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roman policier americain

Qui a tué Palomino Molero de Mario VARGAS LLOSA

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

Prix Nobel de Littérature 2010

Le jeune Palomino Molero, jeune chanteur de boléros, est retrouvé assassiné et affreusement mutilé, accroché à un arbre. Le lieutenant Silva et le sergent Lituma se lancent sur les traces du meurtrier, traces qui les mènent au sein de la base militaire du colonel Mindreau. Que cachent les militaires dans leur univers préservé ? Pourquoi le jeune Palomino venait-il rôder autour de la base ? Les deux acolytes errent dans la petite ville de Talara à la recherche de la réponse aux nombreuses questions qui se posent...

Hauts en couleurs, les personnages de Mario Vargas Llosa nous offrent des dialogues truculents. Le lieutenant Silva tente de former le jeune sergent, l'initiant aussi bien à son métier qu'aux secrets des femmes. Il faut dire que le lieutenant désire ouvertement Dona Adriana, femme mariée et vertueuse qui s'évertue à repousser ses avances, ce qui donne lieu à des scènes assez cocasses...

Derrière le rire, se cache un portrait juste et touchant de la société péruvienne et de ses problèmes sociaux. Les abus militaires exaspèrent le peuple qui gronde dans l'ombre face aux excès du pouvoir. Ils demandent que justice soit faite, mais quand la vérité éclatera, elle ne correspondra pas forcément à leurs aspirations profondes... 

 

Présentation de l'éditeur : Folio 

D'autres avis : Lu dans le cadre d'une lecture commune avec Sandrine de Tête de Lecture autour de Mario Vargas Llosa qui fête aujourd'hui ses 80 ans !

Babelio 

Du même auteur Tours et détours de la vilaine fille

 

Qui a tué Palomino Molero ?, Mario Vargas Llosa, traduit de l'espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan, Folio, 1987, 7.10 euros

 

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Le camp des morts de Craig JOHNSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

A la maison de retraite de Durant, Mari Baroja s'est éteinte. Il semble toutefois que sa mort ne soit pas entièrement naturelle, ainsi le shérif Longmire ouvre-t-il une enquête qui le pousse à explorer la passé de la vieille dame. Et quelle n'est pas sa surprise de croiser le shérif Connally jouant un rôle non négligeable dans la vie de Mari ! Aidé par son acolyte de toujours l'Indien Henry Standing Bear, le shérif se lance à corps perdu dans cette enquête dans le Wyoming.

Dans cette deuxième enquête de Walt Longmire, shérif devenu mythique dans l'univers du polar, un petit nouveau vient renforcer les rangs de la police, un basque qui s'insère parfaitement dans l'équipe. Il apporte humour et intelligence à l'aventure...

Mes réticences :

C'est le deuxième opus que je lis des aventures de Walt Longmire et je dois avouer que mon enthousiasme n'est pas à son paroxysme, j'ai l'impression que ses romans ne me laisseront pas une impression durable. Bien sûr les personnages sont attachants, les dialogues sont savoureux, le cadre est magnifique, mais il me manque ce petit quelque chose qui bouscule et marque à jamais; plus de réflexions, plus de liens avec les indiens peut-être. Alors oui l'auteur est talentueux, indéniablement, mais personnellement sa lecture ne me bouleverse pas... 

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

Dans l'ordre la série des Longmire :

Little bird

Le camp des morts

L'indien Blanc

Enfant s de poussières

Dark Horse

Molosses

Tous les démons sont ici

D'autres avis : sur Babélio 

Lecture commune avec Electra 

 

 

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Meurtres à Willow Pond de Ned CRABB

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur les rives d'un petit lac dans le Maine, Alicia et Six Godwin coulent des jours tranquilles que vont venir troubler leurs voisins et cousins les Seldon. Leur cousine Iphigénie les convie en effet dans son lodge voisin, lui aussi au bord d'un lac, parce qu'elle souhaite modifier la répartition de sa fortune entre ses enfants dans son testament. Cette femme autoritaire mène d'une main de fer son lodge consacré à la pêche et elle est peu appréciée de sa famille. Les passions vont se déchaîner lors de cette soirée sous l'égide d'un orage d'une extrême violence. Iphigénie galvanise la haine et chaque membre de sa famille ressent à son contact des envies de meurtre irrépréssibles...

