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33 articles avec roman policier nordique

Snjor de Ragnar JONASSON

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ari Thor vient de terminer l'école de police de Reykjavik et quand on lui propose une affectation dans la ville de Siglufjördur, la ville la plus au nord de l'Islande, il accepte sur le champ, sans même en informer sa fiancée. Cette dernière refuse de le suivre au bout du monde, et c'est donc seul qu'il se rend dans ce petit village de pêcheur auquel on ne peut accéder que par un tunnel étroit creusé dans la montagne. Dans cette communauté coupée du monde, Ari devra se faire une place. Là-bas, tout le monde se connait, personne ne craint personne. Et pourtant une vieil écrivain tombe malencontreusement dans les escalirers et une jeune ffemme est retoruvée morte dans la neige peu après, lançant ainsi Ari dans sa première enquête. Une enquête oppressante car soudainement la ville est coupée du monde à cause d'une avalanche qui bloque le tunnel. Ari devient rapidement claustrophobe avec toute cette neige, cette "snjor" qui emprisonne les corps et les âmes. Il va tenter de démêler les mensonges des uns et des autres, et s'apercevoir que les faux semblants règnent sous la couche superficielle d'entraide et de liberté de cette communauté. 

https://www.flickr.com/photos/geraf/galleries/72157644319051622/

Snjor est le premier roman d'une série intitulée Dark Iceland, le bandeau de la couverture annonce "Meilleur roman policier de 2015" pour The Independent, c'est l'agent d'Henning Mankell qui a découvert Jonasson et vendu les droits de ses livres dans près de dix pays, et Ian rankin le qualifie de "Agatha Christie au plus près du cercle Arctique". N'en jetez plus... (Et retenez surtout le nom de son agence de com...) 

Et pourtant... 

Ce que j'ai moins aimé :

Beaucoup de personnages en présence, il faut s'y reconnaître, d'autant plus que lesdits personnages sont assez fades, surtout le personnage principal qui manque cruellement de consistance.  

Malgré tous les efforts de l'auteur pour nous faire ressentir l'angoisse, l'oppression, le résultat n'est pas à la hauteur. C'est dommage, car le roman tient par cette ambiance plus que par son intrigue alambiquée sortie tout droit du passé.

Un bilan en demi teinte !

 

Présentation de l'éditeur : Editions la Martinière

D'autres avis : Babelio

 

Snjor, Ragnar Jonasson, traduit de l'anglais par Philippe Reilly, Editions de la Martinière, mai 2016, 352 p., 21 euros

 

Merci à l'éditeur.

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La maison du bout du monde de Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Laissé pour mort au fond de la piscine en Espagne, Winter ressuscite sous nos yeux. Il quitte cette Espagne rédemptrice qu'il habite depuis deux ans pour retrouver sa Suède glaciale et son travail. Plongé en plein cauchemar, il doit enquêter sur le meurtre d'une jeune femme et de ses deux enfants. Seul un bébé a survécu au drame. Winter se plonge dans cette enquête au rythme lancinant, se remettant doucement au diapason du pays. S'il reprend goût à la vie, profite des crevettes de Göteborg, et trouve le goût du sel unique, il souffre aussi d'acouphènes et son angoisse s'est accrue par l'expérience qu'il a vécue. Mais il est aussi devenu plus humain suite à son congé forcé : 

"Nous faisons de notre mieux, répéta Winter.

- Pour l'écrouer ?

- Pour rétablir la justice, dit Winter en se levant. Pour amener la paix sur terre. Pour nous délivrer du mal. Pour nous apprendre à nous aimer les uns les autres." p. 234

Winter rôde autour du lieu du drame, cette maison du bout du monde, s'en éloignant pour mieux y revenir, à la fois dépité et fasciné par ce lieu à part... 

Ce que j'ai moins aimé : Le meurtrier était bien celui que je suspectais depuis le début. 

En conclusion : La maison du bout du monde est plus un roman d'atmosphère qu'un roman que l'on lit pour le suspens ou la résolution de l'intrigue. Il offre une peinture très juste de la Suède, entre montée du racisme ordinaire et douceur de vivre. 

