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roman policier nordique

La trilogie du Minnesota. 3. Corbeaux de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                  corbeaux.jpg

♥ ♥

Le dernier tome de la trilogie

 

 L’auteur :

 

Né en 1963, Vidar Sundstøl est originaire de Drangedal, dans le Telemark. Il a vécu entre la Norvège, les Etats-Unis et l'Egypte, avant de se consacrer à l'écriture. Les corbeaux est le dernier volet de la trilogie du Minnesota.

 

L’histoire :

 

L’hiver, la neige, le froid. Lance Hansen est dans un motel non loin de la frontière canadienne. Sa famille et ses amis le croient en voyage en Norvège, le pays de ses ancêtres qui l’obsède tant, mais il se terre, cherche à se faire oublier, craint son frère depuis leur partie de chasse qui a mal tourné.
Lorsqu’enfin il sort  de sa torpeur et de sa tanière, le vieil Ojibwa Willy Dupree lui donne la clef du chemin des rêves. Swamper Caribou hante dès lors son sommeil troublé et le mène vers le véritable meurtrier. Mais encore faut-il savoir comprendre la voix des anciens et accepter de regarder vers l’avenir… 

 

Ce que j’en ai pensé :

 

J’ai retrouvé l’engouement éprouvé à la lecture du 1er tome : une intrigue bien menée, une histoire familiale dense et un passé lié aux indiens et à leurs croyances passionnant. Parmi les croyances des indiens ancêtres de Lance, celle du mythe des Rêves, et de leur importance dans la construction de l'individu : Lance ne rêve plus et aimerait connaître la signification de l'apparition de son ancêtre Swamper Caribou qui semble vouloir lui délivrer un message venu de l'au-delà. Il lui faudra recourir au savoir-faire des anciens pour enfin se libérer de ces visions. Lance est également confronté à des Indiens de chair et de sang, bien réels, et aux problèmes de drogue qui sévissent dans les réserves indiennes.  

Lance continue à s'interroger sur sa famille, en se centrant cette fois-ci sur sa jeune nièce, et son difficile passage dans l'âge interlope de l'adolescence. L'amour filial et les liens forts tressés au fort de la famille sont au coeur du roman. 

Ainsi le roman s'axe davantage sur ces problématiques que sur l'intrigue policière à proprement parlé. Celle-ci aurait pu être plus travaillée à mon sens en termes de tension nerveuse, de suspens.

Pour conclure sur la trilogie, je dirais que le découpage en trois tomes manque de cohérence et que l'ensemble aurait mérité un effort accru sur la construction et le rythme. Il n'en reste pas moins que cette trilogie ne manque pas d'intérêt et aborde avec subtilité des questions complexes comme l'amour filial et l'histoire des indiens dans cette région des Etats-Unis.

Une trilogie atypique que je recommande. 

 

Premières phrases :

 

« Pris par les glaces, le lac Supérieur s’était transformé en un désert blanc et vide. A Duluth, la température restait en permanence à moins vingt degrés. Plus aucun navire ne passait sous le vieux pont mobile, ce qui d’habitude arrivait plusieurs fois par jour. Ainsi fermé toute la journée, l’acier, couvert de givre, scintillait sous le soleil bas de janvier. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL ; La trilogie du Minnesota 2. Seuls les morts ne rêvent pas de Vidar SUNDSTOL 

Autre :  Roman policier nordique

 

Corbeaux, Vidar SUNDSTOL, traduit du norvégien par Hélène HERVIEU et Eva SAUVEGRAIN, Grasset, 2013, 412 p., 22 euros 

 

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La trilogie du Minnesota 2. Seuls les morts ne rêvent pas de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                          seuls-les-morts-ne-revent-pas.jpg

♥ 

Un deuxième tome décevant.

 

L'auteur :

 

Vidar Sundstøl est un écrivain norvégien, auteur de romans policiers.
Il a grandi à Drangedal dans le Telemark. Il a étudié au Writer’s College de Bø en 1987.
Son premier livre, Kommandolinjer a été publié en 1987. Il a écrit la trilogie du Minnesota, dont le dernier tome sort en 2011. (Source : Babélio)

 

L'histoire :

 

La suite de cette trilogie du Minnesota, où nous retrouvons Lance aux prises avec son frère dans une partie de chasse interminable...

