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roman policier americain

La descente de Pégase de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Deux fois récompensé par l'Edgar, couronné Grand Master par les Mystery Writers of America, lauréat en France du Grand Prix de littérature policière (1992) et deux fois du Prix Mystère de la Critique (1992 et 2009), James Lee Burke est le père du célèbre policier louisianais Dave Robicheaux. (Source : Editeur)

 

L’histoire :

  Trish Klein, jeune femme énigmatique, débarque à New Iberia, Louisiane, pour jouer dans les casinos du coin avec des billets de cent dollars marqués à l'encre rouge. C'est la fille unique d'un convoyeur de fonds que Dave Robicheaux a connu vingt ans plus tôt, et qui a été assassiné sous ses yeux. Que veut Trish Klein ? Existe-t-il un lien entre cette affaire ancienne et le suicide présumé d'une étudiante ? Et qui est l'étrange vagabond dont on a découvert le cadavre dans un fossé ? Au croisement de tous ces mystères se trouve un truand nommé Bellerophon Lujan... (Source : Editeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 Trois affaires voient le jour en parallèle : le suicide inexpliqué d’une jeune étudiante que rien ne prédisposait à mettre fin à ses jours, la découverte du corps d’un vagabond retrouvé après avoir été renversé par une voiture qui a pris la fuite, une enquête sur une arnaqueuse  de haut vol qui erre dans les casinos.

Dave Robicheaux va plonger dans ces enquêtes, avec ténacité, persuédé que les apparences sont trompeuses et que tout un chacun a droit à la vérité après sa mort. ALors même si le suicide ne fait pas de doute, il va chercher à comprendre, par hommage pour la jeune fille et son père, ce qui a pu la pousser à cette extrémité. Tout comme il va chercher qui a pu renverser un vagabond dont personne ne se préoccupe en le laissant mourir sur le bord de la route. Par contre, il laisse libre la jeune arnaqueuse, en hommage peut-être à son père, Dallas Klein, assassiné sous ses yeux plusieurs années auparavant. Il pense plutôt qu'elle est venue se venger de l'assassin de son père. Tout comme lui pourrait être tenté de le faire...

Car Dave Robicheaux est un être complexe, profondément humaniste mais qui n'est pas sans ressentir une violence latente, liées à ses cicatrices, à son passé, à ses expériences. Il lutte contre ses mauvais penchants, son alcoolisme passé, et défend son idée de la justice qui quelquefois nécessite quelques coups de poing... Il est un être à part, immensément riche humainement et intellectuellement parlant. De ceux qui n’hésitent pas à hypothéquer leur maison pour payer la caution d’un homme innocent. 

 « Faut jamais oublier qui tu es pour en pas devenir comme ceux qui t’entourent. Chaque nuit, tu te dis et tu te répètes que t’as un endroit spécial à l’intérieur de toi où tu vis, c’est comme une cathédrale privée que personne ne peut toucher ? C’est ça le secret de la santé mentale, lieutenant. Mais ton endroit spécial, faut surtout en parler à personne. » (p. 254)

Ceux qu'il cotoie et contre lesquels il lutte sont tout aussi denses, les frontières entre moralité et meurtre ne sont pas si transparentes que cela chez James Lee Burke. A l'image des personnages complexes, l'intrigue connait de multiples rebondissements, des zones d’ombre s’éclairent peu à peu pour dévoiler plus de violence, plus de désœuvrement chez les jeunes dans un monde qui change.

« Ce pays n’est plus celui dans lequel on a grandi. C’est les raclures de bas étage qui le gouvernent, du haut de la pyramide jusque en bas. Sauf que maintenant, ils font ça légalement, ils ont des diplômes et des costumes à deux mille dollars. » (p.369)

 Pour se préserver de ce monde qui éclate, Dave et sa femme s'octroient des moments d’intimité, pour oublier la violence du dehors, des oasis de paix pour profiter de chaque minute avant que l'éternité ne les rattrape : 

 « Molly et moi ouvrîmes en grand toutes les fenêtres afin d’inonder la maison des parfums frais de l’orage avant de préparer une salade de pomme de terre et des sandwiches au jambon et à l’oignon que nous mangeâmes dans la cuisine, le tout arrosé de thé glacé. (…) La vapeur monta du bayou et le ciel orageux devint d’un noir d’encre. Les lampadaires s’allumèrent dans City Park et des torrents de feuilles dégringolèrent des arbres jusque dans l’eau. »

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien, je vais me précipiter sur la suite La nuit la plus longue qui évoque l’arrivée de Katrina.

