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roman policier americain

Sauver sa peau de Lisa GARDNER

Publié le par Hélène

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L’auteur :

Écrivain américain, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Auteur de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

 

L’histoire :

Sally, Cindy, Lucile... Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication. La découverte dans une chambre souterraine de l’ancien l’hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes, mortes des années auparavant, fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes : Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend. Depuis vingt cinq ans…

Mon avis :
Sauver sa peau est un roman policier efficace, de ces pages-turners qui retiennent l’attention le temps de quelques pages. Seulement, une fois le roman refermé, il n’en reste pas grand-chose, les personnages ne sont pas assez denses pour être inoubliables, et l’intrigue reste somme toute assez classique pour être oubliée rapidement une fois résolue. Demeurent quelques réflexions sur la volonté de protéger les siens envers et contre tout, mais là encore cette piste n’est pas suffisamment exploitée à mon goût.
Efficace mais loin d’être un chef d’œuvre…


Premières phrases :

« Mon père m’a expliqué ça pour la première fois quand j’avais sept ans : le monde est un système. L’école est un système. Les quartiers sont des systèmes. Les villes, les gouvernements, n’importe quel grand groupe de gens. Le corps humain aussi d’ailleurs, un système qui fonctionne grâce à de petits sous-systèmes biologiques. »

Vous aimerez aussi :
Du même auteur : La maison d'à côté de Lisa GARDNER

Autre : Instinct de survie de Jeffery DEAVER

D’autres avis :

Jostein

Sauver sa peau, Lisa Gardner, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Albin Michel, 2009, 19.90 euros
POCHE : Sauver sa peau, Lisa Gardner, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Le livre de poche, septembre 2011, 7.50 euros

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Instinct de survie de Jeffery DEAVER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L’auteur :

Jeffery Deaver est l’auteur de dix-neuf romans, récompensés par les prix les plus prestigieux de la littérature policière.

Le Rectificateur a obtenu le prix Steel Dagger. Le Désosseur a été adapté au cinéma (The Bone Collector, Universal) avec Denzel Washington dans le rôle principal.

Jeffery Deaver est également connu pour sa série policière centrée sur les personnages de Lincoln Rhyme et Amelia Sachs. La critique salue son talent pour la terreur qu’il distille et pour ses intrigues à rebondissements.

Jeffery Deaver partage son temps ente la Virginie et la Californie.

L’histoire :

Un coup de téléphone brusquement interrompu, provenant d’une maison de campagne du Wisconsin, alerte la police. L’inspecteur McKenzie est chargée de l’enquête. Laissant son fils et son ami, elle découvre une scène d’horreur : deux personnes abattues d’une balle dans la tête. Les meurtriers sont toujours sur les lieux et ils attaquent McKenzie qui se retrouve privée de son arme, de son téléphone et de sa voiture. McKenzie fuit dans la forêt, emmenant avec elle une survivante du carnage qu’elle ne peut abandonner.
Traquées comme des bêtes, épuisées, les deux femmes vivent une épreuve terrifiante. En danger de mort, l’inspecteur McKenzie sait qu’elle ne peut se fier qu’à une chose : son instinct de survie. (Présentation de l’éditeur)

Mon avis :

Dés les premières lignes le lecteur est indéniablement ferré, grâce au talent indéniable de l’auteur que l’on pressent maître dans l’art de faire naître la tension. C’est donc en se rongeant les ongles et les sangs que l’on suit la progression palpitante de l’intrigue dans ces bois sombres aux habitants sauvages et violents. Brynn McKenzie est une traqueuse hors pair, professionnelle jusqu’au bout des ongles, mais elle a face à elle un tout aussi redoutable prédateur qui ne sera pas toujours dupe des ruses qu’elle met en place pour fuir loin de sa fin. Parallèlement, nous découvrons son histoire, sa vie conjugale, ses démêlés avec son fils (résolus un peu facilement à la fin soit dit en passant…) censés sans doute apporter de la profondeur au personnage.

La course poursuite finit par lasser néanmoins, si bien que l’auteur décide fort judicieusement d’y mettre fin pour revenir dans un univers plus éclairé. Malheureusement, l’auteur ne parvient plus à créer cette tension si palpable au début du roman, il use et abuse de rebondissements divers et variés pour tenter de maintenant l’attention du lecteur en éveil. Et comme de surcroît les personnages avaient passé un peu trop de temps dans la forêt, l’action doit s’accélérer pour espérer se conclure en moins de 500 pages !

Si bien qu’au final nous avons un roman inégal, avec de bonnes trouvailles mais mal fouillées et exploitées. 