 

Quatrième de couverture :

 

« Et si c’était lui, le mort et les autres, les vivants ? Et qu’il ne pouvait pas les voir parce qu’il se trouvait déjà de l’autre côté du mur invisible de la mort ? Seuls les morts ne rêvent pas. C’était peut-être  pour ça qu’il ne voyait pas d’autre être humain qu’un Indien dans de vieux vêtements ? Parce que Lance était mort et l’Indien aussi, et que les morts ne voyaient que les morts… »

 

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Ce que j'ai aimé :

 

Ce deuxième tome est prenant, l'atmosphère est intrigante, parallèlement à cette partie de chasse qui n'en finit pas, se déroule le récit de l'ancêtre des garçons, aux prises lui avec un indien-gitan.

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Beaucoup trop court (à peine 200 pages)

- L'unité de lieu est lassante : la forêt, la forêt, le lac, la forêt... De même pour l'unité de temps : une ou deux journées, sans parler de l'unité d'action : une partie de chasse... et c'est tout !

- Il est à déplorer un contraste entre le tome 1 avec de nombreux personnages, une enquête digne de ce nom, le FBI, rien que ça, et ce tome deux, épuré, presque vide, qui aurait gagné à être inséré dans le tome 3 sans doute, il ne semble pas constituer un tome à part entière.

- De fait, un roman avec beaucoup de répétitions, une action qui n'avance pas, et quand enfin il se passe quelque chose nous sommes à la dernière page et il faut acheter le tome 3 pour savoir ce qui s'est passé !

 

Premières phrases :

 

« Son portable vibra. Lance le sortit avec mille précautions de sa poche de pantalon et jeta un coup d'oeil sur le numéro affiché : inconnu. Il ne répondit pas, puis serra de nouveau sa carabine entre ses deux mains. »

 

Vous aimerez aussi :

 

 La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL

Roman policier nordique

 

D'autres avis :

 

Territoire polarLe Figaro 

 

Seuls les morts ne rêvent pas de Vidar SUNDSTOL, Grasset, avril 2012, 16 euros

 

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La trilogie du Minnesota 1. Terre des rêves de Vidar SUNDSTOL

Publié le par Hélène

                                                   trilogie-minnesota.jpg 

♥ ♥ ♥

Le premier tome d'une trilogie prometteuse... 

Ce que j’ai aimé :

L'action se déroule dans la région du Minnesota, près de Tofte au bord du lac supérieur. Lance est un policier du parc mais il n'a jamais été confronté à des délits majeurs. Il préfère passer ses heures à collecter des informations sur le passé de la région, sur ses premiers colons norvégiens, et de fait sur l'histoire de ses ancêtres.

Pour la première fois, il se retrouve confronté à un meurtre, très difficile à résoudre car aucune piste ne semble s'ouvrir devant lui. Si ce n'est cet homme qu'il a aperçu le jour du meurtre dans les alentours et qu'il devrait interroger dnas le cadre de l'enquête. Mais rien n'est aussi simple : des considérations morales, personnelles, psychologiques vont se dresser devant lui, le poussant à cacher sa découverte. Aidé par le FBI, il devra choisir entre la sincérité et ses contraires...

Ainsi, ce roman mêle habilement intrigue policière, considérations psychologiques et morales, et données historiques autour de l'histoire des norvégiens installés au Minnesota au XIXème siècle. L'atmosphère de cette région au passé multiculturel est fascinante. S'y mêlent mysticisme indien, passé nordique, et présent américain, dans une cohabitation a priori sans heurts.

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Ce que j’ai moins aimé :

 Quelques longueurs et insistances un peu malvenues, j’ose espérer qu’elles s’estomperont au deuxième tome… Deuxième tome que je me suis empressée d'acheter car le suspens à la fin du premier tome reste quasi-entier...

 

Premières phrases :

 

« Le lac scintillait au soleil. Au loin, il semblait s’étendre à l’infini pour se fondre dans le ciel.

