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11 articles avec manga - manhwa

Les gardiens du Louvre de Jirô TANIGUCHI

Publié le par Hélène

♥ ♥

Qui sont les gardiens du Louvre ? Si vous pensiez comme moi qu'il s'agissait des véritables gardiens, dont parle également Davodeau dans le Chien qui louche, vous fites fausse route (et moi avec vous...)

Les gardiens de Taniguchi sont des êtres qui habitent le palais du Louvre mais qui se trouvent "dans les limbes oniriques de votre imagination. Une dimension bien plus proche de la réalité que du rêve."

Surprenant, je vous l'accorde... Ainsi, ne vous étonnez pas si, comme le narrateur, vous rencontrez la victoire de Samothrace en chair et en os -et avec sa tête- ou encore Asai Chû devant une peinture de Corot ou de Degas. Lors d'un séjour à Auvers sur Oise, le narrateur -un brin fiévreux je vous l'accorde- rencontre même Vincent Van Gogh.

Cela aurait pu fonctionner si l'auteur n'avait pas tant insisté sur les expliquations "oniriques" de ces apparitions, sur les vertiges du narrateur qui justifieraient l'errance psychologique, et s'il n'était pas parti dans diverses directions : Corot, Van Gogh, le destin du Louvre pendant l'Occupation et le sort réservé aux oeuvres d'art à cette époque, et j'en passe...

Il n'en reste pas moins que les dessins sont toujours aussi beaux, hommages aux peintres nommés...

 

Présentation de l'éditeur : Futuropolis ; Louvre Editions 

Du même auteurL’homme qui marche ;  L’orme du Caucase  ; Les années douces  ; Un zoo en hiver Furari Seton tome 1 Venise

D'autres avis : Jacques  ; Sandrine

 

Les gardiens du Louvre, Jiro Taniguchi, Futuropolis, 2014, 20 euros

 

Ma participation à la Bd de la semaine, chez Stephie

 

Publié dans Manga - Manhwa

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Seton le naturaliste qui voyage tome 1, Lobo le roi des loups de Jirô TANIGUCHI et Yoshiharu IMAIZUMI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

1893, Nouveau-Mexique. Un loup surnommé Lobo décime les troupeaux des éleveurs de la vallée de Currumpaw, et ce depuis des années. De nombreux wolfers se sont mesurés sans succés à ce loup hors du commun qui semble doté d'une intelligence quasi humaine. Certains disent même qu'il a des accointances avec le diable tant son comportement dépasse l'entendement.

                       

Ernest Thompson Seton, peintre naturaliste, entend parler de ce loup hors du commun et décide de l'affronter à son tour. Spécialiste des animaux, il emploie les méthodes les plus avancées pour traquer le loup qui semble le provoquer en passant au travers des pièges les plus acérés. Seton en perd le sommeil, hanté par ce Lobo qui défend seulement son territoire. La lutte entre l'homme et l'animal promet d'être fascinante... Seton en narrant par la suite son aventure participe à la réhabilitation du loup dans ses contrées naturelles. 

La place de l'homme et de l'animal dans la nature est au coeur de ce récit palpitant dans lequel la question de l'âme des animaux retrouve sa place et sa légitimité. 

   

Ce premier tome d"une série qui en compte quatre s'attache avec intelligence aux pas de ce célèbre naturaliste de la fin du XIXème, aussi amoureux de la nature et de ses merveilles que peut l'être Taniguchi. 

Ce que j'ai moins aimé :

 J'avoue ne pas avoir été totalement conquise...

Informations sur la BD :

Kana

Sur la série : Coin BD

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  L’homme qui marche  ;  L’orme du Caucase ; Les années douces ; Un zoo en hiver Furari 

Sur le même thème : Le film de 1962

D'autres avis :

Babélio

 

Seton, Le naturaliste qui voyage, Lobo le roi des loups, Jiro Taniguchi et 

 

Publié dans Manga - Manhwa

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La bicyclette rouge tome 2 Les roses trémières de Kim Dong Hwa

Publié le par Hélène

                                               bicyclette-rouge-tome-2.JPG

 ♥ ♥ ♥

  « Avec le temps, je réalise que ce n'est pas si mal de vieillir. On apprend à porter un regard plus indulgent sur la vie... »

 

L’auteur :

Kim Dong Hwa est un manhwaga coréen.