Premières phrases :

« Le silence.
Les bois autour du lac Mondac étaient totalement calmes, à mille lieues de la ville grouillante et chaotique où le couple vivait durant la semaine.
Ce silence était brisé uniquement par le a-hoo-ah d’un oiseau lointain, le chant caverneux d’une grenouille.
Et soudain : un autre bruit.
Un bruissement de feuilles, deux craquements impatients comme des branches qui se brisent.
Des pas ? »

D’autres avis :

Chez Babélio

Instinct de survie, une enquête de l’inspecteur McKenzie,  Jeffery Deaver, traduit de l’anglais (EU) par Jean Esch, Editions des Deux terres, novembre 2011, 427 p., 22.50 euros


Merci à Babélio et aux Editions des Deux Terres pour m’avoir permis de découvrir le lauréat du prix du meilleur thriller de l’année décernée par l’association internationale des auteurs de thriller en 2009.

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Dernier tramway pour les Champs-Elysées de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

 Prix mystère de la critique 2009

 

L’auteur :

 

James Lee Burke est né à Houston (Texas) le 5 décembre 1936. Il vit entre New Iberia (Louisiane) et Missoula (Montana). Diplômé de littérature américaine, il enseigne à l'université du Missouri.

James Lee Burke commence à écrire à 19 ans et voit ses trois premiers romans publiés à 34 ans. Il crée alors son héros Dave Robicheaux que l'on retrouve dans toute son oeuvre.

 

L’histoire :

 

Par une soirée pluvieuse en cette fin d’été, Dave Robicheaux se sent d’humeur morose. Même s’il ne boit plus, il cherche à retrouver la chaleur et l’ambiance des bars qui le renvoient à la Louisiane de son enfance. Assis au comptoir chez Goldie Bierbaum, il voit entrer un jeune homme au crâne rasé. Un petit dealer qui joue aussi dans des pornos, un type pas regardant sur les besognes qu’on le charge d’exécuter. Qui lui a ordonné d’'aller tabasser sauvagement le père Jimmie Dolan, prêtre à la réputation sulfureuse et ami de Robicheaux ?

L’agression perpétrée contre le père Dolan va emmener Dave Robicheaux sur des chemins imprévus, à la rencontre du fantôme de Junior Crudup, un bluesman incarcéré à Angola dans les années trente. Un mystère plane toujours sur le destin de ce musicien génial, jamais ressorti de la prison où il purgeait sa peine. Qu’est-il devenu ? Énigme d’autant plus troublante que la petite-fille du chanteur est aujourd’hui sur le point d’être dépossédée de sa ferme par une société qui gère les résidus toxiques de l’industrie pétrolière. Robicheaux se sait en terrain mouvant lorsqu’il s’aperçoit que le propriétaire de cette société n’est autre que Merchie Flannigan. Un nom qu’il connaît. Flannigan a en effet épousé Theodosha LeJeune, issue d’une riche famille, et... ancien amour de Dave Robicheaux. (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les romans de James Lee Burke plongent immédiatement le lecteur dans une atmosphère particulière, un savant mélange de violence et de beauté intrinsèque au monde qu’il décrit. :

 

«  Elle remisa sa guitare de côté et le chat qu’elle avait baptisé Snuggs nicha son museau contre son genou. Le vent fit frissonner les branches de pacanier et de chêne au-dessus de nos têtes, et un groupe de gamins rigolards en route vers al bibliothèque passa en vélo devant  la maison, sous les lampadaires qui brillaient dans le soir humide comme des lampes à pétrole dans une toile de Van Gogh. Aucun bruit de moteur ne résonnait dans la rue et l’on n’entendait que le souffle régulier du vent et le raclement des feuilles mortes sur le trottoir. J’aurais voulu que cet instant ne finît jamais. » (p. 155)

 

-          Les dialogues sont vifs et intelligents, au service de thèmes forts comme  ici  l’esclavage, l’alcoolisme, la violence et la rédemption…

 

-          Dernier tramway pour les Champs Elysées est un roman envoûtant au lyrisme brûlant.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’intrigue n’avance que de façon lancinante, difficilement, laborieusement, si bien que j’ai eu tendance à me lasser en cours de lecture.


