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roman policier europe

Agatha Raisin enquête. Remède de cheval de M. C. BEATON

Publié le par Hélène

♥ 

Agatha Raisin a pris sa retraite dans un ravissant village des Costwolds, Carsely. Quinquagénaire, elle n' a pas froid aux yeux et en pince pour son charmant voisin James Lacey. Mais après un dernier revers, elle jette son dévolu plutôt sur le nouveau vétérinaire du village, qui ne semble pas insensible à ses charmes. Quand il succombe d'une injection de tranquilisant destinée à un cheval, la police conclut à un malheureux accident. C'est sans compter sur Agatha qui est persuadée que son nouvel hidalgo a été sauvagement assassiné. Accompagnée de son voisin - qui , par un retournement de situation plutôt soudain, ne la prend plus pour une folle qui n'en veut qu'à son corps -, elle part alors sur les traces du tueur -ou de la tueuse- accumulant les bévues et mettant en danger sa propre vie...

Agatha Raisin est une Miss Marple d'aujourd'hui : elle râle, est un peu rustaude, pas très fine, et se comporte souvent comme une adolescente attardée face aux hommes. Elle est l'atout de ce roman dont l'enquête policère traîne un peu en longueur. Sauf qu'il faut, pour apprécier cette lecture, adhérer au dit personnage de Agatha, ce qui n'a pas été mon cas. Je l'ai trouvée ridiculement romantique, et pleine d'incohérences, psychologiquement parlant, tout comme son voisin James. 

Alors oui, c'est un policier distrayant, énergique, gentiment décalé, mais qui demande une certaine empathie envers Agatha ... Il s'agit ici du deuxième tome de la série, le premier étant "La quiche fatale" et cette série connait un beau succés en GB et comporte pour l'heure 27 tomes !

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel 

D'autres avis : Lecture commune avec Anne ; Sharon  

 

Agatha Raisin enquête. Remède de Cheval, de MC Beaton, traduit de l'anglais par Esther Ménévis, Albin Michel, juin 2016, 

 

Merci à l'éditeur.

 

Mois anglais

Publié dans Roman policier Europe

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Code 1879 de Dan WADDELL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"On n'efface pas le passé aussi facilement."

Grant Foster enquête sur la mort d'un homme retrouvé dans un cimetière de l'ouest londonien, amputé de ses deux mains. Une étrange inscription a été taillée au couteau sur sa peau, et pour mieux en comprendre les implications, Foster fait appel à Nigel Barnes, généalogiste professionnel. Un deuxième corps est alors découvert, avec cette même inscription, prouvant que la plongée dans le passé est amplement justifiée : "On peut toujours démolir, changer les noms, essayer de tout faire pour gommer les évènements, le passé finit toujours par ressurgir."

Foster aidé de sa collègue Heather Jenkins, et de leur généalogiste attitré se retrouvent plongés dans les bas fond du Londres vctorien de la fin du XIXème siècle et suivent les méandres d'une enquête criminelle survenue à cette époque. D'autres meurtres risquent d'arriver, une course contre la montre commence alors, les pressant de découvrir les subtils liens qui unissent les deux enquêtes...

L'originalité de ce Code 1879 tient dans ce recours à la généalogie pour résoudre l'enquête. Néanmoins, il s'il met en avant l'importance de connaître son passé pour mieux se comprendre soi-même, il montre aussi les limites de cette théorie dans ce qu'elle peut avoir d'aliénant. Est-il nécessaire de courir après la vérité, et prendre alors le risque de découvrir des cadavres dans le placard ? (vous avez 4h) 

L'intrigue est bien menée, le suspens savamment dosé, les personnages suffisamment épais psychologiquement parlant, bref ce roman est plutôt une réussite. 

