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roman policier americain

Pêche en eaux troubles de Carl HIAASEN par Jérôme

Publié le par Hélène

J'ai réussi !

Jérôme du blog D'une berge à l'autre a lu un roman policier, et non des moindres puisque je lui avais conseillé celui-ci :


peche-en-eaux-troubles.jpg  

 

 

Alors si vous aussi vous souhaitez découvrir un bon policier, allez voir ce qu'il en dit : ICI

 


 

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Mauvaises fréquentations de Marcia CLARK

Publié le par Hélène

                                            mauvaises-frequentations.jpg

 

 L’auteur :

Procureur du procès O.J. Simpson, Marcia Clark est une star aux Etats-Unis. Avec Mauvaises fréquentations et son héroïne Rachel Knight, de son propre aveu son « double, en mieux ! », elle a fait une entrée remarquée sur la scène du suspense.

 L’histoire :

Intelligente, pugnace, efficace, Rachel Knight, malgré sa jeunesse, a été nommée procureur dans une division d’élite de Los Angeles. Après le meurtre de son collègue et ami Jack et d’un adolescent dans un motel sordide, elle hérite de l’affaire délicate sur laquelle il travaillait avant sa mort : le viol d’une jeune fille de la haute société. Et si les deux affaires étaient liées ? Rachel, qui ne peut s’empêcher de croire que Jack a été victime d’un coup monté, se retrouve prise dans une spirale de violence menaçant d’anéantir sa carrière et bientôt sa vie. Procureur célèbre aux U.S.A., Marcia Clarke connait comme personne les arcanes des prétoires et des commissariats de Los Angeles. Mêlant un sens inné du suspense et de l’action à un humour décapant, elle signe un premier thriller remarquable, les débuts en fanfare d’une héroïne qui lui ressemble et dont on n’a pas fini d’entendre parler : Rachel Knight.

« Un début triomphal. Les lecteurs vont attendre avec impatience les nouvelles enquêtes de Rachel Knight. » Publishers Weekly

« L’intrigue de Marcia Clark est forte et prenante, mais ce sont ses personnages déjanté qui font de ce premier thriller un vrai bonheur. » People

 Ce que j’ai aimé :

L’ intrigue est correcte, elle pousse à aller au bout des pages –et c’est la seule motivation, croyez-moi…

 Ce que j’ai moins aimé :

Je n’ai pas aimé le côté fille, à savoir cette gourde de procureure qui a des pensées très profondes soit :

 a.      Sa tenue ou celle de ses copines :

« Comme à son habitude, Bailey était l’élégance même ; un trench de couleur fauve et un col roulé blanc cassé qui s’accordaient parfaitement à sa peau claire et à ses cheveux blonds et courts. Un pantalon droit moulant lui irait toujours mieux avec sa minceur et son mètre soixante-quinze qu’à moi qui culminait à un mètre soixante-huit. Je me consolai une fois de plus en me disant que je pouvais compenser en mettant des chaussures à talons plus hauts. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était une solution. » (p. 51)

 b.      Ses repas et son régime :

« Nous entrechoquâmes nos couverts en argent, brisâmes la croûte brune et croustillante et savourâmes la première bouchée. Je trouvais l’appareil ferme mais crémeux, sucré mais pas trop. Nous ne rompîmes pas le silence avant d’avoir raclé le fond du ramequin. » (p. 224)

 c.       Ses restos et bars préférés

Le Church and state «  nouveau restaurant plutôt sympa situé dans le vieux quartier des abattoirs. »

Le Oolong café où « la nourriture se révélait étonnamment bonne et le service, rapide. » (p. 97)

Engine Co N°28 qui « demeurait un restaurant assez couru. » (p. 99)

El Chavo « Ce petit restau intime servait la meilleure cuisine mexicaine et les meilleures margaritas en dehors de Baja. » (p. 116)

  Charlie O’s « C’était un petit bar de jazz, chaleureux, l’un de nos QG préférés. » (p. 140)

PDC « vieux wagon-restaurant transformé en restaurant intime, époque Frank Sinatra ou Dean Martin, Le Pacific Dining car servait des homards et des pièces de viande à tomber et possédait l’une des meilleures caves de la ville. » (p. 180) Canters-deli.jpg

  Le Cover « bistro, style speakeasy qui se cachait derrière une porte anonyme au fond d’un diner construit dans les années trente, un véritable monument historique. Lumière tamisée, calme, et ouvert plutôt récemment (…) » (p. 218)

  Le Canter’s  « la popularité de ce deli avait connu des hauts et des bas, mais il servait toujours de bons petits plats. AU diable la diététique : je commanderai un bagel, saumon fumé, fromage balcn et câpres et Bailey, du poisson fumé sur un petit pain viennois. » (p. 284)

