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litterature afrique

Filles maudites de Oyinkan BRAITHWAITE

Publié le par Hélène

 

Eniiyi naît le jour même des funérailles de sa cousine Monife. D’une grande beauté, elle lui ressemble tellement que beaucoup pensent que l’enfant est la réincarnation de Monife. Cette idée s’impose d’autant plus facilement que l’histoire se déroule à Lagos, au Nigéria, où les croyances et les traditions occupent une place importante. Eniiyi semble ainsi promise à un destin tragique. Elle appartient en effet à la famille Falodun, sur laquelle pèse une étrange malédiction : depuis des générations, on dit qu’aucun homme ne peut trouver la paix auprès d’une femme Falodun.

Le roman alterne les points de vue de trois personnages : Eniiyi, sa mère Ebun et sa cousine Monife, dont les voix se répondent et éclairent peu à peu l’histoire de cette famille marquée par le destin.

Ce que j'ai aimé :

Le roman permet de s'interroger sur les croyances populaires, sur ces mythes qui attribueraient la malchance à une malédiction. Eniiyi, jeune femme ancrée dans la modernité, hésite toutefois et envisage une autre voie, plus rationnelle : "Et si le traumatisme engendré par la perte de l'amour, de la stabilité et du statut social qui allait de pair avec le mariage avait laissé des marqueurs épigénétiques sur les générations successives des femmes Falodun ? Et si c'étaient les neurones de leur cerveau qui avaient poussé sa mère, sa grand-mère et sa grand-tante à choisir le mauvais partenaire, et que c'était là, la "malédiction" ?"

Parallèlement, le poids de la famille se fait omniprésent. Sous un même toit cohabitent les générations, et les aînés, garants d’un héritage et de valeurs, continuent de tirer les fils des existences plus jeunes. Cette transmission, si elle se veut protectrice, peut aussi devenir contraignante, freinant les élans d’émancipation. Dès lors, pour espérer se réinventer et conquérir un espace de liberté, les plus jeunes n’ont souvent d’autre choix que de s’éloigner, de partir à la recherche d’un horizon plus vaste.

Ce que j'ai moins aimé :

La fin m'a semblé ambivalente...

Bilan

Un très beau roman profond sur ces croyances enracinées dans certaines familles.

Présentation de l'éditeur : Editions La Croisée

Du même auteurMa soeur, serial killer ♥ ♥ ♥ ♥ (Roman policier) 

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Dérangé que je suis de Ali ZAMIR

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Je suis un pousse-pousseur, je ne suis pas un penseur, mais ma sueur pense pour moi."

L'histoire se déroule à Anjouan, aux Comores. Le protagoniste, surnommé Dérangé, est un "pousse-pousseur", c'est à dire un porteur qui transporte des marchandises sur une charrette à bras. Sa vie bascule lorsqu'il croise une femme d'une beauté foudroyante, une sorte de "sirène" urbaine qui lui propose ses faveurs alors qu'elle est mariée. Parallèlement, il s'engage dans un défi : un course insensée contre les Pipipis trio maléfique des trois dockers Pirate, Pistolet et Pitié.

Ce que j'ai aimé : 

Si le sujet traite de la pauvreté, la forme, elle, est d'une richesse absolue. Ali Zamir est connu pour sa langue exubérante et inventive. Il assume un goût pour les mots rares, ses phrases sont  sinueuses comme pour mimer l'essoufflement du porteur sous sa charge. Le texte rend aussi hommage à la tchatche de rue, aux palabres et à l'énergie vitale des marchés comoriens.

Il donne une voix et une dignité aux "petites gens", ceux que l'on ne regarde jamais alors qu'ils font tourner l'économie locale. "Dérangé" lutte contre un sort qui semble écrit d'avance, transformant son quotidien précaire en une aventure mythologique. Le titre reflète l'état mental du héros, dérangé par l'amour, par la faim, et par l'absurdité du monde qui l'entoure. Il incarne ainsi la probité, l'importance de conserver ses valeurs à n'importe quel prix. Mais malgré la dureté de sa condition, le récit est teinté d'une ironie mordante et d'un humour tragi-comique.

Bilan : 

Un cri de rage contre l'injustice porté par une écriture lumineuse !

 

Prix roman France télévisions 2019

Présentation de l'éditeur : Le Tripode

Publié dans Littérature Afrique

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Le diable est un menteur de Fémi KAYODE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'expérience m'a appris que, quand on pratique sa foi en compagnie d'autrui, on s'expose à être blessé ou déçu. Non pas par Dieu, mais par les gens."  