Il fait ses débuts dans l'illustration animalière en 1975, notamment pour les enfants. La qualité de son travail et de son dessin lui ont rapidement ouvert les portes de plusieurs maisons d'édition. Cela lui a permit de réaliser des histoires plus adultes, dont "La Bicyclette Rouge", qui lui valu beaucoup de succès.

Il est considéré en Corée comme l’un des plus brillants auteurs de sa génération ainsi que le créateur d'un genre de BD "adulte", à cause des thèmes qui y sont développés.

Ses principales séries sont "La Bicyclette Rouge", "Histoire couleur terre" (série terminée) et "Histoires de Kisaeng". Il est également l'auteur de 2 one shot : "La mal aimée" et "Les Nourritures de l'âme", édités tous les deux en 2008.

 L’histoire :

''Empruntez les nombreux chemins de campagne à la rencontre des habitants de Yahwari. Vous croiserez sûrement cette bicyclette rouge, celle du facteur, qui circule doucement en harmonie avec la nature''Avec la douceur de ces histoires courtes, Kim Dong Hwa est considéré comme l'un des plus talentueux auteur de manhwa dans le coeur des coréens.

 Ce que j’ai aimé :

 Ce petit village dans lequel se rend le facteur tous les jours est comme préservé du monde, à part, les habitants vivant dans une insouciance gagnée avec le temps. Leurs enfants sont partis, plus loin, à la ville, et ils attendent leurs visites avec impatience et bonheur, se réjouissant de retrouver leurs petits l’espace de quelques jours. Le reste du temps, ils se chamaillent, s’amusent, discutent de la vie, présente et de la vie passée et du plaisir d’être encore là, présent au monde et à la vie. Ces hommes et ces femmes nous offrent une belle réflexion sur la vieillesse, temps comme suspendu entre vie et mort, temps de l'épanouissement   :

« Dans ce village où il n’y a plus d’enfants, les anciens retombent en enfance à la première neige. Ils font des bonhommes de neige… Ils font de la luge… Et ils leur arrivent aussi de se chamailler comme des petits… » (p. 135)

 roses-tremieres-1.JPG

Quand deux vieillards partagent leurs rêves de jeunesse, ils esquissent une belle réflexion sur le bonheur : pour l’un il s’agissait de devenir extrêmement riche,  et pour l’autre de posséder un champ. A l’aube du grand saut, le deuxième a quelque peu changé son rêve :

 « Je me rends compte que j’ai un autre rêve depuis que j’ai vieilli. C’est de m’asseoir au soleil et de profiter de sa chaleur sans penser à rien. » (p. 52)

 Le facteur à la bicyclette rouge observe ce petit monde émerveillé, pleinement conscient de la chance qu'il a de connaître de tels grands sages...

  Ce que j’ai moins aimé :

   - Rien.

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : La bicyclette rouge tome 1 Yahuwari de Kim DONG HWA

 Autre : Manga, Manhwa

 

La bicyclette rouge tome 2 Les roses trémières de Kim Dong Hwa, Paquet, 2006, 13.50 euros 

   BD Mango bleu

 

Publié dans Manga - Manhwa

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Japon : le Japon vu par 17 auteurs, Collectif

Publié le par Hélène

 

                                                 japon vu par 17 auteurs

   ♥ ♥ ♥

 Les auteurs :

 

Kan TAKAHAMA, David PRUDHOMME, Jirô TANIGUCHI, Aurélia AURITA, François SCHUITEN et Benoît PEETERS, Emmanuel GUIBERT, Nicolas de CRECY, Taiyô MATSUMOTO, Joann SFAR, Little Fish, Moyoko ANNO, Frédéric BOILET, Fabrice NEAUD, Daisuké IGARASHI, Kazuichi HANAWA, Etienne DAVODEAU

 

Présentation de l’éditeur :

 

A l'origine, un voyage, un échange entre deux cultures, française et japonaise, qui va remuer bien des choses chez chacun des auteurs qui participent à l'aventure : un séjour au Japon ne laisse pas indemne... En découlent huit récits d'auteurs européens qui rendent avec imagination, humour et poésie tout l'exotisme de ce pays insaisissable et
mystérieux. Comme en réponse à ces impressions de dessinateurs-voyageurs, huit auteurs de l'Archipel donnent à voir leur Japon, celui du quotidien, de la modernité ou des légendes. Tout au bout de cet assemblage sensible d'anecdotes et de nouvelles tissées par des regards si différents, l'envie est grande de partir saisir soi-même un peu du pays du Soleil Levant.