Premières phrases :

 

« La semaine qui suivit Labor Day, après un été de sécheresse dont les vents chauds avaient réduits la terre des champs de canne en poussière aride tissée de craquelures comme des toiles d’araignée, les averses se remirent de la partie sur les marais, la température baissa de dix degrés et le ciel immaculé d’un bleu dur de céramique se mit à ressembler à l’intérieur d’une énorme coupe renversée. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La rose de Cimarron

 Autre : De chair et de sang de John HARVEY

 

Dernier tramway pour les Champs Elysées, James Lee Burke, Traduit de l’anglais (EU) par Freddy Michalski, Payot  et Rivages, 2008, 352 p., 20 euros

POCHE : Dernier tramway pour les Champs Elysées, James Lee Burke, Traduit de l’anglais (EU) par Freddy Michalski, Rivages poche, 2011, 446 p., 9.50 euros

 

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Une heure de silence de Michael KORYTA

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un roman policier plutôt bien mené.

 

L’auteur :

 

Michael Koryta est un auteur américain, ancien journaliste et détective privé.

 

L’histoire :

 

La mystérieuse propriété baptisée «La Crête aux murmures» et estimée à plusieurs millions de dollars, a longtemps abrité un étrange programme de réinsertion mené par Alexandra Cantrell, soeur d'un ponte de la mafia de Cleveland.

Le détective privé Lincoln Perry en apprend l'existence lorsque débarque dans son bureau Parker Harrison - ancien détenu et «pensionnaire» de la Crête aux murmures - l'implorant de retrouver Alexandra, mystérieusement disparue. Déconcerté et embarrassé par l'instinctive méfiance que lui inspire son client, Perry décide de prendre l'affaire mais se rend vite compte que les os de Joshua Cantrell, l'époux d'Alexandra, ont été découverts au moment même ou Parker s'est décidé à faire appel à lui.

Coïncidence ? Sûrement pas. Pour régler ce dossier dont les pistes sont froides depuis des années, Lincoln Perry, aidé d'un autre détective, va devoir plonger le nez dans les enquêtes de la police mais aussi du FBI, et enfin résoudre disparition et meurtre au risque et au prix de sa vie.

 

Ce que j’ai aimé :

 

L’atmosphère liée à cette maison idéale tapie en pleine nature intrigue le lecteur dés les premières pages. Le décor est attirant, les personnages énigmatiques : on rencontre un ancien meurtrier qui semble s’être réinséré, un détective hésitant, un autre à la retraite, et le troisième hanté par ses échecs. Et surtout la disparition mystérieuse et inexpliquée de ce couple aux valeurs morales aiguillonne la curiosité…

Le point de vue de la jeune Alexandra sur la réinsertion des anciens meurtriers est intéressant et ouvre de nouvelles perspectives...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          J’ai moins aimé les imbroglios liés à la mafia locale, j’ai trouvé que l’intrigue perdait de son épaisseur en tombant dans ces poncifs, alors qu’elle aurait pu sans doute partir sur des voies plus originales et passionnantes.

-          Le suspens n’est pas assez exploité car à chaque fois que l’enquête frôle le danger, Lincoln connaît les affres de l’hésitation qui le happent et le font douter de sa mission –la trouille tout simplement … C’est sans doute tout à son honneur de souhaiter protéger ses proches  mais on est loin du personnage de dur à cuire que rien ni personne ne fait reculer, à la Sam Spade …

-          A dire vrai, je n’ai pas vraiment envie de revoir le beau Lincoln, et ça, croyez-en une fan des beaux détectives musclés, ce n’est pas très bon signe… (personne n’a encore remplacé Dahlgren dans mon cœur, qu’on se le dise !)

 

Premières phrases :

 

« Il avait aiguisé son couteau une heure avant de tuer. La police, le procureur et les médias en avaient fait grand cas. Pour eux, il y avait préméditation. Dessein criminel. Meurtre de sang-froid.

Parker Harrison s’était contenté de répondre qu’il aiguisait souvent son couteau le soir.

Un peu léger comme défense. »

 

 

D’autres avis :

Babélio

 

Une heure de silence, une enquête de Lincoln PERRY, Michael KORYTA, Traduit de l’anglais (EU) par Frédéric Grellier, Seuil policiers, octobre 2011, 365 p., 21.50 euros

 

JURY-2011Jury seuil babélio

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Le mardi c'est permis

Publié le par Hélène

sans-un-adieu.jpgCette semaine je me suis intéressée aux  meilleures ventes de romans policiers et notamment au maître du genre : Harlan Coben. J’ai donc opté pour le dernier sorti en poche « Sans un adieu ».

Ca commençait mal car dans l’avant propos  l’auteur a devancé mes critiques en soulignant qu’il s’agissait d’une « œuvre de jeunesse », écrite quand il était encore je cite « ingénu » (non ce n’est pas une blague, il n’est plus ingénu…) :

« Je suis sans doute trop sévère, mais ne le sommes-nous pas tous avec nos œuvres de jeunesse ? Rappelez-vous cette dissertation que vous avez commise au lycée : vous avez eu la meilleure note de la classe, le prof a parlé d’ « inspiration », et puis, un jour, vous tombez dessus en fouillant dans un tiroir, vous la relisez et vous vous dites, atterré : « Bon sang, mais qu’est-ce qui m’a pris ? » » dit-il.

