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litterature francaise

La petite dernière de Fatima DAAS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

"Ça raconte l'histoire d'une fille qui n'est pas vraiment une fille, qui n'est ni algérienne ni française, ni clichoise ni parisienne, une musulmane je crois, mais pas une bonne musulmane, une lesbienne avec une homophobie intégrée. Quoi d'autre ?"

Dans cette autofiction, Fatima Daas se raconte. Chaque chapitre s'ouvre sur cette litanie "Je suis Fatima Daas.", puis l'auteur tente à chaque fois une définition, multiple, insaisissable. parce que l'être humain ne peut pas se définir, il reste un mystère, fait de strates superposées. La recherche d'identité de la jeune femme s'avère complexe, elle se pose des questions, se cherche, se perd dans des paradoxes : "J'ai l'impression de laisser une partie de moi en Algérie, mais je me dis à chaque fois que je n'y retournerai pas.", revient sur ses pas. Elle tente de concilier l'inconciliable, sa religion et ses préférences sexuelles qui se portent vers les femmes, le fait de se confier, de parler à la page blanche en contradiction avec son éducation qui lui apprend à ne jamais dire, juste "montrer par petites touches". Mais peu à peu, au fil des pages, au fil du temps et des réflexions, un portrait s'ébauche : celui d'une femme qui se trouve dans et par l'écriture, et qui finit par accepter ses contradictions.

Un beau parcours évoqué par touches discrètes et sincères.

 

Présentation de l'éditeur : Les éditions noir sur blanc

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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La femme au carnet rouge de Antoine LAURAIN

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Alors qu'une jeune femme se fait voler son sac à main un soir à Paris, Laurent, libraire, le découvre le lendemain, abandonné dans le rue. Il le récupère, ignorant l'identité de sa propriétaire, et, par curiosité, l'explore. Il trouve alors une foule d'objets hétéroclites dont un carnet rouge qui renferme des notes. Poussé par il ne sait quelle élan, Laurent garde le sac, lit les pages du carnet, contemple des objets du sac, apprenant peu à peu à connaitre virtuellement la mystérieuse Laure. Son incursion dans sa vie ne va pas s'arrêter là...

Dans cette comédie romantique légère et fluide, les solitudes se croisent et le hasard les réunit comme par magie...

Ce que j'ai moins aimé :

SI la lecture est fluide, facile, elle n'est pas marquante.

Bilan :

Une lecture volatile...

 

Du même auteur : Le chapeau de Mitterand ♥ ♥ 

Présentation de l'éditeur : J'ai Lu

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Héritage de Miguel BONNEFOY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Dans cette saga familiale épousant le destin des Lonsonier, arrivés du Jura et exilés au Chili, Miguel Bonnefoy nous livre un peu de sa propre histoire familiale, à travers le destin de son arrière grand-père et de son père, révolutionnaire d'extrême gauche. Tout commence quand le patriarche s'installe à Santiago du Chili à la fin du XIXème siècle : il replante les pieds de vignes malmenés en France par une maladie, se marie, a trois enfants. Eclate alors la première guerre mondiale, et dans les tranchées de 14-18,  se croisent différents destins, quelquefois similaires, alors qu'ils sont quelquefois face à face. 

Ainsi, qu'il s'agisse de Lazare, de Margot, sa fille férue d'aviation ou encore de Ilario Da son fils, chacun se trouvera face à un dilemme, une interrogation qui déterminera la courbe des autres générations.

Miguel Bonnefoy a souhaité exhumer l'histoire des français au Chili ballotés entre deux cultures pour aussi mettre l'accent sur notre statut d'exilés : certains français ont eux aussi été "transplantés", migrants, ils ont connu les souffrances du déracinement. Il balaie le siècle et ses évènements marquants, oscillant entre l'histoire française et chilienne par le biais de personnages attachants.

Ce que j'ai moins aimé :

Ce qui est particulier dans les romans de Bonnefoy est qu'il choisit de nous raconter ce qui s'apparente à des "sagas familiales" mais ramassées en quelques pages, rapidement, quand nous, lecteurs sommes habitués aux pavés, voire même à une histoire courant sur plusieurs tomes. Ici 100 ans tiennent en 250 pages.

Cela peut créer une frustration, j'aurais personnellement aimé vivre plus longtemps aux côtés de ces personnages, et je me demande s'ils vont autant me hanter que si je les avais suivi plus longtemps...

