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roman policier nordique

L'écriture sur le mur de Gunnar STAALESEN

Publié le par Hélène

                                 ecriture sur le mur

 ♥ ♥ ♥ ♥

« Que sait-on réellement de ses enfants ? » (p.61)

  

L’auteur :

 

Gunnar Staalesen est un romancier norvégien. Il crée en 1975 le personnage du privé Varg Veum, qu’il suivra dans une douzaine de romans, rencontrant un vif succès puisqu’ils se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires en Norvège.

 

L’histoire :

 

Un juge d’instance est retrouvé mort dans un hôtel de Bergen, affublé de dessous féminins. Peu de temps après, le détective privé Varg Veum est chargé d’enquêter sur la disparition d’une jeune fille, Thorild. Simultanément il reçoit des lettres anonymes qui contiennent un avis de décès : le sien…

 

Ce que j’ai aimé :

 

-         C’est un récit qui entraîne le lecteur dans un rythme effréné, sans aucun temps mort. Pas de fioritures, tout est voué à l’enquête et à son enquêteur. L’efficacité est garantie !

 

-         Varg Veum va plonger dans les affres de la période adolescente, période propice aux changements inexpliqués et aux rencontres quelquefois dangereuses… Quelles responsabilités portent les parents et l’entourage des enfants dans leur devenir ? Si le roman ne répond pas à cette problématique, il pose néanmoins intelligemment les bonnes questions sur une inquiétude récurrente chez les parents…

 

« Les enfants vont et viennent. Avant que vous ayez eu le temps de vous en rendre compte, ils sont grands et disparaissent. Certains sur la durée, d’autres en un clin d’œil. D’aucuns prennent le train pour Oslo, d’autres se cantonnent au bus pour descendre en centre-ville. Mais la direction est la même. Ils s’en vont, loin, très loin, pendant que leurs parents restent plantés là à se demander ce qui a bien pu se passer. Ou bien ils prennent contact avec quelqu’un comme moi pour chercher une raison. » (p.30)

 

Ce que j’ai moins aimé :

-         Rien.

 

Premières phrases :

 

« Quand le juge H.C. Brandt, soixante-deux ans, fut retrouvé mort un vendredi de février dans l’un des meilleurs hôtels de la ville, uniquement vêtu d’un ensemble de sous-vêtements des plus raffinés, les rumeurs ne tardèrent guère. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Roman policier scandinave  

 

D’autres avis : Cathe

 

L’écriture sur le mur, Gunnar STAALESEN, Traduit du norvégien par Alex Fouillet, Gaïa Polar, février 2011, 352 p., 22 euros

 

 

challenge voisins voisines

 

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L’homme inquiet de Henning MANKELL

Publié le par Hélène

                                                L-homme-inquiet fiche livre

  ♥ ♥ ♥ ♥

Où Wallander tire sa révèrence

 

L’auteur :

Henning Mankell est un auteur suédois, surtout célèbre pour ses romans policiers, mais également auteur de pièces de théâtre, d’ouvrages pour la jeunesse et de romans.

L’histoire :

Wallander est à présent grand-père d’une petite Klara et a réalisé son rêve : vivre à la campagne avec son chien. Sa quiétude va être troublée par la disparition du beau-père de sa fille Linda, un ancien officier de marine qui avait récemment et confidentiellement évoqué avec Wallander la guerre froide ainsi qu’une affaire de sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises.