Il n’y avait presque pas de circulation. Une Jeep Cherokee noire longeait le lac en direction du sud. Le chauffeur portait des lunettes de soleil pour se protéger de la forte lumière matinale. »

 

Vous  aimerez aussi :

 Du même auteur : Le tome 2 de la trilogie Seuls les morts ne rêvent pas

Autre :  La saga des émigrants de Vilhelm MOBERG

 

 Terre des rêves, La trilogie du Minnesota tome 1, Vidar Sundstol, traduit du norvégien par Hélène Hervieu et Eva Sauvegrain, Points, 2011, 7.60 euros

 

Défi nordique (2013) avec Lystig

 

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Délivrance de Jussi ADLER-OLSEN

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥ ♥

 Prix du meilleur thriller scandinave et Prix des Libraires danois.

 L’auteur :

 Né à Copenhague, Jussi Adler-Olsen a étudié la médecine, la sociologie, le cinéma et la politique. Ancien éditeur, il connaît un succès sans précédent avec Département V, série bestseller qui compte déjà quatre tomes et qui a remporté les prix scandinaves les plus prestigieux. La série est en cours de traduction dans une trentaine de pays, et s'est déjà vendue à plus de 5 millions d'exemplaires en Europe.

Le premier volet, Miséricorde, paru chez Albin Michel en octobre 2011, s'est vendu à ce jour à plus de 40 000 exemplaires. (Présentation de l’éditeur)

 L’histoire :

Au fin fond de l’Ecosse, une bouteille ancienne en verre poli est longtemps restée sur le rebord d’une fenêtre. Personne ne l’avait remarquée, pas plus que le message qu’elle contenait. Un message qui commence par le mot Hjœlp, « au secours », en danois, écrits en lettres de sang…

Envoyée par la police anglaise à Copenhague, la mystérieuse missive atterrit entre les mains de Mørck et de son équipe. Son déchiffrage révèle qu’elle provient de deux garçons qui auraient été kidnappés dix ans plus tôt. Chose étrange : leur disparition n’a jamais été signalée… (Présentation de l’éditeur)

 Ce que j’ai aimé :

 Ce troisième opus des aventures de la section V est de très bonne facture : nous retrouvons le trio improbable qui dans le tome 2 s’est vu renforcé par une présence féminine  : Rose, jeune femme plutôt excentrique et étrange. Le jeune Assad est tout aussi flou : des questions sur son identité et son passé vont apparaître subrepticement.

L'intrigue est passionnante offrant une plongée dans l’univers étriqué des sectes religieuses et de leurs errances totalitaires et violentes. L'enquête est une course contre la montre et la mort, il ne s’agit pas de découvrir qui est le meurtrier pour le lecteur puisqu’il le sait : des chapitres sont consacrés à son point de vue, d’autres à celui de sa femme, et les derniers aux enquêteurs. Mais les enquêteurs doivent retrouver deux enfants enlevés par cet homme avant qu'ils ne les tuent, si bien que les heures sont comptées... 

Les intrigues secondaires sont tout aussi intéressantes : la femme du meutrier se rend compte petit à petit des zones d'ombre de son mari et va chercher à échapper à ses griffes, tandis qu'une autre jeune femme va succomber aux charmes du diable personnifié... 

Ce roman est admirablement bien conçu, démoniaque à souhait pour un très bon moment de lecture. A conseiller.  

 Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

Premières phrases :

 « Il y avait maintenant trois jours qu’ils étaient là et leurs vêtements étaient imprégnés d’une odeur de goudron et d’algues. Sous le plancher du hangar à bateaux, une substance épaisse faite de glace à demi fondue clapotai doucement contre les pilotis, et leur rappelait des jours plus heureux. »

 Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Miséricorde de Jussi ADLER OLSEN

 Autre : Roman policier nordique  

 D’autres avis :

Yves ;  Jostein ; Valérie ; Lystig, Keisha et Jules.