Du coup maintenant il a trouvé la solution : il ne relit pas ses romans, parce qu’on a beau dire les bonnes notes comme les bonnes ventes, on s’y habitue très vite…

Bref je me souviens d’avoir lu dans ma prime jeunesse quelques romans de lui, et sincèrement, je n’ai pas vu de différences entre ces œuvres plus « matures », et ce "jeune" roman…

L’histoire est on ne peut plus alléchante : prenez un couple béni des dieux tous les deux beaux et …c’est tout, beaux quoi. Ah non riches aussi, ça c’est important, très riches même. Quand même Laura « n’était ni aveugle ni stupide. Elle n’avait qu’à se regarder dans une glace pour comprendre ce que les autres lui trouvaient. Peu à peu, elle finit par accepter sa beauté. Par l’un de ces étranges retournement du destin, l’écolière ordinaire et boulotte était devenir top model. Tout le monde voulait l’approcher, lui ressembler… voilà que soudain elle avait des amis partout. Elle en vint à se méfier des gens, à douter de leurs motivations réelles. » (p. 28) Donc nous dirons beaux, riches et un peu intelligents... (un peu)

Enfin bref Laura a trouvé David –ou l’inverse je ne sais plus- et ils passent tout le début du roman à se dire des choses très intelligentes et profondes :

David :  « Je t’aime, laura. Plus que tu ne saurais l’imaginer. » (p.63) « Tu crois que ta beauté m’aveugle, qu’on ne peut t’aimer que pour ton physique ? Conneries tout ça. » (p.108)

Laura :  « Je te promets de prendre bien soin de toi » (p.21)

David « Vieillissons ensemble, Laura, et je te promets de te rendre heureuse jusqu’à la fin des temps. » (p.22)

Laura : « Je ne laisserai pas mon mari ne serait-ce qu’une seconde. » (p.19)

David : « T’ai-je dit que tu avais des jambes superbes ? » (p.19)

Laura : « J’ai peur de ce que je ressens, hoqueta-t-elle, la poitrine secouée de sanglots. Je t’aime tellement. » (p.109)

David : « Bas noirs et porte-jarretelles sont sur le lit. Mets-les et attends-moi, ma petite coquine. » (p.31)

David : « Je t’aimerai toujours, ne l’oublie pas. » (p.32)

Avez-vous bien compris ? Je pense que c’est essentiel de comprendre combien l’amour de David pour Laura et de Laura pour David est profond, sinon vous ne pourrez pas suivre la suite de l’histoire, donc est-ce bien clair ou vous en voulez encore ??? Allez pour le plaisir :Laure : "Ne me quitte plus jamais, murmura-t-elle.

David : -Jamais. je te le jure." (...) "Je t'en prie, dit-il d'une voix douce, jure-moi que ce n'est pas un rêve."

Mais bababoum, malheur : David va mystérieusement disparaitre  (vous me direz face à tant de mièvreries, moi aussi je serais tentée de disparaitre...)

Bref, c’est là que commencent le « Suspense magistral, intrigue machiavélique à souhait, tension psychologique à son comble. » annoncés par l’éditeur.

Suspense magistral :

 « Comment aurait-elle pu savoir qu’elle ne les reverrait jamais ensemble ? » (p. 481)

"Puis elle le regarda repartir en emportant son bien le plus intime, sans savoir qu'elle ne le reverrait jamais." (p. 330)Mais que va-t-il bien pouvoir se passer ??? Suspense...

Tension psychologique à son comble :

« Comment as-tu pu faire une chose pareille à papa ? Comment  as-tu pu lui mentir ainsi ? » oui, comment ????

«  A situation désespérée, solution désespérée. Dans ce cas, ça signifiait tuer. Il ne reculerait pas devant l’horreur de la tâche. Ses sentiments personnels devaient être mis de côté. » (p. 531) Oui vas-y tue-le...

Intrigue machiavélique à souhait :

« Son cœur cognait dans sa poitrine. La vérité se révélait encore plus tragique que tout ce qu’elle avait jamais pu imaginer. » (p. 513) Ah ça ! Si vous saviez ! Du grand art ....