 Non, nous ne sommes pas dans un guide gastronomique - et pourtant ces restaurants existent bel et bien - mais non, la quatrième de couverture nous précise que nous sommes dans un « roman mêlant un sens inné du suspense –quel restaurant va-t-elle choisir – et de l’action –en voiture !- à un humour décapant »« Un petit coup ? demandai-je. –Voire plusieurs » répondit-elle. » (p. 71) –ah ah ah…-

 d.      Ses copines (avec qui elle écluse les bars enchaînant repas succulents et boissons alcoolisées) :

 Bailey but une nouvelle gorgée. Ses scampi m’avaient fait saliver ; j’en voulais encore. Incapable de résister, je levai ma fourchette et visai un autre morceau de crevette. Mais Bailey prouva qu’une amitié comme la nôtre connaissait des limites. Elle écarta son assiette pour la protéger de mes ardeurs.

A contrecœur, j’éloignai ma fourchette et me concentrai sur ma salade. Je fixai une rondelle d’œuf dur. Je fis semblant de la trouver délicieuse. » (p.  82)

 Dur-dur la vie de procureure…

 e.      Les beaux gosses

« « Il est intéressé.

-          Qui ? Et par quoi ?

-          Toi. Tu n’as pas remarqué ? »

Je ne savais absolument pas de quoi elle voulait parler.

« Qui ? répétai-je.

-          Graden. Le lieutenant. Tu l’intéresses.

-          Merde. Franchement, Toni », répliquai-je sur un ton agressif » (p. 40)

Citation qui vous permet d’ailleurs d’apprécier la qualité des dialogues…

 Alors je vais vous dire, contrairement à ce que dit la quatrième de couverture, je ne vais pas attendre avec impatience les nouvelles enquêtes de cette chère Rachel…


Premières phrases :

 «  Il referma le clapet de son portable d’un coup sec et le glissa dans la poche de son jean moulant. Il venait d’assembler la dernière  pièce du puzzle : ça ne serait plus long maintenant. Mais l’attente se révélait insupportable. »

 

Vous aimerez aussi :

Si vous avez aimé ce roman, n’importe quel roman policier fera l’affaire… Je vous conseille néanmoins, si vous avez aimé cette chère Rachel, les romans de Janet Evanovitch, bien plus fins et drôles…

 D’autres avis :

Babélio 

 

Mauvaises fréquentations, Marcia Clark, traduit de l’anglais (EU) par Guillaume Marlière, Albin Michel, octobre 2012, 20.90 euros

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Les apparences de Gillian FLYNN

Publié le par Hélène

                                               apparences

 ♥ ♥ ♥

Préparez vos nuits blanches ! 

 L’auteur :

 Gillian Flynn est un auteur américain. Elle a grandi dans le Missouri et vit aujourd'hui à Chicago. (Source : Babélio)

 L’histoire :

« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Charlie, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Charlie a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Charlie découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Charlie ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre quelle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Charlie est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Considérée par une critique unanime comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, Gillian Flynn dissèque ici d’une main de maître la vie conjugale et ses vicissitudes et nous offre une symphonie paranoïaque aux retournements multiples, dans un style viscéral dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller. (Source : Editeur)

 Ce que j’ai aimé :

Les apparences est un roman diaboliquement prenant, machiavélique, qui joue avec vos nerfs et vos analyses psychologiques. L’auteur alterne les chapitres : l’un adopte le point de vue de Nick, mari suspecté d’avoir tué sa femme, et le suivant retranscrit le journal intime de la jeune femme dans les mois précédant sa mystérieuse  disparition. Des indices dans le discours de l’un ou de l’autre orientent le lecteur vers une explication ou une autre, indices savamment disséminés dans le but de manipuler ledit lecteur.

 Puis un retournement de situation soudain renverse à nouveau les perspectives, offrant un tout nouvel éclairage sur la scène du « crime ». Cette construction orchestrée de mains de maître apporte du poids à ce roman centré sur le mariage et ses aléas.

 A quel point doit-on s’aliéner pour plaire à l’autre ? Le mari doit-il devenir le pantin de sa femme, celui qui accourt dès qu’on le siffle, la femme doit-elle être « cool » à tous prix et faire des concessions inconcevables, au prix d’y laisser son âme ? Le couple peut-il durer quand  il débute sur des compromis que le temps efface parce qu’ils deviennent ingérables au quotidien ?

 D'autres questions affleurent également comme le poids de l'opinion publique dans le cadre d'une enquête criminelle, le rôle des médias, l'image du coupable manipulée... Autant de pistes de réflexions qui densifient le propos.

Méfiez-vous des apparences…

 Ce que j’ai moins aimé :

La fin est plus faible, mais la question se pose aussi : comment finir ?