 

 Délivrance, la troisième enquête du département V, Jussi Adler-Olsen, traduit du danois par Caroline Berg, Albin Michel, janvier 2013, 672 p., 22.90 euros

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Le ciel se trouve sur terre de Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

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   ♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

Åke Edwardson est né en 1953. Les Aventures d'Erik Winter ont été traduites dans plus de vingt langues; elles ont reçu des distinctions dans le monde entier, dont une nomination pour le Los Angeles Times Book Prize, et ont été adaptées pour la télévision (Présentation de l’éditeur)

 

 L’histoire :

Un climat d'angoisse éclipse à Göteborg les festivités de fin d'année. Tour à tour, des enfants sont enlevés quelques heures par un inconnu sans qu'aucun crime ne puisse être constaté. Alors qu'il enquête sur de violentes agressions touchant les étudiants, Erik Winter est sur le qui-vive. Jusqu'à ce que les deux affaires s'accélèrent brutalement... (Présentation de l’éditeur)

 

 Ce que j’ai aimé :

 Deux affaires aux allures étranges s’entremêlent dans ce nouvel opus des aventures de Erik Winter : la disparition momentanée d’enfants et l’agression d’étudiants dotés de cicatrices hors du commun par la suite. Pourquoi divers enfants racontent-ils être montés dans la voiture d’un homme qui les avait attirés avec des bonbons ? Disent-ils la vérité ou bien s’agit-il d’élucubrations d’enfants lovés dans des délires imaginatifs ? Et quels sont les liens entre ces étudiants agressés la nuit, et incapables de donner davantage de détails ?

 Ake Edwardson revient sur les blessures inoubliables de l’enfance, mais il pointe aussi les défaillances des jardins d’enfants, qui, par manque de personnel ne peuvent avoir l’œil partout alors que les pédophiles, eux, peuvent être à tous les coins de rue.

 Parallèlement, la vie domestique de Erik ronronne entre Angela et Elsa sa petite fille. Un nouvel opus passionnant des aventures de ce cher Erik Winter... 

 

 Ce que j’ai moins aimé :

-          Rien.

 

 Premières phrases :

« L’un des enfants se précipita du haut de son perchoir et atterrit dans le bac à sable, puis il éclata d’un rire bref. C’avait l’air amusant. Lui aussi voulait sauter, mais alors il lui faudrait sortir de la voiture, longer la grille et franchir le portillon pour grimper sur les barres jaunes et rouges. »

 

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Je voudrais que cela ne finisse jamais de Ake EDWARDSON ; Presque mort de Ake EDWARDSON

Autre : Roman policier nordique

 

Le ciel se trouve sur terre, Ake Edwardson, Traduit par Marie-Hélène ARCHAMBEAUD, 10/18, octobre 2012, 504 p., 9.10 euros

Série Erik Winter

 

1.      Danse avec l'ange, 2002/

2.      Un cri si lointain, 2003 /

3.      Ombre et soleil, 2004 /

4.      Je voudrais que cela ne finisse jamais, 2005 /

5.      Le ciel se trouve sur Terre, 2011 /

6.      Voile de pierre, 2006 /

7.      Chambre numéro 10, 2007

8.      Ce doux pays, 2007

9.      Presque mort, 2009

10.  Le dernier hiver, 2010

 

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Comme dans un miroir de Gunnar STAALESEN

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥

 

 L’auteur :

 Gunnar Staalesen est né à Bergen, en Norvège, en 1947. Il crée en 1975 le personnage de Varg Veum, qu'il suivra dans une douzaine de romans, rencontrant un vif succès puisqu'ils se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires en Norvège.

Il est aussi l'auteur de la grande fresque Le roman de Bergen, en six volumes.
 

L’histoire :

En 1957, une femme sublime se tue en voiture avec son amant saxophoniste, dans un pacte macabre. Elle laisse deux filles. Trente-cinq ans plus tard, lorsque l'une disparaît avec son mari, sa soeur imagine le pire et appelle Varg Veum. Entre le mythe des amants suicidés en 1957 et le présent, beaucoup de recoupements, de ressemblances, comme dans un miroir. Les chalets de montagne sur les hauteurs de Bergen se renvoient les échos du passé par-delà les fjords.