 

 

Du même auteur : Sucre noir

Présentation de l'éditeur : Payot et rivages

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Les pêcheurs d'étoiles de Jean-Paul DELFINO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Dans le Paris de 1925, Blaise Cendrars et Erik Satie se croisent et décident de déambuler ensemble dans la ville qui s'endort. Ils partent à la recherche de Biqui, la peintre Suzanne Valandon, le grand amour de Satie, fuient aussi quelques importuns comme Cocteau, et aux détours des rues désertées, croisent Chagall, rendent visite à Apollinaire au cimetière du Père Lachaise, essuient encore quelques échauffourées avec Cocteau qui accuse Cendrars d'avoir inventé ses voyages et ils finiront par s'adjoindre la complicité d'une girafe pour se venger...

Au cœur de la nuit, resplendit leur amitié hors du commun, nimbée de cette atmosphère particulière, fantomatique, embrumée par l'alcool. Les deux hommes partagent leurs failles, ils lient leurs solitudes et se retrouvent le temps d'une nuit, complices, pour s'épauler. Ensemble, ils regardent dans les yeux "la petite fille aux grands yeux verts", leur misère, et l'embellissent par le biais de leur imagination artistique. Le temps d'une folle nuit, la magie scintille...

 

Présentation de l'éditeur : Le Passage

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Bonjour Tristesse de Françoise SAGAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

La jeune Cécile, 17 ans, est une lycéenne parisienne qui vient de rater son baccalauréat. Mais l'insouciance de l'été la soustrait à cet échec puisqu'elle passe les vacances sur la côte d'azur avec son père Raymond et sa jeune maîtresse, Elsa. Très proche de son père, Cécile se prépare à passer un été entièrement dévolu aux joies du jour présent, au plaisir, aux sorties mondaines tardives, et aux amours sans lendemain, sans penser aux conséquences de ses actes, digne fille en ce sens de son père. Mais l'arrivée de Anne, une amie de son père, vient bouleverser ce programme. Anne est en effet bien plus stricte, bien plus posée aussi que Raymond et Cécile, elle instaure alors des règles et modifie sensiblement la vie des deux êtres.

Bonjour Tristesse est le premier roman de Françoise Sagan publié en 1954, l'auteure n'a alors que 18 ans. Elle fait pourtant preuve ici d'une analyse subtile de l'adolescence et de ses affres, ces colères rentrées, sourdes que l'on voudrait étouffer mais qui finissent tout de même par éclater, mues par on ne sait quelle force négative. Ces emportements subis également, ces moments où l'on voudrait croire que le monde s'accorde avec nous, nous accueille et nous offre l'harmonie. Cette impression d'être supérieur, au-dessus des autres, tout puissant dans ses choix, à tort. Cette cruauté cynique qui bout en nous et nous rattrape...

Une belle relecture !

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Indiana de George SAND

Publié le par Hélène

♥ ♥

Indiana est une jeune femme mariée à un mari autoritaire et colérique, le colonel Delmare, et elle ne peut compter que sur le soutien de son ami d'enfance, Ralph. Elle mène une vie terne, jusqu'au jour où sa route croise celle de Raymon, séducteur invétéré. La jeune femme innocente se laisse prendre dans ses rets tant elle a besoin de se sentir vivre et palpiter.

Indiana est le premier roman de George Sand et à travers cette héroïne, elle peint la situation des femmes dans cette société du XIXème, entre un mariage décevant aliénant et un amant tout aussi décevant. La jeune Indiana est enfermée dans ses relations, mais elle se rend compte que sans les hommes, elle n'est rien. Ses tentatives de rébellion seront vite étouffées.

« Ainsi, je le répète, j’ai écrit Indiana, et j’ai dû l’écrire ; j’ai cédé à un instinct puissant de plainte et de reproche que Dieu avait mis en moi, Dieu qui ne fait rien d’inutile, pas même les plus chétifs êtres, et qui intervient dans les plus petites causes aussi bien que dans les grandes. Mais quoi ! celle que je défendais est-elle donc si petite ? C’est celle de la moitié du genre humain, c’est celle du genre humain tout entier ; car le malheur de la femme entraîne celui de l’homme, comme celui de l’esclave entraîne celui du maître, et j’ai cherché à le montrer dans Indiana. On a dit que c’était une cause individuelle que je plaidais ; comme si, à supposer qu’un sentiment personnel m’eût animé, j’eusse été le seul être infortuné dans cette humanité paisible et radieuse ! Assez de cris de douleur et de sympathie ont répondu au mien pour que je sache maintenant à quoi m’en tenir sur la suprême félicité d’autrui.
Je ne crois pas avoir jamais rien écrit sous l’influence d’une passion égoïste ; je n’ai même jamais songé à m’en défendre. Ceux qui m’ont lu sans prévention comprennent que j’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société. Je n’avais point à faire un traité de jurisprudence, mais à guerroyer contre l’opinion ; car c’est elle qui retarde ou prépare les améliorations sociales. La guerre sera longue et rude ; mais je ne suis ni le premier, ni le seul, ni le dernier champion d’une si belle cause, et je la défendrai tant qu’il me restera un souffle de vie. » préface de 1842