 Premières phrases :

« Quand je pense à ma femme, je pense toujours à son crâne. A la forme de son crâne, pour commencer. La toute première fois que je l’ai vue, c’est l’arrière de son crâne que j’ai vu, et il s’en dégageait quelque chose d’adorable. »

 Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Les lieux sombres

Autre : La maison d'à côté de Lisa GARDNER

  D’autres avis :

Canel ; Val ; Clara ; Stieg ; Véronique  

 

Les apparences, Gillian Flynn, traduit de l’anglais (EU) par Héloïse Esquié, Sonatine, 2012, 22 euros

grand prix lectrices de elle 

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Nature morte de Louise PENNY

Publié le par Hélène

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 ♥ ♥ ♥

 

L’auteur :

 Vous trouverez sa présentation ici : http://www.louisepenny.com/louise.htm

 

L’histoire :

Un dimanche d'automne, le jour se lève sur le charmant village québécois de Three Pines, et les maisons reprennent vie peu à peu. Toutes, sauf une... La découverte dans la forêt du cadavre de Jane Neal bouleverse les habitants de la petite communauté. Qui pouvait bien souhaiter la mort de cette enseignante à la retraite, peintre à ses heures, qui a vu grandir tous les enfants du village et dirigeait l'association des femmes de l'église anglicane ? L'inspecteur-chef Armand Gamache, de la Sûreté du Québec, est dépêché sur les lieux. Il ne croit guère à un accident de chasse. Au cours de sa longue carrière au sein de l'escouade des homicides, il a appris à se méfier des apparences. Tandis que ses adjoints procèdent aux premiers interrogatoires, il s'abstrait du tumulte, s'assied sur un banc, clans le parc du village, s'imprègne des lieux et fait ce qu'il sait faire le mieux : il observe. Alors, lentement, à force d'attention, la perfection du tableau s'estompe. Des craquelures d'abord invisibles lézardent le vernis, l'œil averti devine les retouches, les coupables repentirs, les inavouables repeints. Bientôt, la fresque idyllique livrera ses terribles secrets... Avec ce premier volet des enquêtes de l'inspecteur-chef Armand Gamache, Louise Penny a concocté un roman plein de charme, de subtilité et d'humour, dans la plus pure tradition des grands maîtres de la littérature policière. (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

Nature morte est un roman d’ambiance : l’auteur nous plonge dans le monde ouatiné d’un petit village québécois tapi dans la campagne au pied de trois grands pins qui veillent sur les habitants. Ces derniers vivent là comme au sein d’une grande famille, persuadés de pouvoir faire confiance à leurs voisins devenus des amis. Certains se cotoient même depuis la plus tendre enfance, renforçant l’impression d’une communauté soudée, à l’abri des tourments du monde extérieur. Malheureusement le meurtre de Jane Neal, une habitante du village va remettre en question cette quiétude teintée d’idéal.

 L’intrigue bien menée brouille savamment les diverses pistes de façon à susciter l’intérêt du lecteur : s’agit-il d’une sombre histoire d’héritage ? d’un accident de chasse ? d’une vengeance liée à l’intervention de la vieille dame dans une récente altercation ? Les pistes sont nombreuses et sont explorées lentement mais sûrement par l’inspecteur-chef Gamache, homme de devoir et fin psychologue. 

 En effet les personnages sont bien campés, assez denses psychologiquement, apportant la touche de crédibilité nécessaire au plaisir ressenti par le lecteur qui découvre ce roman...

 Une auteure à retenir... 

   

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien

 

 Premières phrases :

« Mlle Jane Neal se présenta devant Dieu dans la brume matinale du dimanche de Thanksgiving. Ce décès inattendu prit tout le monde au dépourvu. La mort de Mlle Neal n’était pas naturelle, sauf si l’on croit que tout arrive à point nommé. »

 

 Vous  aimerez aussi :

Du même auteur : la deuxième aventure d’Armand Ganache Sous la glace

Autre : les romans de Michel TREMBLAY ou de Jacques POULIN

 

D’autres avis :

 Richard Kathel DasolaJoëlle et Lystig.

 

Nature morte, Louise Penny, roman traduit de l’anglais (Canada) par Michel Saint-Germain, Actes sud, Babel, 438 p., 9.70 euros

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Cousu main de Carl HIAASEN

Publié le par Hélène

cousu main

♥ ♥ ♥ ♥ 

 "Ma vie peut se résumer comme ça : j'ai tué cinq hommes et j'ai épousé cinq femmes." (p. 254)

  

L’auteur :

 Carl Hiaasen est né en Floride, où il vit toujours avec sa famille. Depuis 1985, il tient une rubrique dans le Miami Herald, et a également écrit pour les magazines Time, Life et Esquire.