A Lagos, Philip Taiwo, psychologue d'investigation spécialisé dans la violence des foules, est sollicité par sa sœur pour une affaire délicate : la disparition de Sade Dawodu, l'épouse d'un évêque extrêmement puissant et charismatique à la tête d'une "méga-église". Alors que l'évêque est accusé d'être responsable de la disparition de sa femme, Taiwo se retrouve plongé dans un univers où la foi, l'argent et le pouvoir s'entremêlent de façon dangereuse.

Ce que j'ai aimé :

Kayode décortique l'influence immense Des Eglises de Réveil au Nigeria, capables de faire ou défaire des réputations. Certes, elles offrent de l'espoir, mais ne sont pas exempts de dérives : "La corruption est l'issue inévitable de la foi aveugle et de la dispense à rendre des comptes pour les autorités d'une Eglise." Dans ce monde, les élites naviguent entre la loi et leurs propres règles. 

L'auteur propose aussi une réflexion sur l'identité noire. La jeune fille du héros peine en effet à trouver sa place en temps qu'expatriée, à cet âge où la recherche d'identité est un thème central...

Ce que j'ai moins aimé : 

J'ai trouvé quelques longueurs, l'intrigue a tendance à patiner à certains moments, ralentissant le rythme.  

De plus, Le Diable est un menteur est le deuxième volet des enquêtes de Philip Taiwo, le premier étant Criez-le sur les toits, et j'aurais préféré lire le premier avant celui-ci, pour bien comprendre l'évolution du personnage de Philip Taiwo et son retour au pays après des années aux États-Unis.

Bilan :

L'auteur évite les clichés sur l'Afrique pour proposer un polar moderne, complexe et universel dans ses thématiques.

Sélection n°5 

Catégorie Policier

Publié dans Littérature Afrique

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Du miel sous les galettes de Roukiata OUEDRAOGO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Du miel sous les galettes est un récit autobiographique de Roukiata Ouedraogo, humoriste et comédienne originaire du Burkina Faso. Dans ce livre, elle raconte son enfance entre Fada N’Gourma et Ouagadougou, avec un mélange d’émotion, de tendresse et d’humour.

Ce que j'ai aimé : 

Au cœur du récit se trouve la figure de la mère, femme courageuse qui élève seule ses sept enfants après l’arrestation injuste du père. À travers son portrait, l’autrice rend hommage à la force et à la dignité des femmes africaines capables d'affronter la tête haute les difficultés du quotidien : la pauvreté, les injustices, les traditions. , mais aussi la solidarité, la joie et la vitalité de la vie au Burkina Faso. Le titre fait référence aux galettes au miel que préparait et vendait sa mère. Cette image symbolise la douceur des souvenirs d’enfance, mais aussi l’amour maternel et la chaleur du foyer familial.

Le livre aborde des thèmes forts comme la résilience, l’identité, la mémoire et, plus tard dans le récit, des sujets plus douloureux liés à certaines pratiques culturelles comme l'excision.

Écrit dans un style simple, vivant et sincère, Du miel sous les galettes est à la fois un témoignage personnel et une déclaration d’amour à une mère, à une enfance et à un pays.

Du même auteur : Le petit mari

Publié dans Littérature Afrique

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Western Tchoukoutou de Florent COUAO-ZOTTI

Publié le par Hélène

 ♥ ♥ ♥ ♥ 

A Natingou City, une ville montagneuse fictive dans le nord du Bénin, trois figures masculines dominent la ville, chacune symbolisant un archétype du western : le bouvier ou cow-boy local Alassane Gounou, le shérif, inspecteur de police Boni Touré et l'homme d'affaires corrompu tenancier de saloon Ernest Vitou.

Le calme factice de la ville est bouleversé par l’arrivée de Kalamity Djane, une femme mystérieuse revenue d’entre les morts, qui monte sur sa moto : « Je suis Kalamity Djane. Et je suis venue pour tuer. » Elle incarne une figure vengeresse aux frontières du fantastique : fantôme ou sosie vengeur, personne ne le sait jusqu'à la fin du roman.

Ce que j'ai aimé : 

Le roman joue sur un ton à la fois burlesque et sombre, mélangeant parodie, violence et satire sociale. Il détourne les clichés du western tout en les transposant dans un univers béninois haut en couleurs, utilisant l’humour, le folklore local, et des personnages caricaturaux pour porter un regard critique — notamment sur la corruption et les violences faites aux femmes.

La langue est riche, rythmée, cinématographique : néologismes, audaces grammaticales, jeux de mots… Couao-Zotti y manie un style insolent et percutant.

Bilan :

Une réussite !