Les rares moments de bonheur connus par Indiana seront dans la nature, sur son île natale, l'île Bourbon, prétexte à des passages lyriques au romantisme brûlant.

Ce que j'ai moins aimé :

- Trop centré sur les émois et la naïveté de la jeune femme et sur les manigances de Raymon

- Aucun des personnages n'est réellement sympathique, Indiana trop frêle, Ralph trop effacé et hypocrite, Raymon trop fougueux et Delmare empli d'une violence sous jacente.

 

Présentation de l'éditeur : Folio

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La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel GUENASSIA

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Vois-tu il est des moments dans la vie, où tout, en nous aussi, est paix et harmonie, et où la vie entière nous paraît un chemin à travers la bruyère." Texte de Vincent 1878

1890 à Auvers sur Oise. Marguerite Gachet, fille du Dc Gachet établi à Auvers, vit entre un père autoritaire et un frère effacé et décalé. Heureusement, elle s'évade en peignant et rêve de partir aux Etats-Unis pour enfin, être libre, loin de ce qui la ramène à terre. L'arrivée d'un nouveau patient du Dc Gachet bouleverse ses plans. En effet, Vincent Van Gogh et sa peinture éblouissante font irruption dans la vie de la jeune femme.

Jean-Michel Guenassia s'est intéressé ici aux deux derniers mois de Vincent Van Gogh, non pas du point de vue de sa peinture, mais de son histoire personnelle. En effet des thèses récentes d'historiens américains ont contesté le suicide de l'artiste, laissant entendre que l'origine de sa mort était à chercher ailleurs. De plus, de nombreux faux ont circulé après sa mort, laissant ainsi l'âme romanesque de l'écrivain s'immiscer dans les brèches de l'histoire fascinante de Van Gogh. Qui était ce docteur Gachet, qui se prétendait ami des impressionnistes ? Pourquoi lui et son fils ont-ils donné autant de vrais que de faux tableaux au musée d'Orsay ? Qui était sa fille Marguerite dont on connait si peu, mais à qui la rumeur prête une relation amoureuse ?

L'écrivain peint donc un Vincent, rejeté, ayant à peine de quoi vivre sommé de demander sans cesse de l'argent à son frère, mais néanmoins, il montre un artiste qui fourmillait de projets. Habité par sa peinture, exalté par ses heures passées à parcourir la campagne, Auvers et sa campagne, il semblait porté par la conviction que ce qu'il peignait était un aboutissement. L'auteur entrecoupe son récit d'articles de presse de l'époque ou d'extraits de lettres de Vincent à Théo, pour mettre en perspective ce destin atypique.

Parallèlement, le lecteur découvre la discrète Marguerite, prise dans les rets de sa condition féminine, promise à un mariage arrangé sans amour, obligée de suivre les hommes dans sa trajectoire.

Une belle lumière s'échappe de ces pages, illuminant le destin de ces êtres d'un nouvel éclairage étonnant.

Une belle découverte !

 

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

 

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L'aube sera grandiose de Anne-Laure BONDOUX

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"-Ici, c'est toujours comme ça. On dirait que le jour ne va jamais revenir, dit Titania. Mais tu verras, l'aube sera grandiose. "

Alors que Nine, seize ans, devait se rendre à la fête de son lycée, sa mère l’embarque vers une destination inconnue, une cabane isolée au bord d’un lac. Cette nuit-là, la jeune fille découvre un incroyable roman familial, porté par des femmes fortes, qui réussissent à s'en sortir, toujours, quoi qu'il arrive.

Dans cette magnifique histoire de famille, la cabane fonctionne comme une métaphore de la famille, un abri que l'on se fabrique, pour se recueillir, se préserver du monde extérieur, un monde à soi au sein duquel on est soi-même, seulement.

