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litterature francaise

Cannibale de Didier DAENINCKX

Publié le par Hélène

En Nouvelle Calédonie, Gocéné, kanak raconte comment il est devenu ami avec Francis Carroz, un blanc. Cela remonte à l'année 1931 quand un groupe de kanak a été envoyé en France pour représenter leur île lors de l'exposition coloniale universelle. Parmi eux Gocéné et sa promise, Minoé sur laquelle il a promis de veiller. Quelques jours avant l'exposition, tous les crocodiles du marigot meurent, obligeant les organisateurs à faire appel au cirque Höffner de Francfort : en échange du prêt de leurs crocodiles, le cirque demande quelques kanaks. Minoé fait partie de ceux et celles qui sont conviés en Allemagne, au grand damne de Gocéné qui s'empresse de partir sur ses traces.

Inspiré par un fait authentique, le récit dénonce le scandale des zoos humains qui ont été l’une des attractions de l’exposition coloniale à Paris en 1931. Non seulement les kanaks sont arrachés à leur terre natale, contraints de subir un voyage éprouvant dont certains ne sortiront pas vivants, subissant le froid, la maladie

"On nous a mis derrière des grilles, comme des bêtes sauvages, entre la fosse aux lions et le marigot des crocodiles... Tout le monde nous présente comme des cannibales, les enfants nous jettent des cacahuètes, on prétend que nous vivons avec plusieurs femmes alors que nous sommes de fervents catholiques. (...) Tu as bien vu que nos compagnes étaient obligées d'exhiber leurs seins, alors que chez nous elles gardent leur robe missionnaire même pour se baigner dans la mer. Les gardiens nous frappent si nous oublions de pousser des cris d'animaux féroces devant les visiteurs ! Ce qu'on nous donne à manger, nos chiens s'en détournent..."

Réquisitoire contre la barbarie et l'ignorance, Cannibale nous rappelle s'il est besoin que face à l’injustice, il faut s’engager et agir tels Gocéné et son ami Francis !

 

Présentation de l'éditeur : Folio

D'autres avis : A propos des livres ;

 

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Nous les vivants de Olivier BLEYS

Publié le par Hélène

Le narrateur est pilote d'hélicoptère, chargé de ravitailler notamment le petit refuge de Maravilla, perché dans les Andes à 4200 mètres d'altitude. Malheureusement, ce jour-là, il se trouve bloqué par une tempête, obligé de rester pour quelques temps auprès du gardien et de son visiteur, un mystérieux Jésus chargé de surveiller la frontière entre l'Argentine et le Chili.

Ce que j'ai aimé : la première partie intrigue, différentes interprétations, pistes se dessinent, entretenant le suspens

Ce que j'ai moins aimé : la deuxième partie ressemble à un roman de Paolo Coelho, avec cette marche sans fin ponctuée de sentences comme "Il ne faut jamais rebrousser chemin", "On doit être ferme en son coeur et sûr de son pas" ou des passages plus étonnants durant lequel le narrateur a envie de mordre les fesses de Jésus (sic...)

Bilan : si la fin sauve quelque peu le roman, on ne peut pas dire que ce sera un roman qui me marquera...

"Mais nous les vivants, nous ne brillons qu'un instant, non pas diamants mais perles de rosée, avant la nuit qui tout avale."

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

D'autres avis : Tant qu'il y aura des livres ; Jostein

Du même auteur : Concerto pour la main morte ♥ ♥ ; Discours d'un arbre sur la fragilité des hommes ♥ ♥ et Il n'apparaît pas sur le blog, mais j'ai adoré Le fantôme de la Tour Eiffel !

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Un court instant de grâce de André BUCHER

Publié le par Hélène

Emilie s'occupe d'une terre dans la montagne de Palle. Veuve, elle s'occupe seule de ses deux vaches laitière, de ses poules et ses lapins. Souhaitant semer à nouveau quelques terres, en cherchant quelqu'un pour l'aider, elle retrouve Victor, son amour d'enfance. Ensemble, ils s'unissent contre un projet de centrale à biomasse dans la forêt proche. En effet, entre écologistes fervents et industriels convaincus, la guerre est déclarée !

Ce que j'ai moins aimé : Je suis malheureusement restée totalement en dehors de ce roman, ne réussissant pas à m'attacher aux personnages que j'ai trouvé froidement décrits. L'ensemble est très lent, le sujet écologique m'a semblé apparaitre de façon artificielle, bref je n'ai pas été sensible à son charme !

 

Présentation de l'éditeur : Le mot et le reste

D'autres avis : Les avis plus positifs de Dominique et Chinouk

Du même auteur : Déneiger le ciel

 

Reçu dans le cadre de Masse critique de Babélio

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Un monde à portée de main de Maylis de KERANGAL

Publié le par Hélène

Paula, Jonas et Kate sont trois amis qui ont intégré l''institut supérieur de Peinture de Bruxelles. Formés à la technique des Trompe-l'oeil, nous suivons leur parcours de l'école à leur début carrière. Ils ont appris à copier toutes les matières, du marbre à la pierre précieuse, en créant l'illusion parfaite.

