Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

litterature afrique

Western Tchoukoutou de Florent COUAO-ZOTTI

Publié le par Hélène

 ♥ ♥ ♥ ♥ 

A Natingou City, une ville montagneuse fictive dans le nord du Bénin, trois figures masculines dominent la ville, chacune symbolisant un archétype du western : le bouvier ou cow-boy local Alassane Gounou, le shérif, inspecteur de police Boni Touré et l'homme d'affaires corrompu tenancier de saloon Ernest Vitou.

Le calme factice de la ville est bouleversé par l’arrivée de Kalamity Djane, une femme mystérieuse revenue d’entre les morts, qui monte sur sa moto : « Je suis Kalamity Djane. Et je suis venue pour tuer. » Elle incarne une figure vengeresse aux frontières du fantastique : fantôme ou sosie vengeur, personne ne le sait jusqu'à la fin du roman.

Ce que j'ai aimé : 

Le roman joue sur un ton à la fois burlesque et sombre, mélangeant parodie, violence et satire sociale. Il détourne les clichés du western tout en les transposant dans un univers béninois haut en couleurs, utilisant l’humour, le folklore local, et des personnages caricaturaux pour porter un regard critique — notamment sur la corruption et les violences faites aux femmes.

La langue est riche, rythmée, cinématographique : néologismes, audaces grammaticales, jeux de mots… Couao-Zotti y manie un style insolent et percutant.

Bilan :

Une réussite !

Du même auteur Poulet-bicyclette et cie ♥ (Nouvelles) 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

GrandMèreDixNeuf et le secret du soviétique de ONDJAKI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans une banlieue de Luanda en Angola près d’une petite plage, GrandMèreDixNeuf (on l’a amputée d’un orteil) s’occupe de toute une bande de gamins, curieux et débrouillards, amateurs de baignades et de fruits chapardés. Son petit-fils raconte le projet de construction d’un mausolée à la gloire d’Agostinho Neto, fondateur du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et premier président du pays, mort en 1979, figure majeure de la lutte pour l’indépendance et partisan d’un projet de société communiste, soutenu par l’Union soviétique. Les enfants découvrent que leur domaine est menacé, les coopérants russes voulant ainsi détruire les maisons du quartier à coup de dynamite.  Ils prennent les choses en main pour pouvoir continuer à plonger dans la mer pour pousser des “cris bleus”.

Ce que j'ai aimé :

La guerre sert de toile de fond à un récit de souvenirs, dans lequel la résilience et la vitalité des liens familiaux et sociaux des habitants du quartier sont essentiels. Chacun de ces personnages, tous plus fascinants les uns que les autres, incarne l’esprit d’un peuple qui, dans un pays dévasté et en pénurie de tout, trouve des moyens d'inventer et de se battre pour maintenir l’espoir. La force de la résistance tient dans des éclats de vie, des bonheurs fugaces, un tango improvisé au milieu de l'hôpital avant une opération, car "la vie est pleine de surprises". Dans ces moments-là, "Personne n'oublie le scintillement clignotant d'une étoile tombante".

Les enfants croient en des "ciels dansants", grâce à eux, le ciel s'anime, les cerfs-volants tournoient dans la nuit noire de Luanda, portés par des vents de liberté et d’espoir.

"Je ne fais que rassembler des voix qui sont comme des scintillements dans un ciel qui parfois me paraît trop sombre - je suis sûr que tu sais de quoi je parle ; je traverse ainsi les jours, en inventant le temps, en tissant les voix, en réinventant d'impossibles constellations. (...) que le ciel dansant, vêtu d'étoiles tombantes, puisse danser encore et encore. Que les enfants apprennent toujours avec les oiseaux la magie secrète des cris bleus. "

"Il y a des adultes qui oublient de grandir et continuent de mélanger leurs rêves à du gros sel pour voir si ça explose. Les voix sont ce qui nous reste pour aider à supporter les cicatrices que nous portons en nous. De la matière hautement inflammable, pour sûr." 

