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roman policier americain

Les neuf dragons de Michael CONNELLY

Publié le par Hélène

                                              neuf-dragons-Michael-Connelly

 ♥ ♥

 Un roman efficace.

 

L’auteur :

 

Michael CONNELLY est un auteur américain mondialement connu pour son héros récurrent Harry Bosch. Ses romans les plus connus sont « Le poète », « Les égoûts de Los Angeles »,  « Créance de sang ».

 

L’histoire :

 

Suite à l’appel téléphonique signalant un meurtre dans le quartier chinois, Harry Bosch va plonger dans le monde trouble des triades chinoises. L’enquête commence mal : le principal suspect s’obstine à nier toute relation avec le meurtre et l’inspecteur Chu, co-équipier de Bosch détaché de l’Unité des Crimes Asiatiques, ne semble pas digne de confiance.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les neuf dragons est un roman policier efficace. Michael Connelly connaît les ficelles de l’écriture et sait les manier avec brio.

 

-          Si tout démarre avec une enquête classique autour d’un meurtre, bien vite l’intrigue va prendre de l’épaisseur en incluant la fille de Bosch, vivant à Hong Kong avec sa mère, aux données de l’enquête. La tension monte d’un cran et entraîne notre héros sur le sol chinois, lancé alors dans une course contre la montre aux côtés du nouveau compagnon de son ex-femme…

 

-          Le suspens est savamment dosé, même si il aurait pu être encore mieux géré.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          La facilité avec laquelle Michael Connelly mène ses romans a tendance à les dépouiller d’humanité. L’action prévaut, au détriment de l’atmosphère, de la psychologie des personnages, bref il manque à ses derniers romans à mes yeux un petit supplément d’âme qui serait bienvenu…

 

Premières phrases :

 

« De l’autre côté de l’allée, Harry Bosch jeta un coup d’œil dans le box de son coéquipier et le regarda remettre droit ses piles de feuilles, ôter ses dossiers du milieu de son bureau et, pour finir, ranger dans un tiroir la tasse à café qu’il venait de rincer – son rituel quotidien. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Comme deux gouttes d’eau de Tana FRENCH

 

D’autres avis : chez Babélio.

  

Les neuf dragons, Michael Connelly, Traduit de l’anglais (EU) par Robert Pépin, Seuil Policiers, mai 2011, 404 p., 21.50 euros

 

 

jury babélio

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Les leçons du mal de Thomas H. COOK

Publié le par Hélène

                                              leçons du mal

  

  

 L’auteur :

 

Thomas H. Cook est un écrivain américain, auteur d’une vingtaine de romans.

 

L’histoire :

 

Jack Branch est un fils de bonne famille, professeur dans le petit lycée de Lakeland, Mississippi. Très impliqué dans son métier, soucieux de justice dans un pays encore marqué par la guerre de Sécession, il se prend d’affection pour un élève taiseux et renfrogné du nom d’Eddie Miller. Eddie se tient à l’écart de la communauté, résigné, écrasé par le poids de son ascendance : il est le fils du « tueur de l’étudiante », mort en prison quinze ans plus tôt. Le mal se donne-t-il en héritage ? Peut-on sauver les gens d’eux – mêmes ?
Pour libérer Eddie de son fardeau, Jack lui suggère de mener une enquête sur son père. Le maître et l’élève découvrent peu à peu un monde où le bien et le mal se confondent, chargé de violence et de mirages : un monde de ténèbres. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Une attente est savamment créée tout au long du roman par des prolepses incessantes : Jack Branch raconte les évènements qui se sont déroulés en 1957, mais il le fait à la fin de sa vie, ayant ainsi une vision d’ensemble sur son récit et sur les êtres dont il est question. Il fond ainsi les époques, instillant au fur et à mesure des informations sur le devenir des personnages, intriguant le lecteur avec cet évènement mystérieux qui changera leur destin et les mènera au procès dont des extraits sont retranscrits…

 

-          Les références culturelles sont érudites puisque Jack est professeur, il survole l’histoire traquant le mal à travers des personnages historiques ou fictionnels pour raconter leur histoire.

