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12 articles avec litterature oceanie

Le scandale de la saison de Sophie GEE

Publié le par Hélène

scandale de la saison

 ♥ ♥ ♥ 

« Œillades de jour et chuchotements de nuit »

  

L’auteur :

 

Sophie GEE est australienne, elle enseigne à Princeton la littérature anglaise. Le scandale de la saison est son premier roman.

 

L’histoire :

 

Au XVIIIème siècle, trois provinciaux s’installent pour quelques temps à Londres : Alexander Pope, poète aspirant au succès, et Martha et Térésa, attirée par l’éclat londonien et par la perspective d’y trouver un mari. Elles retrouvent là-bas leur cousine, la belle Arabella Fermor.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’immersion dans cette société du XVIIIème siècle : les joutes oratoires sont jubilatoires, les jalousies féminines subtilement menées… L’oisiveté de ces femmes et de ces hommes constamment à la recherche d’une union qui leur permettrait d’asseoir leur fortune trouve finalement dans l’anecdote liée à la belle Arabella un écho désillusionné… A force de courir les bals masqués et d’user de faux semblants pour briller en société, ils en oublient la puissance des sentiments véritables.

-          Les personnages ont réellement existé : Alexander Pope s’est inspiré de la malheureuse histoire d’Arabella et de Lord Petre pour écrire son célèbre poème satirique « La boucle dérobée ». Nous nous trouvons donc dans l’antichambre de la création aux côtés de ce cher Alexander. Nous y rencontrerons également entre autres Jonathan Swift, le célèbre auteur des « Voyages de Gulliver », Charles Jervas, portraitiste en vogue à l’époque, la belle Mary Pierrepont…

-          Enfin - et surtout -  la relation passionnée qu’Arabella va nouer peu à peu avec Lord Petre ravira les amateurs de frivolité.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’aspect politique lié aux luttes entre catholiques et jacobites reste en toile de fond, effacé derrière l’aspect sentimental du roman. J’aurais aimé que l’auteur lui confère davantage d’importance.

-          Alexander Pope étant un poète qui a réellement existé, peut-être aurions-nous pu lire davantage de ses écrits disséminés dans le roman. Par exemple :

 

"Au soleil, déployant leurs ailes transparentes d'insectes, Elles glissent sur le vent ou plongent dans les nuages d'or, Silhouettes translucides, trop menues pour l'œil humain, Leurs corps fluides se fondent à demi dans la lumière."

 

Premières phrases :

 

« On entendait le vacarme dans tout le quartier. Les tourbillons de musique, les bribes de rires et de conversations résonnaient plus fort lorsque les convives sortaient dans la cour. Régulièrement, des échos de cris joyeux rebondissaient dans l’air nocturne : l’ambassadeur français donnait un bal masqué. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Orgueils et préjugés de Jane Austen

 

Le scandale de la saison, Sophie GEE, traduction de Bernard TURLE, P. Rey, janvier 2009, 19 euros

POCHE : Le scandale de la saison, Sophie GEE, traduit de l’anglais par Bernard TURLE, Points, juin 2010, 7.50 euros

 

Merci à Jérôme LAMBERT des Editions Points pour cet excellent moment de lecture.

 

D'autres avis chez Caroline, Mazel.

Publié dans Littérature Océanie

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Par-dessus bord de Kenneth COOK

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

L’histoire émouvante d’un pêcheur qui aimait un peu trop les bateaux…

 

L’auteur :

Kenneth COOK est un écrivain australien décédé en 1987. Par-dessus bord fut publié en 1967, traduit et édité en France en 2007.

 

L’histoire :

Jack Forster, pêcheur dans un petit port australien, secourt le Santa Maria, un thonier appartenant à des Italiens. L’un d’eux se noie accidentellement, aussi les propriétaires du bateau qui leur a porté malheur décident-ils de le vendre. Jack se porte alors acquéreur, même s’il doit se ruiner pour rassembler l’argent nécessaire. Il pense néanmoins qu’il remboursera rapidement ses dettes puisque la saison du thon commence…

 

Ce que j’ai aimé :

-          Le portrait émouvant de cet homme aveuglé par son attirance pour le bateau : il voit danser devant ses yeux optimistes les tonnes de thons qu’il pourrait rapporter et l’argent qu’il gagnerait ainsi. Oubliant toute prudence, il va s’accrocher à ce rêve et le mener jusqu’au bout…

-          Les scènes qui se déroulent en mer, dignes des plus grands écrivains de romans maritimes.

-          La spirale de l’endettement minutieusement décrite.

Ce que j’ai moins aimé :

-          Les calculs pécuniers très détaillés.

Premières phrases :

« Alors qu’il mouillait une ancre de soixante-quinze kilos, l’Italien s’empêtra la jambe dans la chaîne et plongea directement par-dessus bord : deux « plouf » successifs, un bouillonnement blanc sur l’eau verte, puis rien que l’eau verte. »

Vous aimerez aussi :

Le dernier mousse de Francisco COLOANE

 

Par-dessus bord, Kenneth COOK, Editions Autrement, janvier 2008, 175 p., 14 euros

TAGS : Littérature australienne - Mer- Dettes- Racisme

Publié dans Littérature Océanie

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