(Echange de lettres entre l'auteur et Ana Paula Tavares, grande poétesse angolaise)

Présentation de l'éditeur : Editions Métailié 

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

L'inventaire des rêves de Chimamanda NGOZI ADICHIE

Publié le par Hélène

♥ ♥

L'inventaire des rêves nous invite à découvrir quatre grandes héroïnes, quatre femmes d'Afrique de l'Ouest, puissantes et déterminées, dont les trajectoires et les aspirations s'entrelacent. Chiamaka est une rebelle qui a déçu sa famille aisée du Nigéria. Plutôt que de se conformer aux attentes d'un mariage et d'une vie tranquille avec enfants, elle préfère se consacrer à l'écriture, sans attaches. Mais son rêve est-il vraiment le sien ? Sa meilleure amie, Zikora, a toujours rêvé de devenir mère et finit par trouver l'âme sœur. Mais celui-ci saura-t-il être à la hauteur ? Omelogor, la cousine de Chiamaka, est une brillante femme d'affaires qui, profondément marquée par les injustices faites aux femmes, décide de tout quitter pour reprendre ses études aux États-Unis. Et puis il y a Kadiatou, la domestique bien-aimée de Chiamaka, une cuisinière d'exception et une tresseuse talentueuse. Son rêve américain se réalise lorsqu'un hôtel de luxe l'engage comme femme de chambre, mais pour le meilleur et surtout pour le pire. Les rêves de ces femmes sont-ils plus difficiles à atteindre à cause de leur identité ?

Ce que j'ai aimé :

Ces femmes naviguent entre leurs rêves individuels et la réalité qui les entoure. Au cœur de l'intrigue se trouve une réflexion sur les aspirations personnelles et la manière dont ces rêves entrent en conflit avec les attentes sociales, familiales et culturelles. Ces protagonistes se confrontent aux rôles prédéfinis que la société attend d'elles et cherchent à redéfinir leur place dans le monde. Adichie explore la notion du rêve au sens large : des rêves d'avenir, mais aussi des rêves de rébellion, de liberté et de transformation.

Il s'agit d'un roman riche et fascinant qui explore les réalités contemporaines de la société nigériane à travers le prisme des rêves et des désirs humains. Cette œuvre tisse subtilement les questions de société, de genre, de famille et de culture, tout en mettant en lumière les tensions entre les traditions et la modernité.

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur  L'hibiscus pourpre ♥ ♥ ♥ Autour du cou ♥ ♥ ♥ ; Americanah ♥ ♥ 

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

Ces soleils ardents de Nincemon FALLE

Publié le par Hélène

À Abidjan, Iro brûle de rêves, de lectures et d’espoir. À vingt ans, il étudie la littérature, partage des chambres étouffantes avec ses amis, empile les petits boulots pour survivre et tente de tenir la distance entre ses ambitions et la réalité, entre ses désirs et les injonctions familiales.

Il y a la ville — la ville qui pulse, bavarde, pleine de chaleur et de poussière, de nouchi et de solidarité — et puis il y a le village. Quand son père meurt, Iro est rappelé là-bas. Ce retour ouvre en lui une faille, un vertige : il faut affronter ce père absent et pourtant omniprésent, ce village qui le juge, ces souvenirs qui piquent la peau.

Ce que j'ai aimé : 

Ce roman offre un portrait réaliste de la jeunesse d’Abidjan, entre rêves, défis et réalités socio-économiques, il peint ses colères et ses lumières, de la ville où l’on se forge à la forêt des origines. C’est un roman d’apprentissage vibrant, celui d’un jeune homme qui apprend à dire je dans la cacophonie du monde. 

Il présente aussi une réflexion profonde sur les relations père‑fils et la construction identitaire.

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas pu m'attacher aux personnages. Etait-ce dû au style, relativement simple ou à l'alternance des chapitres sur Iro et puis Thierry qui casse le fil narratif et met à distance les personnages, je l'ignore...

Bilan :

Bilan mitigé...

Présentation de l'éditeur : Editions JC Lattès

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

Le petit mari de Roukiata OUEDRAOGO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans un petit village africain, Saly perd son mari Moussa, frappé deux fois par la foudre. Conformément à la tradition du lévirat, elle est contrainte d'épouser l'un des frères du défunt ou de risquer l'exclusion sociale. Son beau-père lui accorde un mois pour se décider. Ce délai devient pour Saly une période de réflexion et de quête d'émancipation, durant laquelle elle envisage des moyens astucieux pour échapper à cette obligation sans recourir à la confrontation directe

Ce que j'ai aimé :

À travers les traditions ancestrales, le roman interroge la condition des femmes, en évoquant des thèmes comme le mariage forcé, la solitude des veuves et la suprématie masculine. Saly, fidèle à certaines coutumes mais déterminée à rester libre, incarne l'idée qu'il est possible de faire évoluer les traditions grâce à l'intelligence et à la persévérance.

Bilan :

Un conte féministe ancré dans la tradition africaine, mêlant humour, subtilité et critique sociale.