 

Présentation de l'éditeur : JC Lattès

D'autres avis : Babelio

Du même auteurJe voudrais que cela ne finisse jamais   ; Presque mort  ; Le ciel se trouve sur terre ; Ce doux pays

Série Erik Winter

  1. Dans med en ängel, 1997 (*) / Danse avec l'ange, 2002Death Angels, 2009
  2. Rop från långt avstånd, 1998 / Un cri si lointain, 2003 / The Shadow Woman, 2010
  3. Sol och skugga, 1999 / Ombre et soleil, 2004 / Sun and Shadow, 2005
  4. Låt det aldrig ta slut, 2000 /   Je voudrais que cela ne finisse jamais , 2005 / Never End, 2006
  5. Himlen är en plats på jorden, 2001 (*) / Le ciel se trouve sur Terre, 2011 / Frozen Tracks, 2007
  6. Segel av sten, 2002 / Voile de pierre, 2006 / Sail of Stone, 2011
  7. Rum nummer 10, 2005 / Chambre numéro 10, 2007
  8. Vänaste land, 2006 / Ce doux pays, 2007
  9. Nästan död man, 2007 / Presque mort, 2009
  10. Den sista vintern, 2008 / Le dernier hiver, 2010
  11. La maison du bout du monde, 

La maison du bout du monde, Ake Edwardson, Traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Jc Lattès, septembre 2015, 450 p. 21.50 euros

 

Merci à l'éditeur.

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Rendez-vous à Estepona de Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ 

"Tout le monde ment dans cette histoire. Tout le monde a ses raisons de mentir. Parfois, tout le monde sait que tout le monde ment. Ça vaut mieux pour tout le monde. On sait à quoi s’en tenir."

Peter Matteus mène une vie équilibrée à première vue : publicitaire, il bénéficie d'une vie de famille harmonieuse. Jusqu'au jour où son passé le rattrape : il reçoit d'abord des photos de sa femme et de leurs enfants accompagnés de la clé d'une consigne, et la consigne le mène droit vers son histoire trouble qu'il avait tenté d'occulter. Quand sa femme reçoit des billets d'avion pour qu'ils s'envolent tous deux vers la Costa de Sol, le doute n'est plus permis, Peter n'a plus le choix, il doit revenir sur ses pas pour affronter les démons de sa mémoire. 

Peter se trouve pris dans une machination diabolique, payant les erreurs ou errances de son passé. A l'heure de régler ses dettes, il met la vie de sa femme et de ses enfants en danger. 

Le style d'Edwardson se met au diapason des sentiments suffocants de Peter, comme si les phrases courtes imitaient les pulsations du coeur qui s'accélère, le point venant ponctuer un manque d'air prégnant. Attentif à ses sensations, Peter se concentre sur ce qu'il voit, sur sa présence au monde, pour éviter de ressasser ses souvenirs traumatisants, ou de penser au futur angoissant. A côté du couple acculé, la vie continue, leur faisant ressentir encore plus durement leur décalage :

"Ils vont au bar près de la piscine. C'est l'happy hour. Ils commandent une bière pour lui et une eau minérale pour elel. Deux verres pour le prix d'un. Ils restent au bar. Il pose la petite glacière sur le comptoir, à côté de son verre de bière." p. 189

Ce rendez-vous à Estepona sera comme un rachat des fautes passées pour Peter qui comprendra pleinement l'impact de ses actions sur le présent. Pour protéger ceux qu'il aime, il aura dû leur mentir, en oubliant que rien ne s'efface ici-bas.  

Un épisode loin de la série des Winter mais tout aussi puissant...