Sur fond de trafic en tous genres, la Norvège des années 90 a bien les deux pieds dans son époque. Varg Veum aussi : il vient d'acheter un téléphone portable !
Un nouvel épisode jazzy pour le privé norvégien.

 

Ce que j’ai aimé :

Varg Veum est un personnage mélancolique attachant, à l'image de cette atmosphère jazzy dans laquelle baigne le roman. Les airs de saxophone semblent s'échapper voluptueusement des pages pour nous chanter les relations passionnelles de ces amants maudits liés par ce qui semble être un pacte funèbre. Le sang d'Humphrey Bogart coule dans les veines de Varg, homme moral et pourfendeur de la noble cause surtout pour les jolies femmes en détresse.

 Comme un miroir mêle une enquête classique autour du thème de l’adultère et des thématiques plus actuelles comme le traitement des déchets toxiques ou l'émigration clandestine. Cette alliance entre sujets d'actualité et sujets intemporels reflète bien l'image du roman baignant dans une atmosphère sépia.  

L'ensemble est servi par un style à la fois lyrique dans les descriptions et dynamique dans l'action.

 Ce que j’ai moins aimé :

Une enquête qui manque un peu de punch et dont le rythme langoureux ne plaira pas à tout le monde…

 Premières phrases :

  "Je l'avais vue bien avant que nous nous croisions. Nous allions chacun dans sa direction sur la portion de montagne que les Berguénois appellent Vidden, le haut plateau, comme s'il n'y en avait qu'un. Elle arrivait d'Ulriken, en direction de Floien."

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur :

 

La série des Varg Veum dans l'ordre :

 

1- Le Loup dans la bergerie (Rocher, 1994 ; rééd. Gaïa, 2002)

2- Brebis galeuses (L'Aube, 1997)

3- Pour le meilleur et pour le pire (Gaïa, 2002)

4- La Belle dormit cent ans (Gaïa, 2002)

5- La Femme dans le frigo (Gaïa, 2003)

6- La Nuit, tous les loups sont gris (Gaïa, 2005)

7- Anges déchus (Gaïa, 2005)

8- Fleurs amères (Gaïa, 2008)

9- Les Chiens enterrés ne mordent pas (Gaïa, 2009)

10- L'Ecriture sur le mur (Gaïa, 2011)

11. Comme dans un miroir (Gaïa, 2012) 

 Autre :

 Roman policier nordique

 

D’autres avis :

 Lystig ; aproposdelivres

 

Comme dans un miroir, Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, septembre 2012, 304 p., 23 EUROS

dialogues-croises

 challenge rentrée littéraire 2012

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Le léopard de Jo NESBO

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

  

 L’auteur :

 Jo Nesbø, musicien, auteur-interprète, journaliste économique, est un écrivain renommé.

Il a d'abord été journaliste économique puis s'est dirigé vers la musique. Il est connu pour sa participation en tant qu'auteur, compositeur et interprète au groupe de pop "Di Derre", un des plus célèbres en Norvège, de 1993 à 1998.

Il est propulsé sur la scène littéraire en 1997 avec son premier titre, L'homme chauve-souris, qui reçoit en 1998 le prix du meilleur roman policier nordique.

Suivront Les cafards, et Rouge-Gorge, sacré meilleur polar norvégien de tous les temps par les lecteurs ainsi que par les auditeurs de la radio nationale.

En 2007, Jo Nesbø a écrit son premier roman pour la jeunesse. (Source : Babélio)

 

L’histoire :

Deux femmes sont retrouvées mortes à Oslo, toutes les deux noyées dans leur sang. La police, en pleine guerre interservices, se retrouve face à un mystère, puisque les blessures à l’origine des hémorragies fatales semblent avoir été provoquées de l’intérieur.

