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roman policier americain

Défense de tuer de Louise PENNY

Publié le par Hélène

  ♥ ♥

Alors que la chaleur accable le Québec, l'inspecteur-chef Armand Gamache et sa femme fêtent leur anniversaire de mariage au manoir Bellechasse, hôtel luxueux réputé des Cantons-de-l'Est. Ce lieu de paix est troublé par le séjour d'une riche famille, les Finney, venus rendre hommage à leur défunt patriarche. Leur comportement et leurs relations troublantes intriguent l'inspecteur, toujours à l'affût des particularités des uns et des autres. Le temps et l'atmosphère se font de plus en plus lourds, jusqu'à la tempête et la découverte d'un cadavre étrangement mis en scène.

Dans ce manoir tapi en pleine nature chacun vient se ressourcer au coeur de l'été, et tous semblent apprécier ce lieu retiré du monde. La chaleur de l'été est palpable et le temps fuit dans le luxe et la paix. Les disputes de cette famille aux secrets si bien gardés détonnent d'autant plus dans le silence avoisinant. A ne jamais communiquer, les uns et les autres ne savent plus se parler, et se font des idées fausses, rongées par le temps et les ressentiments. Les apparences trompeuses se craquèlent et les sentiments refont surface : "Ce qui tuait les gens, c'était un sentiment. Enfoui trop longtemps. Parfois dans le froid, où il gelait. Parfois sous terre, où il devenait fétide. Et parfois laissé sur la rive d'un lac isolé. Où il finissait par devenir vieux, et bizarre." p. 252
Les Finney apprendront à leurs dépens combien les non-dits s'avèrent assassins. Ils comprendront également que le vieil adage selon lequel l'argent ne fait pas le bonheur a des fondations profondément enracinées dans l'expérience. Pour le patriarche, la seule chose que l'argent achète est l'espace : "Une plus grande maison, une plus grosse voiture, une chambre d'hôtel plus spacieuse. Des billets d'avion de première classe. Mais il n'achète pas le confort. Personne ne se plaint plus que les riches et les privilégiés. Le confort, la sécurité, le bien-être : l'argent ne nous les procure pas." p. 492

En savourant leurs gaufres aux bleuets sauvages et au sirop d'érable, les Gamache observent tout ce petit monde s'agiter tout en réfléchissant à leur propre histoire familiale faite de lâcheté, de rachat et de rédemption.

Défense de tuer est un très beau roman policier à l'atmosphère douce-amère qui nous renvoie peu à peu à l'essentiel...

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud

D'autres avis : Babélio

Du même auteur :  Nature morte ♥ ♥ ♥  ; Le mois le plus cruel ♥ 

Le site de l'auteur : Louise Penny

La série dans l'ordre :

Série Une enquête de l'inspecteur-chef Armand Gamache
  1. En plein cœur, 2010 ((en) Still Life, 2005),Réédité sous le titre Nature morte
  2. Sous la glace, 2011 ((en) A Fatal Grace, 2007),
  3. Le Mois le plus cruel, 2011 ((en) The Cruelest Month, 2008), 
  4. Défense de tuer2012 ((en) The Murder Stone, 2009), 
  5. Révélation brutale, 2012 ((en) The Brutal Telling, 2009),
  6. Enterrez vos morts, 2013 ((en) Bury Your Dead, 2010),
  7. Illusion de lumière,2013 ((en) A Trick of the Light, 2011) Réédité sous le titre Une illusion d’optique
  8. Le Beau Mystère,2014 ((en) The Beautiful Mystery, 2012)
  9. La Faille en toute chose, 2014 ((en) How the Light Gets In, 2013),
  10. Un long retour, 2015 ((en) A Long Way Home, 2014)
  11. La Nature de la bête, 2016 ((en) The Nature of the Beast, 2015)
  12. (en) A Great Reckoning, 2016

 

Québec en novembre, aujourd'hui zoom sur les policiers québecois !