 

Présentation de l'éditeur : 10/18 ; Jc Lattès 

D'autres avis : Babélio 

Du même auteur Je voudrais que cela ne finisse jamais ; Presque mort Le ciel se trouve sur terre ; Ce doux pays Le dernier hiver 

 

Rendez-vous à Estepona, Ake Edwardson, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, 10/18, septembre 2015, 7.50 euros

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L'étoile du diable de Jo NESBO

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Harry Hole traverse une période sombre : ses vieux démons l'ont rattrapé, il sombre à nouveau dans l'alcoolisme, ses nuits sont hantées par des cauchemars, Rakel s'est éloignée, et ses supérieurs réclament sa démission. Avant son départ, il doit collaborer de surcroit avec son ennemi notoire Tom Waaler, été oblige, les effectifs étant trop réduits pour placer quelqu'un d'autre sur l'enquête. Un serial killer semble s'acharner sur les jeunes femmes leur sectionnant un doigt et plaçant à leurs côtés un diamant rouge taillé en forme d'étoile et un pentagramme, symbole connu sous le nom de "l'étoile du diable". De nombreuses fausses pistes emmèneront Hole aux quatre coins de la ville...

Le rythme haletant emporte irrémédiablement le lecteur dans sa lecture.

Ce que j'ai moins aimé :

Les péripéties et retournement de situation sont monnaie courante chez Nesbo, mais ici le principe est poussé au maximum, égarant le lecteur à plaisir.

L'alcoolisme de Harry Hole pathétique au début du roman semble s'effacer comme par magie au fil de l'intrigue, peu crédible !

J'ai retrouvé les défauts du Léopard : un peu trop d'actions au détriment de la finesse des personnages.

Un roman efficace mais sans plus.

Présentation de l'éditeur :

Gallimard 

Vous aimerez aussi :

La série des Harry Hole :

Série Harry Hole

  1. L'Homme chauve-souris
  2. Les Cafards
  3. Rouge-gorge
  4. Rue Sans-Souci
  5. L'Étoile du diable
  6. Le Sauveur
  7. Le Bonhomme de neige
  8. Le Léopard
  9. Fantôme
  10. Police

D'autres avis :

Le vent sombre ; Babélio

 

L'étoile du diable, Jo Nesbo, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, 2006, nouvelle édition en 2014, 592 pages, 

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Les nuits de Reykjavik de Arnaldur INDRIDASON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

Retour sur les premières heures d'Erlendur, 28 ans, entré récemment dans la police. Affecté au service de nuit il arpente les rues de la capitale islandaise aux côtés de ses deux acolytes. Accidents de la circulation, violences conjugales, et vols sont son lot quotidien. Le jeune Erlendur se laisse charmer par ce rythme décalé permettant de découvrir la capitale isalndaise sous un autre angle.

"Il pensait aux nuits de Reykjavik, si étrangement limpides, si étrangement claires, si étrangement sombres et glaciales. Nuit après nuit, ils sillonnaient la ville à bord d'une voiture de police et voyaient ce qui était caché aux autres : ils voyaient ceux que la nuit agitait et attirait, ceux qu'elle blessait et terrifiait. (...) C'était plutôt la nuit que la ville lui plaisait. Quand, dans les rues enfin désertes et silencieuses, on n'entendait plus que le vent et le moteur de leur voiture." (p. 59)

Il cotoie de près également les clochards de la ville et s'intéresse à la disparition de l'un d'eux, Hannibal dont le corps a été retrouvé noyé. L'enquête trop brève a conclu à un accident mais Erlendur reste persuadé que le mystère est plus épais qu'il n'y paraît. Il va mener sa propre enquête. Les disparitions mystérieuses le hantent irrémédiablement, les fantômes des disparus errants inlassablement dans son esprit, résurgence de sa propre expérience traumatisante :

"Il était évident qu'il s'intéressait aux disparitions. Au phénomène en soi, mais aussi au sort de ceux qu'on ne revoyait jamais et à ceux qui restaient. Il avait conscience que cette obsession plongeait ses racines dans le drame qu'il avait vécu dans sa chair sur les hautes landes des fjords de l'Est et dans ses lectures sur les gens qui se perdaient dans la nautre et les épreuves qu'ils enduraient en sillonnant ce pays âpre et impitoyable." p. 206

Une mélancolie lancinante émane de ces nuits à arpenter la ville et de ces êtres pour qui l'alcool fait souvent office d'anésthésiant pour circonscrire une réalité et un passé tonitruant.

Un très beau récit en clair obscur.

Ce que j'ai moins aimé :

Toujours cette atmosphère profondément triste.