Et la conclusion nous éclaire brillamment sur le monde et ses mystère : « Comme Judy le reconnaissait elle-même, l’amour rendait aveugle ; méchant et égoïste. Poussait à faire des choses dont on ne se serait jamais cru capable. » (p. 496)

Je vais vous dire, quand je sais que ce roman fait partie des meilleures ventes, moi ce qui me fait peur, ce n'est pas la disparition de David, mais l'existence de lecteurs capables de supporter ces pages...

 mardi tout est permis

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Derniers adieux de Lisa GARDNER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Un thriller efficace

 

L’auteur :

 

Avec ses deux derniers romans Disparue (Albin Michel, 2008) et Survivre (septembre 2009), Lisa Gardner s'est installée en tête des listes de best-sellers aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des grandes dames du roman policier féminin.
Lisa Gardner vit en Nouvelle-Angleterre où elle se consacre entièrement à l'écriture

 

L’histoire :

Est-ce parce qu'elle attend un enfant que l'agent du FBI, Kimberly Quincy, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d'une prostituée enceinte ? Depuis quelques temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d'Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s'en préoccuper.
Un serial killer s'attaquerait-il à ces filles vulnérables ? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s'agit-il de crimes imaginaires ?
Sans le savoir, la jeune femme s'enfonce dans le piège tendu par un tueur qui s'amuse à rendre bien réel le cauchemar qui hante la plupart des femmes. Comme pour sa mère et sa soeur, victimes autrefois d'un tueur en série, le temps des derniers adieux est peut-être arrivé pour Kimberly.

 

Mon avis :

 

Derniers adieux est un thriller efficace de ceux qu’on ne peut lâcher avant la fin et qui sont bien utiles quand on souhaite plonger tête baissée dans un roman pour s’abstraire du monde extérieur. Mais ses qualités s’arrêtent là, il n’a rien d’original, et est comparable aux romans de Patricia Cornwell ou Mary Higgins Clark (je suis désolée cela fait un bon bout de temps que je ne lis plus de thriller grand public, aussi mes références sont-elles sans doute démodées.)  L’auteur nous offre un véritable page-turner mais la psychologie reste assez sommaire et trop clairement évoquée pour être subtile : comment concilier le rôle de parents tout en travaillant, comment préserver ses enfants du mal omniprésent à chaque coin de rue, comment se remettre d’un drame qui a touché notre enfance… Questions non dénuées d’intérêt mais qui auraient gagné en profondeur si elles n’avaient pas été aussi caricaturalement posées.

 

« Elle songea à un autre article de psychologie qu’elle avait étudié à l’université : la plupart des gens n’ont aucun besoin de la cruauté d’inconnus pour foutre leur vie en l’air : ils sont parfaitement capables de le faire tout seuls. » (p. 306)

 

« Vous vous croyez en sécurité. Classe moyenne, banlieusard, la bonne voiture, la jolie maison. Vous croyez que les malheurs n’arrivent qu’aux autres – par exemple aux abrutis qui vient dans des villages de mobile homes où la population de délinquants sexuels fichés par rapport au nombre d’enfants est parfois de un sur quatre.

Mais pas à vous, jamais à vous. Vous êtres trop bien pour ça.

Est-ce que vous avez un ordinateur ? Parce que dans ce cas, je suis dans la chambre de votre enfant.

Est-ce que vous avez un profil personnel en ligne ? Parce que dans ce cas, je connais le nom de votre enfant, son animal de compagnie et ses loisirs préférés.

Est-ce que vous avez une Webcam ? Parce que dans ce cas, j’essaie en ce moment même de persuader votre fils ou votre fille d’enlever son tee-shirt en échange de cinquante dollars. Juste un tee-shirt. Où est le mal ? Allez, c’est cinquante dollars.

Ecoutez-moi. Je suis le Burgerman.

Et je viens vous prendre. » (p. 371)

 

Les amateurs de roman au suspense intenable apprécieront, quant à ceux qui recherchent des romans plus profonds, vous risquez d’être déçus…

 

Premières phrases :

 

« Il gémissait, un râle du fond de la gorge, et ses doigts resserraient leur étreinte dans les cheveux de la fille. Celle-ci retroussa ses lèvres au-dessus de ses dents et accentua la pression. Les hanches du garçon se soulevèrent et il se mit à proférer le flot habituel d’inepties que les hommes aiment murmurer dans ces moments-là. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La maison d'à côté de Lisa GARDNER
Autre :
Les lieux infidèles de Tana FRENCH

 

Derniers adieux, Lisa Gardner, traduit de l’anglais (EU) par Cécile Deniard, Albin Michel, septembre 2011, 422 p., 21.50 euros

 

Merci aux Editions Albin Michel.