 

L’histoire :

 Ex-flic retiré dans sa case sur pilotis au large de Miami, Mick Stranahan a connu une existence mouvementée, quoique fort simple à résumer : cinq cadavres à son actif, cinq divorces à son passif. Aujourd’hui, il n’aspire plus qu’à couler des jours paisibles en compagnie de son barracuda. Quelqu’un, en revanche, semble avoir d’autres plans pour lui, si l’on en croit l’intrusion d’un homme armé dans sa cahute. Sans compter la fâcheuse tendance qu’a Chimio, ce colosse au visage grêlé, à vouloir contrarier sa sérénité. Reste à savoir quel cerveau commandite ces incessantes attaques manquées. La liste des ennemis de Stranahan est longue, à commencer par un certain chirurgien plastique dont les œuvres ne semblent pas franchement cousues main…

 

Ce que j’ai aimé :

 Les romans de Carl Hiaasen sont dotés d’un humour délirant, complétement décalé, de ces romans qui redonnent instantanément le moral et le goût de lire.

 Les personnages croisés sont tous aussi improbables les uns que les autres : Stranahan, enquêteur de choc, grand romantique qui tombe amoureux en une nuit et demande en mariage dès le premier matin, de préférence les barmaids, ce qui lui a déjà valu 5 mariages ;  Chimio, monstre de foire pourvu d’une taille-herbe très pratique et ergonomique au bout du bras ;  un chirurgien plus proche du boucher que de l’as du bistouri ; des mannequins doutant de la symétrie de leurs seins ;  un journaliste masochiste prêt à tout pour faire de l’audience ; Liza, barracuda féminine attirée par tout ce qui brille…

 L’enquête nous plonge en pleine opération de chirurgie esthétique, opération de précision sur laquelle le docteur Graveline va se casser le nez... Les répercussions seront fracassantes pour tous les protagonistes...

 Après cette lecture, vous ne regarderez plus vos petits défauts physiques du même œil…

 cousu-main-Barracuda-1.jpg

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

 

Premières phrases :

 « Le 3 janvier, sous un ciel plombé et par grand vent, deux touristes, originaires de Covington, Tennessee, déambulaient sur la plage de Key Biscayne, ayant ôté leurs chaussures de marche. À hauteur de l’ancien phare du cap Floride, le jeune homme et sa fiancée s’installèrent sur le sable mouillé pour regarder l’océan se fracasser avec violence parmi les énormes rochers noirs de la pointe de l’île. L’air salé, chargé d’embruns, picotait les yeux du garçon. Après avoir repéré l’objet flottant, il mit un bon moment à distinguer ce dont il s’agissait.

– On dirait un gros poisson crevé, dit sa fiancée. Un marsouin peut-être.

– Ça m’étonnerait, répondit-il. »

 

Vous aimerez aussi :

 Du même auteur : Queue de poisson

Autre : Fantasia chez les ploucs de Charles WILLIAMS

 

  Cousu main, Carl Hiaasen, traduit de l’anglais (EU) par Yves Sarda, Editions des deux Terres, mai 2012, 528 p., semi poche 12.50 euros

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Au lieu-dit Noir-Etang… de Thomas H. COOK

Publié le par Hélène

                                                    au-lieu-dit-noir-etang.jpg

♥ ♥

 "Puisque nos passions ne durent pas éternellement, notre véritable épreuve est de leur survivre." (p. 20)

 

L’auteur :

 

Né en 1947, Thomas H. Cook a été professeur d'histoire et secrétaire de rédaction au magazine Atlanta. Il vit à New York et au cap Cod. Avant d'être publié au Seuil, il a été traduit d'abord chez L'Archipel (2 titres) et Gallimard (8 titres en Série Noire). Un prestigieux Edgar Award a récompensé Au lieu-dit Noir-Étangen 1996 aux États-Unis , et Les Feuilles mortes (Folio policier) a reçu le Barry Award en 2006.

 

L’histoire :

 

Août 1926. Chatham, Nouvelle-Angleterre : son église, son port de pêche et son école de garçons fondée par Arthur Griswald qui la dirige avec probité. L’arrivée à Chatham School de la belle Mlle Channing, prof d’arts plastiques, paraît anodine en soi, mais un an plus tard, dans cette petite ville paisible, il y aura eu plusieurs morts.Henry, le fils adolescent de Griswald, est vite fasciné par celle qui l’encourage à « vivre ses passions jusqu’au bout ». L’idéal de vie droite et conventionnelle que prône son père lui semble désormais un carcan. Complice muet et narrateur peu fiable, il assiste à la naissance d’un amour tragique entre Mlle Channing et son voisin M. Reed, professeur de lettres et père de famille. Il voit en eux « des versions modernes de Catherine et de Heathcliff ». Mais l’adultère est mal vu à l’époque, et après le drame qui entraine la chute de Chatham School, le lecteur ne peut que se demander, tout comme le procureur : « Que s’est-il réellement passé au Noir-Étang ce jour-là ? » (Quatrième de couverture)