Présentation de l'éditeur : Pocket

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

Les femmes de mon père de José Eduardo AGUALUSA

Publié le par Hélène

Laurentina, une documentariste portugaise, apprend à la mort de son père adoptif qu’elle est en réalité la fille illégitime d’un célèbre musicien angolais, Faustino Manso. Ce dernier, saxophoniste de renom, a voyagé à travers l'Afrique, laissant derrière lui plusieurs femmes et enfants.

Intriguée par ses origines, Laurentina entreprend un voyage à travers l'Afrique pour retrouver les traces de son père. 

Ce que j'ai aimé :

Le rythme musical, qui fait écho aux voyages du père et aux sons du jazz et de la musique africaine, emporte le lecteur dans un voyage dans une Afrique métissée et vibrante... Laurentina part à la quête de ses origines dans cette Afrique postcoloniale marquée par la guerre et l'espoir d'un renouveau. Si elle rencontre symboliquement son père, saxophoniste, symbole de la richesse culturelle et du brassage des influences entre l'Afrique et le monde lusophone, elle croise aussi des personnages féminins marquants.

Ce que j'ai moins aimé :

Chaque chapitre reprend le point de vue d'un narrateur différent, seulement le nom du narrateur n'est pas précisé si bien qu'on se perd rapidement entre les personnages.

Bilan :

Il faut se laisser porter par la musicalité du roman en acceptant de perdre ses repères...
 

Présentation de l'éditeur : Editions Métailié

 

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

Trois femmes puissantes de Marie N'DIAYE

Publié le par Hélène

Le roman met en scène trois destins de femmes : la première, Norah, après avoir grandi en France avec sa mère, revient au Sénégal sur la demande de son père avec qui elle a peu de contact. Fanta est une professeure de français africaine qui est mariée à Rudy, ils se sont installés en France. Khady est une jeune africaine mariée qui a été renvoyée par sa belle famille après la mort de son époux. Elle doit partir pour la France et suivre le chemin infernal des émigrés clandestins. Elle se retrouve obligée de se prostituer afin de subvenir à ses besoins.

Chacune est confrontée à des situations de violence, d'oppression et de lutte pour leur dignité.

Ce que j'ai aimé :

Les rapports de domination sont passés au scalpel, qu'il s'agisse de la domination du père, du mari ou de la société. Chaque geste est disséqué, chaque pensée analysée, le malaise s'installe peu à peu et fait vaciller les consciences.

Fanta n'est vue que par le biais du point de vue de son mari, un homme insatisfait, jaloux des autres mais l'effet est décuplé, comme si elle était réellement le pantin de cet homme raté.

Chacune de ces femmes essaie malgré tout de reprendre possession de sa vie après avoir connu les pires des souffrances.

Ce que j'ai moins aimé :

Personnellement je n'ai pas ressenti la puissance de ces femmes, certes elles essaient de faire preuve de résilience face à l'adversité, mais leurs tentatives restent relativement vaines. Le titre aurait pu être mieux choisi car il dirige la lecture vers des horizons qui ne sont que mirages.

L'écriture alourdit encore cette atmosphère sombre et oppressante.

Présentation de l'éditeur : Folio

Prix Goncourt 2009

Partager cet article
Repost0

Jacaranda de Gaël FAYE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Le narrateur Milan, douze ans, est le fils d’un Français et d’une Rwandaise. Mais il connait peu l'histoire du pays de sa mère, ne découvrant qu'à travers la télévision les terribles images du génocide des Tutsis en cours. Sa mère a fui le Rwanda en 1973 mais garde un silence assourdissant sur les évènements qui ont marqué sa vie. Milan l'accompagne pour un premier voyage là-bas, il y rencontre sa famille maternelle, mais les informations sur le passé restent parcimonieuses. D'années en années, il n'aura de cesse de percer le mystère de ses racines. Il sera aidé par son cousin Claude et par Sartre, rwandais qui recueille les orphelins du génocide, mais aussi par sa famille proche, Eusébie, Stella, et Rosalie.

Ce que j'ai aimé :

L'histoire du Rwanda apparait par touches, portée par les personnages aux destins et aux réactions différents face au génocide. Les survivants doivent panser leurs blessures tout en cherchant leur identité à travers les myriades du passé, pour, peut-être, espérer une réconciliation.

Ce que j'ai moins aimé :

Le style m'a déçue, trop simple, scolaire, avec des dialogues qui sonnent quelquefois faux.

J'ai eu le sentiment que les sauts temporels hachaient le récit, les personnages finissent par manquer de consistance, perdant de leur élan ou personnalité à chaque changement d'époque.