 

Premières phrases :

 « Au début des années quatre-vingt, à l’époque où je séchais régulièrement des doses de Jim Beam que je faisais suivre d’une bière, j’avais participé à un programme d’échange entre les forces de police de La Nouvelle-Orléans et une académie de recrues de la police située dans le comté de Dade, en Floride. »

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur sur ce site :  Dernier tramway pour les Champs-Elysées de James Lee BURKE ; La rose du cimarron de James Lee BURKE 

 

Série Dave Robicheaux

La Pluie de néon,

Prisonniers du ciel,

Black Cherry Blues

Une saison pour la peur

Une tache sur l'éternité

Dans la brume électrique avec les morts confédérés

 Dixie City

Le Brasier de l'ange

Cadillac Jukebox

Sunset Limited

Purple Cane Road

Jolie Blon's Bounce

Dernier Tramway pour les Champs-Élysées

L'Emblème du croisé

La Descente de Pégase

La Nuit la plus longue

Swan Peak

L'Arc-en-ciel de verre

Créole bellePayot et RivagesÀ paraître le 16 avril 2014

 

La descente de Pégase, James Lee Burke, traduit de l’anglais (EU) par Patricia Christian, Rivages poche, 2013, 10.65 euros

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Le mambo des deux ours de Joe R. LANSDALE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

"Y'a des gens là-bas, qui ne croient pas que les droits civiques sont passés dans la loi. Ils pensent encore que tout le monde devrait avoir un esclave nègre." (p. 49)

 

L’auteur :

 Joe R. Lansdale, auteur culte régulièrement récompensé, a été chercheur d'or, charpentier, fermier, avant de se consacrer pleinement à l'écriture. On lui doit notamment Les marécages ou encore L'arbre à bouteilles. Le mambo des deux ours est l'une des aventures fracassantes de sa très originale série dédiée aux deux indéfectibles potes que sont le Blanc Hap Collins et le Noir Leonard Pine.

(Quatrième de couverture)

 L’histoire :

 Chaud devant ! Tous les mômes du quartier peuvent de nouveau faire cuire des marrons sur les braises d'une maison calcinée. Une fois n'est pas coutume, Leonard, pour passer ses nerfs, a mis le feu à la crack house de ses charmants voisins dealers. Une coutume qui l'oblige à rendre un service au flic local pour qu'il ferme les yeux. Un petit service. Comme d'aller retrouver sa copine noire disparue dans un trou perdu du Texas dominé par le Klan : une sorte de travail d'intérêt général à l'américaine. Un passe-temps pour gars musclés sans peur ni reproches. Une récréation au royaume des exécutions sommaires et des petits Blancs de 120 kilos. Un paradis sur terre, une enclave hors du temps... Un rêve pour Leonard, aussi black qu'il est homo, aussi féroce qu'il est discret...

(Quatrième de couverture)

 Ce que j’ai aimé :

 Servi par des dialogues truculents faisant mouche à chaque mot prononcé, la série des enquêtes de Hap Collins et Leonard Pine est une merveille d’intelligence et de drôlerie.

Dans cet opus, les deux compères partent sur les traces de la belle avocate noire Florida qui a eu l’excellente idée d’aller cotoyer la crème du Ku Klux Klan dans une petite ville du Texas. Décidée à faire la lumière sur la mort  d’un de ses congénères, ses proches ont perdu sa trace depuis trop longtemps déjà. Hap et Leonard ne vont pas hésiter une seconde à se confronter à cette atmosphère profondément raciste et inhumaine, quitte à y laisser des plumes. Les deux héros profondément humains avaient tendance à se croire infaillibles et invincibles, mais ils vont ici se frotter au pire, loin de s'imaginer la cruauté et la violence dont sont capables ces hommes extrêmistes. 

"Y'a quatre ou cinq ans, ces touducs du Klan ont passé une Noire au goudron et aux plumes. Après l'avoir violée, bien sûr, dix ou quinze fois. Les ploucs qui ont fait ça te diraient que les blancs et les Noirs doivent être séparés et qu'ils ne peuvent se fréquenter, mais ça ne les dérange pas de s'offrir la cramouille noire d'une pauvre fille avant de lui faire le coup du goudron et des plumes. Du goudron brûlant, Hap." (p. 50)

Alliant subtilement noirceur et humour, Joe R Lansdale se révèle ici définitivement comme un maître en la matière, maîtrisant parfaitement ses sujets et ses personnages, nous offrant une belle réflexion sur l'humanité, sur l'estime de soi, sur les valeurs en lesquelles on peut croire jusqu'à la mort, quitte à risquer le pire pour les défendre. 

Du grand art !

