Le koala tueur de Kenneth COOK

Publié le par Hélène

                          

♥ ♥ ♥ ♥

Un court recueil à ne surtout pas manquer…

 

L’auteur :

 

Kenneth Cook (1927-1987) est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien. Né à Lakemba, en Nouvelle-Galles du Sud, il étudia à Fort Street High School. Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillon en Australie. Il est mort d'une crise cardiaque.

 

L’histoire :

 

Quinze histoires, quinze rencontres improbables et pourtant basées sur des faits réels, avec la faune « humaine et animale » du cœur sauvage de l’Australie. Autodérision, loufoquerie, humour : l’autre face de ce grand conteur qu’est Kenneth Cook. Ces quinze courts récits publiés à l’origine dans des journaux et magazines furent réunis pour former un recueil qui devait être, en Australie, l’un des plus gros succès de librairie de l’auteur de Cinq matins de trop, mais dans une veine bien différente de la noirceur et des vertiges existentiels de son premier roman. Si l’on croise dans le Koala tueur plusieurs figures remarquables d’aventuriers du bush australien (mineurs d’opales, montreurs de serpents, trafiquants de pépites d’or…), souvent excentriques, roublards, téméraires, le ton qui domine ici est léger et franchement drôle. La plupart de ces histoires mettent aux prises le narrateur, un écrivain-journaliste « naïf » et trouillard, peu belliqueux et plutôt porté sur la bonne chère, avec la vie sauvage et ses frissons inattendus. Leur ressort est souvent analogue, mais il produit chaque fois son effet comique : entraîné bien malgré lui dans l’aventure, le narrateur échappe de peu à une mort tragi-comique sous les crocs ou les griffes de diverses bébêtes plus ou moins avenantes : requins, alligators, serpents, sangliers, ou même chats sauvages et koalas… (Présentation de l'éditeur)

 

Ce que j’ai aimé :

 

-       -   La faune présente dans  ce livre pépite est dense : on y rencontre beaucoup de serpents, un koala tenace, une éléphante ballonnée,  des chameaux arnaqueurs, des crocodiles violeurs… Mais les hommes peuvent être tout aussi surprenants comme cet Ivan capable de boire cent cannettes de bière en moins de quatre heures, ou tous ceux qui ont entraîné notre « héros » dans des situations rocambolesques sans toutefois en ressentir un quelconque remords… Pour eux la folie semble faire partie du quotidien…

 

-         -  Les  scènes sont hilarantes :

 

« Sept hommes se débattant et hurlant d’effroi, un chien débile avec un serpent mortel dans la gueule, un barman surexcité avec une réserve illimitée de munitions. La situation était loin d’être brillante.

Puis la vieille dame entra. »  Et cette vieille dame va débloquer la situation en deux trois secondes devant les sept hommes hystériques…

 

-          - Et surtout le narrateur est un homme touchant : un homme avec beaucoup d’embonpoint, aimant boire, le cœur sur la main, ne sachant pas dire non à une immersion dans le bush, un brin peureux (à juste titre me direz-vous au vu des aventures contées ici), bref un homme terriblement humain qui nous ressemble fortement…

 

« J’ai une importante règle de vie qui m’a sauvé la peau un grand nombre de fois : je n’accepte jamais de défi. Il arrive hélas que ce principe louable se dissolve dans le rhum, surtout à dix heures du matin. » (p. 187) Conclusion de cette aventure : « J’ai appris ma leçon, en tout cas, et je compte bien transmettre à mes petits-enfants la seule sagesse que j’aie retenue : il ne faut jamais, sous aucun prétexte, boire du rhum, le matin, dans un pub d’Airlie avec un mec qui s’appelle Bill. » (p. 200)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 

-          Rien, je suis définitivement devenue accroc…

 

Premières phrases :

 

« - Y a deux choses qui font pas bon ménage, proféra Blackie d’un ton pédant : l’alcool et les serpents.