Bilan :

J'ai préféré le premier roman de l'auteur Petit pays. Sur le Rwanda, je vous conseille aussi les romans de Scholastique Mukasonga comme  L'iguifou ♥ ♥ ♥ ♥ ; Notre-Dame du Nil ♥ ♥ ♥ ; Un si beau diplôme ♥ ♥ 

Du même auteur : Petit pays ♥ ♥ ♥ ♥

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

Les impatientes de Djaïli Amadou Amal

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

«Que c’est dur d’être une fille, de toujours donner le bon exemple, de toujours obéir, de toujours se maitriser, de toujours patienter ! »

"La patience est une vertu" et "Le paradis d'une femme se trouve au pied de son époux" apprend-on aux jeunes femmes camerounaises. Ainsi, Ramla est contrainte de se marier à un homme qu'elle ne connait pas, alors qu'elle devait épouser son aimé, Hindou sa jeune sœur doit quant à elle épouser son cousin, alcoolique, drogué, et enfin Safira doit accepter qu'une co-épouse bouleverse son couple et ses habitudes. Impossible d'aller à l'encontre des vœux de leur famille, impossible de s’abstraire des traditions, elles doivent être patientes et subir sans mot dire une vie qu'elles n'ont pas choisie, une vie violente, physiquement ou moralement.

Mariage forcé, polygamie, viol conjugal, la condition féminine au Sahel est glaçante :

"Il est difficile, le chemin de vie des femmes, ma fille. Ils sont brefs, les moments d'insouciance. Nous n'avons pas de jeunesse. Nous ne connaissons que très peu de joies. Nous ne trouvons le bonheur que là où nous le cultivons. A toi de trouver une solution pour rendre ta vie supportable. Mieux encore, pour rendre ta vie acceptable. c'est ce que j'ai fait, moi , durant toutes ces années. j'ai piétiné mes rêves pour mieux embrasser mes devoirs."

Djaïli Amadou Amal, née en 1975 dans l’extrême-Nord du Cameroun, mariée à dix-sept ans, a connu tout ce qui rend si difficile la vie des femmes du Sahel. Devenue écrivaine, Amal s’est affirmée en militante féministe à la tête de l’association « Femmes du Sahel » devenant ainsi « la voix des sans voix ». Avec ses personnages, elle incarne ces femmes subissant une souffrance inhumaine qui ne peut que révolter.

Un témoignage poignant !

Prix Goncourt des Lycéens 2020 Prix Orange du livre en Afrique 2019 Prix de la meilleure auteure africaine 2019 Finaliste du prix Goncourt 2020

Du même auteur : Coeur de Sahel

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

Cherche mari désespérément de Ghada ABDEL AAL

Publié le par Hélène

"Désespérées", certaines égyptiennes pourraient l'être quand elles sont confrontées à cette course au mari incessante : si elle veulent "exister" socialement, elles se doivent de subir le défilé des maris venus se présenter à la famille. Ce livre est un récit humoristique et satirique des défis auxquels font face ces femmes égyptiennes célibataires lorsqu'elles cherchent un mari.

L'autrice elle-même raconte sur un blog la pression subie par les femmes célibataires et ses propres rencontres infructueuses. Le blog connait un tel succès qu'elle décide d'en tirer un livre puis une série télévisée.

Ce que j'ai aimé:

Cette course au mari ridicule est très réaliste, et l'autrice sait rendre ses scènes vivantes et dynamiques. Les rencontres arrangées sont prétextes à quelques situations cocasses voire absurdes comme ce futur mari qui se prévaut de ses talents d'imitateur puis réclame la télévision pour regarder un match de foot, celui qui vient accompagné de ses deux autres femmes, celui qui parle sans interruption de sujets ineptes, celui qui se fait passer pour celui qu'il n'est pas... Rapidement, il apparait combien cette course est vaine et vide de sens pour toute personne saine d'esprit.

L'autrice utilise à dessein un ton humoristique pour aborder des sujets sérieux et souvent tabous dans la société égyptienne. Derrière les anecdotes frivoles, se cachent en effet une réalité bien plus lourde et oppressante pour ces femmes soumises aux pressions familiales et obligées de subir ces tractations presque commerciales, comme si elles étaient un vulgaire bien à vendre avec date de préemption en sus.

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas toujours été sensible aux tentatives d'humour de l'autrice.

Bilan :

Ghada Abdel Aal avec un humour décalé - plus ou moins appréciable - émet une critique sociale acerbe, offrant un aperçu précieux des défis et des pressions auxquels sont confrontées les femmes égyptiennes modernes dans leur quête du mariage.

 

Présentation de l'éditeur : Editions de l'aube

 

Publié dans Littérature Afrique

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 > >>