 

 

 

 

 

 

Défense de tuer, Louise Penny, roman traduit de l'anglais (Canada) par Claire Chabalier et Louise Chabalier

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Evanouies de Megan MIRANDA

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

"Ce que dit la philosophie est fort juste : la vie ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé. Mais elle ne peut être vécue qu'en se projetant vers l'avenir. " Soren Kierkegaard

Nicolette revient à Cooley Ridge, sa ville natale dix ans après la disparition de sa meilleure amie Corinne, dont le corps n'avait jamais été retrouvé. Or le père de Nic affirme avoir vu Corinne. Quand ? Où ? Nicolette décide de rentrer chez elle pour le découvrir et s'occuper de ce père atteint de la maladie d'Alzheimer. Mais à peine est-elle rentrée qu'une autre jeune fille disparaît. Pendant les deux semaines qui vont suivre la tension va monter... L'auteure choisit de nous raconter ces deux semaines haletantes à rebours : en commençant par le jour 15 pour revenir petit  à petit au jour 1. 

"Cette histoire, je ne peux la raconter que par fragments. En la retraçant petit à petit. En remontant petit à petit le cours des évènements. Pour vous montrer sa beauté, avant son ignominie" 

Les frontières entre mensonge et vérité s'estompent au fil de la narration, la disparition des jeunes filles étant filtrée par le biais de la rumeur de cette petite ville de province. Or la rumeur prend bien souvent  ses sources dans le réel : 

"Une graine semée dans l'humus, qui prend vie d'elle-même. Tout s'entremêle - la vérité, la fiction - et, parfois, il est difficile de faire la part des choses - Donc se rappeler de ce qui relève de la Vérité." p. 138

Mais quelquefois, le mensonge reste la plus sûre façon de se prémunir contre le réel, la seule façon de survivre face à une vérité destructrice.

L'enquête avance par touches, de secrets en secrets, les personnages se dessinent...

Ce que j'ai moins aimé :

Si cette construction a le bénéfice d'être originale, elle reste assez déstabilisante pour un esprit cartésien qui avance linéairement sur l'échelle du temps. 

La psychologie des personnages reste somme toute assez sommaire. 

Bilan : Un bon page-turner !

 

Présentation de l'éditeur : Editions de la Martinière

D'autres avis : Lecture que je partage avec Sandra de Bellepage

 

Evanouies, Megan Miranda, Editions de la Martinière, octobre 2016, 448 p., 21 euros

 

Merci à Arnaud de l'agence Anne et Arnaud.

 

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Miami Park de Carl HIAASEN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Joe Winder vit en Floride et est embauché par un parc d'attraction concurrent de Disney pour vanter les mérites de ce "Fabuleux Royaume du Grand Frisson". Quand des "campagnols du manguier à langue bleue", stars du Pavillon des Animaux Rares, sont enlevés, Winder se lance malgré lui sur les traces des kidnappeurs, des loosers peu doués dans leur secteur... 

Chez Carl Hiaasen, tout est toujours aussi déjanté, délirant, ça fuse dans tous les sens, les balles comme les cadavres ! Les personnages sont tous décapants comme cette vieille mamie qui défend bec et ongles l'écologie avec des moyens assez radicaux... Tous ont quelque chose à cacher, petits délinquants perdus qui se tentent de se racheter une conduite pour finalement retomber dans les mêmes travers, grand mafiosis aux méthodes atypiques, animaux récalcitrants, et au milieu de ce petit monde loufoque, évolue ce pauvre Joe Winder quelque peu perdu ! 

http://www.azurever.com/

Comme souvent, Carl Hiaasen reprend ses thèmes favoris, et fustige les promoteurs avides d'argent, prêts à sacrifier l'environnement pour toujours plus de profit. 

Ce que j'ai moins aimé : à force de lire ses romans qui tirent souvent les mêmes ficelles, j'ai éprouvé une certaine lassitude, un impression de "déjà vu".

