre sur Cable Street, il comprenait pour la première fois de sa vie la littérature américaine tandis que le flot de la vie de Poltinus roulait devant lui ; il comprenait cette prodigalité et cette indécence, cette hétérogénéité grégaire, il comprenait Walt Whitman qui avait fait cohabiter des mots qui, en dehors du dictionnaire, ne s'étaient jamais retrouvés ensemble, et Herman Melville qui avait brisé l'atome du roman traditionnel dans l'espoir de faire de la chasse à la baleine une métaphore universelle et qui avait glissé en douce, dans un roman qui s'adressait aux lecteurs les plus puritains que le monde ait jamais connus, un chapitre sur le prépuce de la baleine sans qu'on lui en fasse le moindre grief ; il comprenait pourquoi Mark Twain avait failli écrire une suite à Huckleberry Finn dans laquelle Tom Sawyer devait vendre Huck comme esclave, et pourquoi Stephen Crane avait écrit son grand roman de guerre avant de faire l'expérience de la guerre, et ce que Gertrude Stein voulait dire lorsqu'elle disait que "tout ce que l'on se rappelle est une répétition, mais exister en tant qu'être humain, c'est à dire être, écouter et entendre, ce n'est jamais une répétition" ; il comprenait tout cela, bien qu'il eût été incapable de l'expliquer à ses étudiants -  certaines pensées sont trop profondes pour les séminaires - et comprenait aussi, enfin, ce qu'il voulait dire à Hilary."

Ce que j'ai moins aimé : Quelques longueurs... Comme souvent chez David Lodge, certaines allusions littéraires ou universitaires me semblent réservées uniquement aux spécialistes et tombent à plat pour le lecteur lambda...

Bilan : Une lecture assez divertissante, il s'agit du premier tome de la trilogie universitaire de David Lodge, suivront Un tout petit monde et Jeu de société dans lequels nous retrouvons les mêmes personnages.

 

D'autres avis : Loo ; Babelio

Du même auteur : La chute du British Museum

Le mois anglais est consacré aujourd'hui à Rendez-vous au campus (campus novel, film, photoreportage oxbridgien...)

 

Publié dans Littérature Europe

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Une femme d'imagination et autres contes de Thomas HARDY

Publié le par Hélène

"J'avais peut-être besoin d'un surcroit de reconnaissance, plutôt que d'un renouveau d'amour..."

Ces quatre nouvelles de Thomas Hardy mettent en scène des femmes malmenées par l'amour. En quête d'absolu, ces femmes ne parviennent pas à se contenter de la réalité décevante qui s'offre à elles et elles tentent de s'échapper par le biais de l'amour. Malheureusement, elles restent soumises aux choix familiaux, au mariage, et ces rêves romantiques tournent court... Dans « Le hussard mélancolique », la jeune Phyllis s'éprend d'un soldat étranger alors qu'elle est promise à un beau mariage, Caroline tombe comme ensorcelée par la musique du « Le violoneux de contredanses » alors qu'elle pourrait connaitre un mariage heureux et calme auprès de Ned, Sophy se tourne vers un amour de jeunesse après la mort de son mari, mais son fils met son véto à cet amour indigne à ses yeux (« Le véto du fils »). Pour finir, dans "Une femme d'imagination", en villégiature au bord de la mer, l'héroïne comprend que la chambre qu'elle occupe temporairement est celle d'un poète qu'elle admire particulièrement, elle-même écrivant de la poésie. Peu à peu elle se concentre sur une seule envie : le rencontrer, mais le destin semble lui être contraire.

Les destins assez sombres de ces femmes résonnent tragiquement : incomprises et souvent délaissées, en proie à des passions qui les dépassent, ou soumises au hasard qui entrave leurs rêves, elles connaissent un sort malheureux quand, pourtant, leur esprit et leur coeur se voulaient enjoués. Cette capacité à saisir avec intelligence les émois féminins honore Thomas Hardy et prouve encore une fois son immense talent !

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de Poche

D'autres avis : Martine ; Cryssilda ; Lou

Du même auteur : Les forestiers ♥ ♥ ♥ ; Loin de la foule déchaînée  

 

Pour le mois anglais sur les blogs ce matin nous parlons de recueil de nouvelles !

 

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Cette sacrée vertu de Winifred WATSON

Publié le par Hélène

Miss Pettigrew est une vieille fille pauvre qui cherche un emploi de gouvernante. Elle est envoyée par une agence de placement chez Miss Lafosse pour s'occuper de ses enfants. Miss Pettigrew, l'incarnation même de la vertu rencontre alors une Miss Lafosse en déshabillé vaporeux. Elle apprend que la jeune chanteuse de cabaret est entretenue par Nick un homme brutal, flirte avec Phil pour être engagée dans son spectacle et apprécie bien Michel qui, lui, ne lui apporterait rien. De fait, les hommes défilent dans l'appartement, mais point d'enfants à l'horizon... Miss Pettigrew s'inquiète, mais les heures défilant, sa présence s'avère tout de même indispensable... L'alliance de cette femme moderne et de cette vieille fille vertueuse fait des étincelles, et commence alors une journée mémorable qui changera la vie des deux futures amies !