Présentation de l'éditeur :

Métailié

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Le duel ; La rivière noire

Autre : Romans policiers nordiques

D'autres avis :

ClaraLeiloona ; Athalie; Valérie ; Kathel ​ ; Cathulu ; Dasola

 

 

Les nuits de Reykjavik, Arnaldur Indridason, traduit de l'islandais par Eric Boury, Métailié, février 2015, 260 p., 20 euros

 

Merci à Anne-Charlotte !

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Rue Sans-Soucis de Jo NESBO

Publié le par Hélène

                            

♥ ♥ 

Ce que j'ai aimé :

Un braqueur vient s'assassiner de sang froid une caissière avant de s'évaporer dans la nature. Hole abandonne pour quelques temps son enquête sur la mort de sa collègue Ellen pour se consacrer à ce braquage. En effet, contrairement à sa hiérarchie il est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre et non pas d'un accident. Parallèlement à cette mission, il doit aussi faire face à une affaire plus personnelle : après avoir passé la nuit avec une ancienne conquête, celle-ci est retrouvée morte au petit matin. Seul souci : Hole ne garde aucun souvenir de la nuit passée à ses côtés. Sachant que dans l'ombre de nombreux collègues et supérieurs aimeraient le faire tomber, il garde pour lui cette nuit de block-out et enquête discrétement. Il va se confronter pour ce faire aux codes d'honneur de la communauté tsigane à laquelle appartenait la jeune femme.

Jo Nesbo pratique avec brio l'art du rebondissement. Il sait manier le suspense comme personne, chaque nouvel évènement ou rencontre étant minutieusement agencé dans la construction de l'intrigue. Pas un instant le pression ne se relâche.

"Le juge lui a demandé pourquoi il braquait des banques. Sutton a répondu : "Parce que c'est là qu'est l'argent.""

Ses romans sont de surcroît toujours documentés, s'intéressant ici aux célèbres braqueurs de banque comme Willie Sutton, mais pouvant tout à coup dévier sur des allusions à l'art de la guerre de Sun Tzu, et s'intéressant à l'éventualité qu'il ait pu être rédigé par une femme : "Celui qui remporte une guerre n'est pas nécessairement le vainqueur. Nombreux sont ceux qui ont gagné une couronne, mais perdu une si grande partie de leur armée qu'ils ont dû gouverner aux conditions de leurs ennemis soit-disant vaincus. La femme n'a pas la même vanité qu'a l'homme en matière de pouvoir. Elle n'a pas besoin de mettre son pouvoir en évidence, elle désire simplement parvenir à ce qu'elle veut. La sécurité. La nourriture. Le plaisir. La vengeance. La paix." p. 277

Une série de qualité à conseiller !

Ce que j'ai moins aimé :

Je vous conseille toutefois de lire la série dans l'ordre. Si ne pas avoir lu "Rouge-gorge" avant ne nuit pas à la compréhension globale de cette "Rue Sans Souci", il y est fait allusion aux évènements antérieurs, inscrivant bien la série dans un ordre chronologique.

Présentation de l'éditeur :

Folio ; Gaïa

Vous aimerez aussi :

Série Harry Hole

  1. L'Homme chauve-souris
  2. Les Cafards
  3. Rouge-gorge
  4. Rue Sans-Souci
  5. L'Étoile du diable
  6. Le Sauveur
  7. Le Bonhomme de neige
  8. Le Léopard
  9. Fantôme
  10. Police

D'autres avis :

Jean-Marc

 

Rue Sans-Souci, Une enquête de l'inspecteur Harry Hole, Jo Nesbo, traduit du norvégien par Alex Fouillet, Folio policier, mars 2014, 8.9 euros

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Le dernier hiver de Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

                              

♥ ♥ ♥ ♥ 

Ce que j'ai aimé :

Cet opus est le dixième et dernier des aventures de Erik WInter. Erik Winter est un enquêteur fort, qui ne se laisse pas décontenancer, un homme équilibré, avec une femme aimante et deux filles, un homme qui consacre beaucoup de temps à son métier mais qui ne peut pas faire autrement, par vocation : "Il ne se sentait jamais autant en vie que quand il travaillait avec la mort." Bien sûr il a quelques failles, des migraines, des cauchemars, la peur que la mort ne vienne s'inviter dans son cercle familial mais il sait pourquoi et pour qui il fait son métier. Quand un homme demande à un des policiers comment ils font pour supporter la mort, "Tous ces morts ! Jour après jour ?!", celui-ci répond : "- Nous ne sommes pas directement concernés."  

