Le manoir de Tyneford de Natasha SOLOMONS

Publié le par Hélène

♥ ♥

Ce que j'ai aimé :

L'histoire est issue d'une histoire vraie : l'auteur s'est inspirée du village de Tyneham, sur la côte du Dorset. Tout comme le village de Tyneford dans lequel arrive la jeune juive Elise qui a dû fuir son Autriche natale en proie à la montée du nazisme, Tyneham était un village préservé, ses jours étant rythmés par la pêche, le travail aux champs, les fêtes du château. 

Mais la seconde guerre mondiale est passée par là et le domaine a été réquisitionné par l'armée, balayé par les exercices militaires, créant un village fantôme là où le bonheur et la joie prévalaient.

"J'adorais cet endroit. J'aimais son côté sauvage, la mer battant les rochers noirs, le cri des oies cendrées dans le ciel, les oeillets maritimes au sommet des falaises, les couleuvres lovées dans la lande, le chant des pêcheurs, le ventre couleur d'arc-en-ciel des maquereaux, l'église silencieuse, la vue de Portland à travers le brouillard et les variations du temps aussi changeant qu'un opéra de Mozart - ensoleillé et chaud, avec des mouettes riant dans la baie, suivi l'instant d'après par une pluie, qui criblait les vagues. J'aimais les bateaux de pêche et le ressac de la nuit." p. 482

Le contexte historique apporte réalité à une histoire qui reste du domaine de la chick-lit pour ne pas dire de la littérature à l'eau de rose. 

Ce que j'ai moins aimé :

L'histoire de la jeune Elise est en effet très attendue : contrainte de quitter sa famille pour se réfugier au manoir de Tyneford en tant que domestique, elle va connaître les difficultés liées à son changement de rang, jusqu'à ce qu'elle rencontre l'amûûûûr... La psychologie des personnages est relativement sommaire.

Une lecture plaisante qui frôle l'eau de rose...

Premières phrases :

"Quand je ferme les yeux, je vois Tyneford House. Allongée sur mon lit dans le noir, je vois sa façade en pierre calcaire baignant dans le lumière dorée d'une fin d'après-midi. Le soleil se réfléchit dans les fenêtres supérieures, l'air est chargé d'une senteur de magnolia et de sel."

Informations sur le livre :

Le livre de poche 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Jack Rosenblum rêve en anglais

Autre : L'amour comme par hasard de Eva Rice

D'autres avis :

GaléaAifelleThéomaKeishaLuocine 

 

Le manoir de Tyneford, Natasha Solomons, roman traduit de l'anglais par Lisa Rosenbaum, Le livre de poche (Calmann-Lévy pour la 1ère édition), avril 2014, 7.60 euros

 

Commandé après avoir été tentée par la blogo.

Publié dans Littérature Europe

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Commenter cet article

Noukette 08/10/2014 23:20

Il me fait toujours autant envie je dois dire, j'aime bien l'eau de rose moi ! ;-)

Hélène 09/10/2014 08:48

De temps en temps cela fait du bien, c'est vrai !

Theoma 08/10/2014 10:41

Malgré les convenances, j'ai marché. Je l'ai lu en Angleterre, l'ambiance, tout y étais.

Hélène 09/10/2014 08:47

Je reconnais que l'ambiance est là, mais les bons sentiments m'ont gênée

Tiphanie 07/10/2014 19:45

Cette lecture me tente beaucoup!

Hélène 09/10/2014 08:47

Elle est plaisante !

sous les galets 06/10/2014 17:58

Tu sais que c'est incroyable, j'ai aimé profondément cette lecture et pourtant je déteste les choc-litt et les histoires d'amour. Je crois que je ne l'aurais pas qualifiée comme ça d'ailleurs. Il va pourtant falloir que je me fasse une raison quand même, puisque tout le monde y voit quelque chose de sentimental. Etrangement, je n'ai retenu que le personnage d'Elise que j'ai vraiment aimé, et surtout l'histoire d'une période, d'un monde qui se termine. Je ne m'explique pas moi-même mon enthousiasme, bien réel pourtant !!
Peut-être que je suis en pleine mutation

Hélène 07/10/2014 08:26

Comme quoi les ressentis peuvent être vraiment différent d'une personne à l'autre, c'est aussi ce que nous apprend la blogo. Je pense que tout dépend aussi de la période durant laquelle nous lisons le livre, période de notre vie, période de l'année. Il n'en reste pas moins que la relation d'Elise avec les hommes m'a semblée très surfaite...

Alex-Mot-à-Mots 04/10/2014 20:12

Une lecture qui frôle l'eau de rose, mais pas tout à fait.

Hélène 07/10/2014 08:23

mais presque ...

Luocine 04/10/2014 11:29

Je partage ton avis , j avais adoré "jack Rosenblum rêve en anglais.

Hélène 07/10/2014 08:23

Je le note !

jerome 03/10/2014 19:48

Clairement, je n'en ferai pas une priorité.

Hélène 07/10/2014 08:23

Clairement, tu as raison !

Valérie 03/10/2014 19:27

Nos avis sont proches.

Hélène 07/10/2014 08:23

Oui j'ai lu ça...

cristie 03/10/2014 16:40

Oui mais non ! ;-)

Hélène 07/10/2014 08:23

Non hein ;)

Aifelle 03/10/2014 08:23

Romance à l'eau de rose, je peux te l'accorder ... mais j'ai tout de même été conquise par l'ensemble, le côté si anglais. En plus, je ne connaissais pas ce problème de village réquisitionné, le contexte historique est intéressant.

Hélène 07/10/2014 08:22

L'absence de psychologie m'a gênée !

Laure 03/10/2014 08:20

Il est là, en attente quelque part, et je n'arrive pas vraiment à me motiver pour le lire ...

Hélène 07/10/2014 08:22

Il se lit bien.