Ce que j’ai aimé :

-          Le personnage de Wallander et à travers lui le thème de la vieillesse. La retraite qui rôde et inquiète, les malaises qui sont peut-être des alertes d’une maladie plus grave, les amis qui disparaissent subitement, les bilans sur une vie qui ne reviendra jamais plus et qui arrive à son terme, la solitude, les remords, les regrets, et le désarroi de ceux qui restent et ne savent pas comment irriguer toutes ces angoisses, tous ces thèmes sont abordés subtilement, avec beaucoup d'intelligence :

« Je me sens vieux, dit Wallander. Je me réveille chaque jour avec l’impression que ça passe si vite, si terriblement vite. Et je ne sais pas après quoi je cours, et si c’est pour le rattraper ou pour lui échapper au contraire. Je cours, c’est tout. Et si je dois être tout à fait sincère… la vieillesse me fait très peur. » (p. 551)

-          L’intrigue est remarquablement bien menée, avec ses rebondissements arrivant à propos, les avancées progressives de l’enquête, de nouveaux personnages savamment disséminés dans les pages… Pas un instant le lecteur ne s'ennuie, totalement immergé dans cet univers si humain.

L'homme inquiet est un grand roman qui souligne la maîtrise extraordinaire d'un écrivain de grand talent..

Ce que j’ai moins aimé :

-          Les sauts temporels du début du roman.

Premières phrases :

« L’histoire débute par un accès de rage.

Un grand silence matinal régnait dans l’immeuble du gouvernement juste avant cet éclat –provoqué par un rapport remis la veille au soir et que le Premier Ministre lisait à présent dans son bureau. »

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : cf la liste qui suit et qui répertorie les enquêtes de Kurt wallander chronologiquement

Autre : L’heure trouble de Johan THEORIN

L’homme inquiet, Henning MANKELL, Traduit du suédois par Anna Gibson, Seuil policiers, octobre 2010, 552 p., 22 euros

Autres avis chez Yves ; Cathulu,

Les enquêtes de Wallander par ordre chronologique (source Wikipédia) :

  1. Meurtriers sans visage (parution française : 1994), Mördare utan ansikte (parution en Suède : 1991)
  2. Les Chiens de Riga (2003), Hundarna i Riga (1992)
  3. La Lionne blanche (2004), Den vita lejoninnan (1993)
  4. L'Homme qui souriait (2005), Mannen som log (1994)
  5. Le Guerrier solitaire (1999), Villospår (1995)
  6. La Cinquième Femme (2000), Den femte kvinnan (1996)
  7. Les Morts de la Saint-Jean (2001), Steget efter (1997)
  8. La Muraille invisible (2002), Brandvägg (1998)
  9. La Pyramide (pas encore traduit), Pyramiden (1999)
  10. Avant le gel (paru le 16 septembre 2005), Innan frosten (2002). Kurt Wallander partage ici le rôle principal avec sa fille Linda.
  11. L'homme inquiet (paru en 2010), Den orolige mannen (2009). Ce serait le point final de la serie.

  challenge voisins voisines

Challenge voisins voisines (Suède)

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Je voudrais que cela ne finisse jamais de Ake EDWARDSON

Publié le par Hélène

 je voudrais que cela ne finisse jamais 

 ♥ ♥ ♥ ♥

Un très bon roman  policier très marquant.

 L’auteur :

Ake EDWARDSON est un journaliste suédois également écrivain de romans policiers. Il habite à Göteborg sur la côte occidentale de la Suède. Son personnage principal, Erik Winter, est commissaire à Göteborg

 

L’histoire :

Suède, Göteborg, un été de canicule. Une jeune fille est retrouvée morte dans un parc de la ville. Érik Winter va se charger de l'enquête tout en replongeant dans une enquête similaire vieille de 5 ans et qui n'avait pas été élucidée. Et si l'assassin était le même ? C'est une histoire simple, mais efficace.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’atmosphère : l'action se passe en Suède à notre époque. La chaleur de cet été torride pèse sur les épaules de notre héros et sur celles du lecteur qui se met lui aussi à transpirer tant l'atmosphère pesante est bien rendue.

-          Le suspens : haletant, l’auteur se plaît à créer des pistes nombreuses, et des fausses pistes encore plus nombreuses… Le lecteur ne s’ennuie pas une seconde.