Du même auteur, j'ai préféré : Pêche en eaux troubles,ou encore Mauvais  coucheur  ;  Cousu main  Jackpot

 

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Surf city de Kem NUNN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Ike Tucker vit dans le désert californien aux côtés de son oncle Gordon. Sa mère l'a laissé là un beau jour avec sa soeur Ellen, puis Ellen est partie à son tour pour fuir ce bout du monde. Ike est resté. Jusqu'à ce qu'un jeune homme vienne à lui pour lui signifier la disparition de Ellen. Ike décide alors de partir lui aussi pour les plages de Californie sur les traces de sa soeur. Muni des trois noms de types avec qui Ellen serait partie au Mexique, Ike arrive à Huntington Beach et comprend rapidement que s'il souhaite des informations il va lui falloir intégrer le monde particulier des surfeurs. Il achète alors sa première planche, conseillé alors par Preston, ancien surfeur émérite. Peu à peu il glâne des informations ici et là sur les personnes que sa soeur a fréquentées, même si le silence semble être de mise dans cet univers à la violence sous-jacente. Si la tension est palpable, le surf offre aussi à Ike des moments suspendus, en harmonie totale avec la nature : 

"La mer était sombre et tout autour de lui des rubans de lumière scintillaient puis s'évanouissaient comme des bancs de poissons. A l'horizon le soleil avait commencé à fondre, rouge au-dessus d'une mer pourpre. La marée était basse et les vagues dirigeaient leurs faces noires vers le rivage tandis que des traînées de brouillard s'élevaient de leur crête déchiquetée en de minces arcs dorés qui montaient dans le ciel, s'étiraient puis retombaient dans la mer, éparpillant leur lumière sur la surface comme des flammèches. Il y avait une qualité cyclique dans tout cela, dans les jeux de lumière et le mouvement de la houle. C'était un moment incroyable, et Ike se sentit soudain en prise avec tout ce qui l'entourait, sentit qu'il en faisait partie de façon quasiment organique. Ce sentiment lui fit prendre conscience d'une nouvelle gamme de potentialités." p. 92

http://www.meltyxtrem.fr/top-20-des-plus-belles-photos-de-tubes-en-surf-a527313.html

Ike devra aller au bout des rêves des surfers et de sa soeur pour en découvrir le revers...

"Il revit la jetée, les hordes de surfers se battant pour une vague, le zoo d'une ville tapie dans le sable, et ce qui avait jadis pu passer pour du désir et de la vitalité n'avait plus qu'un air de désespérance et d'épuisement au goût de cocaïne, oui ils avaient tous perdu et il ne restait plus qu'une grande vague qui les emportait et par-dessus laquelle il était impossible de revenir." p. 268

Kem Nunn peint un monde dans lequel les jeunes testent leurs limites, des êtres qui fuguent pensant vivre une expérience unique sur les plages de Californie, des silhouettes errantes à la recherche de la liberté mais découvrant aussi les risques inhérents à cette liberté et à ces milieux flirtant avec les interdits. Derrière les clichés édulcorés des surfeurs se tapit une vérité bien plus complexe qui préfigure le naufrage d'un rêve au goût d'infini.  

 

Présentation de l'éditeur : Folio 

D'autres avis : Yan  ; Marc Villard  ; Jean-Marc 

Repéré chez Electra 

Du même auteur : Tijuana Straits

 

Surf city, Kem Nunn, traduit de l'américain par Philippe Paringaux, folio gallimard, 1995, 336 p., 

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Créance de sang de Michael CONNELLY

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Une histoire de coeur...

Terry McCaleb, héros récurrent des romans de Connelly, a subi un infarctus, il y a deux ans de cela en traquant « le tueur au code ». Il a pu survivre grâce à une greffe de coeur. Deux ans plus tard, la soeur de sa donneuse lui demande d'élucider le meurtre de sa soeur. McCaleb accepte, son coeur lui dictant de le faire... 

