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1 articles avec revues

Revue Books

Publié le par Hélène

                               

Les enfants difficiles

Le projet

Books et Books.fr sont un seul média sur trois supports : un mensuel papier, un site et une application iPhone/iPad.

Books offre une vision de l’actualité profonde, de la culture et des enjeux internationaux, à partir d’articles de haut niveau portant sur la production éditoriale mondiale.  

Le magazine a 3 ambitions principales :

Analyser l’actualité au sens le plus large du terme à travers les livres qui paraissent dans le monde.

Mettre sur le gril les idées à la mode et celles qui sont tenues pour les mieux établies.

Combattre la tentation du zapping et de la pensée facile.

L’actualité traitée par Books est sans frontières. Elle brasse tous les sujets qui sont dans nos têtes, qu’ils concernent la politique, l’économie, les arts, les sciences ou la vie quotidienne.

Numéro 56 :

Présentation :

Turbulences

« Cet enfant est d’une turbulence insupportable », lit-on dans le Littré, en 1877, cinq ans avant la loi Ferry rendant l’enseignement primaire obligatoire. « Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés. » Ça, c’est La Bruyère, deux siècles plus tôt, sous Louis XIV. « Les avis c’est comme les trous du cul, chacun le sien ! » dit l’un des petits héros intenables de La Guerre des boutons, le roman de Louis Pergaud (1912). En 1962 paraît le film du même nom, qui enchante les foules. Par un curieux hasard, c’est aussi le moment où, aux États-Unis, un médicament encore inconnu, la Ritaline, produite par le suisse Ciba-Geigy (aujourd’hui Novartis), commence à être prescrit aux plus turbulents. Aujourd’hui, 11 % des enfants américains ont été diagnostiqués atteints d’une maladie « découverte » dans les années 1960, justement, mais baptisée de son nom actuel vingt ans plus tard : le « déficit d’attention avec hyperactivité » (ou sans hyperactivité, d’ailleurs). Et plus de 6 % sont sous Ritaline ou autre stimulant. Les filles étant beaucoup plus raisonnables, ces 6 % masquent le fait que plus de 10 % des garçons américains sont désormais assagis par des médicaments du cerveau. Des produits comparables aux amphétamines administrées aux soldats pour tenir le coup, sauf que désormais la recommandation des fabricants et des psychiatres américains est de les donner à vie. Un problème d’enfants, ou un problème de société ?

Beaucoup de garçons peinent à s’adapter à la normalité du cadre scolaire, et certains d’entre eux souffrent d’une inadaptation plus marquée que d’autres, nécessitant une prise en charge. Mais il n’est pas crédible que deux à trois enfants par classe doivent être mis sous psychotropes.

Des protestations montent pour dénoncer une dérive sociétale de la pire espèce, dans laquelle sont entraînés parents, professeurs et psys, autorités sanitaires et scolaires, le plus souvent sans qu’ils aient conscience des manœuvres de l’industrie pharmaceutique en ce sens. Avec pour effet supplémentaire de déresponsabiliser les enfants eux-mêmes. À vie.

Olivier Postel-Vinay

Sommaire :

http://www.books.fr/magazines/numero-56/

19 faits et idées à glâner dans le numéro 56 :

http://www.books.fr/philo-et-idee/19-faits-idees-a-glaner-dans-le-numero-56-1/

Mon avis :

Un dossier passionnant qui offre de nombreuses pistes de réfexion sans pour autant assener des solutions. 

L'article "Les enfants perdus des manuels d'éducation" est particulièrement éclairant. 

"Voulons-nous peupler la planète de guerriers ultracompétitifs et nombrilistes ou de citoyens compatissants ?"

"Devons-nous leur souhaiter une vraie réussite professionnelle, l'épanouissesment créatif, ou la simple capacité à survivre ?"

Les avis divers et variés prouvent sans doute que l'éducation n'est pas une science exacte 

" L'essentiel est d'être persuadé que l'adulte sait meux que l'enfant ce qui est bon pour lui. sI c'est clair dans votre tête, vous n'aurez aucun mal à leur dire quoi faire, et aucune fessée ne sera nécessaire. Je conseille donc aux parents de se comporter comme des parents, et non comme les meilleurs amis de leurs gosses." (David Eberhard psychiatre suédois)

"Et si nous étions obnubilés par la régulation émotionnelle des enfants pare que nous, adultes, avons perdu le contrôle de nos vies ?" "Pitié pour l'enfant turbulent" de Elizabeth Weil, The New Republic*

A conseiller à tous les parents !

Publié dans Revues

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