 

-          Le style est précis, tout comme la construction, nous prenant incidemment dans ses rets.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          J’ai attendu avec impatience pendant le récit cet évènement violent, extraordinaire qui a changé la vie des personnages. De fait, j’ai trop attendu, et j’ai été déçue quand, enfin, la relation de cette scène évoquée à moults occasions tout au long du roman, est enfin relatée. Pour moi, le suspens est tombé à plat.

 

-          Le propos de l’auteur n’était évidemment pas seulement dans l’intrigue policière, il s’applique à décrire la psychologie des personnages avec tellement de minutie, que l’on peut penser que là est l’essentiel de son propos. Pourquoi dans ce cas instiller cette jalousie pernicieuse cadrant peu avec la personnalité de Jack à la fin du roman ? Je ne l’ai pas trouvée cohérente.

 

Premières phrases :

 

« Gâté par le sort, je n’ai pas su voir les ténèbres ni ce qu’elles dissimulaient. Jusqu’au moment fatidique, le mal s’est tenu à distance, circonscrit à de simples notes de cours sur les crimes perpétrés par des armées, des foules et des individus sanguinaires, auteurs d’actes abominables que j’exposais avec passion à mon auditoire d’élèves captifs. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Seul le silence de Roger John  ELLORY

 

Lu dans le cadre du jury Babélio-Seuil Policiers

jury-babelio.jpg

Vous trouverez d’autres avis plus positifs que le mien sur Babélio

  

Les leçons du mal, Thomas H.COOK, Traduit de l’anglais (EU) par Philippe LOUBAT-DELRANC, Seuil policier, mars 2011, 356 p., 21.50 euros

 

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Casco bay de William TAPPLY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥
« Casco Bay » est un roman à découvrir absolument.
Situant son action dans le Maine, il allie un goût prononcé pour les espaces sauvages et la vie en plein air (pêche, promenades...) et une intrigue policière prenante.
 
L’auteur :
William G. Tapply a écrit une vingtaine de romans policier ayant pour héros Brady Coyne. Il est également spécialisé dans les ateliers d'écriture et la pêche à la mouche. Les Editions Gallmeister ont choisi de traduire une série avec un autre héros, Stoney Calhoun. Trois volets sont publiés, malheureusement, ce sera tout pour cette série car Wiliam Tapply est décédé en 2009... A quand la traduction de l'autre série ?
 
L’histoire :

Stoney Calhoun est guide de pêche dans le Maine. Il tient également une boutique d'articles de pêche avec son associée Kate Balaban. Un mystérieux accident a effacé de sa mémoire il y a sept ans de cela sa vie antérieure. Il essaie vainement de reconstituer les morceaux qui lui permettront d'en savoir plus sur sa vie d'avant et sur l'accident.
Quand il trouve lors d'une excursion un cadavre carbonisé, des instincts d'enquêteur le poussent à en apprendre davantage...

 

Ce que j’ai aimé :

-          La nature   L'action se passe dans le Maine, dans le calme d'une bourgade lovée au coeur de lanature. L'auteur mène une réflexion intéressante sur le contraste entre ces lieux a priori calmes, intouchés, en pleine nature, et la violence omniprésente avec les autres, mais aussi en nous. La maison de Stoney est l'emblème de cette opposition, cachée dans les bois, elle fera l'objet de multiples attaques.

-          L’intrigue prenante : Autant l'intrigue en question n'était pas totalement aboutie dans le premier roman de Tapply « Dérive sanglante » (à lire aussi, ne serait-ce que pour connaître l'origine de la relation entre Stoney et Kate), autant ce roman-là réussit avec brio à intégrer le policier au « nature writing ».
-          Les personnages sont profonds, ils ont en eux la juste part de mystère nécessaire à instaurer l'intérêt du lecteur.

Ce que j’ai moins aimé :
-           Rien

Premières phrases :

"Il était trois heures moins cinq lorsqu'une sonnerie se déclencha dans la tête de Stoney Calhoun, cinq minutes avant celle du réveille-matin, bien inutile, posé près de son lit. L'horloge interne de Calhoun ne lui avait pas encore fait défaut, pourtant il n'arrivait pas encore à lui faire entièrement confiance."  
 Vous aimerez  aussi :

La rivière de sang de Jim TENUTO

 

Casco bay, William TAPPLY, Gallmeister, juin 2008, 312 p., 22.9 euros

D'autres avis : chez Jean-Marc, Choco, Keisha, Yann

challenge nature writing

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Coyote attend de Tony HILLERMAN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥

 Une passionnante plongée au cœur de la tribu des Navajos

 

 

L’auteur :

Tony Hillerman est un auteur américain qui a publié des romans policiers ethnologiques et des essais. Il nous a quittés en 2008. La plupart de ses romans se passent dans la région des « Four Corners » à la frontière du Nouveau-Mexique et de l’Arizona. Les protagonistes en sont Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo.

