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litterature amerique du nord

La traversée de l'été de Truman CAPOTE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors que ses parents partent en Europe pour les vacances, Grady McNeil, dix-sept ans demande à rester pour passer l'été à New-York, seule dans l'appartement familial. Seule... ou presque, puisque la jeune femme est en effet tombée amoureuse de Clyde, gardien de parking à Broadway.

Ce contraste entre une jeune fille de bonne société new-yorkaise tombant amoureuse d'un gardien de parking pourrait être au cœur de l'intrigue, mais ce ne sont pas tant les différences sociales qui sont ici analysées que les sentiments purs et entiers nés de l'adolescence, persuadée d'avoir raison pour l'éternité. Clyde doit inconsciemment évoquer chez Grady le goût de l'interdit, l'envie de provoquer et de s'extraire d'un milieu conventionnel incarné par Peter, mais il est surtout l'homme des premiers émois, des premières palpitations. Seulement derrière la légèreté apparente de ce premier amour, se tapit les conséquences bien plus graves et irrévocables. La comédie romantique peut facilement vaciller vers la tragédie !

Ce livre est écrit par le jeune Truman Capote entre dix-neuf et vingt-neuf ans. Longtemps ignoré, même si Capote en parle dans sa correspondance, il est retrouvé en 2005 lors d'une vente aux enchères. Bien qu'inachevé, dans le sens où l'auteur estimait ne pas l'avoir mené à la perfection, il est finalement publié, tant la finesse psychologique de Truman Capote transparait dans ce récit écrit pourtant par un jeune homme de vingt ans. Sa concision renforce son efficacité et force est de constater que la puissance d'évocation de l'auteur était déjà présente en filigrane dans ces pages, certes non encore totalement aboutie, mais tellement lumineuse qu'il aurait été dommage de ne pas en témoigner.

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

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Rencontre avec Pete FROMM

Publié le par Hélène

Samedi dernier, dans le cadre du challenge Gallmeister, nous avons eu la chance de rencontrer Pete Fromm, un auteur profondément humain et bienveillant.

Voici les questions qui lui ont été posées :

Vous semblez très proche de la nature dans vos romans, que pensez-vous du réchauffement climatique ? (oui ça commençait fort...)

Cela me terrifie, surtout que les politiciens aux EU et particulièrement dans le Montana où je vis sont mauvais sur ce chapitre. Pour preuve, une loi récente a été votée : il est impossible d'abroger des lois au nom de la défense de l'environnement ! Nous avons deux enfants, et franchement je ne sais pas quoi faire...

Avez-vous prévu un livre sur le sujet ?
Non, pas sur ce thème spécifiquement. Mais je viens de finir un roman dans lequel l'héroïne est touchée par ce sujet. Indian Creek permet aussi de sensibiliser les lecteurs au sujet...

Quelle importance a pour vous la rivière, que l'on retrouve dans nombre de vos romans ?

L'un des plus vieux conseils donnés aux écrivains est "écris sur ce que tu connais", donc j'ai suivi ce conseil. Et je trouve aussi que la rivière est une belle métaphore de la vie : elle coule toujours dans un sens, il n'est pas possible d'aller en arrière, quelquefois le flot est tumultueux, quelquefois calme, on est obligé de prendre les choses comme elles se présentent. J'aborde ce sujet dans mon roman Mon désir le plus ardent.

Repartiriez-vous pour refaire le voyage vers Indian Creek ?

Oui, sans hésiter, l'année suivante, j'ai voulu y retourner, mais le programme avait changé. J'y suis retourné dans une cabane, ce que je raconte dans Le nom des étoiles.

Comment parvenez vous à donner autant d'intensité à vos personnages ?

Je pars d'une idée simple au début, un couple par exemple, et s'il ne se passe rien ensuite, le lecteur va s'ennuyer. Les personnages prennent vie d'eux-mêmes ensuite, j'écris juste ce qu'ils se disent, ma femme dit même que quand je vais travailler, je vais retrouver "mes amis imaginaires".

