Le policier qui rit de M. SJOWALL et P. WAHLOO

Publié le par Hélène

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♥ ♥

Par les fondateurs du roman policier suédois...

 

Les auteurs :

 

Maj Sjöwall et Per Wahlöö sont un couple de romanciers suédois, auteurs de roman policier mettant en scène un héros récurrent : l'inspecteur Martin Beck. De 1965 à 1975 ils ont écrit une dizaine de romans mettant en scène cet inspecteur et ont fortement influencé la génération suivante d'auteurs suédois de romans policiers, dont notamment Henning Mankell.

 

L'histoire :

 

Alors que toute la police de Stockholm est mobilisée pour faire face à une manifestation contre la guerre du Viêt Nam, deux de ses membres découvrent un autobus rempli de passagers arrosés à coup de pistolet mitrailleur. Parmi les victimes se trouve un policier de la brigade criminelle : Åke Stenström.

 

Ce que j'ai aimé :

 

- L'enquête avance pas à pas, menée très minutieusement par l'équipe de Martin beck, et une à une, les interrogations se lèvent. Le mécanisme de l'investigation est parfaitement rôdé.

 

- L'une des originalités des auteurs tient dans l'importance accordée à la vie domestique des enquêteurs : nous les retrouvons chez eux, après leur travail, aux prises avec les difficultés inhérentes à toutes les familles.

 

- La peinture de la société suédoise de l'époque est assez sombre, comme le souligne Jonathan Franzen dans la préface :

 

"La peinture négative de la Suède d'après-guerre, thème commun aux dix ouvrages, atteint son paroxysme dans Le policier qui rit. On n'échappe pas plus à l'atrocité de l'hiver suédois qu'au sensationnalisme des journalistes locaux, au racisme et à la rapacité des propriétaires qu'à l'arrivisme des cadres de la police, à la décadence de la haute société qu'aux persécutions gratuites contre les manifestants anti-guerre, à l'abondance de mégots dans les cendriers qu'aux scènes de sexe sordides à la suédoise ou à l'ambiance cauchemardesque des rues à lapproche de Noël."

 

Ce que j'ai moins aimé :

 

- Le rythme est très lent,  lancinant, un peu comme dans les romans de Simenon. Ce sont davantage des romans d'atmosphère que des enquêtes policières pures.

 

- Le roman regorge de personnages aux noms suédois (évidemment me direz-vous) difficiles à retenir et à diférencier.

 

Premières phrases :

 

"C'était le 13 novembre. Ce soir-là, il pleuvait à verse que Stockholm. martin beck et Kollberg étaient plongés dans une partie d'échecs. Ils étaient chez ce dernier, qui habitait un appartement de la banlieue sud, pas bien loin de la station de métro Skärmarbrink. les derniers jours avaient été plutôt calmes et les deux hommes n'étaient pas de service."

 

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Des mêmes auteurs : Roseanna

 

Le policier qui rit, M. Sjöwall et P. Wahlöö, Traduit de l'anglais par Michel DEUTSCH,22 euros

POCHE : Le policier qui rit, M. Sjöwall et P. Wahlöö, Traduit de l'anglais par Michel DEUTSCH, Rivages noir, 8 euros

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bruno 14/09/2011 21:58



Bonsoir, voici mon commentaire déjà laissé sur le blog d'Yspadadden (merci pour votre indulgence)