 

Ce que j’ai aimé :

 

Par une triste journée d'hiver, Henry Griswald, notaire solitaire vieillissant, se souvient de ses quinze ans et du drame qui a bouleversé son adolescence et par ricochet son existence.  Petit à petit les souvenirs refont surface éclairé par le recul des années. Henry était à l'époque un adolescent épris d'évasion, rêvant de s'abstraire du carcan paternel et de l'école de garçons fondée par son père. En rencontrant Mlle Channing, professeure recrutée par son père, Henry va voir en elle l'incarnation de ses idées romantiques sur le liberté et les sentiments. Il fera sienne la devise de la jeune femme : "La vie ne vaut d'être vécue qu'au bord de la folie".

 Henry adolescent va vivre le drame à son niveau, en prouvant là que toute interprétation des faits reste définitivement subjective, qu'il est impossible d’avoir une main mise sur les sentiments ou la réalité des faits. 

 Son récit, ses actions, ses points de vue seront teintés de sa personnalité et de ses idées romantiques, sans le recul nécessaire, si bien que, comme d'autres dans le récit, il pourra faire des erreurs et mal interpréter certaines paroles, certains gestes...

 Le seul personnage qui ne juge pas et ne se permet pas d'interpréter  est le père du narrateur, vu comme un être froid conventionnel mais finalement peut-être le plus humain du récit. Il sera un des seuls à considérer la belle Mademoiselle Channing avec bienveillance et tolérance :

 "La vie est mal faite, Henry, reprit-il, me scrutant d'un air très solennel. Parfois, le mieux que nous pouvons donner, ou recevoir, c'est la confiance. (...) Avec les années, à mesure qu'il vieillissait et que moi-même j'avançais en âge, j'en vins à comprendre ce qu'il avait voulu dire : que la convoitise est le propre de l'homme et la loyauté le baume dont il use pour apaiser ses frustrations." (p. 253)

 La question du mal est au coeur des romans de Thomas H. Cook et son talent de romancier manipulateur permet de mettre en lumière l'hermétisme du monde et des hommes difficilement appréhendables et compréhensibles.

 "Aujourd'hui, quand je repense à cette période de ma vie, à ce que je ressentais à l'époque, l'inévitable m'apparaît comme n'étant ni plus ni moins que le fruit des hasards." (p. 253)

Seul celui qui raconte est maître du destin des personnages, seul l'auteur sait ce qui s'est réellement passé au Noir-Etang ce jour-là...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

- Le narrateur âgé raconte cet épisode tragique d'août 1926, drame dont il connaît l'issue. Thomas H. Cook use et abuse à mon sens des allusions au dénouement, ponctuant son récit de phrases sensées alimenter le suspens : 

"Je sais tout cela formellement, car ce fut ce qu'elle-même déclara par une torride journée d'été, presque un an après, devant une foule qui tanguait, fébrile, les gens tendant le cou de droite à gauche pour mieux la voir, redressant la tête tout en pestant, parlant d emort, de suicide, de meurtre, la suivant des yeux avec une fascination morbide tandis qu'elle s'avançait dans la salle et prenait place dans le box des témoins." (p. 36)

"En tous cas, jamais je n'aurais pu me douter que, dans les années qui allaient suivre, je regarderais très souvent la plaque de Me Parsons, et entendrais sa voix tonitruante crier depuis le passé : C'est vous, Mademoiselle Channing, vous et vous seule qui êtes la cause de tout." (p. 36)

"De l'endroit où nous nous trouvions, Mlle Channing avait vue sur toute la grand-rue, depuis l'église, où l'autocar l'avait déposée à son arrivée, jusqu'au tribunal, où, plus tard, elle comparaîtrait en justice aux cris de la foule au-dehors : Meurtrière ! Meurtrière !" (p. 44)

Le procédé des prolepses trop utilisé est lassant au début du roman, le lecteur attend inlassablement de plonger de plain pied dans cette histoire, mais l'auteur le retient sans cesse en restant à la lisière du drame.

- Le sujet choisi par l'auteur est somme toute assez banal, et rien de bien nouveau ne ressort de ce roman : lutter contre ses passions est chose difficile et pourtant les désirs peuvent être destructeurs... Oui, bon...  