"Jamais personne ne lui avait parlé comme ces gens-là, qui ouvraient leur coeur au premier mot et qui, surtout, la regardaient, non comme une étrangère dont on se méfie, mais comme un membre du clan. Ils l’adoptaient, quoi. Ils l’adoptaient d’emblée. C’étaient des gens qui ne s’intéressaient ni à votre rang social, ni à votre famille, ni à l’importance de votre compte en banque. Ils vous voyaient : « Bonjour, comment allez-vous ? » Et ça venait du fond du coeur. On communiquait avec ces gens-là, on ne se sentait pas seul. Miss Pettigrew ne se sentait plus seule et, en même temps, elle s’apercevait qu’elle l’avait été, jusque-là, à un point qu’elle n’imaginait même pas.
Pendant des années, elle avait vécu chez des étrangers qui la toléraient tout au plus. Quelques heures seulement après être arrivée chez Miss Lafosse, elle s’y sentait comme chez elle. On l’acceptait, on lui parlait, on lui faisait des confidences. Cela lui réchauffait le coeur."

Que de fraicheur dans ce petit roman anglais datant de 1938 ! Miss Pettigrew laisse voler en éclats un à un tous ses principes, elle se détache de ses carcans qui ne l'ont menée qu'à la solitude et décide de laisser la vie la mener vers des lendemains qui chantent. Un petit régal !

 

D'autres avis : Martine

 

Cette sacrée vertu, Winifred Watson, 10-18, octobre 2016, 5.80 euros

Et voici ma première participation au mois anglais organisé par Lou et Cryssilda  !

 

Publié dans Littérature Europe

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Le mois anglais 2018

Publié le par Hélène

Le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda revient en ce mois de juin ! Je participe avec plaisir tant j'aime son atmosphère et les belles découvertes qu'il promet !

En 2015 j'avais eu trois coups de coeur : Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons ; Les forestiers de Thomas Hardy et L'été solitaire de Elizabeth Von Arnim

En 2016 Les filles de Hallows Farm de Angela Huth ; Nord Sud de Elizabeth GASKELL

; La chute du British Museum de David Lodge ;

En 2017 La promenade au phare de Virginia Woolf ; Le dimanche des mères de Graham Swift

Si vous le souhaitez, voici d'autres coups de coeur

 

Pour cette année voici  le programme commun :

- LC Jonathan Coe (idéalement Testament à l'anglaise) : 1er juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 2 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 3 juin

- Roman policier (choix libre) : 4 juin

- RDV SF / fantasy / surnaturel (roman ou BD avec fantômes, vampires, sorcières...), adulte ou jeunesse : 5 juin

- La région anglaise de votre choix à l'honneur: 6 juin

- Lecture en VO : 7 juin

- Recueil de nouvelles au choix : 8 juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 9 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 10 juin

- OU Bord de mer (roman, film, photos... n'importe où sur la côte anglaise) : 10 juin

- Journée victorienne (films, romans, écrits à l'époque ou se déroulant sur la période) : 11 juin

- Let's meet Agatha - soit Agatha Frost (Peridale Café), Agatha Raisin ou Agatha Christie : 12 juin

- Rendez-vous au campus (campus novel, film, photoreportage oxbridgien...) : 13 juin

- Roman jeunesse : 14 juin

- Read-a-thon sur 3 jours : du vendredi 15 juin (00h01) au dimanche 17 juin (23h59)

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 16 juin

- OU Un roman de J.P. Delaney (La Fille d'avant...) : 16 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 17 juin

- Jane Austen (livre de l'auteur, adaptation TV, biopic, livre sur Jane Austen etc) : 18 juin

- OU Un vintage classic (début xxe aux 70's) - Mitford, Waugh, Sackville West... : 18 juin

- Ghost story (livre/film/série ; Ghost tour si vous y avez participé) : 19 juin

- Anna Hope : 20 juin

- Ironie et humour anglais (roman ou nouvelle au choix) : 21 juin

- Susan Hill : 22 juin

- Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 23 juin

- Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 24 juin

- Roman historique : 25 juin

- Kate Morton : 26 juin

- OU Un classique (XIXe ou avant) : 25 juin

- Hommage aux suffragettes : 27 juin

- Virginia Woolf (livre de l'auteur, adaptation TV, biopic, biographie) OU Cercle littéraire woolfien incluant Vita Sackville-West, E.M Forster, TS Eliot... :  28 juin

- Peter Ackroyd : 29 juin 

Rois, reines, princes et princesses d Angleterre (ça va du livre historique au roman en passant par des reportages sur des châteaux royaux, votre collection d'assiettes royal family et vos avis sur les robes des mariages royaux depuis la superbe meringue so 80's de lady Di) : 30 juin

Ce programme est bien sûr indicatif, vous pouvez participer à un ou plusieurs rendez-vous ou librement suivre vos envies tout au long du mois, à votre convenance.