 

Présentation de l'éditeur : Actes Sud 

D'autres avis : lecture commune avec Electra ; Babélio 

 

Code 1879, Les enquêtes du généalogiste, Dan Waddell, Actes sud, jenvier 2012, 368 p., 8.70 euros

 

Mois anglais : Meurtre à l'anglaise

Publié dans Roman policier Europe

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La cour des secrets de Tana FRENCH

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

 Au coeur d'un pensionnat irlandais

 

Un an auparavant un meurtre a eu lieu dans un pensionnat huppé de Dublin. A l'époque l'inspectrice Conway était chargée de l'enquête mais n'avait pas réussi à savoir qui avait tué le jeune Chris Harper. Aujourd'hui un élément relance l'enquête : une jeune fille a laissé une photo de Chris assortie d'un mot "je sais qui l'a tué" sur le panneau d'affichage du lycée. Conway reprend du service avec à ses côtés Stephen Moran -présent dans Les lieux infidèles- affecté habituellement aux affaires non classées et rêvant d'intégrer la Brigade criminelle. Mais il devra auparavant faire ses preuves. Les deux inspecteurs interrogent une à une les jeunes filles impliquées soient huit jeunes filles issues de deux groupes rivaux. 

Les chapitres alternent entre ces interrogatoires difficiles, tant les jeunes filles sont habituées à manipuler les autres, et d'autres chapitres qui content l'amitié qui lie le groupe de Holly, Rebecca, Selena et Julia, remontant dans le passé et égrenant un compte à rebours jusqu'à la nuit du meurtre. Toute l'action se passe au sein du pensionnat, entre ces murs dorés témoins de l'amitié indéfectible qui relie les jeunes filles. Elles s'épaulent et se soutiennent durant ce délicat passage de l'enfance à l'adolescence fait de contradictions et de surprises :

"Elle entend toutes les voix apaisantes qui lui serinaient quand elle était petite : "N'aie pas peur, ni des monstres, ni des sorcières, ni des gros chiens." Et les mêmes, qui aboient à présent : "Méfie-toi ! Aie peur de tout !", comme si c'était un devoir absolu. Aie peur de t'empâter, que tes seins soient trop gros ou trop petits. Aie peur de marcher toute seule, surtout dans des endroits si tranquilles que tu pourrais t'entendre penser. Aie peur de porter des vêtements ringards, de dire des âneries, de rire comme une cruche, de paraître godiche. Aie peur de ne pas plaire aux garçons ; aie peur de leurs avances. Aie peur des filles, elles sont toutes perverses et te démolliront en moins de deux. Aie peur des inconnus. Aie peur de ne pas obtenir de bonnes notes à tes examens, de te faire mal voir. Aie peur de toi-même, aie peur d'avoir tout faux. Et tu seras une bonne petite." p. 166

Leurs questionnements s'échappent peu à peu de la sphère argentée de l'enfance : faut-il autoriser ou pas les garçons à pénétrer dans leur espace intime, accepter de se fondre ou non dans la masse, croire en l'amitié, lutter contre la jalousie ... Et puis, de temps en temps, reste la possibilité libératrice de s'échapper, de se recueillir dans une clairière, cocon naturel qui offre un havre de paix au sein duquel les quatre amies sont comme intouchables, protégées à jamais : 

"Au-delà du portail en fer forgé, des sentiers serpentent entre les arbres, s'enfoncent dans une forêt perdue à mille lieues de la ville : taches de lumière, battements d'ailes, rouge éclatant des fleurs mettant en valeur la tresse sombre de Becca et la blondeur de Selena tressautant à l'unisson tandis qu'elles escaladent une colline minuscule plantée de buissons qui semblent avoir été taillés en boule par des elfes. Tout à coup, la pénombre se dissipe. Et le soleil aveuglant oblige Holly à mettre une main devant les yeux.

Aussitôt, l'ombre revient. La clairière est petite. De grands cyprès entourent un cercle d'herbe rase. Ici, l'air est différent, frais, apaisant. Seuls les grésillements d'insectes et le roucoulement paresseux d'une colombe perturbent le silence." p. 36

Malheureusement, démeler l'écheveau têtu des relations humaines n'est guère aisé, les errances des unes ou des autres pouvant être fatal ...  