A lire absolument

 Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien

 Premières phrases :

 « Lorsque j’arrivai chez leonard pour le réveillon de Noël, les Kentucky Headhunters étaient là et ils chantaient The Ballad of David Crockett, tandis que mon meilleur pote célébrait la chose à sa façon en incendiant de nouveau la maison voisine. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  L'arbre à bouteilles de Joe R. LANSDALE

Autre :  Cousu main de Carl HIAASEN

 

Le mambo des deux ours, une enquête de Hap Collins et Leonard Pine, Joe R. Lansdale, traduit de l’américain par Bernard Blanc, Folio policier, 2000,  10 euros

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Animaux solitaires de Bruce HOLBERT

Publié le par Hélène

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L’auteur :

 BRUCE HOLBERT a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’État de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu’à ce qu’il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s’est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, Animaux solitaires. Il est diplômé de l’Université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui. Plusieurs des ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires. (Présentation de l’éditeur)

 L’histoire :

 Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille.À l’instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer. (Présentation de l’éditeur)

 Mon avis :

Je suis peu sensible généralement aux romans mettant en scène des anti-héros, qu’ils soient insensibles, larmoyants, violents. Et ici encore… Enfin Russel Strawl n’est pas à proprement parler un anti-héros, non, il a juste défoncé le crâne de sa jeune femme à coups de poêlon parce qu’elle mettait un peu trop de temps à lui passer le poivre… Bon. Il n'aime pas quand c'est fade Russell... Disons qu'il est un « poil » porté sur la violence et qu’il est sait désormais que cette violence peut exploser à n'importe quel moment, inopinément…

 « Même dans la plus vertueuse des existences était tapie l’anarchie, telle une cartouche en place dans la chambre d’un fusil armé, et à tout moment le percuteur pouvait frapper l’amorce et propulser dans n’importe quelle direction la balle de plomb tournant sur elle-même. » (p. 27)

 Je n'ai pas réussi à avoir pitié de ce cow-boy perdu dans son mythe du grand ouest. Mais me direz-vous, Strawl n’est pas le seul personnage de ce roman. C’est vrai. Il y a son fils, Elijah… Oui, sauf que… Non. Oubliez le fils !

 Bruce Holbert nous emmène sur les terres des westerns, nous enjoignant à une réflexion sur la justice et sur la destruction des mythes. Dans ce roman très noir, les réflexions philosophiques, morales ou religieuses fusent, tant que les dialogues semblent artificiels, atrophiés par un trop plein d’idées.

 Je n’ai pas réussi à pénétrer cet univers, même si les passages lyriques contrebalancent cette violence inhérente aux personnages :

 « Il sentait la terre bouger sous lui, inventait le temps qui passe et les souvenirs et les fables que Jacob méprisait tant. Les maisons et les granges à l’horizon, les champs assoiffés, tout cela était enveloppé d’une tranquillité qui régnait même sur le fleuve. » (p. 208)

 Premières phrases :

 « Même au temps de Russell Strawl, il y avait dans l’Ouest ce mythe de l’homme fort qui parle peu. L’inverse était plus proche de la réalité. La géographie et les distances font que les gens restent peu nombreux et vivent loin les uns des autres, même pendant les périodes où le calme règne. »

Vous aimerez aussi :

Roman policier américain

 D’autres avis :

  http://www.marcvillemain.com/archives/2013/09/06/27965849.html

 

Animaux solitaires, Bruce Holbert, traduit de l’américain par Jean-Paul Gratias, Gallmeister, noire, juin 2013, 324 p., 23.60 euros

 

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Shutter island de Dennis LEHANE

Publié le par Hélène

                                   

♥ ♥ ♥

"Au fond, tout est dans l’œil de celui qui regarde."

 

 L'auteur :

 

 Dennis Lehane est né en 1966 à Dorchester dans le Massachusetts.  Après des études à Boston, il part à l'université internationale de Floride. Tout en écrivant son premier livre (Un dernier verre avant la guerre), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur). C'est également un ancien éducateur qui travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée. Ce thème reste très présent dans la majorité de ses œuvres.

Il vit aujourd'hui à Boston. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues.

 

L'histoire :

 

Le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés sur Shutter Island, île abritant un hôpital psychatrique, car l'une des patientes de l'hôpital, Rachel Solando, a disparu.

Leur enquête commence alors, peu évidente : comment la patiente a -t-elle pu s'enfuir de sa cellule, fermée de l'extérieur ?

 Ce que j'ai aimé :

 

Il s'agit d'un roman policier à forte teneur psychologique. Non seulement parce que l'enquête se déroule dans le milieu psychatrique, mais aussi parce que chaque personnage est doué d'une profondeur psychologique saisissante...

 Les êtres sont bien plus complexes qu'ils ne le semblent au premier abord, et si cette thèse est l'une de celle qui fait l'intérêt des romans de Dennis Lehane, ici, elle est menée à son paroxysme...

 Ce roman policier est absolument original, je n'en connais pas d'équivalent.