La belle Kaja Solness, de la brigade criminelle, est envoyée à Hong Kong pour retrouver le seul spécialiste norvégien en matière de tueurs en série. Le policier alcoolique s’est caché dans une ville d’un million d’habitants pour fuir les démons assoiffés de sang d’anciennes affaires, les souvenirs amers de la femme qu’il aime ainsi que les membres des triades à qui il doit de l’argent. Ce flic s’appelle Harry Hole…

 Pour la huitième affaire de son enquêteur fétiche, Harry Hole le détective au grand cœur et à la gueule cassée, Jo Nesbø nous livre son roman le plus complexe et le plus maîtrisé. Le léopard est une traque sans pitié qui laisse le lecteur pantelant. Nous promenant des pics enneigés de la Norvège aux volcans sulfureux du Congo, rien ne nous est épargné : avalanches mortelles, volcan en éruption, tueur en série à faire frémir, guerre des polices et manipulations en tout genre, sans oublier une histoire d’amour en arrière-plan pour offrir des moments de respiration au cœur de cette tornade d’action aux reflets d’hémoglobine. Nesbø mène son récit tambour battant, comme au volant d’un bolide lancé à tombeau ouvert jusqu’à la dernière page. Un thriller magistral. (Présentation de l’éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

Le léopard est un de ces thrillers au suspens addictif, un page-turner diablement efficace : trahisons, rebondissements à répétition, fausses pistes qui se complexifient au fur et à mesure, sentiments ambivalents, violence, volcans en éruption, avalanches impromptues, tout est mis en œuvre pour que le lecteur devienne accroc…

Harry Hole est un personnage meurtri qui oscille entre lucidité et un cocktail censé lui faire oublier l’éloignement de la femme de sa vie et de son fils : cocktail mélangeant alcool et opium, alliage détonnant...

 

Ce que j’ai moins aimé :

La psychologie reste assez sommaire. quelques clichés comme cette théorie du mâle dominant :

"Chaque fois que la porte s'ouvrait, il avait presque besoin de deux ou trois secondes pour appréhender toute cette beauté. laisser la confiramtion le pénétrer. La confirmation qu'elle l'avait choisi, lui, parmi le shommes qui la désiraient - en pratique n'importe quel homme non aveugle doté de penchants plus ou moins hétérosexuels. La confirmation qu'il était le chef d emeute, le mâle dominant, le mâle qui avait la priorité quand il s'agissait de s'accoupler avec cette femelle." (p. 457) 

 Un peu trop long, un peu trop d’actions spectaculaires, l’ensemble est très américain. Mais efficace...

 Premières phrases :

« Elle se réveilla. Cligna des yeux dans l’obscurité complète. Ouvrit grande la bouche et respira par le nez. Elle cilla de nouveau. Sentit une larme couler et dissoudre le sel d’autres larmes. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Rouge-gorge

Autre :   Les neuf dragons de Michael CONNELLY

D’autres avis :

Presse : Le Figaro ; Télérama

  Blogs :  Dasola Dominique Jean-Marc  

 

POCHE : Le léopard, Une enquête de l’inspecteur Harry Hole, Jo Nesbo, traduit du norvégien par Alex Fouillet, Folio policier, 854 p., 9.10 euros

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Eté de Mons KALLENTOFT

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥

Un roman policier efficace 

  L’auteur :

 Mons Kallentoft est né en 1968 en Suède. Journaliste et auteur, il a déjà publié cinq romans qui ont reçu de nombreux prix. Été est le deuxième volume de la tétralogie des Quatre Saisons. Le premier, Hiver, est disponible en Points.

 L’histoire :

Linköping se consume sous le soleil brûlant. C’est l’été du siècle en Suède. De quoi perdre la raison, pense l’enquêtrice Malin Fors. Une adolescente est retrouvée nue dans le parc municipal, hagarde ; une autre, assassinée. Seul point commun : une peau irréellement propre. Pervers prudent ou rituel de nettoyage ?

 Ce que j’ai aimé :

 Les problématiques mises en place liées au délitement de la société apportent au roman une profondeur sociologique, psychologique : les prégugés sexistes et racistes se taille une part du lion dans un pays surtout connu pour son image lisse de société idéale...

 Mons Kallentoft évoque ici encore, comme dans son précédent opus Hiver l’influence des traumas de l’enfance sur les êtres et met en lumière les séquelles que peut laisser en l'être humain une enfance violente ou traumatisante.  