L'auteure présente une réflexion intéressante sur la création, la copie, ce qu'est la fiction et leur rapport à la connaissance du monde :

"Il y a des formes d’absences aussi intenses que des présences, c’est ce qu’elle a éprouvé en pressant son front sur le grillage, tendue vers ce monde qui s’ouvrait là, occulte, à moins de dix mètres, une grotte où l’on avait situé rien de moins que la naissance de l’art. Paula a imaginé la grotte sous la terre, sa beauté retirée, la cavalcade des animaux dans la nuit magdalénienne, et elle s’est demandé si les peintures continuaient d’exister quand il n’y avait plus personne pour les regarder. "

Pour le reste...

Ce que j'ai moins aimé :

- Ces phrases longues qui n'en finissent pas et n'ont guère à mes yeux l'attrait de la phrase proustienne.

- Cette histoire qui n'avance pas.

- Ces personnages dénués d'émotion, qui glissent dans la vie sans ressentir quoique ce soit et finissent par devenir transparents pour le lecteur.

- Si Les passages sur Lascaux et la copie m'ont semblé intéressant, il n'en reste pas moins que l'histoire de la découverte de la grotte est connue et que revenir sur ces évènements n'apporte rien de plus...

Bilan : Un ennui latent qui finit par s'installer...

 

Présentation de l'éditeur : Editions Verticales

D'autres avis : Des avis assez inégaux : Critiques presse Babélio ; Télérama ; Eva ; Serial Lectrice ; Val, Joëlle ; Sylire ;

 

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Leurs enfants après eux de Nicolas MATHIEU

Publié le par Hélène

♥ ♥

"L'éducation est un grand mot, on peut le mettre dans des livres et des circulaires. En réalité, tout le monde fait ce qu'il peut. Qu'on se saigne ou qu'on s'en foute, le résultat recèle toujours sa part de mystère."

Août 1992. L'été s'étire dans cette petite ville de l'est de la France, assommant la jeunesse désœuvrée. Ils s'appellent Anthony, Stéphanie, et Hacine, et trainent leurs 14 ans le long d'un ennui prégnant, cherchant désespérément une occupation entre les baignades dans le lac, les fêtes, les copains et les filles. Tous rêvent de partir, Anthony pour fuir son père alcoolique, Steph, pour se construire un meilleur avenir loin d'une famille de parvenus sans culture, et Hacine pour ne pas suivre les traces de son père immigré et inadapté. Sont-ils condamnés à répéter le même schéma que leurs parents ou pourront-ils s'échapper de ce quotidien lourd qui semble les tirer vers le fond ? Durant quatre étés, nous les verrons grandir, entre désoeuvrement et espoir, pour peu à peu s'acheminer vers l'adulte de demain.

"Etre adulte, c'était précisément savoir qu'il existait d'autres forces que le grand amour et toutes ces foutaises qui remplissaient les magazines, aller bien, vivre ses passions, réussir comme des malades. Il y avait aussi le temps, la mort, la guerre inlassable que vous faisait la vie. Le couple, c'était ce canot de sauvetage sur le rebord de l'abîme."

Parce qu'il a su puiser dans sa propre jeunesse et ses souvenirs pour écrire, parce qu'il sait restituer une atmosphère, une ambiance par la biais d'une sensation, d'un bruit, d'un détail, Nicolas Mathieu offre ici un récit d'une justesse exemplaire, parfaite adéquation entre acuité d'observation et d'analyse et beauté de l'écriture réinventée.  Il évoque l'éducation, la transmission, les rêves adolescents, les désillusions sentimentales, le marasme et le vide toujours à l'affût, les rêves trop grands, et tout à coup au détour d'une page, l'évidence nous traverse, il parle de nous, il parle de notre jeunesse, il parle de l'humain.

"A mille détails, on percevait le souci que les habitants avaient de leur confort, de leur intimité, du respect de leur propriété. Un homme arrosait sa pelouse à l'aide d'un jet, chemise ouverte, l'air content. de temps en temps, on entendait un éclat de rire au loin, le raclement d'une chaise longue qu'on rentrait pour la nuit. des hirondelles passèrent très vite au-dessus des sa tête."

Une belle réussite.