 

Ce que j’ai aimé :

 

La diversité des univers permet de donner une vision globale du Japon. Les histoires se suivent etjapon.jpg ne se ressemblent pas : Kan Takahama nous présente une jeune fille qui retourne sur les lieux de son enfance, David Prudhomme nous emmène dans un univers onirique aux côtés de chaussures qui fuguent, nous retrouvons l’univers feutré de Jirô Taniguchi au sein d’une famille et de la relation tendre qui se noue entre deux jeunes gens, Aurélia Aurita suit les périples d’une jeune femme avide de croquer la vie et décidée à ne pas mourir sans avoir vu des merveilles, Schuiten et Peeters  et Emmanuel Guibert ont choisi le mode du récit illustré pour nous entraîner dans des récits aux allures étranges, Nicolas de Crécy peint l’errance d’un publicitaire qui se promène avec son projet de dessin publicitaire personnifié, Taiyô Matsumoto campe un conte traditionnel japonais, Joann Sfar nous offre le point de vue d’un européen qui rend visite à un ami à Tokyo qui l’initie aux mœurs japonaises, dans les planches de Little Fish les bulles sont absentes, mais il nous offre une tranche de vie très imagée, chez Moyoko Anno une jeune fille vend des grillons, Frédéric Boilet nous initie au recyclage japonais, Fabrice Neaud se centre aussi sur un européen en visite, Daisuké Igarashi nous convie à la fête des chevaux-grelots, dans un univers tout aussi onirique que Kazuichi Hanawa, et enfin Etienne Davodeau nous montre le lien subtil qu’un homme établit entre lui et une montagne, son jumeau…

Ils ont tous un petit supplément d’âme…japonaise qui permet de voyager par pages interposées…

Cette initiative permet de surcroît de découvrir des auteurs et d’être sensible plus ou moins à leur univers pour ensuite aller –ou non- leur rendre visite dans un album bien à eux et plus long…

  "Je redevins un écolier et reconquis l'oubli de moi-même, la saine bêtise, la pure exaltation. Quand nous chevauchions de front nos bicyclettes sur Shijô-dôri, laissant derrière nous, aux bons soins du couchant, nos rouleaux saturés de dessins et de signes, nous étions heureux. Qaund miroitaient devant nous les lanternes de Gion, à travers les larmes que la vitesse et le vent du soir faisaient monter à nos yeux, nous glapissions des mots sans suite et nous étions heureux. Quand nous conçûmes l'immense canular du faux palanquin à la grande hallebarde, du haut duquel Kin, visage blanc, sourcils peints et lèvre sfardées de rouge, invectiva la foule en frappan des cymbales, nous touchâmes aux confins de l'ivresse. Et quand l'hiver isolait l'un et l'autre d'entre nous en tête à tête dans l'atelier humide, à pleurer l'inconstance d'une femme, à gémir sous un accès de détresse, je sais aujourd'hui combien nous étions heureux."(Emmanuel Guibert, "Shin.Ichi")

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Rien…

 

Vous aimerez aussi :

 

Sélection littérature japonaise 

 

D’autres avis :

 

 

 

A girl from earth  

 

Japon : le Japon vu par 17 auteurs, Collectif, Casterman Ecritures, novembre 2005, 254 p., 17 euros

 10-jours-japonaisChallengeDragonFeu

 

 

 

 

 

 

 

 

 BD Mango bleuTop-bd-2012

 

 

 

 

 

 

Publié dans Manga - Manhwa

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Furari de Jirô TANIGUCHI

Publié le par Hélène

furari.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

« Pas d’impatience. Prendre le temps qu’il faut. Et avancer, toujours avancer. Si on marche, on arrive toujours… » (p. 210)

 

L’auteur :

 