Du même auteur Poulet-bicyclette et cie ♥ (Nouvelles) 

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Publié dans Littérature Afrique

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GrandMèreDixNeuf et le secret du soviétique de ONDJAKI

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans une banlieue de Luanda en Angola près d’une petite plage, GrandMèreDixNeuf (on l’a amputée d’un orteil) s’occupe de toute une bande de gamins, curieux et débrouillards, amateurs de baignades et de fruits chapardés. Son petit-fils raconte le projet de construction d’un mausolée à la gloire d’Agostinho Neto, fondateur du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) et premier président du pays, mort en 1979, figure majeure de la lutte pour l’indépendance et partisan d’un projet de société communiste, soutenu par l’Union soviétique. Les enfants découvrent que leur domaine est menacé, les coopérants russes voulant ainsi détruire les maisons du quartier à coup de dynamite.  Ils prennent les choses en main pour pouvoir continuer à plonger dans la mer pour pousser des “cris bleus”.

Ce que j'ai aimé :

La guerre sert de toile de fond à un récit de souvenirs, dans lequel la résilience et la vitalité des liens familiaux et sociaux des habitants du quartier sont essentiels. Chacun de ces personnages, tous plus fascinants les uns que les autres, incarne l’esprit d’un peuple qui, dans un pays dévasté et en pénurie de tout, trouve des moyens d'inventer et de se battre pour maintenir l’espoir. La force de la résistance tient dans des éclats de vie, des bonheurs fugaces, un tango improvisé au milieu de l'hôpital avant une opération, car "la vie est pleine de surprises". Dans ces moments-là, "Personne n'oublie le scintillement clignotant d'une étoile tombante".

Les enfants croient en des "ciels dansants", grâce à eux, le ciel s'anime, les cerfs-volants tournoient dans la nuit noire de Luanda, portés par des vents de liberté et d’espoir.

"Je ne fais que rassembler des voix qui sont comme des scintillements dans un ciel qui parfois me paraît trop sombre - je suis sûr que tu sais de quoi je parle ; je traverse ainsi les jours, en inventant le temps, en tissant les voix, en réinventant d'impossibles constellations. (...) que le ciel dansant, vêtu d'étoiles tombantes, puisse danser encore et encore. Que les enfants apprennent toujours avec les oiseaux la magie secrète des cris bleus. "

"Il y a des adultes qui oublient de grandir et continuent de mélanger leurs rêves à du gros sel pour voir si ça explose. Les voix sont ce qui nous reste pour aider à supporter les cicatrices que nous portons en nous. De la matière hautement inflammable, pour sûr." 

(Echange de lettres entre l'auteur et Ana Paula Tavares, grande poétesse angolaise)

Présentation de l'éditeur : Editions Métailié 

Publié dans Littérature Afrique

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L'inventaire des rêves de Chimamanda NGOZI ADICHIE

Publié le par Hélène

♥ ♥

L'inventaire des rêves nous invite à découvrir quatre grandes héroïnes, quatre femmes d'Afrique de l'Ouest, puissantes et déterminées, dont les trajectoires et les aspirations s'entrelacent. Chiamaka est une rebelle qui a déçu sa famille aisée du Nigéria. Plutôt que de se conformer aux attentes d'un mariage et d'une vie tranquille avec enfants, elle préfère se consacrer à l'écriture, sans attaches. Mais son rêve est-il vraiment le sien ? Sa meilleure amie, Zikora, a toujours rêvé de devenir mère et finit par trouver l'âme sœur. Mais celui-ci saura-t-il être à la hauteur ? Omelogor, la cousine de Chiamaka, est une brillante femme d'affaires qui, profondément marquée par les injustices faites aux femmes, décide de tout quitter pour reprendre ses études aux États-Unis. Et puis il y a Kadiatou, la domestique bien-aimée de Chiamaka, une cuisinière d'exception et une tresseuse talentueuse. Son rêve américain se réalise lorsqu'un hôtel de luxe l'engage comme femme de chambre, mais pour le meilleur et surtout pour le pire. Les rêves de ces femmes sont-ils plus difficiles à atteindre à cause de leur identité ?

Ce que j'ai aimé :

Ces femmes naviguent entre leurs rêves individuels et la réalité qui les entoure. Au cœur de l'intrigue se trouve une réflexion sur les aspirations personnelles et la manière dont ces rêves entrent en conflit avec les attentes sociales, familiales et culturelles. Ces protagonistes se confrontent aux rôles prédéfinis que la société attend d'elles et cherchent à redéfinir leur place dans le monde. Adichie explore la notion du rêve au sens large : des rêves d'avenir, mais aussi des rêves de rébellion, de liberté et de transformation.