McCaleb apparaît comme un être humain faillible derrière ses apparences fortes. Perdu dans le Los Angeles des années 90, il est aux prises avec une Amérique violente, dans laquelle vie et mort s'entrelacent étroitement, effaçant peu à peu les frontières de l'éthique. Après avoir flirté avec la mort, Terry laisse les affres de la culpabilité le ronger, puisqu''il doit sa vie à la mort d'une autre. Si la greffe sauve son coeur, son âme reste torturée...   

Il se lance à corps perdu dans la traque du criminel, le roman rejoignant alors les ficelles du roman américain classique avec sa violence sous-jacente, le FBI et ses mystères, ses rebondissements multiples, bref ce qu'il faut pour tenir le lecteur en haleine durant 400 pages... Michael Connelly est passé maître dans l'art du suspens et il nous offre ici un de ses meilleurs opus (avec "Le poète"). Si la construction reste assez classique, l'efficacité est indéniable ! 

Il a obtenu le grand prix de littérature policière en 1999 et a été porté à l'écran en 2002 par Clint Eastwood

 

Présentation de l'éditeur : Points 

D'autres avis : Babélio 

Du même auteurLes neuf dragons 

 

Lu en compagnie de Sandrine de Tête de Lecture avec qui nous fêtons aujourd'hui les 60 ans de Michael Connelly. Elle a lu La blonde en Béton. Quant à elle, Laure nous parle de La glace noire . Kathel a lu Les dieux du verdict. Le Bouquineur Le cinquième témoin

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L'arc-en-ciel en verre de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Après la découverte de sept jeunes femmes sauvagement assassinées, l'enquête de Clete et Dave semblent les porter vers Herman Stanga, maquereau et dealer notoire. Clete, toujours aussi autodidacte et explosif décide de lui rendre une petite visite qui tourne mal. Stanga porte plainte contre Clete avant d'être lui-même assassiné. 

Parallèlement, Dave constate avec regret que sa fille Alafair fréquente le fils d'une grande famille de la région, famille que Dave ne porte guère dans son coeur car ils sont notamment des descendants de marchands d'esclaves. La jeune fille va apprendre à ses dépens que "La confiance qu'on accorde aux autres, c'est notre plus grande vertu et notre plus grande faiblesse." Dave devra gérer cette relation houleuse, tout en épaulant son ami de toujours, Clete, toujours doté d'un instinct d'autodestruction prégnant : "Tu es l'équivalent humain d'une boule de démolition, Clete. Sauf que les plus gros dommages, c'est à toi-même que tu les causes." p. 161

James Lee Burke n'a pas son pareil pour nous faire sentir "l'odeur des arbres mouillés et des gouttes de pluie heurtant le ciment chaud". Il parvient à éclairer de l'intérieur cette Louisiane gangrenée par la corruption, par la pauvreté et l'industrie galopante. Les éclairs de lumière baignent le roman d'une ambiance crépusculaire, le noir cauchemardesque imprégnant peu à peu le soleil éclatant, et inversement, des rayons inondant la noirceur d'éclats qui rappellent que, malgré tout, la vie vaut la peine. 

"Mais je dus me forcer à me rappeler que, aussi fort qu'on puisse vouloir l'imaginer, notre disparition, pas plus que la disparition d'une époque, n'est une tragédie. S'il existe une tragédie humaine, il n'en existe qu'une seule : c'est ce qui se passe quand nous oublions qui nous sommes, et que nous restons silencieux quand un étranger s'installe dans notre peau." p. 157

Les êtres luttent dans cet antichambre, faisant rimer espoir et cauchemars, ils ne savent plus voir distinctement les frontières... Tout est mouvant chez James Lee Burke pour qui le manichéisme ne signifie rien. A l'orée de ses pages, palpite juste la vie, avec ses aléas, ses luttes, ses petites victoires et ses grandes défaites. Juste des personnages pris dans les entrelacs de la vie, pour le meilleur et pour le pire...