En quelques années, Jirô Taniguchi est devenu l’ambassadeur de la bande dessinée japonaise en France, séduisant un large public jusqu’alors rétif à ses codes graphiques et narratifs. Le livre qui a tout changé ? Quartier lointain, auréolé du Prix du scénario au festival d’Angoulême 2003 et publié dans la collection Ecritures de Casterman, qui défend l’auteur depuis 1995, date de sa première publication française avec l’Homme qui marche, promenade élégiaque dans le Japon contemporain, portée par une description incroyablement minutieuse des petits riens du quotidien. Depuis, on a découvert une autre facette du talent de Taniguchi avec le Sommet des Dieux – Prix du dessin à Angoulême en 2005 – tandis que Le Journal de mon Père, L’Orme du Caucase et Terre de rêves, tous trois chez Casterman, ont confirmé son statut de géant de la bande dessinée mondiale. (Présentation de l’éditeur)

 

L’histoire :

 

Furari pourrait se traduire par « au hasard », « au gré du vent »… Tout comme dans L’Homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jirô Taniguchi entraîne son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné mais que tout Japonais devine être Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses réflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement. 

 

furari1.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

 

Cet homme, géomètre du XIXème siècle qui arpente les rues de Edo –le vieux Tokyo-  est sans doute Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes.

 

Mais là n’est pas le propos, il est avant tout un homme épris de ce qui l’entoure, un hédoniste qui observe le monde et se fond en lui, devenant tout à coup chat, oiseau, fourmi… Il laisse aller ses pas, entièrement livré aux bienfaits de la marche et agrémente sa lente déambulation de poèmes accordés à son émerveillement.

 

« La pluie tombe.Le vent souffle. Le soleil monte dans le ciel. Les fleurs s’ouvrent. Aux fleurs, aux arbres…aux cours d’eau aussi.. ;à chacune des saisons…la pluie apporte un parfum particulier. Ahhh… Edo. C’est si beau. » (p. 90)

 

furari-3.jpg

 

Un album qui résonne comme un véritable hymne à la contemplation.

 

« Se laisser ainsi aller, sentir le vent, regarder la lune… Je suis vraiment comblé. » (p.162)

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Toujours ces dessins en noir et blanc, j'aimerais comprendre pourquoi les éditeurs -ou les auteurs- font ce choix d'absence de couleurs. Voilà ce que donnerait la couleur :

-    furari couleurs

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Un zoo en hiver de Jirô TANIGUCHI ; L’homme qui marche de Jirô TANIGUCHI ; Les années douces de TANIGUCHI ET KAWAKAMI

Autre : Manga, Manhwa

D’autres avis :

 

Presse :L’express Télérama  

 

 Furari, Jirô TANIGUCHI, Editions Casterman, février 2012, 212 pages, 16 euros.

 

Merci aux Editions Casterman.

10-jours-japonais

Top-bd-2012

 

BD Mango bleu

Publié dans Manga - Manhwa

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Hokusaï de Shôtarô ISHInoMORI

Publié le par Hélène

    hokusai-.jpg

 ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 

Shôtarô Ishinomori naît en 1938, dans le département de Miyagi. Après ses débuts avec Nikyû Tenshi, qu'il écrivit pendant ses années de lycée, il devient l'un des meilleurs auteurs de mangas au Japon. Ses oeuvres les plus connues sont Kamen Rider, Gambare Robokon, Cyborg 009 (prix du manga Kôdansha en 1966), Sabu to Ichi torimonohikae (prix du manga Shôgakukan en 1968), Jinzô Ningen Kikaider, Himitsu Sentai Gorenger, L'histoire du Japon en manga en 55 volumes (Grand Prix de la cérémonie du manga asiatique en 1977) et bien d'autres encore. Shôtarô Ishinomori meurt en janvier 1998.
(source kana)

 

L’histoire :

 

Hokusai est un maître de l’estampe japonaise qui a notamment réalisé « La grande vague de Kanagawa. » L’histoire de cet artiste commence lorsque le personnage a une quarantaine d’année. Il prend le nom de Hokusai pour créer un nouveau style, SON style. Mais avec ce changement, il redevient un parfait inconnu dans le milieu de l’estampe. Hokusai va devoir se battre pour trouver sa place, vivre et imposer le style qui émerveille tant… (Présentation de l’éditeur)

 

hokusai-vagues.jpg

 

Ce que j’ai aimé :

 

Hokusaï apparaît dans les premières planches comme un être un  peu bouffon, qui décide de changer de nom sur un coup de tête et est prêt à défendre corps et âme sa nouvelle appellation, quitte à finir sans le sou. Son caractère têtu et colérique transporte le lecteur vers un portrait au ton léger de cet homme un brin grivois, souvent fâché, bougon, caractériel…

 

Mais derrière cette forte personnalité souvent ridicule, se cache un artiste, un homme à la recherche permanente du beau, du vrai, de ce qui fonde son identité d’artiste, sa vérité d’homme. Le texte rend magnifiquement hommage aux interrogations du peintre, oscillant entre tentations lucratives et véritable recherche de l'infini.