L’histoire :

Un homme s'amuse à répandre de la peinture blanche sur une montagne proche de la Grande Réserve des Navajos. Delbert Nez, collègue de Jim Chee, cherchait à interpeler le suspect. Malheureusement pour lui, sa mission s'est arrêtée là, puisque ce soir-là, Jim Chee retrouve son collègue mort dans sa voiture en feu. Joe Leaphorn va alors rejoindre Jim Chee et ensemble, ils vont chercher à démasquer le coupable.

Ce que j’ai aimé :

-          L’aspect ethnologique : les romans de Tony Hillerman sont situés sur les territoires des Navajos et des Hopis. Ainsi, les intrigues policières plongent au cœur de données ethnologiques puisque Jim Chee et Joe Leaphorn doivent prendre en compte les mœurs des deux peuples pour comprendre les protagonistes et résoudre les énigmes. Ces romans nous instruisent sur ces peuples avec une vision « de l'intérieur ».

-          Les personnages principaux, Jim Chee et Joe Leaphorn sont attachants et évoluent au fur et à mesure des enquêtes.

-          L’intrigue policière est originale et passionnante.

Ce que j’ai moins aimé :

-          Un peu abrupt au premier abord, insistez…

-          Il faut quand même s’intéresser un minimum à l’histoire et aux croyances des peuples…

Premières phrases :

« Jim Chee en était à se dire que soit le pneu avant droit était dégonflé, soit il y avait un problème d’amortisseur de ce côté-là. A moins, bien sûr, que le conducteur de la niveleuse n’ait pas vérifié le réglage de sa lame et qu’il n’ait rendu le revêtement de la chaussée incliné. Le fait était que la voiture de police tirait légèrement sur la droite. »

Vous aimerez aussi :

Les romans d’Arthur UPFIELD (non lus)

POCHE : Coyote attend, Tony HILLERMAN, Rivages poche, juin 1992, 272 p., 9 euros

TAGS : Littérature américaine, Indiens 

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La fille dans le verre de Jeffrey FORD

Publié le par Hélène

La fille dans le verre

♥ ♥ ♥

 Un bon roman policier aux accents occultes.

  

L’auteur :

 

Jeffrey Ford est un auteur américain de fantasy et science fiction. Il a reçu le prix Edgar Allan Poe pour « La fille dans le verre ».

 

L’histoire :

 

Schell, Antony et Diego sont trois illusionnistes qui, profitant de la crédulité de certains nantis, organisent des séances de spiritisme parfaitement mise en scène. Or, lors de l’une de ces séances, Schell voit apparaître le fantôme d’une petite fille portée disparue. Cet hommes sceptique qui ne croit pas au surnaturel va alors partir à la recherche de l’enfant, aidée de ses acolytes Antony, et Diego, immigré mexicain de dix-sept ans. 

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          Les séances de spiritisme très cocasses et qui tendent à prouver que :

 

« Le phénomène spirite n’est qu’une affaire de dextérité entièrement basée sur la crédulité. Je suppose qu’on peut en dire autant de la religion, de l’amour romantique et de la chance. » (p.60)

 

La mise en scène de ces drôles de spirites ne laisse rien au hasard, et encore moins aux esprits : déguisements appropriés, phrasés ampoulés, yeux révulsés,  quelques flashs, des papillons, et le tour est joué...

-          Les personnages sont bien campés, particulièrement toute la clique de personnages hors normes qui tournent autour de Schell.

-          L’arrière-fond historique (l’Amérique des années 30, la Prohibition, le Ku Klux Klan) est suffisamment présent pour apporter une touche didactique au roman, sans pour autant être pesant.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          L’épilogue n’était pas indispensable à mes yeux, j’aurais préféré ne pas savoir ce que devenaient les protagonistes.