Comment faites-vous pour vous glisser aussi bien dans la peau de personnages féminins ?
Quand je dis que je vois mes personnages, c'est vrai ! Je ne veux pas les décrire, je préfère que le lecteur se fasse sa propre idée. Le personnalités sont un bouquet d'émotions complexes, pour moi il n' y pas de différences entre les hommes et les femmes, les émotions sont universelles, on connait tous des moments durs ou joyeux, homme ou femme. Ce qui est important pour moi est de rendre ces moments avec exactitude, c'est ce qui constitue le coeur de mes histoires.

Y a t il des sujets que vous vous interdisez d'aborder ?

Non, encore une fois je ne choisis pas d'écrire une histoire précise, elle se présente à moi.

Quelles sont vos habitudes d'écriture ?
Etre écrivain n'est pas super cool, c'est assez répétitif : je me lève, écrit 4 ou 5 heures et c'est tout. Même le jour de Noël, je suis allé écrire, je ne sais pas me réveiller autrement. J'écris dans un bureau sans internet, sans journaux, sans radio.

Avez vous un roman que vous avez préféré écrire, et quel était le plus difficile à écrire ?
Difficile de répondre, c'est comme si on vous demandait quel est votre enfant préféré. Ils ont été tous été difficiles à écrire, et ils ont tous quelque chose que j'aime. Mon désir le plus ardent raconte une vie complète, donc avec une mort inéluctable à la fin. Je savais que le jour arriverait où je devrais donc faire mourir mon personnage mais quand c'est arrivé, j'ai été touché, sonné !

Avez-vous des auteurs préférés ou qui vous inspirent ?

je lis beaucoup et c'est donc difficile de répondre. J'ai pris il y a longtemps des leçons d'écriture et on m'a conseillé de lire Hemingway, Steinbeck et Mark Twain, que des écrivains mâles décédés ... Hemingway sait dire les choses simplement et Twain m'a appris à ajouter de l'humour pour désamorcer quelquefois une situation plus dramatique. J'aime Roddy Doyle qui est capable d'entremêler ainsi le tragique et l'humour. J'apprécie aussi les nouvelles de Keith Kennedy. Il n'y a pas tant d'écrivains américains que j'apprécie je trouve qu'ils poussent trop dans l'émotion plutôt que nous laisser ressentir ce qu'on veut. En France, j'ai lu Maylis de Kerangal, ou encore Franck Bouysse.

Que pensez vous de la censure de certains termes dans les romans ?

Je trouve cela ridicule : par exemple Mark Twain s'attaque à la notion de racisme il prend un jeune homme éduqué dans le racisme le plus pur, qui est sur cette rivière aux côtés d'un esclave et doit revoir ses préjugés, il devient ami avec lui. Dans le livre le mot "nègre " a été banni alors qu'à l'époque c'était le seul mot utilisé pour parler des gens de couleurs. C'est ridicule.

Quel sera le titre de votre prochain roman ?

"L'impératrice de l'air" pour la traduction française mais généralement Oliver trouve à redire à mes titres et les modifient... Pour Une vie en chantier, j'avais choisi "un métier que tu ne sauras pas faire" et Oliver a dit non, donc ce titre n'est pas forcément le bon..

Avez vous déjà songé à écrire pour la jeunesse ?

Les histoires que je raconte à mes enfants sont  destinées à les endormir et à dire vrai je n'ai pas envie d'écrire des histoires soporifiques ...