 

Et c'est alors un autre homme qui apparaît, un être amoureux de son art, prêt à le défendre becs et ongles, refusant la facilité pour réellement CREER, inventer, réinventer sa peinture...

 

« N’importe qui peut dessiner la forme d’un personnage. Mais… Retranscrire ses différents mouvements, c’est ça qui est difficile. Et ce qui l’est encore plus, c’est de dépeindre l’âme qui se cache derrière ces mouvements. » (p. 167)

 

« Mais alors Maître… A force de passer autant de temps sur la même montagne… Finalement… Qu’est-ce que vous trouvez à dessiner ? Parce que le Fuji, de quelque coté qu’on le regarde, il a toujours la même forme…

- La même forme ? Si on fait un pas sur le côté, il parait sous une autre forme ! Pareil, si j’on s’avance ou s il l’on recule d’un pas… Le Fuji se présente toujours sous un autre aspect ! Et puis moi… Ce n’est pas le Fuji que je dessine. C’est l’homme ! C’est le temps que je dessine. C’est pour ça qu’aussi sublime soit un paysage… Si on ne parvient pas à le faire passer dans le regard des gens, il perd tout intérêt. Quand on le fait passer dans le regard des gens… C’est comme s’il n’appartenait plus à ce monde et qu’il devenait éternel… Je peins le temps qui marque de son empreinte chaque instant de ce monde. » (p. 411)

 

hokusai-mont-fuji.jpg

 

Les esquisses interposées entre les planches permettent de découvrir l’œuvre de l’artiste pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

Les illustrations noir et blanc ont eu tendance à me frustrer, j’aurais tant voulu découvrir les esquisses colorées de Hokusaï.

 

Hokusai planches

 

D’autres avis :

 

Choco  

 

Hokusaï, Shôtarô Ishinomori, Kana, juin 2010, 15 euros

 

Top-bd-2012.jpg 

 

BD du mercredi de Mango 1 

 

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Un zoo en hiver de Jirô TANIGUCHI

Publié le par Hélène

                                       zoo-en-hiver.jpg

 

La naissance d'un mangaka

  L’auteur :

Jirô TANIGUCHI est un auteur de mangas japonais.  

  L’histoire :

Hamaguchi travaille pour un fabriquant de textile. Il rêve de vivre de sa passion, le dessin en dessinant par exemple  des foulards, mais tout ce que lui confie le patron est la surveillance de sa fille accusée d’adultère. Sur un coup de tête, Hamaguchi part pour Tokyo où il trouve un emploi d’assistant mangaka. Il fait alors connaissance avec la faune particulière qui hante ces milieux artistiques.

 Ce que j’ai aimé :

-          Le charme doux amer de cette histoire qui entrelace finement les fils de la fiction et de l’autobiographie. Taniguchi nous livre ici son expérience de jeune mangaka débutant, et même si ce récit n'est pas ouvertement autobiographique, il est fortement inspiré de l'expérience de l'auteur.

 

- Le charme de Taniguchi et de ces récits suspendus entre le quotidien et la poésie agit en ces pages mélancoliques.

 

zoo-en-hiver-image.jpg

Ce que j’ai moins aimé :

-          La bluette sentimentale entre Hamaguchi et une jeune femme malade nous plonge en plein  « love story »…

-          Les histoires sont quelque peu détachées les unes des autres, et même si la fille du patron réapparaît plus tard dans l’histoire, l’ensemble manque tout de même de cohésion.

 

Vous aimerez aussi :

  L’homme qui marche de Jirô TANIGUCHI

 

Un zoo en hiver, Jirô TANIGUCHI, Casterman écritures, juin 2009, 232 p., 15 euros

 BD du mercredi de Mango 1

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Les années douces de TANIGUCHI ET KAWAKAMI

Publié le par Hélène

 annees-douce-1.jpg    années douces 2 

 

♥ ♥ ♥

Une très belle adaptation du roman.