 

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La maison d'à côté de Lisa GARDNER

Publié le par Hélène

maison d'à coté

 

 

♥♥

 

 Prix des lectrices de Elle Policier 2011

  

L’auteur :

 

Écrivain américain, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Auteur de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

L’histoire :

 

Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle a disparu. Seul témoin : sa petite fille de 4 ans. Suspect N°1 : un mari Jason. Dès qu'elle pénètre dans la villa douillette des Jones, l'inspectrice D.D. Warren sent que quelque chose cloche. Aux yeux de tous, Sandra et Jason Jones avaient tout du jeune couple amoureux. Mais de toute évidence, cette apparente normalité dissimulait des zones d'ombre redoutables. Au fil des jours, la disparition de la jeune femme devient de plus en plus inquiétante. Pourtant Jason Jones semble plus intéressé à faire disparaître les preuves et isoler sa fille que par rechercher sa femme « chérie ». Le parfait époux essaierait-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il simplement à se cacher ? Mais de qui ?

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          La maison d’à côté est un thriller qu’il est difficile de lâcher avant la fin tant le suspens est passionnant. En multipliant les questionnements, l’auteur réussit à ferrer son lecteur plus sûrement que le plus amateur des pêcheurs : qu’est-il arrivé à Sandra ? Pourquoi son mari semble-t-il si froid ? Qu’a vu  la petite Ree cette fameuse nuit ? Que cachent les ordinateurs de la maison ? Pourquoi ce couple idéal n’a-t-il ni famille ni amis ? Qu’est-il arrivé pendant ces vacances de février ? Etc… Je pourrais continuer encore longtemps cette liste car les questions naissent parallèlement à l’avancée de l’intrigue. Du grand art…

 

-          C’est une jeune femme qui mène l’enquête, D. D. Warren, personnage récurrent des romans de Lisa Gardner, si bien que pour une fois nous n’avons pas droit au personnage déséspéré de nombreux romans policiers : le vieux bougon limite alcoolique, limite dépressif, limite tout en fait (cf Dave Robicheaux cher James Lee Burke, Harry Bosh chez Connelly, Varg Veum chez Staalesen, Charlie Resnik chez John Harvey, Kurt Wallander chez Mankell, Erlendur chez Indridason, pour ne citer que mes auteurs fétiches…) (D’ailleurs si vous cherchez bien les femmes sont rares à cette place convoitée ou alors elles fonctionnent en binôme) (c’était la minute féministe de la journée…) D.D. est gaie, professionnelle, féminine, intelligente, sentimentale, mais sans trop en faire, bref elle est  limite parfaite…

 

-          Ce roman fait partie de ceux  dont  les questions continuent à nous hanter une fois la dernière page tournée, ceux qui modifient  infimement notre façon d’appréhender le monde. Désormais je regarde mon ordinateur d’un autre œil, je regarde mon mari d’un autre œil, je vois ma famille d’un autre œil, je considère d’un autre œil les délinquants sexuels (enfin, si je peux éviter d’en croiser, ça m’arrangerait quand même),  je vois les autres hommes  que mon mari d’un autre œil (je crois d’ailleurs que je vais cesser définitivement de les regarder…), bref tout à coup je vois au-delà des apparences…

 

« Bien sûr, nous passons totalement à côté de tous les moments intermédiaires. La vie quotidienne qui est ce qu’elle est. Rien à fêter. Rien à pleurer. Juste des tâches à accomplir.

Je suis convaincue que ce sont ces moments qui, au bout du compte, nous construisent ou nous brisent. Comme une vague qui vient lécher jour après jour le même rocher érode la pierre et dessine les contours du rivage, ce sont les petits détails ordinaires de nos existences qui recèlent le vrai pouvoir et donc tout le danger invisible. Les choses que nous faisons ou que nous ne faisons pas dans notre vie de tous les jours sans même comprendre les conséquences à long terme d’actes aussi insignifiants. » (p. 218)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien.

Premières phrases :

 

« Je me suis toujours demandé ce que ressentaient les gens pendant les toutes dernières heures de leur existence. Savent-ils qu’un drame est sur le point de se produire ? Pressentent- ils la tragédie imminente, étreignent-ils leurs proches ? Ou bien est-ce que ce sont juste des choses qui arrivent ? »

 

Vous aimerez aussi :

 

Bad Boy de Peter ROBINSON

 

D’autres avis :

 

Chez Babélio

 

La maison d’à côté, Lisa GARDNER, Traduit de l’anglais (EU) par Cécile Déniard, Albin Michel, septembre 2010, 418 p., 20.90 euros

 

Merci aux Editions Albin Michel pour cette plongée en plein suspens..

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Moonlight Mile de Dennis LEHANE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ 

Une petite déception...