Il s'agit d'un roman riche et fascinant qui explore les réalités contemporaines de la société nigériane à travers le prisme des rêves et des désirs humains. Cette œuvre tisse subtilement les questions de société, de genre, de famille et de culture, tout en mettant en lumière les tensions entre les traditions et la modernité.

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur  L'hibiscus pourpre ♥ ♥ ♥ Autour du cou ♥ ♥ ♥ ; Americanah ♥ ♥ 

Publié dans Littérature Afrique

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Ces soleils ardents de Nincemon FALLE

Publié le par Hélène

À Abidjan, Iro brûle de rêves, de lectures et d’espoir. À vingt ans, il étudie la littérature, partage des chambres étouffantes avec ses amis, empile les petits boulots pour survivre et tente de tenir la distance entre ses ambitions et la réalité, entre ses désirs et les injonctions familiales.

Il y a la ville — la ville qui pulse, bavarde, pleine de chaleur et de poussière, de nouchi et de solidarité — et puis il y a le village. Quand son père meurt, Iro est rappelé là-bas. Ce retour ouvre en lui une faille, un vertige : il faut affronter ce père absent et pourtant omniprésent, ce village qui le juge, ces souvenirs qui piquent la peau.

Ce que j'ai aimé : 

Ce roman offre un portrait réaliste de la jeunesse d’Abidjan, entre rêves, défis et réalités socio-économiques, il peint ses colères et ses lumières, de la ville où l’on se forge à la forêt des origines. C’est un roman d’apprentissage vibrant, celui d’un jeune homme qui apprend à dire je dans la cacophonie du monde. 

Il présente aussi une réflexion profonde sur les relations père‑fils et la construction identitaire.

Ce que j'ai moins aimé :

Je n'ai pas pu m'attacher aux personnages. Etait-ce dû au style, relativement simple ou à l'alternance des chapitres sur Iro et puis Thierry qui casse le fil narratif et met à distance les personnages, je l'ignore...

Bilan :

Bilan mitigé...

Présentation de l'éditeur : Editions JC Lattès

Publié dans Littérature Afrique

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Le petit mari de Roukiata OUEDRAOGO

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans un petit village africain, Saly perd son mari Moussa, frappé deux fois par la foudre. Conformément à la tradition du lévirat, elle est contrainte d'épouser l'un des frères du défunt ou de risquer l'exclusion sociale. Son beau-père lui accorde un mois pour se décider. Ce délai devient pour Saly une période de réflexion et de quête d'émancipation, durant laquelle elle envisage des moyens astucieux pour échapper à cette obligation sans recourir à la confrontation directe

Ce que j'ai aimé :

À travers les traditions ancestrales, le roman interroge la condition des femmes, en évoquant des thèmes comme le mariage forcé, la solitude des veuves et la suprématie masculine. Saly, fidèle à certaines coutumes mais déterminée à rester libre, incarne l'idée qu'il est possible de faire évoluer les traditions grâce à l'intelligence et à la persévérance.

Bilan :

Un conte féministe ancré dans la tradition africaine, mêlant humour, subtilité et critique sociale.

Présentation de l'éditeur : Pocket

Publié dans Littérature Afrique

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Les femmes de mon père de José Eduardo AGUALUSA

Publié le par Hélène

Laurentina, une documentariste portugaise, apprend à la mort de son père adoptif qu’elle est en réalité la fille illégitime d’un célèbre musicien angolais, Faustino Manso. Ce dernier, saxophoniste de renom, a voyagé à travers l'Afrique, laissant derrière lui plusieurs femmes et enfants.

Intriguée par ses origines, Laurentina entreprend un voyage à travers l'Afrique pour retrouver les traces de son père. 

Ce que j'ai aimé :

Le rythme musical, qui fait écho aux voyages du père et aux sons du jazz et de la musique africaine, emporte le lecteur dans un voyage dans une Afrique métissée et vibrante... Laurentina part à la quête de ses origines dans cette Afrique postcoloniale marquée par la guerre et l'espoir d'un renouveau. Si elle rencontre symboliquement son père, saxophoniste, symbole de la richesse culturelle et du brassage des influences entre l'Afrique et le monde lusophone, elle croise aussi des personnages féminins marquants.

Ce que j'ai moins aimé :

Chaque chapitre reprend le point de vue d'un narrateur différent, seulement le nom du narrateur n'est pas précisé si bien qu'on se perd rapidement entre les personnages.

Bilan :

Il faut se laisser porter par la musicalité du roman en acceptant de perdre ses repères...
 

Présentation de l'éditeur : Editions Métailié

 

Publié dans Littérature Afrique

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