Dans ce huis clos à la Agatha Christie les relations familiales régies par l'argent volent en éclat, menées par des égoïsmes contradictoires. Au sein d'une nature préservée le trouble s'installe, provoqué par l'avidité pécuniaire des hommes. 

Six se transforme en Hercule Poirot pour aider le shérif à résoudre ces meurtres à Willow Point, entraînant son lecteur ravi dans une intrigue bien mené aux multiples rebondissements.

Mes réticences : La psychologie des personnages est un peu sommaire, voire caricaturale. La fin m'a déçue, un peu trop tonitruante à mon goût, j'attendais quelque chose de plus subtil ... 

Lac Winnipesaukee - New Hampshire - Etats-Unis

http://www.voyageursdumonde.fr/

Présentation de l'éditeur : Gallmeister 

D'autres avis : Mary 

 

Meurtres à Willow Pond, Ned Crabb, traduit de l'américain par Laurent Bury, Gallmeister, Noire, février 2016, 432 p., 24.30 euros

 

Merci à Ekaterina.

 

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Cette nuit-là de Linwood BARCLAY

Publié le par Hélène

♥ ♥

Cette nuit-là, Cynthia avait fait le mur pour passer quelques heures supplémentaires avec son petit ami de l'époque. Cette nuit-là, Cynthia avait quatorze ans et pensait, dans la toute-puissance de son adolescence, être invincible. Cette nuit-là, toute sa famille disparut. Au petit matin, plus aucune trace de ses parents, ni de son petit frère. Comme si la nuit les avait engloutit. Aucune explication, ni mot, ni conclusion probante après enquête. Le mystère de cette nuit-là est resté entier. 

Vingt-cinq ans plus tard, Cynthia est toujours hantée par cette disparition et elle décide de lancer un appel par le biais d'une émission de télévision. Et l'improbable se produit, un appel téléphonique relance l'enquête...

Un suspens haletant qui nous pousse à tourner frénétiquement les pages pour qu'enfin le mystère se lève, des rebondissements, un mystère qui s'épaissit, quelques cadavres, des doutes sur le personnage principal incidemment insufflés, tous les ingrédients sont bien là pour offrir un roman policier prenant digne de Harlan Coben ! 

Mais le roman souffre des écueils habituels des "page-turners" : une psychologie sommaire, des situations quelquefois peu crédibles, bref, rien d'autre ne tient le roman que cette intrigue prenante. 

Néanmoins, "Cette nuit-là" a rempli sa mission de divertissement, ce qui est, somme toute, déjà pas si mal !

 

Présentation de l'éditeur : Belfond 

D'autres avis : Géraldine 

 

Cette nuit-là, Linwood Barclay, J'ai Lu, 475 p., 7.5 euros

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Dark Horse de Craig JOHNSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Invitez un bon flic chez vous une fois, et un an plus tard il sera capable de vous dire si le grille-pain est blanc ou en inox." 

Un dark horse est un participant très peu connu (comme un cheval de course) qui se fait remarquer de manière inattendue ou une personne qui se dévoile très peu. Mary Barsad est de celles qui se dévoilent peu, femme volontaire passionnée par les chevaux et pourtant dans son mariage, elle a misé sur le "mauvais cheval". Le jour où ce dernier brûle la grange dans laquelle sont enfermés ses chevaux de course, le monde de Mary bascule. Elle se retrouve sonnée, atterrée, avec à quelques mètres d'elle son mari qui a reçu six balles dans le corps... Confuse, elle s'accuse de ce crime sanglant et est emprisonnée dans les geôles de Longmire. Malgré ses dires, le shérif Walt Longmire est persuadé qu'elle n'a pas pu commettre un tel acte. Il part sr place, à Absalom dans le Wyoming pour mener sa propre enquête incognito. 