La vie suit son cours avec son lot de joies et de peines, ses ruptures, ses retrouvailles, ses passions et déconvenues, mais il est toujours possible de se retrouver auprès de ceux qu'on aime pour contempler des aubes grandioses. La vie vaut toujours le coup.

"Et quand le soleil a franchi la ligne d'horizon, là-bas, j'ai su que j'avais envie de t'offrir ça.
- Le lever du soleil?
- Oui, le rougeoiement de l'aube. Et les oiseaux, l'eau, la brume, les grenouilles...
- Et les moustiques, complète Nine en écrasant une bestiole sur son bras.
- Oui, même les moustiques, murmure Titania assez émue. Le monde tel qu'il est: avec son infinie beauté, et son lot d'emmerdements. Tu comprends ce que je veux dire? "

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Et je danse aussi

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Dans le murmure des feuilles qui dansent de Agnès LEDIG

Publié le par Hélène

Au préalable, j'aimerais vous prévenir qu'il ne s'agit pas là du genre de lecture que je choisis et apprécie habituellement. Mais je me suis laissée convaincre, et j'ai voulu tenter à nouveau malgré tout. A tort.

Le pitch : "Anaëlle, jeune femme en recherche d'informations pour l'écriture de son roman, engage un échange épistolaire avec Hervé, procureur de province. Celui-ci, vivotant dans une routine qui l'ennuie, s'y plonge avec délectation, au grand dam de sa greffière, rapidement agacée par cette insupportable correspondance.

Parallèlement, Thomas, menuisier passionné de nature, s'appuie sur la force des arbres et sa connaissance des sous-bois pour soutenir son petit frère, en proie à une longue hospitalisation.

C'est une petite maison qui sera à la croisée de leurs destins. "

J'ai été exaspérée par les images naïves "Vous êtes réellement une petite fleur de printemps au milieu d'une étendue morne et stérile."

"Celui qui mange sans sel depuis toujours n'a pas conscience de ce qu'une pincée peut apporter dans la révélation des saveurs. Voilà, vous êtes ma pincée de sel. Et je n'ai plus envie de manger fade."

Exaspérée par des phrases toutes faites dégoulinantes de clichés et de bonnes intentions :

"Il y aura toujours des drames injustes, et toujours des imbéciles qui ne comprennent rien à la vie, ni à pourquoi elle vaut la peine d'être vécue, simplement, sans se rajouter des problèmes parce qu'on n'en a pas assez, ou alors des pas assez graves."

"Oui, on peut me corrompre en m'offrant de bons chocolats ! je suis une faible femme."

Alors même si la fin densifie un peu le propos en offrant une bluette amoureuse inattendue, même si les destins son émouvants, même si l'histoire personnelle de l'auteure m'a attendrie, je ne suis toujours pas convaincue par ce type de littérature ! C'est décidé, je ne tente plus le "Feel Good" car l'effet souhaité n'est pas atteint avec moi, ça m'énerve et m'ennuie !!

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

D'autres avis : je vois beaucoup d'avis positifs, donc j'imagine que, POUR QUI AIME CE TYPE DE ROMANS "Feel Good", il est recommandable.

 

Merci à l'éditeur.

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Paris-Venise Florent OISEAU

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Roman vient de trouver un job sur le Paris-Venise. A 30 ans, ce job est une chance étant donné qu'il s'est fait viré de son job de réceptionniste pour avoir permis à des copains d'utiliser les chambres vides de l'hôtel quand ils ramenaient des filles en fin de soirée. Dans le Paris-Venise ses tâches sont simples, mais il se heurte tout de même au trafic de clandestins, aux douaniers scrupuleux ou aux descentes de pickpockets. Mais Roman n'en a cure, quand son projet dépasse de loin toutes les perspectives professionnelles : séduire la belle Juliette, sa nouvelle collègue.

Le ton est allègre, le gars naïf à souhait, anti-héros ordinaire, peu scrupuleux, un homme tellement proche de nous. Les dialogues alertes émaillent le récit :

"-Comment s'est terminée votre dernière aventure professionnelle ?

- Comme une histoire d'amour, monsieur, avec des regrets et quelques jolis souvenirs.

- Vous vous êtes fait virer.

- Oui"

Ce que j'ai moins aimé :

Côté intrigue, c'est un peu mince et ça s'embourbe dans les retards du Paris Venise.

Bilan :

Alors oui c'est frais et moderne mais c'est un peu juste pour marquer les mémoires...

 

 

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