 Non seulement l'intrigue est trépidante, mais les personnages sont passionnants, des romans à eux seuls. Le marshall est un être marqué par la guerre en Europe, par les camps, par la perte de sa femme, il est un homme qui voue sa vie aux autres pour oublier quelques instants la sienne. Et pourtant, il est impossible de renier totalement celui que l'on est ...

 "Au fond, c'est pareil qu'une voiture. Un engrenage se grippe, un boulon casse et tout le système se détraque. Vous croyez qu'on peut vivre avec ça ? (Il se tapota la tempe.) Tout est enfermé là-dedans et y a pas moyen d'y accéder. Vous, vous contrôlez pas grand-chose, mais votre esprit, lui, il vous contrôle, pas vrai ? Et s'il décide un jour de pas aller au boulot, hein ? 

(...) Ben, vous êtes baisé."

 Un grand roman...

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Il faut savoir que ce n'est pas un roman policier classique et qu'il pourrait en déranger certains. Si vous êtes "Borderline", passez votre chemin...

 

 Premières phrases :

 

     " Le père de Teddy Daniels était pêcheur. Il dut céder son bateau à la banque en 1931 - Teddy avait onze ans à l'époque -, et il passa le reste de sa vie à trimer sur le bateau des autres quand ils avaient du travail à lui proposer, à décharger des marchandises sur les docks quand ils n'en avaient pas ou, lorsqu'il était rentré à la maison vers dix heures du matin, à demeurer de longs moments affalés dans un fauteuil, en contemplation devant ses mains, les yeux écarquillés et le regard sombre, marmonnant tout seul de temps à autres."

 

 Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur :  Ténèbres, prenez-moi par la main de Dennis LEHANE Gone, Baby, Gone de Dennis LEHANE 

Moonlight Mile de Dennis LEHANE

Autre :  Roman policier américain

 

Shutter island, Dennis LEHANE, traduit de l'américain par Isabelle Maillet, Rivages thriller, septembre 2009, 8.14 euros

 

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L'arbre à bouteilles de Joe R. LANSDALE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 


 

L'auteur :

 

En 1972, à 21 ans, Joe R. Lansdale publia sa première histoire et avec sa mère, il publia un écrit sur la botanique , qui reçu le prix de meilleur article journalistique.

Ses débuts dans la littérature vont vers le western, la science-fiction, la bande-dessinée puis il glisse peu à peu vers le polar. Il a été couronné de nombreux prix (cinq Bram Stoker Horror Awards, l'American Mystery Award… ). Il est l'auteur de la série "Hap Collins et Leonard Pine" (L'Arbre à bouteilles, Le Mambo des deux Ours… ).

Il partage sa vie entre la littérature et un art martial de son invention, le Shen Chuan qu’il enseigne.

Lansdale vit à Nacogdoches avec sa femme Karen, qui écrit aussi, et ses fils Keith et Kasey. (Source : Babélio)

 

 

L'histoire :

 

Héritier de cent mille dollars et d'une petite bicoque dans un quartier délabré n'est pas si mal et l'oncle Chester a fait un beau cadeau à son neveu Leonard... Même s'il faut tout nettoyer, que le plancher est pourri et que les voisins sont ce que l'on pourrait craindre de pire. Même si retaper une maison pour la vendre et abattre des murs, c'est prendre le risque de découvrir des squelettes cachés... (Source : Babélio)

 

 

Ce que j'ai aimé :

 

Au centre du roman, un duo improbable qui fonctionne pourtant très bien : ungrand noir homosexuel et un blanc qui a fait de la prison, amoureux desfemmes. Amis envers et contre tout, ils se retrouvent dans cette enquête avec une maison sur les bras, maison ayant appartenue à l'oncle récemment décédé de Leonard. Une maison qui en plus de bénéficier d'un voisinage peu recommandable semble de surcroît cacher des secrets bien sombres... 


Les dialogues sont enlevés, drôles et pertinents :


« - Z'êtes beaux comme une salière et une poivrière tous les deux, dit-elle en collant son œil à son viseur. » (p. 112)


Et l'atmosphère est très juste : les noirs dans ces communautés ne comptent

pas, si des enfants noirs disparaissent, ce ne sera que justice pour les policiers du coin, ils n'enquêteront pas plus avant. Une réflexion sur le mal qui reste protéiforme et mystérieux, s'amorce également : à quoi tient le destin d'un meurtrier ? A une enfance torturée ou à un mal inhérent, tapi  en l'être humain et ne demandant qu'à s'épanouir chez certains êtres humains ?


Une très belle découverte que ce roman alliant humour et profondeur. La perspective d'avoir encore une dizaine de romans de cet auteur à découvrir est proprement jubilatoire pour moi...

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

  • Rien...


Premières phrases :

 

« On était en juillet, on crevait de chaud, je m'occupais de mes boutures, et j'étais loin de penser à des histoires de meurtre.