Tana French est passée maître dans l'art des portraits psychologiques fins et acérés, densifiant sa bande de fille au fil de l'intrigue. Sa cour des secrets est hantée par des personnages profondément humains ancrés dans une intrigue passionnante qui happe irrémédiablement son lecteur !  Une réussite !

Ce que j'ai moins aimé : J'avais deviné le - ou la - coupable rapidement... De plus, pour moi, les passages "surnaturels" n'étaient peut-être pas nécessaires...

 

Présentation de l'éditeur : Calmann Levy 

Vous aimerez aussi : Ecorces de sang

D'autres avis : repéré chez Cathulu ; Babelio 

 

La cour des secrets, Tana French, traduit de l'anglais (Irlande) par François Thibaux, calmann Lévy, 2015,5200 p., 21.9 euros

Publié dans Roman policier Europe

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Les fantômes de Belfast de Stuart NEVILLE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Les accords de 98 ont mis fin à la guerre sanglante entre Irlande du Nord, et pourtant l'équilibre est encore fragile. 

Gerry Fegan ex-tueur de l'IRA  a purgé sa peine de prison mais se remet difficilement du rôle qu'il a joué pendant la guerre. Alcoolique dépressif, il est hanté par les fantômes des douze personnes qu'il a assassinées. Elles réclament justice et lui demandent de tuer les commanditaires de leurs meurtres. Gerry ne connaîtra la paix qu'à ce prix. En attendant, il a beau tenter d'assommer ceux qu'il nomme "les douze suiveurs" à coups de verres d'alcool, rien n'y fait, leurs cris résonnent nuit et jour dans son esprit marqué à jamais. Douze personnes. Cinq soldats et quatre civils parmi eux qui étaient là au mauvais endroit au mauvais moment.

Pourra-t-il se racheter à leurs yeux ? 

Premier roman noir de l'irlandais Stuart Neville, Les fantômes de Belfast hurlent sans doute dans la conscience de bien des irlandais victimes ou bourreaux dans cette guerre sanguinaire. Les tueurs étaient-ils des criminels ou des "victimes des circonstances" ? Servaient-ils une cause ou des intérêts plus personnels ? Les anciens terroristes sont devenus aujourd'hui des politiques véreux qui n'hésiteront pas à se mettre au travers de la route de Gerry.

Une tension de chaque instant tangible et glaçante court en ces pages...

"Le meilleur premier roman que j'ai lu depuis des années... Une folle virée au pays de la terreur." (James Ellroy)

 

Présentation de l'éditeur : Editions Payot et Rivages ; Poche

D'autres avis : Télérama Les 8 plumes 

 

Les fantômes de Belfast, traduit de l'anglais (Irlande) par Fabienne Duvigneau, 2013, Rivages noir, 425 p.,  9.65 euros 

Publié dans Roman policier Europe

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Un assassinat de qualité de Ann GRANGER

Publié le par Hélène

♥ ♥

"C'est pas d'être dans la rue qui est dangereux. c'est d'être une femme, un point c'est tout." 

Londres 1867. Le brouillard rôde dans les rues de la capitale, enveloppant les êtres dans une opacité inquiétante. En rentrant chez lui, l'inspecteur Ben Ross croise une jeune femme qui affirme avoir rencontré un spectre qui aurait cherché à l'étrangler. Elucubrations ou réalité ? Quand le lendemain l'inspecteur apprend qu'une jeune femme a été assassinée dans Green Park, il s'intéresse de près à ce drôle de fantôme. Il s'intéresse alors à cette belle assassinée, Allegra Benedict, riche épouse italienne d'un marchand d'art. Son épouse Lizzie se penche également sur la vie privée de la jeune femme et découvre quelques zones d'ombre...

L'atmosphère londonienne entre brouillard et éclaircies convient tout à fait à cette enquête centrée sur la vie claire-obscure d'Allegra. En filigrane s'esquissent des réflexions plus modernes sur le statut des femmes et leurs rapports aux hommes ou encore sur l'embrigadement des sectes religieuses. Ce décalage entre l'époque victorienne et ces problématiques plus contemporaines est assez troublant. De plus, la psychologie des personnages reste assez sommaire si bien qu'en résumé croman assez classique ne me laissera pas une impression durable. 