 

L’auteur :

Dennis Lehane est né en 1966 à Dorchester dans le Massachusetts.  Après des études à Boston, il part à l'université internationale de Floride. Tout en écrivant son premier livre (Un dernier verre avant la guerre), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur). C'est également un ancien éducateur qui travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée. Ce thème reste très présent dans la majorité de ses œuvres.

Il vit aujourd'hui à Boston. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues.

 

L’histoire :

 

Patrick Kenzie et Angela Gennaro ne sont plus détectives privés. Patrick travaille pour une grosse société de surveillance qui refuse de l'embaucher définitivement car il n'est pas assez "lisse" pour son patron. Il est toujours consumé par la colère face aux injustices et c'est peut-être cela - ainsi que la culpabilité - qui le pousse à accéder à la demande de Beatrice, la tante d'Amanda McCready. Douze ans plus tôt, Angie et lui avaient enquêté sur la disparition de la petite Amanda, mais le fait d'avoir retrouvé l'enfant s'était soldé par un fiasco humain. Selon Beatrice, Amanda, aujourd'hui âgée de 16 ans, a de nouveau disparu et elle est peut-être en danger...

 

Mon avis :

 

 J’avais hâte, comme tous les fans de Dennis Lehane, de retrouver ses deux héros fétiches, mais quelle ne fut pas ma surprise de trouver deux êtres transformés par le temps, parents d’une petite Gabby, et étant devenus de fait des représentants de la classe moyenne, aux prises avec des ennemis aussi terrifiants que les fins de mois difficiles, les CDD qui n’en finissent pas, les études reprises envers et contre tout pour rentrer dans le rang… Sans parler du discours sur les jeunes, proche du « d’notre temps ma p’tite dame, c’était bien différent.. » :

 

« Nous avions derrière nous à peu près cinq mille ans de civilisation, vingt siècles au moins s’étaient écoulés depuis la création de la bibliothèque d’Alexandrie et une bonne centaine d’années depuis l’invention de l’avion, nous disposions aujourd’hui d’ordinateurs de poche permettant d’accéder à toutes les richesses intellectuelles du globe -, mais, à en juger par la conversation des filles réunies dans cette pièce, la seule avancée notable que nous avions faite depuis l’invention du feu, c’était la transformation de « quoi » et « trop » en mots fourre-tout servant aussi bien de verbe que de nom ou article, voire de phrase entière au besoin. » (p. 145)

 

Heureusement, l’humour et l’action qui s’enclenche permet de sauver Patrick et Angela de la noyade assurée et j’ai finalement passé un bon moment de lecture en leur compagnie.

 

Seulement je regrette l’absence de profondeur, de coffre, qui faisait tout l’intérêt des romans de Lehane. Trop de légèreté de ton me semble sapper son propos pourtant peu optimiste sur la société contemporaine américaine.

 

Entendons-nous, Moonlight Mile est un bon roman policier mais l'auteur nous ayant habitué à du "très bon",  ses lecteurs seront sans doute déçus...

 

Pour me consoler, j’ai acheté « Un pays à l’aube », le seul de l’auteur que je n’ai pas encore lu, parce que je n’aime pas rester sur une impression mitigée…

 

Premières phrases :

 

« L’air était inhabituellement doux en ce bel après-midi de début de décembre quand Brandon Trescott est sorti du spa du Chatham Bars Inn, à Cape Cod, pour monter dans un taxi. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : Gone, Baby, Gone de Dennis LEHANE

Autre : De chair et de sang de John HARVEY

 

 

Moonlight Mile, Dennis Lehane, Traduit de l’anglais (EU) par Isabelle Maillet, Rivages thriller, 2011, 379 p., 20 euros

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Les visages de Jesse KELLERMAN

Publié le par Hélène

VISAGES

♥ ♥

 Grand prix des lectrices de Elle 2010

  

L’auteur :

 

Jesse Kellerman est né en 1978. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman. Les Visages est son premier roman publié en France.

 

L’histoire :

 

Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          J’ai aimé l’alliance subtile entre le roman policier psychologique et les réflexions sur l’art et son marché. Malheureusement, au fil du roman, cet aspect s’efface pour laisser la place à des questions familiales, plus classiques et attendues.

 « Le fait est que, en créant ces objets, le Wireman n’avait réalisé qu’une partie de son travail, et je dirais même une petite partie. Il avait fabriqué des choses. Il fallait ensuite des marchands pour transformer ces choses en art. Une fois consacrées comme tel, il n’y a plus de retour en arrière possible : on peut détruire, mais pas dé-créer. » (p. 46)

 -          L’histoire nous embarque assez facilement et permet de passer un agréable moment de lecture.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Des longueurs, surtout dans les passages concernant l’histoire de Victor.