Dans les champs de roses, tous les boulots sont nuls, les greffes, le bêchage, et le reste, mais le repiquage des boutures, c'est la punition qu'on réserve aux pêcheurs, en enfer. »


Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Le mambo des deux ours

Autre : Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS


D'autres avis :


Babélio ; Dasola

 

 

L'arbre à bouteilles, une enquête de Hap Collins et Leonard Pine, Joe R. Lansdale, traduit de l'américain par Bernard Blanc, Gallimard, Folio policier, novembre 2004,  7.50 euros

 


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Noyade en eau douce de Ross MACDONALD

Publié le par Hélène

noyade en eau douce

♥ ♥ ♥

Un classique à découvrir dans sa nouvelle traduction

 

L’auteur :

 

ROSS MACDONALD, de son vrai nom Kenneth Millar, est né en 1915 en Californie et a d’abord grandi au Canada avant de revenir s’installer aux États-Unis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est offi cier de marine dans le Pacifi que. À son retour, il publie quatre romans avant la parution de Cible mouvante en 1949, le premier livre où apparaît le détective privé Lew Archer. Deux films content les aventures de Lew Archer, incarné à l’écran par Paul Newman. Ross Macdonald meurt en 1983. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains de romans noirs. James Crumley disait avoir relu dix fois son œuvre et James Ellroy lui a dédicacé le premier volume de sa trilogie de Lloyd Hopkins. (Source : éditeur)

 

L’histoire :

 

Dans le quartier huppé de Nopal Valley, en Californie, Lew Archer est engagé pour enquêter sur une lettre anonyme accusant sa cliente, Maude Slocum, d’adultère. À aucun prix, ces allégations ne doivent parvenir jusqu’à son mari. Profitant d’une fête organisée chez les Slocum, le détective se mêle aux invités. Mais la soirée est interrompue par une macabre découverte : celle du corps de la belle-mère de Maude, flottant dans la piscine. Les soupçons se portent immédiatement sur son fils et sa trop séduisante petite-fille, premiers héritiers de la fortune colossale de la vieille dame. C’est désormais une double enquête qu’Archer doit mener, sur les traces d’un corbeau et d’un meurtrier.

 Cette nouvelle enquête de Lew Archer nous entraîne dans un univers trouble de faux-semblants où les victimes semblent avoir autant à cacher que les assassins. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Le style lyrique très travaillé est la première bonne surprise de ce roman :

" L'incendie de ciel s'était éteint, laissant de longs lambeaux de nuages s'étirer sur la nuit comme des traînées de cendre pourpres. Je ne voyais des montagnes que leurs silhouettes géantes soutenant la pénombre. Quelques lumières scintillaient sur leurs flancs, et les phares d'une voiture qui montait pouce par pouce vers un col le franchirent pour disparaître de l'autre côté de la vallée. Puis la nuit se fit calme au point de sembler exclure toute vélléité de mouvement : nous étions des insectes pris dans l'ultime cristallisation d'une coulée d'ambre. Je bougeai, brisant le sortilège, et m'en allai en marchant à l'aveugle sur la pelouse glissante de rosée, à côté du chemin dallé." (p. 66)

Les descriptions sont magnifiques, les dialogues sonnent très justes, à la fois enlevés et drôles.

Les personnages sont tout aussi travaillés : Lew Archer est un détective amoureux de la vérité, il suffit qu'il soit lancé sur une piste pour souhaiter aller jusqu'au bout de l'enquête, quelques soient les embûches qui jalonneront son chemin. La famille sur laquelle porte son enquête est criblée de failles : la jeune femme qui fait appel à lui cache quelques secrets d'adultère, son mari semble être un homosexuel refoulé, leur fille entretient des relations troubles avec le chauffeur de la maison, et la belle-mère garde jalousement son héritage... Ajoutez au paysage une société pétrolière à l'affût des affaires jûteuses de la région, et vous comprendrez pourquoi les sous-sols de cette affaire sont explosifs...

Lew mène son enquête tambour battant, dans une ambiance trouble aux retombées sismographiques...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Quelques scènes - notamment celle du bateau - sont à mes yeux superflues, apportant trop d'action et de rebondissements peu crédibles. L'intrigue aurait peut-être gagné à être épurée...

 

Premières phrases :

 « Corps sémillant, silhouette de jeune fille : tant que vous ne regardiez pas son visage, elle avait moins de trente ans. Ses vêtements soulignaient bien la chose : tailleur peau d’ange sur mesure, talons hauts mettant le galbe de ses mollets aux ombres nylon sous tension. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :  Cible mouvante de Ross MACDONALD

Les 16 autres romans de la série Lew Archer sortiront au rythme de deux parutions par an.