Il s'agit du troisième tome de la série consacrée aux enquêtes de Ben et Lizzie, après Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un pêché mortel. 

Présentation de l'éditeur 10/18

 

Merci à l'éditeur.

 

Lu dans le cadre de ma participation au mois anglais

Publié dans Roman policier Europe

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Le visage de l'ennemi d'Elizabeth GEORGES

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Roman policier au suspens indéniable, ce roman permet également au lecteur de pénétrer dans le monde particulier du carriérisme politique et dans l'univers trouble de la presse à scandale. Les personnages attachants d'Elizabeth George sont à nouveau au rendez-vous, pour le plus grand bonheur du lecteur.

Eve Bowen est une femme de tête ambitieuse, sous-secrétaire du premier ministre britannique. Après une liaison sans lendemain douze ans auparavant lors d'un congrès avec un journaliste, elle s'est retrouvée enceinte et a gardé l'enfant voyant là une occasion de montrer qu'elle pouvait mener de front vie de femme et vie politique. Or un beau jour, sa fille se fait enlever et ne lui sera rendue que si le nom du père est révélé, ce qui risquerait de briser se carrière.

Il s'agit d'un roman policier très fouillé psychologiquement parlant. Nous retrouvons les héros d'Elizabeth George : Saint-James, Linley et sa coéquipière Barbara et Deborah qui vont devoir démêler les fils compliqués de cette intrigue politico-journalistique.

L'histoire se passe à l'époque de l'écriture du roman fin des années 90. Même si la politique est au cœur du roman, aucun nom n'est cité, seul l'aspect psychologique des fonctions politiques ou journalistiques est abordé. L'intrigue se divise sur deux scènes : à Londres, et dans la campagne londonienne où Barbara est envoyée pour mener l'enquête auprès d'un policier au charme particulier...

Le suspense est omniprésent, les évènements s'enchaînant à un rythme soutenu, ne laissant guère de répit à l'attention du lecteur. La psychologie des personnages est très travaillée, comme toujours chez Elizabeth George. Ceux-ci sont nombreux, puisqu'ils incluent non seulement les membres de la fine équipe habituelle d'Elizabeth George, mais aussi ceux liés à l'intrigue de l'affaire présente aussi profonde que les autres.

Ce que j'ai moins aimé :

- Un peu long.

- La caricature quelquefois excessive de la politicienne.

Présentation de l'éditeur :

Pocket

D'autres avis :

Babélio

 

Le visage de l'ennemi, Elizabeth Georges, Pocket, 2012, 768 p., 8.40 euros

 

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Lignes de fuite de John HARVEY

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Karen Shields, inspectrice d'origine jamaïcaine enquête sur le meurtre d'un jeune moldave découvert gelé sous la surface d'un étang gelé dans le parc de Hampstead Heath. Parallèlement, Trevor Cordon, policier mis au placard dans une petite ville de Cornouailles, recherche une jeune femme qu'il a connue quinze ans plus tôt, et qui s'est dangereusement rapprochée de gangsters ukrainiens. Les deux histoires vont évidemment se croiser, à Londres. Les deux enquêteurs se ressemblent dans leur acharnement : ni l'un ni l'autre n'abandonne, malgré la violence de leur quotidien, malgré la tristesse de découvrir ces destins brisés, malgré le risque. Le travail est au centre de la vie des deux personnages, laissant peu de place à d'autres considérations. 

"Vous avez beaucoup de travail, en ce moment... Vous vous en sortez ?

Karen soupira. On faisait ce qu'on pouvait. Consciencieusement. En s'efforçant d'éviter les erreurs. Et à la fin de la journée, on rentrait à la maison. sans jamais parvenir à tout laisser derrière soi, au bureau. 

Comme si c'était possible." p. 168

Les chapitres courts donnent une impression de fluidité dans la lecture. Pas de fioritures, l'essentiel seulement, pour aller droit au but. 

Un roman très juste, efficace.

