Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

litterature francaise

Trois femmes puissantes de Marie N'DIAYE

Publié le par Hélène

Le roman met en scène trois destins de femmes : la première, Norah, après avoir grandi en France avec sa mère, revient au Sénégal sur la demande de son père avec qui elle a peu de contact. Fanta est une professeure de français africaine qui est mariée à Rudy, ils se sont installés en France. Khady est une jeune africaine mariée qui a été renvoyée par sa belle famille après la mort de son époux. Elle doit partir pour la France et suivre le chemin infernal des émigrés clandestins. Elle se retrouve obligée de se prostituer afin de subvenir à ses besoins.

Chacune est confrontée à des situations de violence, d'oppression et de lutte pour leur dignité.

Ce que j'ai aimé :

Les rapports de domination sont passés au scalpel, qu'il s'agisse de la domination du père, du mari ou de la société. Chaque geste est disséqué, chaque pensée analysée, le malaise s'installe peu à peu et fait vaciller les consciences.

Fanta n'est vue que par le biais du point de vue de son mari, un homme insatisfait, jaloux des autres mais l'effet est décuplé, comme si elle était réellement le pantin de cet homme raté.

Chacune de ces femmes essaie malgré tout de reprendre possession de sa vie après avoir connu les pires des souffrances.

Ce que j'ai moins aimé :

Personnellement je n'ai pas ressenti la puissance de ces femmes, certes elles essaient de faire preuve de résilience face à l'adversité, mais leurs tentatives restent relativement vaines. Le titre aurait pu être mieux choisi car il dirige la lecture vers des horizons qui ne sont que mirages.

L'écriture alourdit encore cette atmosphère sombre et oppressante.

Présentation de l'éditeur : Folio

Prix Goncourt 2009

Partager cet article
Repost0

L'heure des oiseaux de Maud SIMONNOT

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Elle possède des richesses que personne ne pourra lui dérober : sa liberté de penser et l'enchantement procuré par la nature."

Île de Jersey, 1959. Pour survivre à la cruauté et à la tristesse de l’orphelinat, Lily puise tout son courage dans le chant des oiseaux, l’étrange amitié partagée avec un ermite du fond des bois et l’amour inconditionnel qui la lie au Petit. Soixante ans plus tard, une jeune femme se rend à Jersey afin d’enquêter sur le passé de son père.

Ce que j'ai aimé :

L'autrice fait la lumière sur cet épisode sordide : dans les années 2000, des témoignages ont révélé les abus et mauvais traitements subis par des orphelins dans une institution de Jersey durant les années 1950. Ce scandale aurait pu entacher l'image de l'île de Jersey s'il n'avait été étouffé. L'ile de Jersey est en effet une plaque tournante de la fiscalité si bien que personne n'a été condamné, les orphelins malmenés n'ont malheureusement pas été écoutés.

"Il est impossible de manière générale de comprendre une telle maltraitance sur des enfants, la nuit noire de nos pires cauchemars, mais que cette horreur ait pu se produite dans une île si accueillante, une île si fière de sa pomme de terre labellisée au goût de noisette, de sa ferme aux papillons et de ses prairies fleuries, c'était vraiment inconcevable." p 109

Le roman a le mérite d'aborder ce sujet difficile avec sensibilité, en mettant en avant la force de l'enfance qui, malgré les crimes subis, réussit à capter une lumière, un chant d'oiseau, une merveille cachée :

« C'est son heure préférée, celle où la forêt devenue bleue renaît. Cette heure merveilleuse, suspendue avant l'aube, où tous les chagrins s'effacent, où tous les espoirs semblent permis. L'heure des oiseaux. »

Une vraie merveille !

Partager cet article
Repost0

Le grand Meaulnes de Alain FOURNIER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors qu'il mène une enfance paisible au cœur de la Sologne, le narrateur François Seurel rencontre Augustin Meaulnes, un nouvel élève avec qui il se lie d'amitié. Il suit ébloui les exploits de ce jeune homme aventurier. Un beau jour, le grand Meaulnes se perd dans la campagne et assiste alors à une fête étrange dans un manoir féérique. Il rencontre Yvonne de Galais, mais au matin, il doit reprendre le chemin de sa vie. Il n'aura de cesse de retrouver la jeune fille et le domaine, ainsi que son frère Frantz, fiancé éconduit.

"Le domaine mystérieux" symbolise ainsi l'enfance perdue et la quête qui s'ensuit d'un idéal inaccessible. Le sentiment profond de bonheur connu lors de cette fête peuplée de pierrots et colombines éloigne le Grand Meaulnes définitivement d'une vie ordinaire et fade. Elle le voue à une quête incessante et insatiable : "Mais, j’en suis persuadé maintenant, lorsque j’avais découvert le Domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus."