 

Premières phrases :

 

« Il y a quelques jours, installé dans un siège à proximité de la fenêtre de ma chambre, je comptais le nombre de pilules calmantes que j’ai escamotées au cours des trois derniers mois. J’ai beau avoir les doigts qui tremblent, je me suis aperçu que le manque de maîtrise peut se révéler une aubaine pour les tours nécessitant de la dextérité. »

 

 

La fille dans le verre, Jeffrey FORD, Denoël, avril 2007, 342 p., 22 euros

POCHE : La fille dans le verre, Jeffrey FORD, Folio policier, mai 2010, 379 p., 7.10 euros

 

Merci à Lise CHASTELOUX des Editions Folio pour ce choix bien ciblé.

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La rivière de sang de Jim TENUTO

Publié le par Hélène

 ♥ ♥ ♥

Un nouvel héros est né : Dahlgren Wallace va vous étonner…

 

  L’auteur :

Jim Tenuto est un écrivain américain dont La rivière de sang est le premier roman. Il a servi dans le corps des Marines et a exercé divers métiers. Il écrirait actuellement le deuxième opus des aventures de Dahlgren Wallace.

L’histoire :

Dahlgren Wallace a mené sa vie comme il mène son bateau : aux rythmes du courant. Il a d’abord voulu épouser une carrière de footballeur avant de devoir abandonner, blessé, puis il est devenu soldat dans la guerre du Golfe, et aujourd’hui il est guide de pêche pour Fred Lather. Ce dernier lui demande d’accompagner un couple de milliardaires mormons californiens. Or le mari meurt assassiné à quelques mètres de Dahlgren. Dahlgren va alors se transformer en détective, pour se disculper d’une part, et par goût sans doute aussi…

Ce que j’ai aimé :

-          Le cadre : évidemment qui dit Gallmeister dit grands espaces, nature et pêche pour cet opus-ci. Le lecteur devient peu à peu un pro des mouches sans en avoir jamais vu une de sa vie, c’est un beau tour de force…

-          L’intrigue : de nombreux groupuscules nébuleux s’agitent autour du ranch de Fred Lather : Les Hutterites, colonie pacifiste anabaptiste, les Montana Patriots milice néo-nazie, La Guilde des éleveurs du comté de Gallatin, le PETEM groupe écologiste aux méthodes violentes, ou encore le Club des frères Africains. Qui a intérêt à discréditer le ranch de Fred ? Presque tous. Alors qui est coupable du meurtre du client de Fred ? Le suspens s'installe...

-          L’humour : Dahlgren Wallace n’a pas la langue dans sa poche, il ne semble pas prendre très au sérieux les miliciens qui le menacent et se plaisent à l’enlever. Il cogne quand c’est nécessaire (et il semble que ce soit souvent nécessaire dans ces régions…) Il faut dire pour le défendre que les agents fédéraux censés enquêter ont une fâcheuse tendance à s’endormir ici et là…

 

Ce que j’ai moins aimé :

-          La facilité avec laquelle Dahlgren se débarrasse de toutes les milices que Fred a sur le dos… Quel talent ce Dahlgren !

Premières phrases :

« Le moment de perfection était proche.

Ma définition de la perfection inclut une rivière, de la solitude, une mouche sèche et une truite. Fabrication de nouveaux souvenirs pour remplacer les vieux. L’eau lente du ruisseau était glacée, d’un vert tourbeux. Aucun autre pêcheur ne troublait le calme des lieux. J’utilisais une de mes cannes favorites, une Granger Victory en bambou refendu âgée d’un demi-siècle, que son précédent propriétaire avait trouvée, enfant, pour cinq dollars dans le fond d’un magasin de bricolage. J’avais monté la mouche moi-même. Une Adams. La mouche à avoir si l’on doit en n’avoir qu’une. »

Vous aimerez aussi :

Dérive sanglante de William G. TAPPLY

 

La rivière de sang, Jim TENUTO, Gallmeister, juin 2006, 320 p., 23.90 euros

 

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La rose du cimarron de James Lee BURKE

Publié le par Hélène

                                           rose du cimarron  

♥ ♥ ♥

Un très bon roman policier aux allures de western. 