Savant mélange de nature writing et d'enquête policière palpitante, Dark Horse est la cinquième enquête des aventures de Walt Longmire. Dans une atmosphère rappelant les meilleurs westerns, les personnages évoluent dans les grands espaces sans reconnaître la terre de leurs ancêtres. 

"Je pensai à la manière dont nous labourions et cultivions la terre, dont nous y plantions des arbres, l'enfermions dans des clôtures, y construisions des maisons et faisions tout notre possible pour repousser l'éternité de la distance - tout pour donner au paysage une espèce d'échelle hmaine. Mais peu importait ce que nos faisions pour essayer de façonner l'Ouest, c'était l'Ouest qui nous façonnait inévitablement." p. 249

Les personnages bien campés apportent densité et profondeur à cette série à ne manquer sous aucun prétexte !

PS : beaucoup se demanderont pourquoi je découvre seulement maintenant cette série qui pourtant était faite pour moi. J'avoue avoir tenté l'aventure avec le premier "Little bird". J'ai commencé deux fois cette lecture et je l'ai abandonné deux fois. Raison pour laquelle j'ai finalement commencé par le 5ème de la série, pioché avec détermination en librairie, et avec succés cette fois-ci. Maintenant je vais reprendre dans l'ordre, mais sans passer par la case "Little bird"...

 

Présentation de l'éditeur : GallmeisterPoints 

 

Dark Horse, Craig Johnson, traduit de l'anglais (EU) par Sophie Aslanides, Gallmeister, 2013, 336 p., 23.60 euros 

Dark Horse, Craig Johnson, traduit de l'anglais (EU) par Sophie Aslanides, Points, 377 p., 7.95 euros

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Jackpot de Carl HIAASEN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Le jackpot, ils sont deux à le toucher lors de ce tirage du loto : la première est JoLayne Chance, assistante vétérinaire en Floride, et les deuxièmes sont deux truands de bas étage. Ces derniers refusent de partager le magot avec qui que ce soit. qu'à cela ne tienne, ils décident de voler le billet gagnant de leur compaire. Vingt-huit millions seront toujours mieux que quatorze pour ces adeptes de la théorie du complot qui souhaitent ainsi financer leur projet de création d'une milice des "Aryens au blanc buccin" visant à s'opposer à l'invasion des Etats-Unis par les troupes de l'OTAN stationnées au Bahamas. Ils n'ont ainsi aucun scrupule à spolier  de son bien JoLayne, une Noire considérée comme l'ennemie à abattre. Heureusement cette dernière sera aidée par Tom Krone, journaliste au grand coeur envoyé en mission spécial pour son journal auprès de JoLayne pour écrire l'article du siècle. 

Ils ne seront pas trop de deux face aux deux truands à la petite semaine pas très futés que sont Bode Gazzer et Chub personnage atypique avec sa queue de cheval, son bandeau en pneu de bagnole sur l'oeil et un gros crabe accroché à sa main (Hiaasen est coutumier du fait, dans Queue de poisson il s'agissait d'un chien qui ne voulait pas lâcher sa prise). 

Des personnages déjantés, des situations improbables, bienvenue chez Carl Hiaasen ! Il se plaît également à fustiger ceux qui montent des arnaques religieuses pour profiter du "boom du marché religieux". Les habitants du petit village de Grange où habite JoLayne sont spécialistes en ce domaine : que ce soit Demencio et sa Madone qui pleure grâce à un ingénieux système de tuyaux, la femme qui a vu le visage du Christ dans une flaque d'eau sur la route, ou encore Amador qui se perce les paumes des mains, et les fait passer pour les stigmates du Christ, tous son rôdés dans l'art d'arnaquer les touristes en mal de miracles.

"Etonnant ! Les stigmates du Christ !