Autre : les romans de Raymond Chandler

 

D’autres avis :

 

Papillon 

 

Noyade en eau douce, Ross Macdonald, traduit de l’américain par Jacques Mailhos, Gallmeister, totem, 2012, 288 p., 10 euros

 

 

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Le mois le plus cruel de Louise PENNY

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

  

L'auteur :

 

Après avoir été longtemps journaliste, Louise Penny a décidé il y a quelques années de se consacrer à l'écriture. Elle vit avec son mari dans un petit village au sud de Montréal.
La série des enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache, auréolée des plus prestigieuses récompenses, en est à son septième volume aux Etats-Unis.
Dans la collection "Actes noirs" ont déjà paru Nature morte (juin 2011) et Dernier Noël pour Miss de Poitiers (novembre 2011).

  

L'histoire :

 

Durant le week-end de Pâques, le village de Three Pines s'anime le temps d'une grande chasse aux oeufs. Mais une fois la nuit tombée, le monde des vivants se mêle à  celui des morts.

Lorsque Armand Gamache arrive le lendemain, l'inspecteur-chef de la Sûreté du Québec découvre une scène de crime des plus inhabituelles. Dans la vieille maison abandonnée des Hadley, où il a déjà  failli perdre la vie, une séance de spiritisme, organisée pour libérer la demeure du mal qu'elle recèle, s'est terminée de façon tragique. Un corps sans vie git à  terre, celui d'une participante apparemment morte de peur.

Mais Gamache a appris à  se méfier des apparences. Il sait que le décor de carte postale de la petite bourgade des Cantons-de-l'Est cache d'inavouables secrets. Il sait que l'explosion de vie du printemps dissimule des pulsions de mort. Il sait que l'un des siens est sur le point de le trahir.

Dans cette nouvelle enquête, les lecteurs de Louise Penny retrouveront avec bonheur l'inspecteur-chef Gamache, sa veste de tweed impeccable, son côté délicieusement suranné, son physique de bon vivant, ses longues promenades méditatives, et cette façon de se tenir debout quand tout le monde pense qu'il est sur le point de tomber.

 Ce que j'ai aimé :

 

L’atmosphère de ce petit village atypique coincé dans sa vallée est au centre de ces romans

 "Three Pines était niché dans sa petite vallée. De la fumée sortait des cheminées de pierre. Des érables, des cerisiers et des pommiers bourgeonnaient. Ici et là, des gens travaillaient  au jardin, étendaient du linge sur leurs cordes, balayaient les grandes et élégantes galeries. Le nettoyage du printemps." (p. 84)

 Les personnages sont un brin déjantés, évoluant dans un univers très particulier : entre cet homme qui entend ce que disent les arbres, des artistes peintres passionnées, des poètesses plus ou moins douées, une femme qui adopte deux canetons et les couve comme une maman cane,  le inspecteur-chef Gamache a fort à faire. D’autant plus qu’il se trouve acculé par sa direction, harcelé, poussé à la démission, espionné par son équipe, mais heureusement soutenu par d’autres. Ces bouleversements internes du service de police densifient la trame du roman, mettant en valeur la nature humaine de cet inspecteur-chef au grand cœur, homme moral par excellence, en conflit avec des hommes bien plus retors et noirs que lui.

 L’intrigue principale se concentre autour de la mort de la belle Mado, femme aimée, femme enviée, qui serait peut-être morte de peur, lors d’une séance de spiritisme organisée par une sorcière dans un lieu semi-hanté…

Une ambiance particulière plane sur ce roman somme toute d'agréable facture...

 

 Ce que j'ai moins aimé :

 Un peu lent

 

Premières phrases :

 

"Agenouillée dans l'herbe humide et odorante du parc, Clara Morrow dissimula soigneusement l'oeuf de Pâques en se disant qu'il était temps de réveiller les morts, ce qu'elle comptait faire en soirée." 

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Nature morte de Louise PENNY

 

 D'autres avis :

 

Allie 

  

Le mois le plus cruel, Louise Penny, traduit de l'anglais (Canada) par Michel Saint Germain avec la collaboration de Louise Chabalier, Actes Sud, Actes noirs, septembre 2012, 23.50 euros

 

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Le voleur de morts de Tess GERRITSEN

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 L’auteur :

http://www.tessgerritsen.com/

 L’histoire :

A travers la traque d'un tueur en série adepte du bistouri, Tess Gerritsen brosse un tableau captivant des débuts de la police scientifique.