-          La subtilité de la psychologie : les rapports humains sont décrits avec finesse et ici la jeunesse tient la première place de façon subtile et éphémère...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          On voudrait que cela ne finisse jamais…

 

Premières phrases :

  "Elle ressentit une douleur au pied droit, sous les orteils. Elle avait pourtant marché prudemment mais, à cet endroit, le fond était couvert d'algues qui ressemlaient à de grandes et grosses herbes, brunes et écoeurantes, oscillant au gré du courant comme des fleurs fanées."

Vous aimerez aussi :

 

Pour le meilleur et pour le pire de Gunnar STAALESEN

 

Je voudrais que cela ne finisse jamais, Ake EDWARDSON, JC Lattès, septembre 2005, 392 p., 21.50 euros

POCHE : Je voudrais que cela ne finisse jamais, Ake EDWARDSON, 10/18, octobre 2009, 391 p., 8.20 euros

  

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L’heure trouble de Johan THEORIN

Publié le par Hélène

                                         l-heure-trouble.jpg                                                                                           ♥ ♥ ♥ ♥

         Un roman policier à l’atmosphère envoûtante…

 

 

L’auteur :

 

Johan THEORIN est un journaliste et écrivain suédois. L'heure trouble est son premier roman et a été élu Meilleur Premier Roman par la Swedish Academy of Crime en 2007 et il est n° 1 des ventes en Suède. Un deuxième roman se situant aussi sur l’île d’Oland est paru par la suite : L’Echo des morts.

 

L’histoire :

 

Dans une petite île de la mer Baltique, en Suède, un enfant disparaît à la faveur du brouillard tenace, à l’heure trouble. Des années plus tard, son grand-père reçoit la sandale du petit Jens dans une enveloppe. Qui a posté cette mystérieuse enveloppe ? Julia, la mère du petit garçon va rejoindre l’île d’Oland et avec son père va chercher à résoudre ce mystère qui pèse tant pour elle.

 

Ce que j’ai aimé :

 

-          L’atmosphère : cette île est peuplée d’histoires mystérieuses qui se racontent à l’heure trouble, quelques fantômes errent, désoeuvrés, et cette ambiance étrange est magnifiquement bien rendue dans ces pages. Malheureusement, l’enquête pure prend de plus en plus de place dans les pages, au détriment de ces descriptions si envoûtantes.
 

-          L’enquête : des années auparavant un enfant du pays nommé Nils Kant a sévi dans la région avant de s’exiler en Amérique. Il en revient dans un cercueil quelques années plus tard mais des doutes persistent sur sa mort. Est-ce lui qui aurait tué le petit Jens ? Le lecteur découvre son histoire grâce à une alternance des chapitres : l’un est consacré à Nils, l’autre à Julia et Gerlof. Cette construction permet de faire croître la tension dramatique et de ne pas lasser le lecteur.

-          Les thèmes abordés sont traités finement : les relations familiales, le deuil, la vengeance, le pardon…

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Les circonvolutions liées à la résolution de l’intrigue. A mon sens il y a un coupable de trop…

-          Le parti pris pour l’enquête, au détriment de l’ambiance au fil des pages. Le début était tellement prometteur que l’on ne peut qu’être légèrement déçu que les promesses ne soient pas totalement tenues.

-          La psychologie des personnages perd aussi de l’épaisseur au fil des pages, le revirement d’humeur de Julia par exemple étant un peu trop rapide.

 

Premières phrases :

 

« Oland, septembre 1972.

Le mur de grosses pierres rondes couvertes de lichens gris était aussi haut que le petit garçon. Il n’arrivait à voir par-dessus qu’en se mettant sur la pointe des pieds dans ses sandales. Tout était gris et brumeux de l’autre côté. »

 

Vous aimerez aussi :

 

L’homme du lac de Arnaldur INDRIDASON

 

L’heure trouble, Johan THEORIN, Albin Michel, février 2009, 19.50 euros

 

Egalement lu et apprécié par Kathel

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