Et c'est aussi la puissance de ces romans policiers suédois et de son héros hors pair, de parvenir à nous montrer la mort sans pour autant que le pathos de nos vies ne refassent surface et ne nous angoisse. 

Dans cette enquête il se retrouve confronté à deux scènes de crime atypiques : deux femmes sont retrouvées mortes dans leur lit au petit matin, leurs maris faisant office de coupable idéal puisque aucune effraction n'a pu être constatée. Et pourtant ces derniers crient leur innocence. Winter va bénéficier des lumières d'une jeune auxiliaire de police observatrice pour résoudre cette enquête.

L'intrigue est ben menée, un contre la montre accélère le suspens tandis que Winter essaie de passer un Noël reposé en famille. Mais par delà l'intrigue, c'est bien sûr l'humanité de Winter qui transperce ses pages. Il va nous manquer...

Ce que j'ai moins aimé :

-Rien, juste une déception si il s'agit effectivement de la dernière enquête de Winter.

Premières phrases :

"On avait composé le 112 à 5h32 et 18 secondes. une vie à sauver. "Je n'arrive pas à ranimer ma compagne !" L'heure exacte importait peu, ce serait pour plus tard, lorsque l'enquête préliminaire en serait à chercher le quand, le comment, voire le pourquoi. Le coupable. S'il y avait enquête préliminaire."

Présentation de l'éditeur :

Chez JC LATTES  et 10/18 

Vous aimerez aussi :

La série dans l'ordre :

  1. Dans med en ängel, 1997 (*) / Danse avec l'ange, 2002Death Angels, 2009
  2. Rop från långt avstånd, 1998 / Un cri si lointain, 2003 / The Shadow Woman, 2010
  3. Sol och skugga, 1999 / Ombre et soleil, 2004 / Sun and Shadow, 2005
  4. Låt det aldrig ta slut, 2000 /   Je voudrais que cela ne finisse jamais , 2005 / Never End, 2006
  5. Himlen är en plats på jorden, 2001 (*) / Le ciel se trouve sur Terre, 2011 / Frozen Tracks, 2007
  6. Segel av sten, 2002 / Voile de pierre, 2006 / Sail of Stone, 2011
  7. Rum nummer 10, 2005 / Chambre numéro 10, 2007
  8. Vänaste land, 2006 / Ce doux pays, 2007
  9. Nästan död man, 2007 / Presque mort, 2009
  10. Den sista vintern, 2008 / Le dernier hiver, 2010

Sur ce blogJe voudrais que cela ne finisse jamais   ; Presque mort  ; Le ciel se trouve sur terre , Ce doux pays 

Autre : Policiers nordiques

 

Le dernier hiver, Ake Edwardsson, traduit du suédois par Maiie-Hélène Archambeaud ,10/18, 2011, 480 p., 8.8 euros

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Le duel de Arnaldur INDRIDASON

Publié le par Hélène

                                    

♥ ♥

L'auteur  et l'histoire :

Chez Métailié 

L'histoire :

Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire ressurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là. 
Un nouveau roman d’Indridason qu’il est difficile de lâcher tant l’ambiance, l’épaisseur des personnages, la qualité d’écriture et l’intrigue sont prenantes. (Présentation de l'éditeur)

Ce que j'ai aimé :

Durant cet été 1972 un duel sans merci fait rage dans la capitale islandaise : Boris Spassky affronte Bobby Fisher dans une partie d'échecs devenue mythique. "La match du siècle" commence dans un climat tendu entre soviétique et capitalistes américains. Car derrière la partie d'échecs des enjeux plus profonds se dessinent...