Lisez vous d'autres auteurs du Montana, comme Rick Bass par exemple ?
Oui bien sûr, sinon il me sera difficile de les croiser ensuite dans la ville et de faire semblant d'avoir lu leurs livres... J'ai rencontré David Vann, j'ai tourné avec lui d'ailleurs, c'est un des hommes les plus drôles que j'ai rencontrés, ce qui est surprenant vu ce qu'il écrit (cf Sukkwan island)

Rencontrez-vous un succès particulier en France ? avez vous aussi du succès au Japon ou en Allemagne ?
Je ne suis pas publié au Japon. Je tourne en Italie, Espagne. Mais j'apprécie les tournées en France, ces tournées sont extraordinaires. Aux EU quand on fait une tournée, souvent il n'y a que 3 ou 4 personnes lors de la rencontre dans la librairie, dont l'un qui demande où trouver le prochain Stephen King et l'autre qui est rentré parce qu'il faisait froid dehors... Aux EU on nous balance face au lecteur sans présentation, le jour même de la sortie du livre si bien que personne ne l'a lu encore.

Comment vous sentez-vous en ville ?

Tout dépend de la taille de la ville. Missoula est une ville de 70000 personnes, je vis dans une rue tranquille, j'aime bien. J'aime être dans la nature, tout ce à quoi on doit faire attention on y fait attention, c'est un endroit où on peut se concentrer sur tout, alors qu'en ville, souvent, le but est d'ignorer tout ce qui se passe, tout ce qui nous entoure.

Merci encore à Nathalie et Anthony pour l'invitation !

Pour en savoir plus sur le challenge, c'est ici : https://www.instagram.com/challengegallmeister/

Ses romans ici : Indian creek ♥ ♥ ♥. Avant la nuit ♥ ♥ ♥; Le nom des étoiles ♥ ♥ ♥

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Les sirènes de Malibu de Taylor Jenkins Reid

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Malibu, 1983. Ce soir-là, Nina Riva donne sa grande fête annuelle à laquelle sont conviés toutes les stars du show-biz. Mais Nina appréhende cette soirée, n'ayant plus envie de jouer l'hôtesse parfaite, dotée du mari parfait et de la famille idéale. L'envers du décor n'est guère aussi reluisant : elle tient à bout de bras sa famille depuis la mort de sa mère, et s'occupe de ses frères Jay, Hud et de sa sœur Kit. Leur père n'est autre que Mick Riva, célèbre chanteur ayant déserté le domicile familial. Les enfants Riva se soutiennent, s'entraident, surfeurs, mannequins et photographes, ils sont devenus des modèles qui fascinent. 
Alors que tout risque de partir en fumée, les heures s'écoulent avant cette soirée, l'occasion de revenir sur le parcours de cette fratrie et sur les parents, June et Mick.
Derrière les apparences fastueuses et le décor de rêve, l'histoire de cette fratrie gagne en profondeur au fur et à mesure, mettant en avant la difficulté d'éduquer et les erreurs et chagrins inhérents au rôle de parents. De beaux portraits de femmes jalonnent ces pages, les hommes en prenant plus pour leur grade...
Un très beau roman sur les liens familiaux innés ou tissés au fil des années...

Présentation de l'éditeur : 10/ 18

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GRIZZLY de James Oliver CURWOOD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Le plus grand frisson de la chasse n'est pas dans l'acte de tuer, mais dans celui de laisser vivre. "

Le grand grizzly Thor a établi son royaume dans les montagnes du Grand Nord, un espace préservé, à l'écart des régions habituellement arpentées par les chasseurs. Cette année là, deux hommes s'aventurent et se lancent sur la piste de Thor. Celui-ci parvient à s'enfuir dans la forêt où il rencontre un jeune ourson orphelin, Muskwa, qu'il prend sous son aile. Mais les hommes et leurs chiens sont sur leurs traces...

Grizzly est la "confession d'un homme qui a chassé et tué pendant des années avant de se rendre compte que le monde sauvage nous offre un plaisir bien plus grand que celui de massacrer" (postface). Pour lui tuer pour le plaisir signifie se comporter en criminel et il raconte comment s'est opéré ce changement en lui.