 

Premières phrases :

 

« Mon père avait une phrase préférée. Il l'avait empruntée à Milton, et aimait la citer aux garçons de Chatham School. Planté devant eux le jour de la rentrée des classes, les mains bien enfoncées dans les poches de son pantalon, il ménageait un silence, leur faisant face, l'air grave. "Prenez garde à vos actes, déclamait-il alors, car le mal contre lui-même se retourne." Il ne pouvait imaginer à quel point la suite des évènements le contredirait, ni à quel point j'en aurais éminemment conscience. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur :  Les leçons du mal de Thomas H. COOK


D’autres avis :

 

 Blogs : Ys ;  Le vent sombre  – Kathel  – Pierre ; Théoma ; Anna BlumeAproposdelivresClaraJosteinMimi ; Canel ; Constance

Presse : Lire Télérama 

 

Au lieu-dit Noir-Etang…, Thomas H. Cook, traduit de l’anglais (EU) par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, janvier 2012, 368 p., 19.80 euros

 

grand prix lectrices de elle

 

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Cible mouvante de Ross MACDONALD

Publié le par Hélène

                                                               cible-mouvante.jpg

 ♥ ♥ ♥ ♥

  

 L’auteur :

 

 ROSS MACDONALD (1915-1983) est l'auteur de plus d'une vingtaine de romans, dont la célèbre série mettant en scène le détective privé Lew Archer, qui a été incarné deux fois à l'écran par Paul Newman. Après Chandler et Hammett, c’est le troisième "grand" du roman noir américain. James Crumley et James Ellroy reconnaissent en lui un maître et ses livres se sont vendus à des millions d’exemplaires de par le monde. Ses romans sont enfin réédités – pour la première fois – dans une traduction intégrale. Plus de détails sur sa vie et son oeuvre.

L’histoire :

 

Comme beaucoup de millionnaires du sud de la Californie, Ralph Sampson a d'étranges fréquentations. Il y a cet étrange saint homme qui vénère le soleil et auquel Sampson a autrefois offert une montagne entière, et cette actrice oubliée, versée dans l’astrologie et les pratiques sado-maso. Mais voilà que le détective privé Lew Archer est engagé par la femme de Sampson pour retrouver cet excentrique magnat du pétrole dont les "amis" ont peut-être arrangé le kidnapping. Pour mener à bien son enquête, il devra naviguer entre les sanctuaires des méga-riches californiens et les boîtes de jazz sordides.

    Cette première enquête de Lew Archer plonge dans un univers où s'entremêlent sexe, avidité et rancœurs familiales. Ce classique du roman noir transcende le genre en mettant en scène un détective privé qui pénètre au cœur des mystères de l'existence humaine.

  Ce que j’ai aimé :

 

 Les romans de Ross McDonald ont été édités entre 1949 et 1976, et aujourd'hui  les éditions Gallmeister ont décidé de rééditer les aventures de Lew Archer dans de nouvelles tradutions, par ordre chonologique et directement en format de poche. Un vrai régal, merci Oliver...

 Cible mouvante nous plonge donc dans l’atmosphère des romans noirs des années 50 : les boîtes de jazz aux artistes désillusionnés, les bas-fonds sordides opposés à la lumière des grandes fortunes, si attirantes que certains papillons de nuit risquent d'y perdre leurs ailes.

Un autre monde souterrain dominé par l'argent et l'appât du gain se tapit dans l'ombre, attendant son heure. Lew Archer est là pour remettre un semblant d'ordre dans cette noirceur sous-jacente, il est l'archétype du détective privé fascinant,  et pourtant aux abords ordinaires.

 « En 1935, lorsque je me suis engagé dans la police, je croyais que le mal était une qualité avec laquelle certaines personnes naissaient, comme un bec de lièvre. Et que donc le boulot de flic consistait à trouver ces personnes et à les neutraliser. Mais la mal n’est pas si simple. Nous l’avons tous en nous, et le fait qu’il en vienne ou non à s’exprimer dans nos actes dépend de beaucoup de choses. De l’environnement, des opportunités, de la pression économique, du manque de bol, d’un mauvais ami. Le problème, c’est que le flic doit continuer à juger les gens au doigt mouillé et à agir en fonction de ce jugement. » (p.128)

Les chapitres courts (5 pages environ) et l'écriture directe et incisive de Ross McDonald rendent cette enquête diablement efficace et crée une accoutumance indéniable à cette série, rééditée dans de nouvelles traductions et qui comptera a priori 18 volumes... Vous n'avez pas fini d'entendre parler de Lew Archer...

 

Ce que j’ai moins aimé :

 -          Rien.

  

Premières phrases :

 « Le taxi quitta la US  en direction de la mer. La route contournait une montagne marron puis s’enfonçait dans un canyon bordé de chênes dorés.

-          C’est Cabrillo Canyon, dit le chauffeur.

Il n’y avait aucune maison en vue.

-          Les gens vivent dans des cavernes ?