Boston, 1830. Alors qu'elle veille à l'hôpital sur sa soeur mourante, Rose sympathise avec Norris, futur médecin d'origine modeste. Afin de financer ses études, ce dernier vole des cadavres dans les cimetières et les vend ensuite au marché noir. Quand une vague de meurtres sanglants secoue la ville, c'est sur lui que se portent tous les soupçons. De son côté, Rose comprend qu'elle est suivie et menacée...
De nos jours, dans le Massachussetts. Julia fait une découverte macabre dans son jardin : le squelette d'une femme assassinée plus d'un siècle auparavant. Intriguée, elle décide d'élucider ce mystère. Son enquête la mène sur les traces d'un homme surnommé le Faucheur. (Source : Editeur)

Ce que j’ai aimé :

 Deux récits vont s’entremêler subtilement pour créer un roman dense et passionnant : à l’époque actuelle, Julia, jeune divorcée, découvre un cadavre dans son jardin. Contactée alors par un membre de la famille à qui appartenait la maison auparavant, elle va enquêter sur ce corps retrouvé par hasard et se plonger pour ce faire dans une toute autre époque : les années 1830.

 Là intervient le deuxième récit centré sur le personnage de Rose, jeune femme pauvre, et de Norris, jeune étudiant en médicine dans les années 1830.

 L’ancrage historique et social densifie le récit : aux côtés de Norris nous découvrons les pratiques des médecins de l’époque, peu au fait encore des questions d’hygiène, et accompagnés de Rose nous nous confrontons à la pauvreté et aux bas-fonds des villes à cette époque.

 Une atmosphère particulière plane autour des personnages, noyés dans un brouillard prégnant, ils vont être confrontés à des meurtres sanglants, sentant le danger rôder autour d’eux, se rapprochant inéluctablement comme s'il se concentrait sur eux, et sur cette petite fille que Rose a adoptée à la mort de sa sœur.   

 Des personnages attachants, un suspense savamment dosé, deux époques entremêlées qui rompent la monotonie du récit, et en sus un contexte enrichissant, je suis conquise... 

 Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 Premières phrases :

« 20 mars 1888

Très chère margaret,

Je te remercie des condoléances que tu m’as exprimées avec tant de sincérité pour la perte de ma bien-aimée Amélia. L’hiver a été pour moi très difficile puisque, quasiment chaque mois, j’ai vu disparaitre un être cher, emporté par l’âge ou la maladie. C’est avec une profonde tristesse que je dois maintenant  envisager les années qui me restent et dont le nombre diminue rapidement. »

D’autres avis :

Sandrine ; Clara     

Vous aimerez aussi :

Roman policier américain  

 Le voleur de morts, Tess Gerritsen, traduit de l’anglais (EU) par Jacques Martinache, Presses de la cité, novembre 2012, 420 p., 22 euros

  grand prix lectrices de elle

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Pêche en eaux troubles de Carl HIAASEN par Jérôme

Publié le par Hélène

J'ai réussi !

Jérôme du blog D'une berge à l'autre a lu un roman policier, et non des moindres puisque je lui avais conseillé celui-ci :


peche-en-eaux-troubles.jpg  

 

 

Alors si vous aussi vous souhaitez découvrir un bon policier, allez voir ce qu'il en dit : ICI

 


 

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Mauvaises fréquentations de Marcia CLARK

Publié le par Hélène

                                            mauvaises-frequentations.jpg

 

 L’auteur :

Procureur du procès O.J. Simpson, Marcia Clark est une star aux Etats-Unis. Avec Mauvaises fréquentations et son héroïne Rachel Knight, de son propre aveu son « double, en mieux ! », elle a fait une entrée remarquée sur la scène du suspense.

 L’histoire :

Intelligente, pugnace, efficace, Rachel Knight, malgré sa jeunesse, a été nommée procureur dans une division d’élite de Los Angeles. Après le meurtre de son collègue et ami Jack et d’un adolescent dans un motel sordide, elle hérite de l’affaire délicate sur laquelle il travaillait avant sa mort : le viol d’une jeune fille de la haute société. Et si les deux affaires étaient liées ? Rachel, qui ne peut s’empêcher de croire que Jack a été victime d’un coup monté, se retrouve prise dans une spirale de violence menaçant d’anéantir sa carrière et bientôt sa vie. Procureur célèbre aux U.S.A., Marcia Clarke connait comme personne les arcanes des prétoires et des commissariats de Los Angeles. Mêlant un sens inné du suspense et de l’action à un humour décapant, elle signe un premier thriller remarquable, les débuts en fanfare d’une héroïne qui lui ressemble et dont on n’a pas fini d’entendre parler : Rachel Knight.