Pour ma part mais mon programme reste ambitieux, je ne suis pas certaine de m'y tenir :

J'ai abandonné mon Jonathan Coe (Testament à l'anglaise prévu pour le Blogoclub) (trop d'ennui) et je l'ai remplacé par un petit livre exquis sur une vieille fille qui s'encanaille... J'ai découvert aussi avec plaisir Anna Hope.

J'ai tenté un policier dont j'avais lu beaucoup de bien dans une sélection du magazine Elle, mais j'ai été déçue.

Je suis donc revenue aux bons vieux classiques et me suis délectée d'un Thomas Hardy et d'un Wodehouse. Je compte continuer avec Agatha Christie, Jane Austen, Virginia Woolf et David Lodge. J'ai ressorti aussi de ma PAL de la poésie pour l'occasion.

A ce vaste programme, j'ai rajouté Le récital des anges de Tracy Chevalier pour la journée suffragettes, et Le maître des illusions de Donna Tartt pour la journée au campus, et une découverte de ce livre dont j'entends beaucoup parler : Ecoute la ville tomber...

Et vous qu'avez vous prévu ?

 

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La meilleure des vies de JK ROWLING

Publié le par Hélène

Qu'est ce qu'une vie réussie ? J. K. Rowling, invitée à prononcer le fameux discours de remise des diplômes aux étudiants de Harvard en 2008, s'est posée la question face à ces jeunes promis à un bel avenir. En revenant sur son parcours, elle est sortie des chemins battus pour leur proposer une belle leçon de vie, inspirée de son propre parcours.

Rappelons qu'avant de devenir cette auteure mondialement connue, J. K. Rowling a connu des épisodes douloureux dans sa vie de jeune mère : après son divorce, alors que sa fille n'était âgée que de deux ans, elle est contrainte de retourner vivre chez sa soeur à Edimbourg et connait alors une période de grande précarité. Elle l'évoque ici, en montrant à ces jeunes privilégiés, combien l'échec a su la forger, en lui apprenant à se trouver et à inventer son destin : "Il permet de vous dépouiller de tout ce qui n'est pas essentiel. J'ai abandonné toutes les prétentions qui m'éloignaient de moi-même, et j'ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à coeur. Si j'avais connu le succès, dans tel ou tel domaine, je n'aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j'étais persuadée d'avoir ma place. (...) Ainsi, c'est en touchant le fond que j'ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence." 

Dans ce discours, elle insiste aussi sur le pouvoir de l'imagination :

"Nous n'avons pas besoin de magie pour transformer notre monde ; nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin : nous avons le pouvoir d'imaginer mieux."

A l'heure où la réussite est devenue une idée fixe, ce texte ne peut qu'être inspirant...

90% des bénéfices de la vente du livre sont redistribués à l'association Lumos, créée par JK Rowling pour venir en aide aux enfants défavorisés.

 

Présentation de l'éditeur : Grasset

D'autres avis : découvert grâce à Galéa ; Caroline

 

La meilleure des vies, JK Rowling, traduit de l'anglais par Pierre Demarty, Grasset, 2017, 73 p., 12 euros

 

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L'amie prodigieuse tome 4 L'enfant perdue de Elena FERRANTE

Publié le par Hélène

Elena prend sa liberté, quitte à laisser derrière elle ses deux filles Dede et Elsa. Désapprouvée par ses proches, elle tente de croire en son histoire avec Nino, quand Lila la réclame. Lena retourne donc à Naples, ville qui constitue un personnage à part entière, plus que simplement une toile de fond...

"Etre né dans cette ville - écrivis-je même une fois, ne pensant pas à moi mais au pessimisme de Lila - ne sert qu'à une chose : savoir depuis toujours, presque d'instinct, ce qu'aujourd'hui tout le monde commence à soutenir avec mille nuances : le rêve de progrès sans limites est, en réalité, un cauchemar rempli de férocité et de mort."

Le souffle romanesque est toujours  aussi puissant dans cette saga centrée sur l'amitié des deux jeunes femmes pendant plus de 40 ans... Entre amitié et haine, les sentiments forts qui relient Elena et Lila s'accentuent quand elles vivent leur dernière grossesse ensemble. Les cartes se brouillent alors encore davantage. Leur amitié évolue sur un fil tendu, puis brusquement inextricablement emmêlé, au point qu'il sera difficile de le démêler...

"Tout rapport intense entre des êtres humains est truffé de pièges et, si on veut qu'il dure, il faut apprendre à les esquiver."

Ce que j'ai moins aimé :

- Dans ce tome, la grande histoire est quelque peu mise de côté, ce quatrième tome, comme le premier, étant plus centré sur la relation entre les deux amies, et surtout sur les états d'âme assez égocentriques de Léna.

- La fin de cette saga est assez sombre, voire même glauque par moments...

Bilan :

Une petite déception pour cette fin !

 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur :

Tome 1 ,

Tome 2 Le nouveau nom,

Tome 3 Celle qui fuit celle qui reste

D'autres avis : Les Inrocks ; Télérama

 

Storia della bambina perduta, traduit de l’italien par Elsa Damien, éd. Gallimard, 560 p., 23,50 €.

Publié dans Littérature Europe

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