Ce roman est extrêment intéressant car non seulement il représente effectivement un peu la « préhistoire » du polar suédois (nordique) mais surtout c’est une plongée sociologique très instructive
sur la Suède des années 60-70 qui est très différente de celle d’aujourd’hui
J’ai eu la chance de lire cette série de livres dans la quasi intégrale publiée en 1018 à la fin des années 80 et de faire à la même époque des voyages en Scandinavie. J’ai pu retourner en Suède
récemment, 20 ans après mes premiers séjours.
Il y a autant de différences entre ces deux époques qu’entre les romans comme Roseanna et les polars apparus depusi 4-5 ans.
La Suède a énormément évolué, et la pesanteur des années 60-70, très bien rendue par les 2 auteurs, a fait place à un pays nettement plus ouvert et plus moderne, avec une plus grande mixité
culturelle, c’est un truisme, et une certaine forme d’hédonisme (oui oui !) qui a remplacé la rigueur d’origine protestante et socialdémocrate
Pour preuve, une littérature plus universellement reconnue et, plus anecdotique, mais révélateur une gastronomie en pleine révolution :
Il y a 20 ans soit c’était le restaurant gastronomique soit les sandwichs au saumon (très bons quand même), aujourd’hui les restaurants étoilés de Stockholm (il n’y en avait pas avant) sont
talonnés par des établissements modernes et inventifs. Et on peut très bien manger en général en Suède désormais.
Pour revenir à notre ouvrage, il est vraiment intéressant de constater qu’il décrit parfaitement la grisaille de ce pays il ya 20-30 ans. Aujourd’hui, à l’image de Stockholm qui est l’une des
plus belles villes d’Europe et une des plus agréables à vivre, le pays a changé et est devenu bien plus attirant, comme sa littérature. CQFD



Hélène 15/09/2011 08:46



Bonjour,


Merci beaucoup pour cette éclairage très instructif qui pourrait effectivement échapper à quelqu'un qui ne connaitrait pas bien ce pays.



Lystig 19/07/2011 16:39



à propos de la traduction : pendant longtemps, mis à part un traducteur, les livres étaient traduits de l'anglais, car c'est une langue peu parlée... et "exotique" !


(pour info : pour les livres d'études, les essais, etc. : c'est rédigé dans la langue scandinave, avec un court résumé en anglais à la fin ! commode quand tu ne maîtrises pas la langue !)



Lystig 19/07/2011 16:36



je n'ai lu que Roseanna pour l'instant... j'essaie de les lire dans l'ordre


(et les noms suédois ne sont pas si difficiles à prononcer !!)



Hélène 20/07/2011 09:27



J'avais beaucoup aimé "Roseanna", plus que celui-ci...



Alex-Mot-à-Mots 15/06/2011 18:43



Ouf, je ne suis pas la seule à trouver leur rythme lent.



Hélène 16/06/2011 21:58



Je me suis ennuyée, jel'avoue. Mais j'avais aimé "Roseanna"...



Papillon 14/06/2011 19:52



Tiens, c'est marrant mais je vois que c'est traduit de l'anglais : il y a eu double traduction ?



Hélène 15/06/2011 08:36



Ou bien ils ont écrit directement en anglais...



Anne (De poche en poche) 14/06/2011 15:40



Ce sont deux auteurs que l'on voit de plus en plus sur la blogosphère ; c'est peut-être dû au phénomène Henning Mankell. J'adore la littérature nordique mais c'est vraiment que pour certains
livres les noms des personnages sont souvent imprononçables et du coup on s'emmêle les pinceaux avec les protagonistes. 



Hélène 15/06/2011 08:36



Ils sont les fondateurs du roman policier nordique...



Yv 14/06/2011 13:16



C'est sûr que si tu veux éviter les noms suédois, il vaut mieux éviter les auteurs de ce pays. Plus sérieusement, j'entends parler de ce duo depuis que les polars nordiques sont à la mode, comme
étant les parents de ce genre, mais je n'ai toujours pas pris le temps de m'y plonger.



Hélène 15/06/2011 08:36







juliette 13/06/2011 11:10



Les polars suédois, je n'en peux plus... Je trouve ça lent et minant...



Hélène 15/06/2011 08:37



Je te comprends, dans ce cas je ne te conseille pas ces deux-là..



keisha 13/06/2011 09:44



Ah les noms suédois... Bon, j'en ai un à lire, plus nesbo, etc... Vivement les vacances!



Hélène 15/06/2011 08:37



Comme tu dis !!!