« Un début triomphal. Les lecteurs vont attendre avec impatience les nouvelles enquêtes de Rachel Knight. » Publishers Weekly

« L’intrigue de Marcia Clark est forte et prenante, mais ce sont ses personnages déjanté qui font de ce premier thriller un vrai bonheur. » People

 Ce que j’ai aimé :

L’ intrigue est correcte, elle pousse à aller au bout des pages –et c’est la seule motivation, croyez-moi…

 Ce que j’ai moins aimé :

Je n’ai pas aimé le côté fille, à savoir cette gourde de procureure qui a des pensées très profondes soit :

 a.      Sa tenue ou celle de ses copines :

« Comme à son habitude, Bailey était l’élégance même ; un trench de couleur fauve et un col roulé blanc cassé qui s’accordaient parfaitement à sa peau claire et à ses cheveux blonds et courts. Un pantalon droit moulant lui irait toujours mieux avec sa minceur et son mètre soixante-quinze qu’à moi qui culminait à un mètre soixante-huit. Je me consolai une fois de plus en me disant que je pouvais compenser en mettant des chaussures à talons plus hauts. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était une solution. » (p. 51)

 b.      Ses repas et son régime :

« Nous entrechoquâmes nos couverts en argent, brisâmes la croûte brune et croustillante et savourâmes la première bouchée. Je trouvais l’appareil ferme mais crémeux, sucré mais pas trop. Nous ne rompîmes pas le silence avant d’avoir raclé le fond du ramequin. » (p. 224)

 c.       Ses restos et bars préférés

Le Church and state «  nouveau restaurant plutôt sympa situé dans le vieux quartier des abattoirs. »

Le Oolong café où « la nourriture se révélait étonnamment bonne et le service, rapide. » (p. 97)

Engine Co N°28 qui « demeurait un restaurant assez couru. » (p. 99)

El Chavo « Ce petit restau intime servait la meilleure cuisine mexicaine et les meilleures margaritas en dehors de Baja. » (p. 116)

  Charlie O’s « C’était un petit bar de jazz, chaleureux, l’un de nos QG préférés. » (p. 140)

PDC « vieux wagon-restaurant transformé en restaurant intime, époque Frank Sinatra ou Dean Martin, Le Pacific Dining car servait des homards et des pièces de viande à tomber et possédait l’une des meilleures caves de la ville. » (p. 180) Canters-deli.jpg

  Le Cover « bistro, style speakeasy qui se cachait derrière une porte anonyme au fond d’un diner construit dans les années trente, un véritable monument historique. Lumière tamisée, calme, et ouvert plutôt récemment (…) » (p. 218)

  Le Canter’s  « la popularité de ce deli avait connu des hauts et des bas, mais il servait toujours de bons petits plats. AU diable la diététique : je commanderai un bagel, saumon fumé, fromage balcn et câpres et Bailey, du poisson fumé sur un petit pain viennois. » (p. 284)

 Non, nous ne sommes pas dans un guide gastronomique - et pourtant ces restaurants existent bel et bien - mais non, la quatrième de couverture nous précise que nous sommes dans un « roman mêlant un sens inné du suspense –quel restaurant va-t-elle choisir – et de l’action –en voiture !- à un humour décapant »« Un petit coup ? demandai-je. –Voire plusieurs » répondit-elle. » (p. 71) –ah ah ah…-

 d.      Ses copines (avec qui elle écluse les bars enchaînant repas succulents et boissons alcoolisées) :

 Bailey but une nouvelle gorgée. Ses scampi m’avaient fait saliver ; j’en voulais encore. Incapable de résister, je levai ma fourchette et visai un autre morceau de crevette. Mais Bailey prouva qu’une amitié comme la nôtre connaissait des limites. Elle écarta son assiette pour la protéger de mes ardeurs.

A contrecœur, j’éloignai ma fourchette et me concentrai sur ma salade. Je fixai une rondelle d’œuf dur. Je fis semblant de la trouver délicieuse. » (p.  82)

 Dur-dur la vie de procureure…

 e.      Les beaux gosses

« « Il est intéressé.

-          Qui ? Et par quoi ?

-          Toi. Tu n’as pas remarqué ? »

Je ne savais absolument pas de quoi elle voulait parler.

« Qui ? répétai-je.

-          Graden. Le lieutenant. Tu l’intéresses.

-          Merde. Franchement, Toni », répliquai-je sur un ton agressif » (p. 40)

Citation qui vous permet d’ailleurs d’apprécier la qualité des dialogues…

 Alors je vais vous dire, contrairement à ce que dit la quatrième de couverture, je ne vais pas attendre avec impatience les nouvelles enquêtes de cette chère Rachel…


Premières phrases :

 «  Il referma le clapet de son portable d’un coup sec et le glissa dans la poche de son jean moulant. Il venait d’assembler la dernière  pièce du puzzle : ça ne serait plus long maintenant. Mais l’attente se révélait insupportable. »

 

Vous aimerez aussi :

Si vous avez aimé ce roman, n’importe quel roman policier fera l’affaire… Je vous conseille néanmoins, si vous avez aimé cette chère Rachel, les romans de Janet Evanovitch, bien plus fins et drôles…

 D’autres avis :

Babélio 

 

Mauvaises fréquentations, Marcia Clark, traduit de l’anglais (EU) par Guillaume Marlière, Albin Michel, octobre 2012, 20.90 euros

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