Il chante ainsi la beauté du monde sauvage et lutte à travers son récit pour sa préservation. Les descriptions des montagnes et de ses vallées sont magnifiques, nous transportant dans ces régions isolées où s'épanouit encore la vie sauvage.

En 1988, Jean-Jacques Annaud adaptera l'histoire sous le titre "L'ours", et recevra ainsi le César du meilleur réalisateur.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Mois de mai : Un titre / un mot

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La chasseresse de Kate QUINN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1944, L'union soviétique est le seul pays possédant une escadrille de femmes bombardiers. L’intrépide Nina Markova et ses compagnes, les « Sorcières de la Nuit », défendent le ciel contre les nazis. Dans le Boston d'après-guerre, Jordan McBride accueille sa nouvelle belle-mère avec suspicion, plusieurs signes l'inquiétant ... Hanté par les horreurs de la guerre, le journaliste anglais Ian Graham se lance dans la traque des criminels de guerre nazis, dont une tueuse redoutable connue sous le nom de "la chasseresse". Il est aidé dans sa mission par Tony, un ancien soldat américain. Leurs quatre destins vont se croiser.

A partir de ses recherches sur les fameuses Sorcières de la Nuit et sur le travail des chasseurs de nazis, Kate Quinn imagine une intrigue passionnante. Elle interroge sur la vie de ces nazis après la guerre et leur réinsertion dans la société aux côtés de ceux qu'ils ont traqués. Pour la chasseresse, l'autrice s'est inspirée de deux femmes :  tout d'abord Hermine Braunsteiner, une des gardes les plus brutales aux camps de Ravensbruck et de Majdanek, ayant épousé un Américain. Retrouvée en 1964, son mari, les voisins, et amis ont été stupéfaits de ce que cette femme si douce avait commis. Puis Erna Pétri a également inspiré le personnage de La chasseresse : épouse d'un officier SS elle a froidement abattu en Ukraine six enfants juifs en fuite, juste après leur avoir offert un repas.

Ce que j'ai moins aimé :

Les intrigues amoureuses n'apportent pas grand chose à l'intrigue...

Bilan :

Un très bon roman historique mettant en avant le devoir de mémoire...

"Archiver toutes ces histoires, peut-être ? Afin qu'elles ne soient ni oubliées ni perdues. Personne n'aime parler de sa guerre une fois la paix signée. Tous veulent oublier. Mais que se passent-ils quand ils meurent, emportant tous leurs souvenirs dans la tombe ? Nous avons tout perdu. Et nous ne pouvons pas nous le permettre !"

Présentation de l'éditeur : Editions Hauteville

Du même auteur : Le réseau Alice

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Le cri du Kalahari de Mark et Délia OWENS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Le désert du Kalahari occupe la plus grande partie de la république du Botswana, au nord de l'Afrique du Sud. En 1974, Mark et Delia Owens partent pour cette destination avec pour seuls bagages quelques vêtements de rechange, un vieil équipement de camping, un appareil photo, mais mus par un même idéal : travailler à la sauvegarde de la nature et des animaux sauvages. Ils choisissent cette région reculée, à 1500 km de toute ligne électrique, de tout hôpital et même de l'épicerie la plus rudimentaire car leur but est d'observer les animaux dans des conditions uniques. Ils resteront sept ans dans cette vallée nommée Deception Valley.

"Nous avons toujours eu une prédilection pour les endroits sauvages, nous étions attirés par l'impression de force et de paix qu'ils dégagent, par la solitude qu'on y trouve. Depuis toujours, aussi, nous ne pensons qu'à les sauver de la destruction."

Ils relatent ici leurs rencontres inoubliables avec les antilopes, les lions qui viennent se promener sur le camp, ou encore les hyènes brunes adeptes du vol de bouilloire. Cette vie passée loin de tout est aussi dangereuse, ils connaitront des sécheresses arides, tout comme des trombes d'eau violentes, mais aussi des incendies de savane aux effets dévastateurs. Au fil du temps, ils se perfectionnent et investissent dans un petit avion Echo Whisky Golf pour suivre plus longtemps les animaux, ils utilisent aussi des radio émetteurs pour suivre leurs mouvements. A leurs côtés, le lecteur s'attache aussi à Moffet, Blue, Bimbo, Star, et à tous les autres animaux rencontrés et respectés.