Venez voir le stupéfiant Dominic Amador

Le heumble charpentier quis 'est réveillé

un bô jour avec les blessures de la crussifiction

identiques ezactement à celles du Christ lui-même,

le Fils de Dieu !

Saignements chaque jour de 9 heures

du matin à 16 heures.

Le samedi de midi à 15 heures 

(les pomes seleument).

Visites ouvertes au publik. Offrandes bienvenues !

4834 Haydon Burns Lane

(La Croix est devant la maison)

 

A partissipé à l'émiion-télé de Pat Robertson

"Signes du Ciel" !!!"

Hiaasen n'oublie pas non plus son credo écologiste puisque JoLayne veut racheter avec son jackpot vingt-deux hectares d'un maquis luxuriant où les animaux batifolent librement pour l'arracher à des prometteurs immobiliers.

Jackpot est un roman policier explosif jubilatoire dans la lignée des meilleurs Hiaasen ! A mettre entre toutes les mains !

 

Du même auteur :  Mauvais coucheur ;  Cousu main Niak 

 

Jackpot, Carl Hiaasen, traduit par Yves Sarda, 10-18, 2005, 7.14 euros

 

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Les marécages de Joe R. LANSDALE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans les années 30 au Texas Harry treize ans et sa famille vivent au bord des marécages et il lui arrive de s'y promener avec sa petite soeur. Ce jour-là il croise non seulement "l'homme chèvre", légende locale qui hanterait les marais, mais plus angoisssant encore, il découvre le cadavre d'une jeune noire baillonnée avec des barbelés. Comme son père est le représentant local de la loi. c'est lui qui s'occupe de cette affaire difficile à résoudre puisque  peu de personnes s'intéressent au meurtre d'une femme de couleur... Le Klan domine toujours et les lynchages sont monnaie courante. Mais quand le cadavre d'une femme blanche est découvert, la communauté s'enflamme ! Se fondant dans le décor, le jeune Harry suit comme son ombre son père qui enquête, et il ne sera plus le même après cette confrontation brutale au racisme ambiant. 

"Entre-temps, j'avais appris que les personnes que je connaissais -ou croyais connaître- avaient des problèmes et des vies particulières. Mes parents avaient un passé. (...) Des gens que je croisais régulièrement s'étaient révélés étranges et féroces." p. 329

Enfant blanc, ami des noirs éduqué dans une famille aux idées ouvertes, il ne comprend pas bien la violence du monde qui l'entoure. Il observe caché derrière l'ombre des adultes. Quand lesdits adultes sont eux-mêmes désarçonnés, c'est lui qui va prendre les rennes de l'enquête avec sa grand-mère. 

L'atmosphère n'est pas sans rappeler celle de "La nuit du chasseur" avec cette ambiance en clair obscur et cette lutte entre le bien et le mal. Les apparences sont trompeuses et ce qui effraie le plus n'est pas le plus dangereux. Le mal est tapi, attendant insidieusement son heure. 

Beaucoup plus sombre que la série des Hap et Lee parce qu'il n'y a pas de soupape de décompression avec l'humour des deux compères, Les marécages résonne longtemps dans l'âme du lecteur.

"Tu vois, Harry, à la façon dont il fonctionne, le monde d'aujourd'hui n'a aucun avenir. Il faut que ça change si on veut que les Américains vivent ensemble dans ce pays. La guerre de Sécession est terminée depuis plus de soixante ans et quelques années, et il y a encore des gens qui en haïssent d'autres parce qu'ils sont nés dans le Nord ou dans le Sud des Etats-Unis..." p. 183

 

Présentation de l'éditeur : Folio

D'autres avis : France Culture ; Dasola 

Vous aimerez aussi : Du même auteur : la série des Hap et Lee dont L'arbre à bouteilles  Le mambo des deux ours Bad chili ; Les mécanos de Vénus

Autre :  Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper LEE

 

Les marécages, Joe R. Lansdale, traduit de l'américain par Bernard Blanc, Folio Gallimard, mars 2006, 400 p., 9 euros

 