   

 Les auteurs :

 

Jiro TANIGUCHI est un auteur de mangas et Hiromi KAWAKAMI est une romancière japonaise. Elle a reçu le prix Tanizaki en 2000 pour son roman Les années douces.

 

L’histoire :

 

Dans le café où elle a ses habitudes, une trentenaire, Tsukiko, fait la connaissance d’un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu’elle le connaît : il fut autrefois son professeur de japonais. Elle est célibataire, il est veuf. Complices, ils prennent l’habitude de se revoir dans le même café, au hasard de leur emploi du temps, puis, bientôt, d’improviser des sorties ensemble. Insensiblement, à petites touches légères, une connivence s’établit, puis une véritable affection.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai retrouvé le plaisir éprouvé à la lecture du roman (j’en parle ici) : ce bonheur seulement esquissé par petites touches au travers de scènes simples et lumineuses comme la cueillette aux champignons, une ballade sous les étoiles, une soirée au bar… La solitude de Tsukiko transparaît en filigrane, intimement liée à son attachement pour le professeur.

 « Nous avons continué à siroter ainsi pendant une bonne heure. Rien de particulier ne s’est produit. Sur le chemin du retour, j’avais envie de rire, et de pleurer aussi. Sans doute parce que j’étais ivre. » (p.114)

 -          La simplicité des dessins de Taniguchi rendent merveilleusement hommage à l’histoire : ils suggèrent plus qu’ils ne dévoilent, l’absence de couleurs offrant un tremplin pour notre imagination.

 

annee-douces-planches-2.jpg

 

-          Taniguchi nous offre quelques pages supplémentaires non présentes dans le roman Les années douces avec l’évocation de souvenirs d’enfance de Tsukiko, publiés indépendamment dans un livre illustré.

 -          Un entretien entre Hiromi KAWAKAMI et Jirô TANIGUCHI placé en fin du tome 2 prouve leur grande complicité et l’harmonie existant entre leurs deux façons d’aborder cette histoire.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 

Vous aimerez aussi :

 Le roman Les années douces d’Hiromi TANIGUCHI

 Les mangas de Jirô TANIGUCHI : L’homme qui marcheD’autres avis : Kathel, Cachou

 

 

Les années douces, TANIGUCHI et KAWAKAMi, 2 tomes, Casterman Ecritures, 2011, 230 p., 15 euros pour un tome.

 

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La bicyclette rouge tome 1 Yahuwari de Kim DONG HWA

Publié le par Hélène

                                     null

 

♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 

Kim Dong Hwa est un auteur de manhwa coréen. Célèbre dans son pays, ses premières oeuvres traduites sont arrivées récemment en France.

 

L’histoire :

 

Isolés dans la campagne coréenne, les habitants du petit village de Yahwari vivent paisiblement, chaque journée apportant son lot de peine... et de courrier !

Cette série suit le facteur local dans sa tournée quotidienne. Véritable pont entre le Monde et le village, celui-ci est l'ami de tous. Chacune des histoires courtes qui composent cette série rend compte des rapports entre le facteur et les villageois, du poète qui laisse chaque jour un poème dans sa boite aux lettres, au paysan qui surprend notre ami facteur en train de planter des fleurs au bord de la rivière...

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai beaucoup apprécié le charme de cette petite BD. Le rythme est lent, en harmonie avec la vie de ce facteur si souriant, toujours heureux et prêt à égayer la vie des habitants du village. Il les écoute, leur fait un signe de la main, leur apporte des fleurs quand ils n’ont pas de courrier, les conseille… Il ne se passe rien de particulier, simplement la vie qui file entre les heures et dont la substance se laisse à peine saisir. Et pourtant, ici, nous la sentons qui palpite, l’auteur réussit à capter quelques flagrances au travers de scènes simples et lumineuses.

 

«  Qu’est-ce que vous faites là ? Vous ne travaillez pas aujourd’hui ?

-          Je sème des fleurs. J’ai pensé que ça serait bien qu’il y ait des fleurs près du pont. Plus tard, ces fleurs me diront bonjour. Aujourd’hui une première pousse est sortie. La prochaine fois que je la verrai, elle aura grandi de deux pouces. Et un papillon  viendra jouer avec elle. La nuit, elle discutera d’astronomie avec une étoile. (…) A l’automne, elles donneront de jolies fleurs rouges, et elles m’enverront une lettre timbrée de parfum. En me remerciant de les avoir invitées dans un monde si beau. » (p. 34)

 

-          Les dessins simples et colorés s’accordent bien à l’histoire.