Delia Owens greets the brown hyena "Pepper."

Leur étude porte principalement sur les lions et les hyènes, leurs thèses portant respectivement pour Mark sur l'écologie des comportements coopératifs parmi les lions et pour Délia sur l'entraide chez les hyènes brunes. Mais de ce voyage ils ont aussi rapporté des éléments permettant de comprendre l'un des mouvements migratoires d'antilopes les plus importants du monde et démontré l'effet dévastateur des clôtures de barbelés sur la vie animale au Kalahari. Leurs observations sont destinées à la science mais ont aussi comme objectif d’œuvrer pour la préservation de la nature et faire connaitre le Botswana.

Un magnifique récit !

Ici le lien vers le site de leur fondation : http://www.owens-foundation.org/index.html

Présentation de l'éditeur : Points

Du même auteur : Là où chantent les écrevisses

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L'amitié est un cadeau à se faire de William BOYLE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Un ami est un cadeau qu'on s'offre à soi-même" Robert Louis Stevenson

Rena Ruggiero est la veuve d'un célèbre mafioso de Brooklyn et rares sont ceux qui osent l'approcher de trop près... Mais son voisin octogénaire ne s'embarrasse pas de ces détails et lui fait des avances plus que pressantes si bien que Rena doit se défendre à coups de cendrier pour échapper à sa libido. Pensant le laisser pour mort, elle s'enfuit en "empruntant" sa voiture pour se rendre chez sa fille Adrienne. Mais celle-ci lui claque la porte au nez et Rena trouve refuge chez sa voisine Lacey Wolfstein, ancienne star du porno. Tout se complique quand Richie, amant d'Adrienne et tueur de la mafia décide d'éliminer des rivaux pour récupérer leur argent. Lucia, la petit fille de Rena récupère l'argent et rapidement, accompagnée de Rena et Lacey, elle doit fuir pour éviter les ennuis... Mais avouons-le, les ennuis ne font que commencer...

Ce road-movie endiablé met en valeur ces femmes atypiques, douées d'une personnalité de battantes, qu'il s'agisse de Rena, mais aussi de sa petite-fille bien décidée à retrouver son père et à garder le pactole de son beau-père. Ensemble, elles avancent résolument, quoiqu'il arrive, sans un regard en arrière, parce que "On est tous des épaves qui avons pas dit notre dernier mot. Tant que c'est pas mort, ça peut être réparé."

Un beau roman tonitruant !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Gravesend ♥ ♥ (policier)

Mois de mars : Girl Power

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L'été de Katya de TREVANIAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"On partage le bonheur avec tout le monde... avec de parfaits inconnus. C'est partager la tristesse et la douleur qui compte." p113

Jean-Marc est un jeune médecin qui officie auprès d'un confrère plus âgé à Salies un petit village du pays basque. Un beau jour il rencontre la charmante Katya Treville qui lui demande de porter secours à son frère jumeau Paul ayant fait une chute malencontreuse. Jean-Marc se rapproche alors de cette famille, de Katya, jeune femme fuyante assez fascinante dont il tombe amoureux, de son frère Paul plutôt hostile à cette relation, et du père, un scientifique passionné. Peu à peu, il comprend qu'un mystère entoure cette famille...

L'atmosphère est légère au début du roman, portée par cette jeune fille diaphane toujours habillée en blanc, les dialogues fusent, les sentiments se dévoilent. Puis, peu à peu, les attitudes du frère et de la belle Katya intriguent et le roman bascule dans le thriller psychologique.