L'atmosphère onirique, presque fantastique teinte le roman d'une mélancolie tragique. Le bonheur semble inaccessible pour les protagonistes qui, quand il les frôle, ont conscience de sa fragilité et fuient avant de souffrir.

"De temps à autre, le vent chargé d’une buée qui est presque de la pluie nous mouille la figure et nous apporte la parole perdue d’un piano. Là-bas, dans la maison fermée, quelqu’un joue. Je m’arrête un instant pour écouter en silence. C’est d’abord comme une voix tremblante qui, de très loin, ose à peine chanter sa joie… C’est comme le rire d’une petite fille qui, dans sa chambre, a été chercher tous ses jouets et les répand devant son ami. Je pense aussi à la joie craintive encore d’une femme qui a été mettre une belle robe et qui vient la montrer et ne sait pas si elle plaira… Cet air que je ne connais pas, c’est aussi une prière, une supplication au bonheur de ne pas être trop cruel, un salut et comme un agenouillement devant le bonheur…"

Ce roman, œuvre à part dans la littérature française, est l'œuvre littéraire française la plus traduite et lue dans le monde juste après Le petit prince, et ce, à juste titre !

Présentation de l'éditeur : Le livre de poche

Partager cet article
Repost0

Veiller sur elle de Jean-Baptiste ANDREA

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Je suis une femme debout au beau milieu des incendies que vous avez allumés"

En 1986, Michelangelo Vitaliani dit "Mimo", est sur le point de rendre son dernier souffle, loin du monde, reclus dans un monastère. Un mystère plane autour de cet homme, non religieux caché dans ce lieu pour "veiller sur elle", elle, sa dernière sculpture, cachée là par le Vatican.

Le fil remonte le temps pour éclairer le destin de cet homme atteint de nanisme mais pourtant destiné à côtoyer les plus puissants. Son père, sculpteur, l'a formé à l'excellence, et quand à douze ans sa mère l'envoie en Italie sur le plateau de Pietra d’Alba, il se fait rapidement remarquer par la famille Orsini, qui règne dans la région. Il rencontre Viola, la fille Orsini, une jeune fille bien décidée à faire voler en éclat les normes étriquées imposées aux femmes de son époque.

Leur relation sera passionnée, entre admiration et rivalité, dans un contexte historique mouvementé, où fascisme et guerres menacent leur liberté.

Ce que j'ai aimé :

Andrea livre une fresque captivante, où l’amour, l’art et l’Histoire s’entrelacent avec une intensité rare. Un souffle romanesque puissant anime ce roman portés par des personnages forts. Viola se revendique comme une "femme debout" prête à s'attaquer à l'adversité : 

"Je suis une femme debout au milieu des incendies que vous avez allumés.

Je suis une femme debout, le voyez-vous, sur vos bûchers, autodafés, vos doigts pointés.

Je suis une femme debout, que croyez-vous, que j’allais pleurer sous vos huées, dans la fumée.

De vos lâchetés, de vos bûchers, autodafés, vos doigts pointés.

Depuis que j’ai croqué dans cette pomme, quelque chose me travaille, étonnez-vous.

Une envie de danser, d’inventer des fusées, de vous soigner.

Alors, me brûlerez-vous encore, vous me crucifierez.

Chat noir et camisole, écartelée, vous direz que j’étais folle, un peu sorcière, ou les deux à la fois.

J’ai croqué dans la pomme, j’y croquerai encore, préparez-vous.

Je suis une femme debout, je ne suis pas à genoux."

Les femmes subissent la violence du monde et des hommes de plein fouet :

"- Parce que tu crois que les femmes ne sont pas violentes ? murmura Vittorio.

- Bien sûr que nous le sommes. Contre nous-mêmes, parce qu'il ne nous viendrait pas à l'idée de faire souffrir quelqu'un, mais qu'il faut bien que cette violence que nous respirons et qui nous empoisonne ressorte quelque part." p 392

Mimo, laissé pour compte, trouve sa place grâce à son art mais s'évertue toujours à chercher un sens profond à sa création.

Le roman interroge aussi le rôle des uns et des autres dans la montée du fascisme.

"Personne ne fait jamais rien de mal, la beauté du mal étant précisément qu'il ne demande aucun effort. Il suffit de le regarder passer."

Bilan : Veiller sur elle est un roman poignant, inspirant et magistralement écrit, qui a conquis critiques et lecteurs.