 

Présentation de l'éditeur : Payot Rivages 

D'autres avis : Lecture commune avec Electra ;

Actu du Noir  ; Télérama 

Du même auteur :

La série des Dave Robicheaux :

La Pluie de néon,

Prisonniers du ciel,

Black Cherry Blues

Une saison pour la peur

Une tache sur l'éternité

Dans la brume électrique avec les morts confédérés

Dixie City

Le Brasier de l'ange

Cadillac Jukebox

Sunset Limited

Purple Cane Road

Jolie Blon's Bounce

Dernier tramway pour les Champs-Elysées

L'Emblème du croisé

 La descente de Pégase

La nuit la plus longue

Swan Peak

L'Arc-en-ciel de verre

Créole belle

Lumière du monde

 

L'arc-en-ciel en verre, James Lee Burke, traduit de l'anglais (EU) par Christophe Mercier, Rivages/Noir, juin 2015

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Qui a tué Palomino Molero de Mario VARGAS LLOSA

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Prix Nobel de Littérature 2010

Le jeune Palomino Molero, jeune chanteur de boléros, est retrouvé assassiné et affreusement mutilé, accroché à un arbre. Le lieutenant Silva et le sergent Lituma se lancent sur les traces du meurtrier, traces qui les mènent au sein de la base militaire du colonel Mindreau. Que cachent les militaires dans leur univers préservé ? Pourquoi le jeune Palomino venait-il rôder autour de la base ? Les deux acolytes errent dans la petite ville de Talara à la recherche de la réponse aux nombreuses questions qui se posent...

Hauts en couleurs, les personnages de Mario Vargas Llosa nous offrent des dialogues truculents. Le lieutenant Silva tente de former le jeune sergent, l'initiant aussi bien à son métier qu'aux secrets des femmes. Il faut dire que le lieutenant désire ouvertement Dona Adriana, femme mariée et vertueuse qui s'évertue à repousser ses avances, ce qui donne lieu à des scènes assez cocasses...

Derrière le rire, se cache un portrait juste et touchant de la société péruvienne et de ses problèmes sociaux. Les abus militaires exaspèrent le peuple qui gronde dans l'ombre face aux excès du pouvoir. Ils demandent que justice soit faite, mais quand la vérité éclatera, elle ne correspondra pas forcément à leurs aspirations profondes... 

 

Présentation de l'éditeur : Folio 

D'autres avis : Lu dans le cadre d'une lecture commune avec Sandrine de Tête de Lecture autour de Mario Vargas Llosa qui fête aujourd'hui ses 80 ans !

Babelio 

Du même auteur Tours et détours de la vilaine fille

 

Qui a tué Palomino Molero ?, Mario Vargas Llosa, traduit de l'espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan, Folio, 1987, 7.10 euros

 

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Le camp des morts de Craig JOHNSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

A la maison de retraite de Durant, Mari Baroja s'est éteinte. Il semble toutefois que sa mort ne soit pas entièrement naturelle, ainsi le shérif Longmire ouvre-t-il une enquête qui le pousse à explorer la passé de la vieille dame. Et quelle n'est pas sa surprise de croiser le shérif Connally jouant un rôle non négligeable dans la vie de Mari ! Aidé par son acolyte de toujours l'Indien Henry Standing Bear, le shérif se lance à corps perdu dans cette enquête dans le Wyoming.

Dans cette deuxième enquête de Walt Longmire, shérif devenu mythique dans l'univers du polar, un petit nouveau vient renforcer les rangs de la police, un basque qui s'insère parfaitement dans l'équipe. Il apporte humour et intelligence à l'aventure...

Mes réticences :

C'est le deuxième opus que je lis des aventures de Walt Longmire et je dois avouer que mon enthousiasme n'est pas à son paroxysme, j'ai l'impression que ses romans ne me laisseront pas une impression durable. Bien sûr les personnages sont attachants, les dialogues sont savoureux, le cadre est magnifique, mais il me manque ce petit quelque chose qui bouscule et marque à jamais; plus de réflexions, plus de liens avec les indiens peut-être. Alors oui l'auteur est talentueux, indéniablement, mais personnellement sa lecture ne me bouleverse pas... 