Ce que j'ai moins aimé :

- Peu marquant, il n'est pas mon préféré de l'auteur. 

Présentation de l'éditeur :

Payot rivages 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : De chair et de sang Traquer les ombres  ; Le deuil et l'oubli   ; Cold in hand 

D'autres avis :

Télérama

Jean-Marc 

 

Lignes de fuite, John Harvey, traduit de l'anglais par Karine Lalechère, Payot-rivages, 363 p.,  21 euros 

 

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Cryssilda, Lou et Titine

C'est aujourd'hui la journée du polar anglais.

 

 

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Déception et abandon du mois de mai

Publié le par Hélène

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Il fut un temps, quand j'avais 20 ans, où je lisais ce type de roman policier haletant avec des détails sordides TREES précis et un serial killer rampant dans l'ombre. J'ai lu Chattam, Grangé et quelques autres. Puis j'ai eu mes enfants et j'ai fait l'impasse dans un premier temps sur les enlèvements et meurtres d'enfants -ce qui réduisait le choix-, puis sur les policiers trop sanglants qui me rappelaient que j'avais donné la vie dans un monde âpre et peu accueillant avec le Mal qui rôderait inexorablement autour de nous (concept qu'aiment beaucoup ce type de romans) ... Je me suis alors tournée vers les romans plus ethnologiques comme les Tony Hillerman, plus sociologiques comme les scandinaves ou les Lehane, Harvey, Burke, Indridason. 

Puis récemment mon collègue a décidé de se lancer dans la lecture des policiers. Il a commencé gentiment avec les Agatha Christie, puis Connely, et la semaine dernière il est revenu enthousiaste en me disant que je devais absolument lire ce "chuchoteur". 

Pitch : 

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…
Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

(je l'ai mis en violet pour édulcorer un peu l'horreur. Ca marche ?)

Donc disparition d'enfants (5 quand même...) et inspiré de faits réels. Mazette quel challenge !! 

J'ai commencé parce que quand même c'est mon collègue, je lui fais confiance et puis il avait aimé les Agatha Christie. Au début j'ai été ferrée même si les détails sanglants et l'atmosphère glauque et poisseuse m'était assez désagréable. La moindre blessure, le moindre cadavre est décrit avec des détails chirurgicaux assez déplaisants pour moi. Puis hier soir un détenu s'est suicidé dans sa cellule, en s'arrachant la peau des poignets et les veines avec les dents. 

J'aime beaucoup mon collègue hein, entendons-nous bien, mais là... Non. 

D'autres avis :

Violette SophieLiliba 

Publié dans Roman policier Europe

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La voix du violon de Andrea CAMILLERI

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Le chauffeur de Montalbano, un peu trop pressé d'arriver trop tard à un enterrement, emboutit une twingo qui se trouve malencontreusement sur sa trajectoire. Son propriétaire n'a pas l'air pressé lui non plus de réparer les dégâts puisque un jour plus tard la voiture n'a pas bougé d'un pouce. Il n'en faut pas plus à Montalbano pour enquêter dans la villa devant laquelle était garée la twingo. Il rencontre ainsi la belle propriétaire de la voiture qui ne risque plus de s'indigner de l'état de sa voiture... 

Montalbano se lance alors dans cette enquête, tout en devant gérer les questionnement de Livia sur leur mariage, l'avancement de leur adoption, une attirance irrésistible pour une amie de la victime, et des supérieurs peu enclins à le voir réussir dans ses entreprises, prêts à tout pour tirer la couverture à eux, quitte à user d'un vice de prodécure... 

Cette quatrième enquête de Montalbano nous plonge à nouveau dans une atmosphère truculente avec ses personnages atypiques tel Catarella, placé au standard du commissariat car "ils l'avaient mis à répondre aux coups de fil dans la conviction erronée que là, il pourrait faire moins de dégâts qu'ailleurs." Ses formulations particulières, sa déformation des noms et mots en font un être à part : "Je vous demande votre pardonnement et votre compression, dottori.". Pour ennuyer sa hiérachie, Montalbano l'envoie en stage d'"informemathique". 