L'auteur maitrise parfaitement ce savant mélange des genres et son style remarquablement fluide emporte le lecteur incidemment dans les tréfonds de l'âme humaine. Du grand art !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

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La bonne grosse montagne en sucre de Wallace STEGNER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

En 1905, alors que son père se remarie avec sa meilleure amie, la jeune Elsa décide de fuir et de s'installer chez son oncle dans le Dakota. Là, elle rencontre Bo, un jeune homme tumultueux aux ambitions disparates. Elle décide de lui faire confiance malgré son impétuosité et se marie avec lui. Ils fondent une famille et Elsa et ses deux garçons doivent suivre les projets de Bo, qui d'aventures en aventures court après la fortune, "la bonne grosse montagne en sucre".

Suivant des désirs insatiables, Bo entraine sa famille par monts et par vaux, ces déplacements incessants liés à des projets hasardeux pouvant à la fois apparaitre comme une énergie immense d'offrir une vie radieuse à sa famille, mais aussi comme un besoin égoïste de bouger sans cesse, peu importe les sacrifices que doivent faire Elsa et les enfants. Elsa, douce et endurante appelle ses enfants à la compassion face à ce père directif. Son fils comprend peu à peu qu'il ne peut pas juger l'être humain par des actes ponctuels puisqu'il est en perpétuel devenir, il n'est pas seulement un point mais une ligne "Il restait toujours en partie ce qu'il avait été au départ, mais pas exactement ; il suivait une ligne au cheminement de laquelle présidaient son héritage et son environnement, mais il était de plus sujet à toutes sortes de variations à l'intérieur du cadre étroit de ses capacités." p 579

Histoire passionnante d'une famille au long cours, la narration prend son temps pour s'attacher aux pas de chaque personnage, d'où les 830 pages ... Ils évoluent sous nos yeux et Elsa se démarque des autres par son amour inconditionnel pour Bo et sa volonté de préserver sa famille à tout prix. Elle offre ici un beau portrait de femme forte.

Du même auteur :   Le goût sucré des pommes sauvages ♥ ♥ ♥ (Nouvelles)  Lettres pour le monde sauvage; ♥ ♥ ♥ ♥ ; En lieu sûr ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

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Marcher vers l'horizon de Doug PEACOCK

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Ed savait que la véritable sagesse vient de la terre, qu'elle monte de nos racines jusqu'à toucher l'esprit. Marche, marche encore. Les pieds feront l'instruction de l'âme." p 77

Après le Vietnam, Doug Peacock n'est plus le même homme. Il reste hanté par les horreurs de la guerre et ne parvient pas à se réadapter à la société qu'il a connu. A cette époque, il fait alors la rencontre de Edward Abbey et les deux hommes se reconnaissent, mus par un amour inconditionnel pour la nature, et persuadés que là est la rédemption. L'un et l'autre ressentent le besoin de ces longues marches solitaires en pleine nature pour trouver un équilibre.

"J'étais persuadé que ces canyons, ces buttes, ces mesas verdoyantes recelaient une sagesse et un équilibre corporel indispensables, dont on pouvait s'abreuver en arpentant la contrée l'esprit ouvert." p 91

Abbey et Peacock s'influencent l'un l'autre, Désert solitaire est à la naissance du mouvement écologiste moderne, et la branche militante de ce mouvement s'est inspirée du Le gang de la clé à molette dans lequel Peacock a son propre personnage sous les traits de George Hayducke.

La nature et l’amitié permettront à l’ancien combattant de trouver un second souffle vital, et de se consacrer à un nouveau combat : la défense du monde sauvage.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Les livres de Edward Abbey : Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥  ; Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le feu sur la montagne ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le retour du gang ♥ ♥ ♥ ♥ ; Seuls sont les indomptés ♥ ♥ ♥ ; En descendant la rivière ♥ ♥ ♥ ; Un fou ordinaire ♥ ♥ ♥

Février 2023 : Un auteur jamais lu

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