 

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien

 

Vous aimerez aussi : L’homme qui marche de Jirô TANIGUCHI

 

D’autres avis : Cathe, Laure, Hérisson, Papillon

 

La bicyclette rouge, tome 1 Yahuwari, Kim DONG HWA, Paquet, septembre 2005, 13 euros

 

Merci à Keisha qui m'a conseillé cette belle lecture...

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NonNonBâ de Shigeru Mizuki

Publié le par Hélène

                                            nonnonba.jpg

 ♥ ♥ ♥ ♥

 Prix du Meilleur Album à Angoulême en 2007.

  

L’auteur :

 

Shigeru Mizuki est un mangaka japonais. Il est spécialiste du manga d'horreur, se spécialisant dans les histoires de monstres et de fantômes japonais, avec des yōkai, tengu, kappa, etc..

 

L’histoire :

 

Nous sommes au début des années 1930, dans une petite ville de la côte ouest du Japon. NonNonBâ, une vieille dame mystique et superstitieuse, est accueillie dans la famille du jeune Shigeru. Encyclopédie vivante des croyances et légendes populaires de la région, elle abreuve l'imaginaire déjà débordant du garçon d'histoires de monstres et de fantômes. Les yôkaï, ces créatures surnaturelles qui peuplent l'univers des hommes, deviennent vite les compagnons de rêveries quotidiens de Shigeru, qui trouve en eux d'excellents guides pour visiter les mondes invisibles. Si ces voyages l'aident à fuir et à comprendre les émotions parfois compliquées qui naissent dans son coeur, ils embrouillent aussi considérablement sa vie quotidienne : il est déjà bien assez difficile de savoir à qui se fier sans que des monstres bizarres et malicieux viennent s'en mêler... (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          C’est à un voyage poétique et onirique auquel nous convie Shigeru Mizuki avec beaucoup de talent. Le jeune Shigeru de l’histoire évolue dans un univers douillet que viennent seulement troubler quelques yokaïs, petits êtres surnaturels, élèments fondamentaux de la tradition populaire japonaise. La vieille NonNonbâ connaît bien ces monstres étranges et ainsi elle peut repérer ceux qui sont dangereux (celui qui aide à tricher en classe, ou celui qui lèche la saleté par exemple, d'où la nécessité de rester propre...) et ceux qui sont davantage pacifistes, souvent des âmes errantes malheureuses.

- Le portrait de cette famille traditionnelle est haut en couleurs, conduit par un père utopiste.

  

" - C'est simple... En fait, tu n'as qu'à te figurer l'endroit où tu rêves d'aller.

- j'ai compris.

- Tu vois, Shigeru... Ce qui émeut les gens, ce n'est pas les choses telles qu'elles sont... Il te suffit de rêver à comment tu voudrais que ce monde soit, tu vois ?" (p. 187)

 

 ll décide un beau matin d'ouvrir un cinéma  :

 

"Je crois que c'est comme qui dirait ma mission, à moi qui ai acquis la culture de la capitale de faire découvrir et apprécier les nouvelles formes d'art aux habitants de notre province..." (p. 49)

 

Sa femme se dresse contre cette idée saugrenue en se demandant quand son homme sera enfin sérieux, avant de finalement accepter, "va donc comprendre quelque chose aux femmes" soulignera à cette occasion le petit frère de Shigeru (p. 76)...

 

  -          Les bagarres entre bandes rivales rythment l'enfance du jeune Shigeru et la transition vers l'adolescence se fait doucement par l'intermédiaire de jeunes filles qui l'acheminent vers des sujets plus graves que ces batailles rangées...

 

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  "Il est temps maintenant de vous laisser découvrir NonNonBâ, ce petit bijou qui marie admirablement fantaisie et chronique familiale, et dont les particularités culturelles, pour aussi intéressantes qu'elles soient, deiennent vite secondaires face au caractère universel des sentiments qu'on y rencontre. Bonne lecture." (Introduction)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Le prix de l'album (28.50 euros)…

 

Vous aimerez aussi :

 

  - L'orme du caucase de TANIGUCHI

 

NonNonBa, Shigeru MIZUKI, Editions Cornélius, août 2006, 420 p., 28.50 euros

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Publié dans Manga - Manhwa

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