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Swan peak de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Pendant toute notre vie, la violence et le sang versé avaient été notre addiction et notre fléau. Nous avions dilapidé notre jeunesse au Vietnam et en avions rapporté un héritage d'amertume et de vinaigre dont nous parvenions pas à rincer nos rêves." p. 366

Ce que j'ai aimé :

Dave Robicheaux, son épouse Molly et leur Clete Purcel ont décidé de prendre le large après l'ouragan Katrina qui a détruit la Nouelle Orléans. Ils tentent de se ressourcer dans les paysages grandioses du Montana : "La campagne était magnifique, les falaises abruptes, les sommets des tertres couverts de pins jaunes, et les pentes de fleurs sauvages précoces. Sur le bord du ruisseau, les seules traces qu'il y eut dans le gravier moelleux étaient celles de cerfs et des élans. L'air sentait le bois, la fougère humide, la pierre froide, l'humus qui reste toujours à l'ombre et la vapeur irisée dérivant sur les rochers au mileu du courant. L'odeur d'un air qui n'avait jamais été pollué par les produits chimiques de l'ère industrielle. Il sentait comme sentait la terre, sans doute, le premier jour de la Création, pensa Clete." Mais un homme va émerger soudaineement dans ce paradis terrestre et ébranler l'ordre du jour : Ridley Wellstone. Ses hommes de main semblent en avoir après Clete, puis les meurtres qui secouent la région sonnent le glas de la tranquillité bucolique des deux amis. 

"Mais un meurtre aux airs d'exécution avait été commis à portée de vue du bungalow où Molly et moi habitions, et prétendre qu'un acte aussi  monstrueux n'avait aucun lien avec nos propres vies, attendre que les autorités, avec leurs moyens limités, assurent la sécurité de notre environnement, ça rappelle la conduite de quelqu'un qui se repose sur l'homme de la météo pour le protéger des astéroïdes." p. 92

Clete a alors rendez-vous avec un fantôme issu de son passé, Sally Dio, et Dave seconde le shérif du comté de Missoula. Ils se heurtent ainsi aux frères Wellstone, à Jamie Sue, chanteuse de talent, un musicien métis en fuite, un gardien de prison qui le suit à la trace,  un prêtre peu orthodoxe. Les démons de James Lee Burke ne manquent pas à l'appel : l'alcool comme anésthésiant, la violence incontrôlée, le passé trouble qui hante les nuits, le paradis définitivement perdu... Les hommes combattent leurs propres fantômes, si bien qu'à l'orée des chemins, ils ignorent encore quels chemins ils vont prendre : celui de la violence ou celui de la rédemption ? 

"Quel genre d'homme étais-je ? avait-il demandé. La réponse que je lui avais donnée était à la fois facile et cynique. Le fait est que, dans des moments pareils, je n'avais aucune idée de qui vivait dans mon corps." p. 419

Un roman profondément lyrique dans lequel sentiments et mort s'entremêlent pour enchanter le lecteur !

Ce que j'ai moins aimé :

- Rien.

Présentation de l'éditeur :

Payot et rivages 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : La rose du cimarron   

La série de Dave Robicheaux dans l'ordre : 

La Pluie de néon,

Prisonniers du ciel,

Black Cherry Blues

Une saison pour la peur

Une tache sur l'éternité

Dans la brume électrique avec les morts confédérés

Dixie City

Le Brasier de l'ange

Cadillac Jukebox

Sunset Limited

Purple Cane Road

Jolie Blon's Bounce

Dernier tramway pour les Champs-Elysées

L'Emblème du croisé

 La descente de Pégase

La nuit la plus longue

Swan Peak

L'Arc-en-ciel de verre

Créole belle

D'autres avis :

Lecture commune avec Electra

Pourquoi Swan Peak est le meilleur des derniers James Lee Burke ? 