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

D'autres avis : Télérama ; Joëlle ;

Vous aimerez aussi : D'acier de Silvia Avallone

 

Leurs enfants après eux de Nicolas MATHIEU, Actes Sud, août 2018, 432 p., 21.80 euros

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Comme un lundi de Thomas VINAU

Publié le par Hélène

♥ ♥

"La vie est grave. Il faut gravir." Pierre Reverdy

Thomas Vinau rédige ce "Carnet de bord assis au bord du temps" pour tenter de saisir le quotidien avant qu'il ne s'échappe, retenir encore un peu contre son coeur tous ces moments suspendus qui mis bout à bout créent bonheur "Dire le vent dans les arbres. Et les jets d'eau. Et les moineaux qui s'y baignent. Et la lumière sur les pierres de la terrasse." Saisir l'instant dans ce qu'il a d'éternellement beau, assujetti des contingences liées au temps.

Parce que souvent, le bonheur ne se saisit qu'après coup, quand il est trop tard et qu'il a filé se tapir sous les branches. La vie finit par nous désarmer, nous laissant pantelants, geignards, quand il aurait été si simple de regarder le monde, notre monde et de s'émerveiller quand il était encore temps. Si simple de dire à ceux qu'on aime que l'on tient à eux, d'admirer la ténacité de castors, de savourer la beauté d'un amour qui dure

"Je regarde les photos sur les murs en buvant à petites gorgées ma vielle compagne la solitude au fond du bol de café. On a avancé. On a pris des coups. On s'en est donné. On sait bien à présent que personne ne s'aime jamais comme il faudrait. Qu'à chaque instant on doit se retrouver. Le jour est bien levé maintenant, sa bataille habituelle commence. J'entends à la radio qu'on vieillit plus vite dans l'espace. O.K. mais à condition d'y être ensemble. Vieillir, c'est savoir que ça vaut le coup d'essayer. "

La page de remerciement même est un condensé de beauté :

Face à un monde désarmant, Thomas Vinau oppose une douce folie nécessaire à notre survie, indispensable à notre bonheur.

 

Présentation de l'éditeur : La Fosse aux Ours

Du même auteur :  Nos cheveux blanchiront avec nos yeux  ; Ici ça va ; Bric à brac hopperien  ♥ ; Juste après la pluie ♥ La part des nuages ♥ ♥ ♥ ; Bleu de travail  ♥ ♥ ♥ 

Blog de l'auteur : Thomas Vinau

D'autres avis : LeiloonaSabineMokaLecture commune avec Noukette

 

Comme un lundi, Carnet de bord assis au bord du temps, Thomas Vinau, La Fosse aux Ours, août 2018, 128 p., 15 euros

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La vraie vie d'Adeline DIEUDONNE

Publié le par Hélène

Prix Roman Fnac 2018

La narratrice a 10 ans et veille sur son petit frère Gilles, 6 ans. Son père est une brute qui collectionne les trophées de chasse et les entasse dans ce que les enfants appellent "la chambre aux cadavres". La mère est une "amibe" qui subit passivement les coups portés régulièrement par le père.  Les enfants se fabriquent un univers en dehors de chez eux, entre Monica, la voisine fantasque, leurs escapades dans le bois des Pendus, ou encore la visite du marchand de glace. Puis, vient le drame qui change le petit Gilles à jamais. Sa sœur forme alors le projet de remonter le temps pour revenir avant le drame et sauver son petit frère qu'elle aime tant.

Adeline Dieudonné entremêle savamment drame social, lourdeur du quotidien et humour, espoir incarné par la jeune narratrice qui sent la vie palpiter en elle et est prête à tout pour triompher des ombres qui la guettent. En effet, les femmes sont peintes comme des proies traquées par des prédateurs, même si couve en elles cette fureur de vivre qui finalement saura les sauver.

Ce que j'ai aimé : un roman oppressant, je ne peux pas dire que ce fut un moment de plaisir, j'étais tellement tendue que je passais mon temps à commenter ma lecture par texto avec une amie, pour dédramatiser.

Bilan : un roman fort, sous tension, avis aux âmes sensibles...

"Il y a une dimension de conte, mais j'avais envie de raconter l'horreur et la violence que je vois dans le monde qui m'entoure, de prendre un peu de distance et de voir comment trouver son chemin là-dedans et apporter une petite note d'espoir"

 

Présentation de l'éditeur : Editions de l'Iconoclaste

D'autres avis : Gambadou ; Joëlle ; Cathulu

 

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Concours pour le Paradis de Clélia RENUCCI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Saisir l'absolu, contempler le relatif ... "

Dans la Venise de la renaissance, le palais des Doges brûle. Au lendemain de la catastrophe, le doge décide d'organiser un concours pour choisir le peintre chargé de repeindre Le paradis, oeuvre majeure qui trône dans la salle du Conseil. Cinq artistes s'affrontent alors : Tintoret, Véronèse, Bassano, Zuccaro et Palma le Jeune. Ce concours, qui n'aurait dû durer que deux ou trois ans, s'étendra alors sur vingt ans, exacerbant les rivalités prégnantes sévissant entre Tintoret et Véronèse...