-          Oh que non. Les domaines sont plus bas, près de l’océan. »

  

Vous aimerez aussi :

 

 Du même auteur : Noyade en eau douce

 Autre : Raymond Chandler et Dashiell Hammett

 

 D’autres avis :

 

Blogs : Jean-Marc  

Presse :

Derrière son privé Lew Archer, Ross Macdonald décortique l'Amérique des nantis d'une plume cinglante. […] Une écriture moderne, tendue à l'extrême, et un goût pour le réalisme social qui se renforcera au fil des livres.

Christine Ferniot, TÉLÉRAMA

L'intrigue est en béton armé, la construction parfaite, la langue soignée (récit au passé simple). Les flatteurs ne s'y trompent pas: Macdonald est une étoile.

Marine de Tilly, LE POINT

Du grand art noir.

Delphine Peras, LIRE

Écriture précise, effets dégraissés, intrigue qui emprunte au réalisme social, émotion retenue. Face à une littérature de genre qui joue parfois la surenchère pour cacher sa médiocrité, le classicisme a toujours du bon.

Éric Libiot, L'EXPRESS

Le sens de la formule, des ambiances et des situations associés à des personnages denses nourrissent à juste titre la réputation de cet auteur admirable.

Jérôme Caron, LE POINT DE VUE

La meilleure série d’histoires de détective privé jamais écrite par un Américain.

WILLIAM GOLDMAN

Alors que personne n’y prêtait attention – ou plutôt quand tout le monde regardait dans la mauvaise direction –, un auteur de polar est devenu l’un des plus grands romanciers américains.

THE NEW YORK TIMES

Ross Macdonald est tout simplement l’un des meilleurs.

MICHAEL CONNELLY

 

Cible mouvante, Ross MACDONALD, Traduit de l’américain par Jacques Mailhos, Gallmeister, mai 2012, 288 p., 10 euros 

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Le couperet de Donald WESTLAKE

Publié le par Hélène

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♥ ♥ ♥ 

 "Il fut une époque où c’était considéré comme malhonnête, l’idée que la fin justifie les moyens. Mais maintenant cette époque est révolue."

  

L’auteur :

 

 Donald Westlake est un écrivain américain : il a écrit plus d'une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science-fiction.

 

L’histoire :

 

L'histoire est très originale : un homme perd son emploi au début des années 90. Malgré ses efforts pour retrouver un poste, ses tentatives restent sans réponses et il ne sait plus comment subvenir aux besoins de sa famille.

Burke Devore chômeur moderne va alors imaginer un plan diabolique : éliminer tous les candidats qui seraient susceptibles d'être en compétition avec lui, de façon à rester seul sur le marché.

 

Ce que j’ai aimé :

 

 -         Le couperet est un roman très original sur la crise économique et ses conséquences. Il met en valeur l'absurdité des logiques capitalistes qui laissent sur le carreau des hommes compétents. Le système s'avère meurtrier, alors pourquoi ses acteurs ne le seraient-ils pas également ?

 -         Ce roman se passe au début des années 90 et dénonce les aberrations de notre système capitaliste. Burke Devore travaillait dans l'industrie du papier et celle-ci s'automatisant, les emplois se font de plus en plus rares.

Donald Westlake pousse la logique économique et humaine dans ses derniers retranchements et nous livre une vision vraiment radicale d'éradiquer le chômage...

 -         C’est un roman très fin centré sur un homme poussé au bout de la morale à cause du chômage qu'il subit. Il gagne en force au fur et à mesure qu'il élimine ses adversaires, alors qu'on aurait pu imaginer l'inverse.

 

 Ce que j’ai moins aimé :

 

 - Je lui reprocherais néanmoins un certain ennui les pages et les candidats éliminés défilant, rien ne venant rompre la "routine" des meurtres perpétrés par Burke.

 

Premières phrases :

 "En fait je n'ai encore jamais tué personne, assassiné quelqu'un, supprimé un autre être humain."

 

Vous aimerez aussi :

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Un petit boulot de Iain LEVISON

 

D’autres avis :

 

Keisha, Choco

 

Le couperet, Daniel WESTLAKE, Traduit de l'Anglais (Etats-Unis) par Mona de Pracontal,
Rivages noir, 2000, 352 p., 9 euros

 

 

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Sauver sa peau de Lisa GARDNER

Publié le par Hélène

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L’auteur :

Écrivain américain, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Auteur de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

 

L’histoire :

Sally, Cindy, Lucile... Depuis l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement de prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication. La découverte dans une chambre souterraine de l’ancien l’hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes, mortes des années auparavant, fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes : Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Il l’attend. Depuis vingt cinq ans…

Mon avis :
Sauver sa peau est un roman policier efficace, de ces pages-turners qui retiennent l’attention le temps de quelques pages. Seulement, une fois le roman refermé, il n’en reste pas grand-chose, les personnages ne sont pas assez denses pour être inoubliables, et l’intrigue reste somme toute assez classique pour être oubliée rapidement une fois résolue. Demeurent quelques réflexions sur la volonté de protéger les siens envers et contre tout, mais là encore cette piste n’est pas suffisamment exploitée à mon goût.
Efficace mais loin d’être un chef d’œuvre…