L'auteur s'ingénue à laisser des parts obscures dans l'histoire, il laisse des questions en suspens comme pour mieux souligner les pouvoir puissant de l'imagination capable de combler les vides et d'apporter des réponses partielles...

 Ce que j’ai moins aimé :

- L’appellation du « Mal » pour désigner le tueur est un peu trop manichéenne et grandiloquente à mon goût...

 - La quatrième de couverture dévoile un élément de l'intrigue qui ne se produit pourtant que dans la dernière partie du roman.

 Premières phrases :

 « Je ne vais pas te tuer, mon ange d’été, je vais seulement t’aider à renaître.

Tu dois retrouver la pureté de l’innocence. La saleté des vieilles histoires doit être évacuée, le temps doit se trahir et il ne doit rester que le bien. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Hiver

 D’autres avis :

Kathel Canel, Cathulu Emeraude Paul Arre ; Clara http://fibromaman.blogspot.fr/2012/05/mons-kallentoft-ete.html

 Presse : Télérama  

 

Eté, Mons Kallentoft, traduit du suédois par Max Stadler et Lucile Clauss, Le serpent à plumes,  2010, 440 p., 24 euros

POCHE : Eté, Mons Kallentoft, traduit du suédois par Max Stadler et Lucile Clauss, Points, mai 2012, 408 p., 7.60 euros

 12 d'Ys

challengeQuatreSaisons

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Presque mort de Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

                                                    presque-mort-1.jpg

♥ ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

Åke Edwardson est né en 1953. Les aventures d’Erik Winter ont été traduites dans plus de vingt langues ; elles ont reçu des distinctions dans le monde entier, dont une nomination pour le Los Angeles Times Book Prize, et ont été adaptées pour la télévision.

 

L’histoire :

Un gangster, un écrivain, un politicien et un citoyen ordinaire – sans compter ce commissaire rongé par le doute et par un mal de tête persistant. L’automne est exceptionnellement beau mais tous sont rattrapés par un sombre événement. Leurs destins se rejoignent autour de la disparition d’une jeune fille, trente ans auparavant. Tous seront confrontés à cette mort et réunis autour de cette mort.

 Presque mort est le neuvième et avant-dernier roman de la série des enquêtes du commissaire Erik Winter et de ses collègues de la brigade criminelle de Göteborg.

 

Ce que j’ai aimé :

 Ake Edwardson est un homme qui prend son temps : il parsème le chemin du lecteur de divers éléments sans rapports apparents, les laissent dériver, un à un, indépendamment, comme des particules isolées, puis, peu à peu, comme dans un puzzle, un élément s’insère dans un autre, un deuxième dans les deux autres… Un à un les éléments disparaissent, s’évaporent dans la nature ou dans la mort, et le mystère s’épaissit en même temps qu’une trame se dessine. Tout le talent de l’auteur est de réussir à rester sur le mince fil qui court entre mystère et lucidité. L’ensemble finit par créer un puzzle cohérent, très sombre, à l’image de cette Suède errant entre chien et loup.

 Erik Winter subit l’assaut de migraines infernales qui gangrènent son esprit et ses actes, comme si elles étaient le signe d’un délitement généralisé : délitement des couples aux sentiments fluctuants et incertains, délitement des mœurs, du physique en proie au temps qui passe, de la vie, qui, de fil en aiguille roule vers la mort et fait de nous, êtres humains encore vivants, des « presque morts »…

 Du grand art…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 Il vaut mieux lire les épisodes dans l’ordre de façon à mieux appréhender l’histoire personnelle des protagonistes que l’on retrouve tout au long de la série…

 

Premières phrases :

 « La voiture était stationnée là, portières grandes ouverte, moteur en marche, les phares trouant la nuit jusqu’à la forteresse sur la rive du fleuve. La scène avait quelque chose d’irréel. Les chaussées de bronze étaient vides. Le ciel s’élargissait à l’ouest, rougeoyant encore de la veille, comme si le crépuscule n’avait pas voulu lâcher prise. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :

Série Erik Winter

  1. Dans med en ängel, 1997 (*) / Danse avec l'ange, 2002/ Death Angels, 2009
  2. Rop från långt avstånd, 1998 / Un cri si lointain, 2003 / The Shadow Woman, 2010
  3. Sol och skugga, 1999 / Ombre et soleil, 2004 / Sun and Shadow, 2005
  4. Låt det aldrig ta slut, 2000 /   Je voudrais que cela ne finisse jamais , 2005 / Never End, 2006
  5. Himlen är en plats på jorden, 2001 (*) / Le ciel se trouve sur Terre, 2011 / Frozen Tracks, 2007
  6. Segel av sten, 2002 / Voile de pierre, 2006 / Sail of Stone, 2011
  7. Rum nummer 10, 2005 / Chambre numéro 10, 2007
  8. Vänaste land, 2006 / Ce doux pays, 2007
  9. Nästan död man, 2007 / Presque mort, 2009
  10. Den sista vintern, 2008 / Le dernier hiver, 2010

 

Autre :

Roman policier nordique

 

D’autres avis :

Télérama ; Le magazine littéraire   

  

Presque mort, Ake Edwardson, traduit du suédois par Marie-Hélène Archambeaud, JC Lattès, 2009, 476 p., 22.50 euros

 POCHE : Presque mort, Ake Edwardson, traduit du suédois par Marie-Hélène Archambeaud, 10/18, 2009, 430 p.,  8.60 euros

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Hiver de Mons KALLENTOFT

Publié le par Hélène

                                              hiver-kallentoft.jpg

 ♥ ♥ ♥

  L’auteur :

Mons Kallentoft est né en 1968 en Suède. Journaliste et auteur, il a déjà publié cinq romans qui ont reçu de nombreux prix. Vendus à 50 000 exemplaires en France et traduits en plusieurs langues, Hiver, Été et Automne ont connu un succès retentissant dès leur parution.

 L’histoire :

Mardi 31 janvier, 7 h 22. Il fait encore nuit à Ôstergôtland. Cet hiver est l'un des plus froids que l'on ait connus en Suède. Ce matin-là, Malin Fors et ses collègues de la criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, pendu à une branche d'arbre. Mais comment diable cet homme a-t-il atterri ici ? Meurtre ? Suicide ? Et d'où viennent ces étranges blessures qui recouvrent son corps ? D'indice en indice, de nouveaux personnages apparaissent : les trois frères d'une certaine Maria, suspectés de viol ; Joakim et Markus, deux adolescents pas très nets ; Valkyria et Rickard Skoglôf, deux marginaux adeptes de cultes vikings. Les policiers sont perplexes. Pour la première fois en France, le public est invité à faire la connaissance de la célèbre Malin Fors, qui compte déjà des millions de fans en Scandinavie.

 

Ce que j’ai aimé :

 « La célèbre Malin Fors » est effectivement une femme attachante, à fleur de peau, affublée de fêlures savamment dosées. Elle flirte avec l’alcool quand sa solitude et ses angoisses se font trop insistantes, mais réussit néanmoins à assumer son rôle de mère divorcée. Aux prises avec les émois amoureux de sa fille adolescente, elle parvient à garder le cap tout en menant l’enquête sur cet homme retrouvé pendu pour d’obscures raisons.

Le dit-homme pendu nous adresse la parole d’outre-tombe, procédé original qui agrémente les pages d'une aura surnaturelle...

 L'enquête nous emmène sur diverses pistes et se joue du lecteur avec délices.

Et enfin, la résolution de l'intrigue explore les côtés sombres de l'âme humaine...

En conclusion, un roman policier qui ne déçoit pas, bien ficelé...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 Premières phrases :

« Ne me frappez pas.

Vous entendez ?

Laissez-moi tranquille.

Non, non, ouvrez-moi la porte. les pommes, l'odeur des pommes. Je la sens."

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Eté

Autre : Roman policier nordique  

 

D’autres avis :

 Cuné ; Stephie ; Pimprenelle ; Mimi Pinson 

 

Hiver, Mons Kallentoft, Le serpent à plumes, novembre 2009, 483 p., 24.40 euros

POCHE : Hiver, Mons Kallentoft, Points, septembre 2011, 7.90 euros

 challengeQuatreSaisons

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