Présentation de l'éditeur : L'iconoplaste

Du même auteur : Des diables et des saints ♥ ♥ ♥ ♥

Partager cet article
Repost0

A l'ombre de Winnicott de Ludovic Manchette et Christian Niemiec

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 1934, Viviane Lombard arrivé dans le Sussex en Angleterre pour devenir préceptrice du jeune George, un enfant aveugle. Celui-ci loge au manoir de Winnicott entouré de son père Archibald, archéologue passionné, et de sa mère Lucille, très protectrice. Alors qu'elle apprend à connaitre son jeune élève, Viviane ne tarde pas à se rendre compte que des phénomènes étranges ont lieu dans le manoir, comme si une présence invisible rôdait dans l'ombre.

Ce que j'ai aimé :

La relation entre Viviane et George se conforte peu à peu, la préceptrice donne plus de liberté à cet enfant habitué à vivre dans un cocon, même si ses méthodes éducatives ont tendance à faire grincer les dents. Elle prône une éducation moderne, centrée sur la découverte du monde directe plutôt que dans les livres. Elle refuse l'hypocrisie et dit la vérité sur le monde qui entoure le jeune enfant. Une belle relation se noue entre eux deux.

Ce que j'ai moins aimé :

Au début de ma lecture, j'ai été désarçonnée par ces évènements surnaturels, qui me semblaient rajoutés de façon artificielle à l'intrigue, juste dans l'intention d'imiter les classiques du genre gothique. Néanmoins, peu à peu, j'ai appris à composer avec ces présences dans l'ombre, le doute quant à une présence fantomatique amenant une tension entre la psychologie des personnages et ce qu’ils projettent sur leur environnement. L’idée d’une « présence invisible » fonctionne à la fois comme un élément surnaturel potentiel et comme une métaphore pour les traumatismes, secrets ou tensions sous-jacents des uns et des autres. Finalement ces présences trouvent leurs places dans le roman.
Bilan :

Un roman captivant, alliant une atmosphère gothique à des personnages profondément humains, le tout servi par une écriture immersive et sensible.

Du même auteur : Alabama 1963 ♥ ♥ ♥ ♥ ; America's ♥ ♥ 

Partager cet article
Repost0

La barque de Masao de Antoine CHOPLIN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors qu'ils ne se sont pas vus depuis une quinzaine d'années, un père et sa fille se retrouvent. Masao est ouvrier sur l'île de Naoshima au Japon et Harumi est architecte. Les retrouvailles se font progressivement, alors que le passé de la famille est dévoilé page après page. Masao est un homme habité par son passé, par cette histoire d'amour superbe et dramatique avec Kazue, la mère d'Harumi. Il peine à faire son deuil et construit une barque pour ne pas sombrer lui même, utilisant la construction de la barque comme un exutoire et un symbole d'espoir face aux pertes subies.

Ce que j'ai aimé :

Leur relation est teintée de délicatesse, ils apprennent à se connaitre, entre pudeur et silence, chacun respectant la part d'énigme de l'autre.

Bilan :

Un roman empreint de poésie, comme beaucoup des œuvres de l'auteur, dans lesquelles la contemplation et les émotions prennent une place centrale.

Présentation de l'éditeur : Buchet Chastel

Du même auteur : La nuit tombée ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le héron de Guernica ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Radeau ♥ ♥ ♥ ; L'incendie ♥ ♥ ; Une forêt d'arbres creux ♥ ♥ ♥ ; Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar ♥ ♥ ♥ ; Partiellement nuageux ♥ ♥ ♥ ; A contre courant ♥ ♥ ; Nord-est  ♥ ♥ ; Partie italienne ♥ ♥ 

Partager cet article
Repost0

La pension des nonnes de Pierre VEILLETET

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Aveugle et présomptueux celui qui croit être né dans une ville, ou prétend la forcer. Bienheureux celui auquel, un jour, naît une ville. Alors, tiré de l'exil, il pourra trouver la compassion, dont le besoin prive l'homme de paix et que ne dispensent, par pur caprice, que les cités élues, certaines femmes, et les dieux."

Un Italien amoureux de sa ville Gênes se retrouve contraint de partir pour Hamburg, fuyant ainsi des affaires peu transparentes, il doit y rejoindre une femme. En l'attendant, il erre dans la ville, tentant de retrouver le lien perdu qu'il avait établi avec Gênes. Il s'installe à la pension des nonnes et se fait peu à peu happer par l'atmosphère de Hamburg.