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

Dans l'ordre la série des Longmire :

Little bird

Le camp des morts

L'indien Blanc

Enfant s de poussières

Dark Horse

Molosses

Tous les démons sont ici

D'autres avis : sur Babélio 

Lecture commune avec Electra 

 

 

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Meurtres à Willow Pond de Ned CRABB

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur les rives d'un petit lac dans le Maine, Alicia et Six Godwin coulent des jours tranquilles que vont venir troubler leurs voisins et cousins les Seldon. Leur cousine Iphigénie les convie en effet dans son lodge voisin, lui aussi au bord d'un lac, parce qu'elle souhaite modifier la répartition de sa fortune entre ses enfants dans son testament. Cette femme autoritaire mène d'une main de fer son lodge consacré à la pêche et elle est peu appréciée de sa famille. Les passions vont se déchaîner lors de cette soirée sous l'égide d'un orage d'une extrême violence. Iphigénie galvanise la haine et chaque membre de sa famille ressent à son contact des envies de meurtre irrépréssibles...

Dans ce huis clos à la Agatha Christie les relations familiales régies par l'argent volent en éclat, menées par des égoïsmes contradictoires. Au sein d'une nature préservée le trouble s'installe, provoqué par l'avidité pécuniaire des hommes. 

Six se transforme en Hercule Poirot pour aider le shérif à résoudre ces meurtres à Willow Point, entraînant son lecteur ravi dans une intrigue bien mené aux multiples rebondissements.

Mes réticences : La psychologie des personnages est un peu sommaire, voire caricaturale. La fin m'a déçue, un peu trop tonitruante à mon goût, j'attendais quelque chose de plus subtil ... 

Lac Winnipesaukee - New Hampshire - Etats-Unis

http://www.voyageursdumonde.fr/

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

D'autres avis : Mary 

 

Meurtres à Willow Pond, Ned Crabb, traduit de l'américain par Laurent Bury, Gallmeister, Noire, février 2016, 432 p., 24.30 euros

 

Merci à Ekaterina.

 

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Cette nuit-là de Linwood BARCLAY

Publié le par Hélène

♥ ♥

Cette nuit-là, Cynthia avait fait le mur pour passer quelques heures supplémentaires avec son petit ami de l'époque. Cette nuit-là, Cynthia avait quatorze ans et pensait, dans la toute-puissance de son adolescence, être invincible. Cette nuit-là, toute sa famille disparut. Au petit matin, plus aucune trace de ses parents, ni de son petit frère. Comme si la nuit les avait engloutit. Aucune explication, ni mot, ni conclusion probante après enquête. Le mystère de cette nuit-là est resté entier. 

Vingt-cinq ans plus tard, Cynthia est toujours hantée par cette disparition et elle décide de lancer un appel par le biais d'une émission de télévision. Et l'improbable se produit, un appel téléphonique relance l'enquête...

Un suspens haletant qui nous pousse à tourner frénétiquement les pages pour qu'enfin le mystère se lève, des rebondissements, un mystère qui s'épaissit, quelques cadavres, des doutes sur le personnage principal incidemment insufflés, tous les ingrédients sont bien là pour offrir un roman policier prenant digne de Harlan Coben ! 

Mais le roman souffre des écueils habituels des "page-turners" : une psychologie sommaire, des situations quelquefois peu crédibles, bref, rien d'autre ne tient le roman que cette intrigue prenante. 

Néanmoins, "Cette nuit-là" a rempli sa mission de divertissement, ce qui est, somme toute, déjà pas si mal !

 

Présentation de l'éditeur : Belfond 

D'autres avis : Géraldine 

 

Cette nuit-là, Linwood Barclay, J'ai Lu, 475 p., 7.5 euros

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