Mary Anne de Daphné DU MAURIER

Publié le par Hélène

 ♥ ♥

"La malchance était un méchant lutin, il fallait lui cracher à la figure, la combattre, l'écraser ; la fortune était une proie à saisir et à ne plus lâcher ; la vie, une aventure, une alliée et non une ennemie."

Ce que j'ai aimé :

Mary Anne Clarke est la trisaïeule de l'auteure : sa fille, Ellen, épousa Louis-Mathurin Busson du Maurier et fut la mère du caricaturiste George du Maurier (1834-1896) et donc la grand-mère de la romancière Daphné du Maurier. Cette dernière nous conte la destinée hors du commun de cette courtisane renommée du fin XVIIIème, éprise de liberté et prête à tout pour mettre ses enfants à l'abri du besoin. 

Filles des rues, elle passe son enfance dans l'impasse de Bowling Inn à Londres, dans une famille modeste rapidement à court d'argent à cause des errances de son beau-père. Gamine intelligente et débrouillarde, la jeune Mary Anne espère des jours meilleurs et pense qu'en se mariant avec John, jeune héritier prometteur, elle pourra enfin sortir de la misère. Mais elle comprend  rapidement que son mari n'est pas le riche héritier talentueux qui lui promettait un avenir à l'abri du besoin, et malgré son attachement pour lui, elle cherche alors une autre voie vers son destin. C'est alors que l'opportunité de devenir une courtisane vendant ses charmes aux grands de ce monde se présente à elle. Et c'est ainsi qu'elle deviendra la maîtresse du duc d'York fils du roi et chef des armées britanniques en lutte contre Napoléon. Mais Mary Anne en veut toujours davantage, refusant de retourner au ruisseau en fonction des désirs aléatoires d'un homme...

Daphné Du Maurier nous offre un portrait vibrant et pathétique de cette femme victime de la condition féminine de son époque, une jeune femme prête à payer n'importe quel prix pour acquérir une certaine forme de liberté.

"Les matins avaient toujours le même parfum frais et excitant, et la mer de Boulogne étincelait comme jadis à Brighton. Elle quittait ses souliers, sentit le sable sous ses pieds nus, l'eau entre ses orteils. "Mère !" s'écriaient les vierges et vestales accourues en agitant leurs ombrelles... mais c'était cela, la vie, cette exultation soudaine, cette joie sans cause qui vous animait le sang, à huit ans comme à cinquante-deux. Cela s'emparait d'elle à présent comme toujours, flot ardent, griserie. Ce moment compte. Ce moment et pas un autre." p. 403

Ce que j'ai moins aimé :

Le premier chapitre présente la fin de la vie de Mary Anne et des êtres qui l'ont aimée, ce qui dévoile déjà certains aspects de son histoire... Je n'apprécie pas tellement ce prodécé qui fait commencer par la fin.

De nombreux détails financiers alourdissent le récit et l'épisode du procés est très long !

Présentation de l'éditeur :

 

Vous aimerez aussi :

Du même auteur : Rebecca

Autre : Les forestiers de Thomas Hardy

D'autres avis :

Lu dans le cadre du mois anglais, ce jour était consacré à la romancière Daphné du Maurier

 

Publié dans Littérature Europe

Commenter cet article

Mrs Figg 16/06/2015 15:24

Quelle famille intéressante, ces Du Maurier ! J'avais déjà lu un livre sur Georges (le grand-père de Daphné) et maintenant tu nous apprends qu'elle a écrit la biographie de son aïeule ... Je note, même si j'avais déjà repéré sa biographie de Branwell Bronté !

Hélène 16/06/2015 20:51

Oui un trésor à découvrir !

sous les galets 15/06/2015 13:03

Hélène!!!!! On est le 15, le jour du Orange!!!
Ah non vraiment tu exagères.
Sinon, depuis Rebecca, je n'ose lire d'autres romans de Maurier car je crains vraiment d'être déçue, tellement Rebecca est aboutie, et ta chronique me confirme la dedans.

Hélène 15/06/2015 13:06

J'ai pensé à toi ;) : mon billet a bugué je n'avais pas la photo et elle est sur l'ordi chez moi ! la loose ! Je publierai cet aprem ! oui définitivement "Rebecca".. Bises

Alex-Mot-à-Mots 15/06/2015 10:52

Mon préféré reste Rebecca.

Hélène 15/06/2015 11:55

le mien aussi, j'ai hésité à le relire, mais j'ai préféré me tourner vers un nouveau titre.

Tiphanie 14/06/2015 20:45

de ceux que j'ai lu, c'est le roman de l'auteur que j'ai le moins aimé, je me suis parfois un peu perdue et ennuyée.

Hélène 15/06/2015 08:00

Je te rejoins totalement !

A_girl_from_earth 14/06/2015 15:53

J'ai toujours Rebecca à lire de cette auteure ! Je pensais pouvoir l'intégrer pour le mois anglais, mais il y a eu d'autres urgences.:-)

Hélène 15/06/2015 08:00

J'avais beaucoup mieux aimé "Rebecca" !

choup 14/06/2015 13:39

J'avais dévoré Le général du roi et un recueil de nouvelles d'elle. J'ai aussi l'Auberge de la jamaïque et d'autres romans à lire d'elle dans ma pal. Ce roman ci doit être passionnant également!

Hélène 14/06/2015 14:07

Moins celui-ci, mais je garde un bon souvenir de "l'auberge de al jamaïque"

Electra 13/06/2015 16:32

Je ne connaissais pas ce roman- je verrais ! ton avis semble mitigé même si la condition des femmes me rappellent mes études !

Hélène 13/06/2015 17:10

Je pense qu'il vaut mieux en lire un autre..

Ellettres 13/06/2015 14:42

Je me tâte à continuer ma découverte de Daphné du Maurier par celui-là... peut-être en zappant les scènes financières et procédurières ? ;-)

Hélène 13/06/2015 17:11

Oui voilà, c'est une solution !

lilas 13/06/2015 14:02

Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire ce livre et je le découvre avec ton billet. A ajouter sur ma PAL.

Hélène 13/06/2015 17:11

Pourquoi pas...

keisha 13/06/2015 13:37

Ha, pas trop le meilleur de l'auteur, alors?

Hélène 13/06/2015 17:11

non à mon avis..;