 

L’auteur :



James Lee BURKE est un écrivain américain spécialisé dans les romans policiers. Il est surtout connu pour ses romans mettant en scène le héros Dave Robicheaux, comme dans le roman Dans la brume électrique avec les morts confédérés adapté en 2008 sur grand écran par Bertrand TAVERNIER.

 

L’histoire :

La rose du cimarron inaugure une nouvelle série dont le héros n’est plus Dave, mais l’avocat Billy Bob Holland. Celui-ci est un ancien ranger hanté par la mort de son ami L. Q. Navarro qu’il a abattu accidentellement lors d’une traque impliquant des trafiquants de drogues.

Quand son fils illégitime Lucas  est accusé du meurtre de sa petite amie Roseanne, il décide d’assurer sa défense, au risque de se heurter à son passé.

 

 Ce que j’ai aimé :

-       L’atmosphère de violence latente subtilement rendue, comme léguée en héritage par les générations précédentes.

-       Les plages de beauté et d’amour que le héros essaie de s’octroyer dans ce monde violent : ses parties de pêche avec le petit Pete, sa relation amoureuse avec la belle Mary Beth, l’entretien de son cheval Beau…

-       Le personnage de Billy Bob est touchant. Il est d’un côté doté d’une foi en la vie, ainsi il n’hésite pas à se lancer dans des relations qui peuvent mettre en péril la vie de ceux qu’ils côtoient, mais d’un autre côté il sait que cette violence omniprésente dans sa vie est aussi en lui.  Il est capable du meilleur comme du pire. L. Q. Navarro dont le fantôme lui rend visite régulièrement agit comme sa conscience, leurs discussions l’aidant à retourner sur le droit chemin.

-       L’évocation de l’histoire du grand-père de Billy Bob livrée apporte un intérêt supplémentaire au roman : il raconte dans ses carnets sa relation avec La rose du cimarron, une jeune femme appartenant au gang des Dalton.

 

Ce que j’ai moins aimé :

-       A bien y réfléchir, je ne vois rien à redire.

 

Premières phrases :

« Mon arrière grand-père était Sam Morgan Holland, un conducteur de  bestiaux qui menait des troupeaux de vaches de San Antonio jusqu’au Kansas sur la piste du Chrisholm. Presque toute son existence, il se colleta avec le whisky, les Indiens et les voleurs de bétail, et vit des torrents en crue ou des éclairs de chaleur disperser régulièrement ses bêtes affolées sur la moitié du Territoire de l’Oklahoma. »

 

Vous aimerez aussi :

Ténèbres, prenez-moi par la main de Dennis LEHANE

 

La rose du cimarron, James Lee Burke, Rivages, avril 2001, 334 p., 21 euros

POCHE : La rose du cimarron, James Lee Burke, Rivages noir, mars 2003, 421 p., 9 euros

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Dérive sanglante de William G. TAPPLY

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

Un très bon et beau roman policier.

 

L’auteur :

 

William G. Tapply a écrit une vingtaine de romans policier ayant pour héros Brady Coyne. Il est également spécialisé dans les ateliers d'écriture et la pêche à la mouche. Les Editions Gallmeister ont choisi de traduire une série avec un autre héros, Stoney Calhoun. Trois volets sont publiés, malheureusement, ce sera tout pour cette série car Wiliam Tapply est décédé en 2009... A quand la traduction de l'autre série ?

 

L’histoire :

 

Dérive sanglante est la première aventure dans laquelle apparaît Stoney Calhoun. Victime d'un accident mystérieux, cinq ans auparavant, il ne se souvient pas de son passé et a refait sa vie dans le Maine. Il travaille dans une boutique de pêche et mène une vie paisible qui va être perturbée par la disparition de son meilleur ami. Calhoun va alors enquêter, retrouvant de vieux instincts qui pourraient lui faire penser qu'il a déjà enquêté de façon professionnelle dans le passé.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-       Le cadre : Comme presque tous les romans des éditions Gallmeister, l’action se situe dans le nord des Etats-Unis, ici dans le Maine. La nature est un personnage à part entière, au travers notamment de la pêche. La description des paysages donne envie de prendre l'avion sans tarder... 