Clélia Renucci a su capter la matière romanesque de ce qui devient au fil des années un véritable feuilleton, avec ses rivalités, ses rebondissements, ses différents épisodes heureux ou malheureux, ses trahisons, ses jalousies familiales... Mais derrière l'anecdotique, l'auteure offre aussi la quintessence de l'histoire, elle taille dans les faits pour que l'universel apparaisse au détour d'une phrase, d'une attitude, d'un regard, subrepticement caché derrière l'individuel. Si la documentation engrangée pour l'écriture du roman tient une place importante, l'auteure s'intéresse davantage à l'humain, au statut de l'artiste, à ses ambitions que dévoilent les querelles de clocher politiques et religieuses.

Les artistes sont peints comme des marionnettes du pouvoir, interchangeables comme le prouve cette anecdote : Jacopo peint une toile en la faisant passer pour une oeuvre de Titien. Tout le monde se pâme d'admiration et prétend reconnaitre les traits  du grand maître avant que Jacopo ne dévoile à tous la supercherie et ne mette ainsi en valeur les "enthousiasmes frelatés et éloges hypocrites."  Jacopo voulait ainsi montrer combien le nom importe davantage que l'oeuvre.

"L'histoire abonde en oublis, en méjugements chroniques, en contre-vérités." Le Paradis est considéré comme une oeuvre mineure, peu citée, au grand damne de Clélia Renucci qui avait été profondément touchée par sa découverte six ans auparavant lors de la visite du palais des Doges. Peut-être pourra-t-elle contribuer par le biais de ce roman passionnant à faire de ce Paradis une chapelle Sixtine...

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

 

Merci à l'auteur et l'éditeur.
 

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Séquoias de Michel MOUTOT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Au milieu du XIXème siècle, la famille Fleming chasse la baleine, à la recherche du célèbre ambre gris qui assurera leur fortune. La mort de leur père et un incendie ravageur les oblige à reprendre la mer pour rétablir leur capital. Ils décident alors de répondre à l'appel des sirènes de la ruée vers l'or et de partir pour la lointaine Californie à bord du Freedom, le baleinier qu'ils ont hérité de leur père.  Au terme d'un voyage mouvementé, ils découvrent une cité en pleine expansion, San Francisco se fonde sous leurs yeux et Mercator, le frère aîné comprend rapidement qu'il a un rôle à jouer dans l'établissement de cette nouvelle cité. Michael, le frère cadet, choisit quant à lui d'explorer les filons à la recherche de l'or.

Roman foisonnant, Séquoias s'envole vers diverses directions : à la fois roman maritime, roman historique sur la ruée vers l'or, la cohabitation houleuse avec les indiens et la naissance d'une ville, roman écologique qui met en avant le pillage irraisonné des ressources naturelles du pays, roman d'aventures avec ses rebondissements étonnants, roman d'amour (volet qui n'est pas le plus réussi du roman), roman moderne et contemporain avec des chapitres plus ancrés dans notre époque, roman sur la filiation, en résumé un roman complet qui souffre de quelques longueurs inévitables à son abondance, mais est finalement diablement efficace !

 

Présentation de l'éditeur : Seuil

Du même auteur : Ciel d'acier

D'autres avis : Babélio

 

Merci à l'éditeur/

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Le prince à la petite tasse de Emilie de TURCKHEIM

Publié le par Hélène

"Que se passe-t-il, au fond de soi, quand on a perdu sa langue et sa famille et qu'on a perdu sa langue et sa famille et qu'on cherche éperdument un lieu, même étroit, où replanter sa vie ?"

Emilie et sa famille décide d'accueillir un réfugié durant un an. Ainsi Reza s'installe à leurs côtés pour partager leur quotidien. Réfugié afghan, il a dû fuir son pays à douze ans à cause de la guerre, laissant derrière lui les siens.

Avec humilité, l'auteure raconte sous la forme d'un journal l'adaptation du jeune homme, l'insertion dans cette vie de famille.

Ce que j'ai moins aimé : Ce récit est assez lisse, sans grande aspérité, comme si tout était facile, simple. L'écriture colle à cette simplicité, le style se rapprochant de celui de Monsieur Tout le Monde. Etait-ce voulu pour prouver que tout un chacun pourrait accomplir cette belle action emplie d'espoir et d'humanité ?

Les poèmes eux-mêmes sonnent creux :

"Nous écrirons sur la dispute des langues

D'une parole d'air et d'eau

Horizon-lyre des nuances.

(...)

Viendra le règne des métamorphoses

Tu seras le livre sur le banc de pierre

L'or élucidé du lichen."

Bilan : Un récit - témoignage touchant dans ses intentions mais qui aurait mérité plus de profondeur.

 

Présentation de l'éditeur : Calmann-Lévy

 

Merci à l'éditeur.

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