Ces personnages bien campés servent une intrigue correcte, oscillant entre argent, amour, appât du gain et rivalités policières.

La Sicile de Montalbano exhale ses parfums grâce au vocabulaire merveilleusement rendu par les traducteurs.

Ce que j'ai moins aimé :

Chez Pocket ce roman apparaît dans la collection "thriller". Ne vous y fiez pas ! Les Montalbano sont plus intéressants pour leur atmosphère que pour l'intrigue policière, qui, si elle tient la route, souffre d'un défaut de rythme : très lente au début, elle s'accélère soudain quand un vice de procédure est découvert. 

Beaucoup de personnages différents apparaissent, rendant difficile leur identification.

Présentation de l'éditeur :

PocketFleuve noir

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : La concession du téléphone

 

La voix du violon, Andrea Camilleri, traduit par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Pocket, avril 2003, 256 p., 6.20 euros

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Tonton Clarinette de Nick STONE

Publié le par Hélène

                                            

♥ ♥ ♥ ♥

Prix SNCF du polar européen 200

Ce que j'ai aimé :

Max Mingus a été emprisonné pour avoir souhaiter faire justice lui-même. A quelques jours de sa libération sa femme meurt dans un accident de voiture. Aussi, dés sa sortie de prison, Charlie décide d'accepter une mission particulière qui lui permettra de fuir sa ville, son quotidien et la perte de sa femme : une grande famille haïtienne lui propose en effet dix millions de dollars pour enquêter sur la disparition du petit Charlie, disparu pourtant trois ans auparavant. De nombreux détectives ont auparavant enquêté sur place, en Haïti, sans succés et en y laissant même la vie. Ce n'est pas ce qui va arrêter Charlie, bien décidé à éclairer ces zones d'ombre vraisemblablement liées à la magie blanche ou noire très présentes dans le pays.

C'est une vision très sombre du Haïti des années 90 que met en lumière Nick Stone qui a lui-même vécu sur place. Max Mingus entre dans un univers cauchemardesque, régi par la misère, la drogue et les rites vaudous inhérents au pays. Le bidonville Cité Soleil sur lequel règne l'énigmatique Vincent Paul contraste vivement avec le faste des grandes villas comme celles de la famille du petit Charlie, les Carver.

"On aurait dit une armée en déroute, un peuple conquis, brisé, qui se traînait vers un non-avenir. C'était Haïti, à peine sorti de l'esclavage."

          

@http://photophilanthropy.org/gallery-posts/cit-e9-soleil-in-haiti/

Enfer des lieux aux sols jonchés de détritus, mais aussi enfer des esprits habités par une moralité douteuse : pour obtenir ce qu'ils veulent, certains ne reculent devant aucun sacrifice qui leur sert de monnaie entre le monde d'ici-bas et un au-delà inaccessible que la pureté de certains échanges permet d'approcher.

"Dans la vie, il y a des choses qu'on voudrait et qu'on n'aura jamais. C'est le destin... (...) La plupart des gens haussent les épaules et passent à autre chose. Chez nous, ils vont voir leur houngan ou leur mambo, qui lit leur avenir et vérifie, si oui ou non, ce qu'ils désirent y est écrit. Si c'ets non, le houngan ou le mambo peut essayer d'arranger les choses."

Un monde de ténèbres dans lequel Max avance pas à pas avec prudence, d'autant plus qu'un vieil ennemi le guette, dans l'ombre.

Un polar époustouflant, tant par son sujet que par son suspense !

Ce que j'ai moins aimé :

Quelques scènes sont très violentes. 

Infos sur le livre :

Chez Folio

Vous aimerez aussi :

Mieux vaut commencer dans l'ordre chronologique par Voodoo Land

D'autres avis :

Le nouvel Obs

Miss Alfie ; Yves

 

Tonton Clarinette, une enquête du privé Max Mingus, Nick Stone, traduit de l'anglais par Catherine Cheval et Marie Ploux, 2010, 688 p., 8.90 euros

Publié dans Roman policier Europe

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