Premières phrases :

« Mon père m’a expliqué ça pour la première fois quand j’avais sept ans : le monde est un système. L’école est un système. Les quartiers sont des systèmes. Les villes, les gouvernements, n’importe quel grand groupe de gens. Le corps humain aussi d’ailleurs, un système qui fonctionne grâce à de petits sous-systèmes biologiques. »

Vous aimerez aussi :
Du même auteur : La maison d'à côté de Lisa GARDNER

Autre : Instinct de survie de Jeffery DEAVER

D’autres avis :

Jostein

Sauver sa peau, Lisa Gardner, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Albin Michel, 2009, 19.90 euros
POCHE : Sauver sa peau, Lisa Gardner, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Le livre de poche, septembre 2011, 7.50 euros

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Instinct de survie de Jeffery DEAVER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

 

L’auteur :

Jeffery Deaver est l’auteur de dix-neuf romans, récompensés par les prix les plus prestigieux de la littérature policière.

Le Rectificateur a obtenu le prix Steel Dagger. Le Désosseur a été adapté au cinéma (The Bone Collector, Universal) avec Denzel Washington dans le rôle principal.

Jeffery Deaver est également connu pour sa série policière centrée sur les personnages de Lincoln Rhyme et Amelia Sachs. La critique salue son talent pour la terreur qu’il distille et pour ses intrigues à rebondissements.

Jeffery Deaver partage son temps ente la Virginie et la Californie.

L’histoire :

Un coup de téléphone brusquement interrompu, provenant d’une maison de campagne du Wisconsin, alerte la police. L’inspecteur McKenzie est chargée de l’enquête. Laissant son fils et son ami, elle découvre une scène d’horreur : deux personnes abattues d’une balle dans la tête. Les meurtriers sont toujours sur les lieux et ils attaquent McKenzie qui se retrouve privée de son arme, de son téléphone et de sa voiture. McKenzie fuit dans la forêt, emmenant avec elle une survivante du carnage qu’elle ne peut abandonner.
Traquées comme des bêtes, épuisées, les deux femmes vivent une épreuve terrifiante. En danger de mort, l’inspecteur McKenzie sait qu’elle ne peut se fier qu’à une chose : son instinct de survie. (Présentation de l’éditeur)

Mon avis :

Dés les premières lignes le lecteur est indéniablement ferré, grâce au talent indéniable de l’auteur que l’on pressent maître dans l’art de faire naître la tension. C’est donc en se rongeant les ongles et les sangs que l’on suit la progression palpitante de l’intrigue dans ces bois sombres aux habitants sauvages et violents. Brynn McKenzie est une traqueuse hors pair, professionnelle jusqu’au bout des ongles, mais elle a face à elle un tout aussi redoutable prédateur qui ne sera pas toujours dupe des ruses qu’elle met en place pour fuir loin de sa fin. Parallèlement, nous découvrons son histoire, sa vie conjugale, ses démêlés avec son fils (résolus un peu facilement à la fin soit dit en passant…) censés sans doute apporter de la profondeur au personnage.

La course poursuite finit par lasser néanmoins, si bien que l’auteur décide fort judicieusement d’y mettre fin pour revenir dans un univers plus éclairé. Malheureusement, l’auteur ne parvient plus à créer cette tension si palpable au début du roman, il use et abuse de rebondissements divers et variés pour tenter de maintenant l’attention du lecteur en éveil. Et comme de surcroît les personnages avaient passé un peu trop de temps dans la forêt, l’action doit s’accélérer pour espérer se conclure en moins de 500 pages !

Si bien qu’au final nous avons un roman inégal, avec de bonnes trouvailles mais mal fouillées et exploitées. 


Premières phrases :

« Le silence.
Les bois autour du lac Mondac étaient totalement calmes, à mille lieues de la ville grouillante et chaotique où le couple vivait durant la semaine.
Ce silence était brisé uniquement par le a-hoo-ah d’un oiseau lointain, le chant caverneux d’une grenouille.
Et soudain : un autre bruit.
Un bruissement de feuilles, deux craquements impatients comme des branches qui se brisent.
Des pas ? »

D’autres avis :

Chez Babélio

Instinct de survie, une enquête de l’inspecteur McKenzie,  Jeffery Deaver, traduit de l’anglais (EU) par Jean Esch, Editions des Deux terres, novembre 2011, 427 p., 22.50 euros


Merci à Babélio et aux Editions des Deux Terres pour m’avoir permis de découvrir le lauréat du prix du meilleur thriller de l’année décernée par l’association internationale des auteurs de thriller en 2009.

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