L’année du jardinier de Karel CAPEK

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Un petit précis de jardinage humoristique et philosophique…

    

L’auteur :

 Karel CAPEK était un écrivain tchèque mort en 1938. Artiste aux talents multiples, il a publié de nombreux recueils de récits, des pièces de théâtre, des romans, avec toujours dans ses livres un humour vivace. Son frère Josef a participé à certains de ses ouvrages en les agrémentant d’esquisses.

L’année du jardinier a été publié en 1929.

 

L’histoire :

 L’année du jardinier, comme son titre l’indique, suit un jardinier dans l’entretien de son jardin, mois après mois. Les chapitres courts suivent les pérégrinations du jardinier dans les différentes étapes de sa création. Les esquisses de Josef KAPEK rendent l’ensemble d’autant plus attrayant.

 

Ce que j’ai aimé :

- Le ton humoristique.

- Le portrait tendre de cette espèce particulière qu’est le jardinier : une personne qui a tendance à beaucoup montrer son postérieur à ses invités, toujours occupé à désherber, planter, semer… Une personne amoureuse de la pluie et du purin, ou mieux, des pluies de purin… Un être qui devrait être bien différent :

 « S’il avait été produit par la nature, il serait fait bien différemment ; il aurait des jambes de scarabée afin de n’être point obligé de s’asseoir à croupetons et il aurait des ailes, d’abord parce que c’est plus joli et, en second lieu, pour pouvoir s’élever au-dessus de ses plates-bandes. » (p. 52)

 - L’hymne au jardinage.

-  Et pour couronner le tout : un brin de philosophie :

«  L’avenir n’est pas devant nous, car il est déjà sous les espèces de ce germe ; il est déjà parmi nous, et ce qui n’est pas présent parmi nous n’y sera pas non plus dans l’avenir. Nous ne voyons pas les germes parce qu’ils sont sous la terre ; nous ne connaissons pas l’avenir parce qu’il est en nous. (…) si nous pouvions voir ce fourmillement caché de l’avenir au milieu de nous, il est sûr que nous dirions que notre mélancolie et notre scepticisme sont de grandes sottises et que le meilleur de tout, c’est d’être un homme vivant, je veux dire un homme qui croît. » (p. 139)

 

Ce que j’ai moins aimé :

 - Rien.

 

Premières phrases :

 «  Il y a cent manières de se créer un jardin : la meilleure est encore de prendre un jardinier. Ce jardinier vous plante toutes sortes de bouts de bois, de bâtons ou de manches à balai, en vous soutenant que ce sont là des érables, des aubépines, des lilas, des rosiers à haute tige ou buissonnants et autres espèces botaniques ; (…) »

 

Vous aimerez aussi :

 Une année à la campagne de Sue HUBBELL

 

POCHE : L’année du jardinier de Karel CAPEK, 10/18, décembre 1999, 156 p., 6 euros

 

TAGS : Littérature tchèque - Jardinage - Nature - Humour

 

Publié dans Littérature Europe

Commenter cet article

Patrice 06/12/2016 00:01

Magnifique petit livre, je ne peux qu'être d'accord avec ton commentaire élogieux.

Hélène 06/12/2016 10:31

Je l'ai adoré et je l'offre souvent !

Hélène Choco 12/05/2012 14:45


J'adoooore.. merci du conseil, je vais l'acheter!

Hélène 13/05/2012 12:39



tu vas te régaler !



anjelica 21/09/2010 22:00



Je le note aussi pour ma maman, car elle aime aussi jardiner.



Hélène 22/09/2010 08:37



C'est un petit bijou, il lui plaira sans aucun doute.



Lounima 09/09/2010 06:41



Un petit almanach que j'ai beaucoup aimé aussi, très drôle ! ;-)



Hélène 09/09/2010 08:42



Je ne me lasse pas à le relire...



Capucine 14/08/2010 19:17



Je jardine très souvent et effectivement comme tous les bons jardiniers j'ai le postérieur en l'air et le nez au raz des paquerettes mais depuis la lecture de "L'année du jardinier" en plus
je me bidonne en arrachant les mauvaises herbes . Excellent !  



Hélène 14/08/2010 21:50



Je ne jardine pas et pourtant c'est un livre qui m'a littéralement conquise...



keisha 07/07/2010 08:55


Aie! Si tu cites en référence Une année à la campagne, je suis cuite, c'est un de mes livres préférés! Ton blog devient extrêmement dangereux...
HS : j'ai emprunté Le libre de Yaak, on verra bien.


Hélène 08/07/2010 10:57



C'est aussi un roman que je relis régulièrement... Je vais lui consacrer un billet sous peu.