Télérama

 

Swan Peak, James Lee Burke, traduit de l'anglais par Christophe Mercier, Rivages noir, 2014, 555 p., 

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Les mécanos de Vénus de Joe LANSDALE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Voici la première aventure de Hap et Leonard, les redresseurs de torts texans. Amis depuis qu'ils se sont rencontrés dans les champs au Texas, depuis ils sont presque frères siamois. Et ce n'est pas Trudy, l'ex-femme de Hap, manipulatrice invétérée qui réussira à les séparer ! Cette dernière refait surface pour proposer à Hap un plan qui leur permettrait de gagner quelques millions, et bien que Leonard soit méfiant, ils acceptent tous deux de tenter le coup. Ils rejoignent alors une équipe d'anciens activistes écologistes issus des Mécanos, un groupuscule proche des Weathermen et du Gang de la clé à molette. Mais les idéaux de certains sont quelque peu pervertis par le temps et l'époque, ce qui promet de belles pétérades...

A l'image des deux acolytes, ce premier opus de leurs aventures rocambolesques détonne : des dialogues décapants, des personnages hors normes, des héros au grand coeur, des femmes idéalistes prêtes à sauver le monde, et une belle morale :

"Mais perdre son idéalisme, cesser de croire en la capacité des êtres humains à s'élever au-dessus de leurs plus bas instincts, cela signifiait devenir vieux et amer ; et ça n'était d'aucune utilité à quiconque, même pas à moi." p. 237

A mettre entre toutes les mains subversives pour découvrir ce duo improbable !

Ce que j'ai moins aimé :

Il s'agit du premier opus de l'auteur, pas de son meilleur, d'autres sont plus marquants tels que Le mambo des deux ours.

Présentation de l'éditeur :

Denoël

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : L'arbre à bouteilles ; Le mambo des deux ours Bad chili

Autre : Le gang de la clé à molette de Edward ABBEY

D'autres avis :

Jérôme 

 

Les mécanos de Vénus, Joe R. Lansdale, traduction de l'anglais (EU) par Bernard Blanc, Denoël, mai 2014, 240 p., 19.9 euros

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La côte barbare de Ross MACDONALD

Publié le par Hélène

♥♥

Ce que j'ai aimé :

Lors de sa 6ème enquête, le détective privé Lew Archer est sollicité en premier lieu par le gérant du Channel Club, un club sélect de la côte californienne. Puis il prend sous son aile un mari perdu recherchant sa jeune épouse disparue dans les limbes californiennes. La jeune Hester Campbell, telle un papillon de nuit, semble avoir été attirée par les lumières factices de la gloire et de l'argent des studios d'Hollywood. En enquêtant dans ces milieux, Lew rencontrera une foule de truands peu enclins à l'aider dans sa recherche... Et parce que "Lew Archer est le nom que l'on donne à tous les ennuis en quête d'un lieu où se matérialiser." les coups pleuvront au fil de ses découvertes.

L'atmosphère des romans noirs avec son privé au grand coeur qui prend beaucoup de coups est parfaitement rendue dans ce roman à l'action décoiffante. 

"Je m'appuyai contre le montant du portillon et m'allumai une cigarette. Je dus mettre ma main en coupelle pour protéger mon allumette de la brise froide qui remontait du large. Cette brise et le ciel lourd qui filait au-dessus de ma tête me donnèrent l'illusion de me tenir à la proue d'un lent cargo traçant son cap dans le noir et la brume." (p. 180)

Ce que j'ai moins aimé :

Trop d'actions à mon goût, au détriment du reste. On s'attache peu aux personnages, peut-être aussi parce qu'ils sont nombreux -que de truands ! Et Lew semble prendre un malin plaisir à se retrouver dans les pattes de truands pour se prendre des coups. 

Présentation de l'éditeur :

L'auteur 

Le roman

Vous aimerez aussi :

Noyade en eau douce Cible mouvante 

D'autres avis :

Chez Babélio

 

La côte barbare, Une enquête de Lew Archer, Ross Macdonald, traduit de l'américain par Jacques Mailhos,Gallmeister totem, octobre 2014, 300 p., 10.50 euros

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