L’idée de mélanger les deux ne m’avaient jamais traversé l’esprit, mais j’acquiesçai gravement. Acquiescer gravement est l’une des rares réactions possibles quand on parle avec des montreurs de serpents, car tout dialogue est exclu : ils vous racontent des histoires de serpents, un point c’est tout. »

 

Vous aimerez aussi :

 

Du même auteur : La vengeance du wombat

Autre : Ma famille et autres animaux de Gérald DURRELL

 

D’autres avis :

 

Blogs : CLarabel, Kathel, Keisha, Cathulu, Dominique, Yv, Choco, Cathe

Presse : Télérama

 

Le koala tueur et autres histoires du bush, Kenneth Cook, Traduit de l’anglais (Australie) par Mireille Vignol, Autrement, 2009, 155 p., 15 euros

POCHE : Le koala tueur et autres histoires du bush, Kenneth Cook, Traduit de l’anglais (Australie) et postfacé par Mireille Vignol, Le livre de poche, janvier 2011, 6 euros

 

rire copie  

Publié dans Littérature Océanie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C


Je suis bien tentée ! Je sors d'un pseudo récit de voyages et de réflexions sur l'Australie et les aborigènes, "Le Chant des pistes" de Brice Chatwin, qui m'a profondément déçue !! Alors je note
cet auteur !



Répondre
H


Je l'ai lu effectivement, c'est un rythme très lent. "Le koala" est très différent, beaucoup plus drôle...



S


j'ai beaucoup aimé ces nouvelles qui m'ont fait rire et voyager .... Que demander de plus?



Répondre
H


Effectivement, c'est tout ce que j'attends d'un livre !



D


Bonjour Hélène, il y a longtemps que je n'avais pas autant ri en lisant ces nouvellles. Résultat, j'ai lu la vengeance du Wombat (aussi bien). Et je me suis aventurée à lire les romans, c'est
moins amusant mais tout aussi remarquable: voir 5 matins de trop et A coups redoublés (mes billets des 21/02/10, 19/04/10 et 08/02/11). Bonne journée.



Répondre
H


J'ai lu aussi "par-dessus bord", une merveille !! Je note tous les autres !



I


Ah que de plaisir avec ce recueil. J'ai très peur d'être déçue par le suivant.



Répondre
H


J'ai à la fois hâte et peur d'ouvrir le suivant... Mais Keisha m'a dit que "cinq matins de trop" valait le détour, cela me rassure...



B


Je m'étais bien marrée (et c'est suffisamment rare pour être souligné). En revanche, j'ai essayé le suivant trop tôt après et je l'ai laissé (lassée) : mais je l'emprunterai à nouveau quand le
souvenir du premier se sera estompé.



Répondre
H


Décidemment, tu me fais peur, j'avais envie de me jeter sur ce wombat, mais si c'est pour être déçue, je vais faire comme toi et attendre !



B


Oh la la, je suis passée complètement à côté de ce livre ! Je l'ai même arrêté.



Répondre
H


Il a un humour qui me correspond bien, mais je comprends qu'il puisse ne pas plaire. Plus j'avance dans ce challenge "rire et humour" plus il est clair que le rire n'est pas universel ! C'est en
fonction de l'histoire de chacun, de son ressenti, de son éducation...



A


Il est noté depuis une éternité celui-là, il faut seulement que je trouve le temps de le prendre à la bibliothèque (et surtout de le lire )



Répondre
H


Il est vite lu tu peux me croire, je l'ai dévoré en quelques heures seulement...



Y


Décidément, je me sens bien seule à ne pas avoir apprécié ce livre : j'ai lu les deux premières nouvelles sans rire le moins du monde, et je ne suis pas allée plus loin...



Répondre
H


Ah bah alors ? Tu sais moi je n'adhère pas du tout aux romans de ERRE encensés sur les blogs ("série z" et cie), les goûts et les couleurs...



S


Quel plaisir ce recueil. Comme toi j'ai succombé au charme de ces récits venus du bush australien (et tu as raison de renvoyer les lecteurs vers le récit de Durrell qui est aussi totalement
jubilatoire)



Répondre
H


Oui un vrai plaisir de lecture à conseiller autour de nous !



K


Pas étonnant que tu te sois régalée... J'ai toujours le deuxième à lire, tu vois, je vais progresser dans ton challenge !



Répondre
H


Le deuxième me tente bien aussi bien que j'ai lu récemment sur un blog que la blogueuse avait été déçue, tant la barre était haute..



K


Oh que oui, mérite sa place dans le challenge!!! (oui, je ne t'oublie pas, j'en ai un pour bientôt dans ce challenge)


Tu peux lire Cinq matins de trop, de belles scènes aussi. Arf!



Répondre
H


Je note "5 matins de trop"



A


J'avais bien aimé le roman que j'avais lu de cet auteur. Il faudra que je lise ses nouvelles également.



Répondre
H


Je pense que c'est assez différent, les nouvelles sont très drôles !