"Le journaliste lui avait demandé ce qui lui plaisait le plus dans les échecs et quel était le moment le plus intense quand il se trouvait face à un adversaire à sa mesure. Fisher avait répondu : when you breack his ego. Quand vous brisez son ego."

                 

En effet le contexte politique de guerre froide entre russes et américains place l'Islande au coeur d'un conflit latent. Poste stratégique entre l'est et l'ouest, ce pays connait des pressions des deu côtés de la frontière. 

C'ets dans ce contexte tendu que Arnaldur Indridason place son intrigue : au milieu de ce jeu de chat et souris, un jeune innocent est assassiné dans un cinéma de la ville. L'intrigue est opaque car rien ne reliait le jeune homme aux autres spectateurs. Il a juste eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment, ce qui ne facilite guère la tâche de l'enquêtrice principale Marion Briem. 

"Marion Briem" ? Mais où est encore passé Erlendur me direz-vous ? Pour les spécialistes de l'auteur, vous saurez tout de suite qu'il n'est pas bien loin puisque ladite Marion n'est autre que son mentor, que nous retrouverons par la suite dans d'autres opus des Erlendur, quand celui-ci aura pris ses marques. Pour l'heure, il est un jeune débutant qui n'est pas encore sous les feux des projecteurs, et c'est la mystérieuse Marion que nous découvrons dans cet opus. Ancienne habituée des sanatoriums à cause d'une tubeculose vivace, elle acquiert au cours du récit une densité dramatiqe qui fait toute la force des personnages de Indridason. 

Son enquête avance à pas feutré, de fines ramifications s'établissent entre la rencontre mythique des deux géants des échecs et son enquête. Elle sait qu'elle évolue dans un monde politique aux enjeux complexes, mais elle n'hésite pas à remuer ciel et terre pour honorer la mémoire de ce jeune homme assassiné comme par hasard. 

Un Indridason qui joue habilement avec nos nerfs...

Ce que j'ai moins aimé :

- Un peu lent.

Premières phrases :

"A la fin du film, lorsque la lumière fut rallumée et que les spectateurs eurent quitté la salle, l'ouvreur découvrit le cadavre.

C'était une séance de cinq heures, en milieu de semaine."

Vous aimerez aussi :

Du même auteur :  La rivière noire

D'autres avis :

Clara DasolaDominique

Métailié 

Le duel, Arnaldur Indridason, traduit de l'islandais par Eric Boury, Métailié noir, février 2014, 320 p., 19.50 euros

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Le sang versé de Asa LARSSON

Publié le par Hélène

                                        

Prix du meilleur roman policier suédois 2004

 

L'auteur :

Asa Larsson a grandi à Kiruna, 145 km au-dessus du cercle polaire Arctique ; où se déroulent également ses romans. Avocate comme son héroïne, elle se consacre désormais à l'écriture. Les cinq tomes de la série autour de Rebecka Martinsson sont en cours de traduction dans 30 pays.

 

L'histoire :

L'avocate Rebecka Martinsson, en mission pour son cabinet, est de retour dans sa ville natale de Kiruna. Une femme pasteur est retrouvée mutilée et pendue à l'orgue de son église. Ce meurtre n'est pas sans rappeler à la jeune femme une affaire similaire qui a eu lieu un an auparavant.

 

Mon avis : 

Un an auparavant, une terrible affaire a ravagé la jeune avocate Rebecka Martinsson. Laquelle ? Mystère... Il fallait lire le tome précédent pour le savoir ! Il n'en est fait mention ici par bribes, qu'il est difficile d'assembler pour construire une histoire cohérente. Le lecteur reste osbtinément dans le flou. Soit, c'est un concept. Frustrant mais pourquoi pas... Malheureusement peu à peu nous nous rendons compte que la conséquence inévitable de ce flou artistique est que nous passons totalement à côté de la psychologie de la belle Rebecka. Ses contours sont tout aussi flous que son passé. Et si encore il ne s'agissait que d'elle... Mais les autres personnages ont une psychologie tout aussi sommaire, et en plus, ils sont nombreux -avec des noms suédois (cqfd) ce qui n'aident pas-

Faisons donc un trait sur les personnages, il n'en reste pas moins que l'endroit choisi pour planter les intrigues est atypique : Kiruna, la Laponie, tout un univers...  Mais pas du tout exploité, les descriptions sont rares, les moeurs des habitants peu abordés, et somme toute ce roman n'a de "nordique" ou "artique" que le nom.