-       Les intrigues secondaires : le mystère entourant l’amnésie de Stoney intrigue et attire le lecteur qui découvre en même temps que lui des indices pouvant le mener vers ce passé qui se dérobe. L’intrigue sentimentale qui se noue entre Stoney et la belle Kate ajoute du piment à l’ensemble. La psychologie des personnages est très travaillée.

-       L’intrigue principale : je l’ai mise en dernier car elle ne constitue pas l’intérêt premier du roman, même si le suspense est au rendez-vous. Dérive sanglante est avant tout un roman d’ambiance.

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-       Rien

 

Premières phrases :

 

  "Il était environ huit heures du matin lorsque Stoney Calhoun entendit la sonnette tinter : signal qu'on passait le seuil de la boutique. Il leva les yeux de son étau. Un homme aux cheveux blancs se tenait dans l'embrasure de la porte, d'où il examinait le casier des cannes Sage et Orvis adossées au mur."

 

Vous aimerez aussi :

 

Queue de poisson de Carl HIAASEN

 

Dérive sanglante, William G. TAPPLY, Editions Gallmeister, mai 2007, 267 p., 22.90 euros

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Ténèbres, prenez-moi par la main de Dennis LEHANE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ ♥ 

 

Un roman policier prenant et enrichissant.

 

 

 

 

L'auteur :

 

Dennis Lehane est un écrivain américain contemporain d'origine irlandaise. Ses cinq premiers romans (de Un premier verre avant la guerre à Prières pour la pluie) mettent en scène un couple de détective Patrick KENZIE et Angela GENNARO. Ténèbres prenez-moi par la main est le deuxième opus de la série, les romans les plus connus de l'auteur étant Mystic River et Shutter Island, (dotés d'autres héros) adaptés au cinéma.

  

L’histoire :  

 

A Boston, aux Etats-Unis la psychiatre Diandra Warren fait appel à Patrick Kenzie et Angela Gennaro : après avoir reçu un appel anonyme, elle reçoit une photo inquiétante de son fils Jason. Les deux détectives acceptent de l'aider à retrouver le mystérieux expéditeur, sans savoir que cela les mènera vers une enquête difficile et dangereuse.

 

Ce que j’ai aimé :  

 

-          Une intrigue passionnante.

-          Une réflexion enrichissante sur l’enfance, ses répercussions, et surtout sur le mal lové en chaque individu. Loin d’être manichéen, Dennis Lehane dépeint avec beaucoup de subtilité la psychologie des personnages.

-          Des héros attachants : la relation ambivalente qu’entretiennent Patrick et Angela apporte du piquant au roman…

-          Les multiples ramifications : sociologiques, psychologiques, philosophiques, politiques…

 

« Nous avons replongé le nez dans nos tasses en écoutant le présentateur rapporter l’appel du maire à des lois plus sévères sur la vente des armes à feu, l’appel du gouverneur à une application plus stricte des contrôles judiciaires. Pour qu’un autre Eddie Brower n’entre pas dans la mauvaise supérette au mauvais moment. Pour qu’une autre Laura Stiles puisse rompre avec un petit ami trop brutal sans craindre la mort. Pour que tous les James Fahey de ce monde cessent enfin de distiller la terreur en nous. » (p. 489)

 

Ce que j’ai moins aimé :  

 

-          Le prologue qui laisse supposer une fin tragique, alors que rien n’est aussi simple chez cet auteur…

 

Premières phrases :  

 

« Quand j’étais gosse, mon père m’a emmené un jour sur le toit d’un immeuble qui venait de brûler. Il me faisait visiter la caserne lorsque l’alerte avait été donnée, et du coup, je m’étais retrouvé à côté de lui dans la cabine de camion, tout excité de sentir l’arrière du véhicule chasser dans les virages, tandis que les sirènes hurlaient et que la fumée jaillissait devant nous en gros nuages bleus, noirs, épais. »

 

 

Vous aimerez aussi : 

 

De chair et de sang de John HARVEY

 

 

Ténèbres prenez-moi par la main, Dennis LEHANE, Payot et Rivages, fév. 2000, 395 p., 20.50 euros

POCHE : Ténèbres prenez-moi par la main, Dennis LEHANE, Payot et Rivages, Rivages Noir, mars 2002, 489 p., 9.45 euros  

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