-          La bluette amoureuse et les dialogues entre les deux concernés frôlent quelquefois la mièvrerie. 

-          Il s’agit avant tout d’un roman psychologique, le suspens aurait toutefois pu être plus accentué pour happer davantage le lecteur.

 

Premières phrases :

« Au début, je me suis mal comporté. Je ne vais pas vous mentir, alors autant jouer cartes sur table dès maintenant : si j’aimerais croire que je me suis racheté par la suite, il ne fait aucun doute que mes intentions, du moins au début, ont manqué quelque peu de noblesse. »

 

Vous aimerez aussi :

  Les leçons du mal de Thomas H. COOK

 

D’autres avis :

 Amanda, Dasola, Ys

 

Les visages, Jesse Kellerman, traduit de l’anglais (EU) par Julie Sibony, Sonatine, 2009, 473 p., 22 euros

Les visages, Jesse Kellerman, traduit de l’anglais (EU) par Julie Sibony, Points, 2009, 473 p., janvier 2011, 7.80 euros

 

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Gone, Baby, Gone de Dennis LEHANE

Publié le par Hélène

                                            Gone-Baby-gone

♥ ♥ ♥ ♥

Un grand roman policier et social à passer de mains en mains pour le faire connaître. 

 

L’auteur :

Dennis Lehane est né en 1966 à Dorchester dans le Massachusetts.  Après des études à Boston, il part à l'université internationale de Floride. Tout en écrivant son premier livre (Un dernier verre avant la guerre), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur). C'est également un ancien éducateur qui travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée. Ce thème reste très présent dans la majorité de ses œuvres.

Il vit aujourd'hui à Boston. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues.

 

L’histoire :

 

 Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont les héros récurrents de Dennis Lehane. Enquêteurs privés, ils recherchent dans « Gone, Baby, Gone » une enfant de quatre ans disparue mystérieusement. Ils vont peu à peu se plonger dans la vie de la maman de la petite fille, vie déréglée, peu propice à l'éducation d'un enfant...

Ce que j’ai aimé :

-      - Ce quatrième opus des aventures de Kenzie et Gennaro est, paraît-il, le préféré de Dennis Lehane. Il est aussi le mien, bien qu'il soit difficile de comparer, chaque roman de Dennis Lehane ayant ses spécificités.

 

-      C’est un roman policier qui ne se contente pas de suivre une trame policière classique, la psychologie des personnages est très dense et l'intrigue touche des questions morales et sociales importantes, concernant ici l'éducation donnée aux enfants. Tous les romans de Dennis Lehane sont de la même veine, avec une intrigue captivante et en filigrane une réflexion sur le Mal loin d'être manichéenne.

 

-      L'originalité du livre tient en effet dans ces questions morales qu'il pose. Beaucoup de romans policiers restent manichéens : d'un côté, les bons (les policiers, enquêteurs...), et de l'autre, les méchants à poursuivre et condamner. Cette vision s'estompe dans les romans de Dennis Lehane, et le monde prend soudain de l'épaisseur.

          

Ce que j’ai moins aimé :

 

-      C’est un roman violent quelquefois, à l'image du monde décrit.

-      Si vous voulez les lire dans l'ordre, commencez par Un dernier verre avant la guerre.

 

Premières phrases :

 

"Port Mesa, Texas
Octobre 1998
Bien avant que le soleil n’atteigne le Golfe, les chalutiers s’éloignent dans les ténèbres. Ce sont surtout des crevettiers, auxquels se joint parfois un bateau en quête de makaires ou de tarpons, et il n’y a pratiquement que des hommes à bord. Les rares femmes embarquées avec eux restent les plus souvent entre elles. Sur le littoral texan, ils sont si nombreux à avoir connu une mort terrible en deux siècles de pêche que leurs descendants et amis survivants estiment fondés leurs préjugés, leur haine des concurrents vietnamiens, leur méfiance envers toute représentante du sexe opposé prête à accomplir ce travail repoussant, à manipuler dans le noir des câbles épais et des crochets capables de déchirer la chair."

Vous aimerez aussi :

A noter qu'une suite de cette opus arrive en librairie, je vous en reparle prochainement...

Gone, Baby, Gone, Dennis LEHANE, traduit de l’américain par isabelle MAILLET, Rivages Thriller, mars 2003, 387 p., 20,99 euros
POCHE : Gone, Baby, Gone, Dennis LEHANE, traduit de l’américain par isabelle MAILLET, Rivages poche, novembre 2007, 533 p., 9.50 euros
 
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