Pour finir, la fin est décevante, somme toute ordinaire...

Alors oui quelques réflexions sur la difficulté d'élever ses enfants approfondissent un tantinet le propos, mais au final, rien d'extraordinaire dans ce roman, je ne pense pas qu'il me marquera. il est totalement abusif de le placer aux côtés de Mankell et Indridason !

 

Premières phrases :

"Je suis recroquevillé sur l'étroite banquette de la cuisine. Incapable de dormir. En plein coeur de l'été les nuits sont trop claires et n'incitent pas au repos. La pendule en face de moi va bientôt sonner une heure. SOn tic-tac enfle dans le silence. Disloque mes pensées et toute tentative de réflexion sensée. Sur la table est posée la lettre de cette femme."

 

Vous aimerez aussi :

Romans policiers nordiques (des vrais cette fois-ci)

 

Le sang versé, Asa Larsson, traduit du suédois par Caroline Berg, avril 2014, 22 euros

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Ce doux pays d’Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

« Tout le monde a peur de quelque chose non ? Ici en tout cas, tout le monde a peur. »

Mon avis :

La chaleur s’infiltre insidieusement dans la ville de Göteborg à l’approche de la Saint Jean. La tension monde quand trois corps sont retrouvés sauvagement assassinés dans une épicerie isolée. Erik Winter, de retour d’Andalousie doit enquêter dans une atmosphère discrète. En effet il doit s’immiscer dans les quartiers de la communauté kurde, des personnes méfiantes en raison de leur situation pas toujours très régulière, ou de leur passé tourmenté.

L’intrigue se met en place doucement, dans une atmosphère saturée par la chaleur et les enquêteurs n’avancent que pas à pas dans ce milieu protégé des réfugiés. 

Ake Edwardson imbrique savamment intrigue policière et arrière-fond social et politique. Il pose un regard critique acerbe sur la société suédoise et ses dérives, alors que le pays est souvent proposé comme un modèle à l'échelle européenne. L'atmosphère lourde de cette veille de la Saint Jean est parfaitement bien rendue, le soleil pesant aussi lourd que les non-dits sur les âmes tourmentées des personnages. Personnages savamment étoffés, comme celui du héros récurrent Erik Winter qui inquiète ici avec ses migraines à répétition. Cela annonce-t-il sa fin prochaine ?

Premières phrases :

« D’aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu le sable. Le sable. Quoi d’étonnant ? Je le faisais couler entre mes doigts, je le sentais glisser sous mes pieds. »

L'auteur :

http://www.editions-jclattes.fr/auteur-ake-edwardson-000000026682

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Je voudrais que cela ne finisse jamais   ; Presque mort  ; Le ciel se trouve sur terre 

Série Erik Winter

  1. Dans med en ängel, 1997 (*) / Danse avec l'ange, 2002Death Angels, 2009
  2. Rop från långt avstånd, 1998 / Un cri si lointain, 2003 / The Shadow Woman, 2010
  3. Sol och skugga, 1999 / Ombre et soleil, 2004 / Sun and Shadow, 2005
  4. Låt det aldrig ta slut, 2000 /   Je voudrais que cela ne finisse jamais , 2005 / Never End, 2006
  5. Himlen är en plats på jorden, 2001 (*) / Le ciel se trouve sur Terre, 2011 / Frozen Tracks, 2007
  6. Segel av sten, 2002 / Voile de pierre, 2006 / Sail of Stone, 2011
  7. Rum nummer 10, 2005 / Chambre numéro 10, 2007
  8. Vänaste land, 2006 / Ce doux pays, 2007
  9. Nästan död man, 2007 / Presque mort, 2009
  10. Den sista vintern, 2008 / Le dernier hiver, 2010

Ce doux pays, Ake Edwardson, traduit du suédois par Marie-Hélène Archambeaud, 10/18, 2007, 8.40 euros

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