Ce que j'ai aimé :

Ce court roman décrit ces moments de vacances offerts ou subis, ces heures de désœuvrement durant lesquelles le seul sens est d'arpenter les rues de la ville dans laquelle nous sommes. Est-ce que la ville finit par charmer ou vampiriser l'être solitaire perdu alors dans ses méandres ? Le doute plane autour du destin de cet italien, nimbant le roman d'un halo étrange, à l'image de cet être indécis.

Une belle découverte !

Prix François-Mauriac 1986.

Présentation de l'éditeur : Arléa

Partager cet article
Repost0

Ames soeurs de SEMPE

Publié le par Hélène

♥ ♥

Cet ouvrage de 96 pages explore avec finesse et ironie les relations humaines, notamment amoureuses et amicales, à travers des illustrations caractéristiques du style de Sempé. Son humour subtil et son sens du dérisoire offrent une vision tendrement ironique de nos travers et de ceux du monde.

 

Partager cet article
Repost0

Houris de Kamel DAOUD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d’indépendance, qu’elle n’a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu’elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix.
Son histoire, elle ne peut la raconter qu’à la fille qu’elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l’a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être.

Ce que j'ai aimé :

Le personnage principal, témoignage vivant des monstruosités commises gagne en intensité au fil du récit. L'intrigue avance pas à pas vers la révélation et sa décision finale de donner ou non le jour à sa fille. Le suspens est gardé jusqu'aux dernières pages.

"Il y a des choses que tu ne pourras jamais faire si tu viens dans ce monde. Par exemple, déambuler seule sous l'averse, t'asseoir seule sur un banc face à une montagne qui refuse de te parler, dans un jardin public. Ou bien t'habiller selon tes envies, rire dans la rue, ou encore remercier un inconnu qui t e collera dans le dos en croyant que tu es une prostituée, car tu as été gentille comme une plante d'intérieur. Tu te promèneras en groupe (dans les villes seulement, car dans les villages c'est impossible), durant les heures creuses des hommes à la mosquée, pour visiter un cimetière ou marier une proche. Il y a des choses que Dieu nous interdit : enterrer les morts, gémir sur une tombe, égorger une bête de sacrifice, hériter d'une part égale à celle de l'homme, s'épiler pendant le mois du jeûne, montrer ses bras nus ou encore élever la voix, chanter dans la rue, fumer des cigarettes, boire du vin, répondre aux coups de pied. La route est longue, la liste aussi."

Après l'amnistie totale des islamistes du FIS par la loi de Réconciliation nationale de 2005, la décennie noire est devenue tabou. Celui qui en parle risque un emprisonnement jusqu'à cinq ans s'il « utilise les blessures de la tragédie nationale, pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et populaire, fragiliser l'État, nuire à l'honorabilité de ses agents qui l'ont dignement servie, ou ternir l'image de l'Algérie sur le plan international ».

Ce roman est donc plus que courageux dans ce contexte !

Ce que j'ai moins aimé :

Le roman aurait gagné à être moins long, plus dense et concentré sur la première partie.

Certaines scènes sont difficilement soutenables, j'ai passé quelques pages...

Bilan :

Un roman fort !

Présentation de l'éditeur : Gallimard

Du même auteur : Meursault contre enquête

Partager cet article
Repost0

Hôtel du nord de Eugène DABIT

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Émile et Louise Lecouvreur font l’acquisition de l’Hôtel du Nord, quai de Jemmapes dans les années 20. Parmi les locataires : Renée, qui est aussi la bonne de l’hôtel, et son amant, l’ouvrier Pierre Trimault, qui prend la poudre d’escampette en apprenant qu’il va être père. Des habitués, déjà : les joueurs de cartes, le père Louis et Marius Pluche ; Julot, l’éclusier du canal Saint-Martin.

L'auteur réussit à capturer l'âme de ce lieu de passage et du Paris populaire des années 20 :

"Il fait bon prendre un verre sur le trottoir après une longue journée de chaleur et de travail, quand le soleil s'est couché derrière les vieilles maisons du quai de Valmy et que, peu à peu, le roulement des voitures a fait place au bruit frais des écluses. Les réverbères s'allument, des amoureux s'étreignent dans le square, de vieilles femmes promènent leur chien. Les étoiles reflètent dans l'eau sombre du canal ; l'air fraîchit, un coup de vent qui vient des boulevards extérieurs apporte le murmure de la ville."

Les personnages défilent : ouvriers, chômeurs, jeunes amoureux, prostituées, et petits bourgeois, le canal et le quartier deviennent des symboles d'un monde ouvrier et populaire, plein de vie et de complexité.

Un récit "atmosphérique" ...

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Fauteuils réservés et autres contes

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>