La maison des silences de Donato CARRISI

Publié le par Hélène

Le quatrième volet de la série de Donato Carrisi mettant en scène Pietro Gerber, le célèbre psychiatre pour enfants surnommé "l'endormeur d'enfants". L'histoire suit Matias, un garçon de neuf ans qui vit dans une terreur constante. Toutes les nuits, il affirme être hanté dans ses rêves par une "dame silencieuse" vêtue de noir. Cette présence est si oppressante que l'enfant développe une phobie du sommeil et dépérit à vue d'œil.

Ses parents font appel à Pietro Gerber pour tenter de comprendre si cette femme est une création de son imagination ou si elle cache un traumatisme bien réel. En utilisant l'hypnose, Gerber découvre que les récits de Matias contiennent des détails précis sur un crime non résolu survenu des années auparavant.

Ce que j'ai aimé : 

Dans ce roman, le lecteur est constamment déstabilisé : Matias est-il un enfant médium, ou son cerveau a-t-il capté des secrets enfouis ? Carrisi explore l'idée que "les fantômes ne hantent pas les maisons, mais les personnes". Les souvenirs oubliés ou refoulés sont ici traités comme des entités vivantes qui exigent justice. Les frontières entre réalité et surnaturel sont ténues, la plongée dans l'inconscient humain renforçant ces frontières fragiles. 

Ce que j'ai moins aimé : 

Bien que l'intrigue puisse être comprise seule, il est fortement recommandé d'avoir lu les tomes précédents pour saisir toute la complexité du personnage de Pietro et l'évolution de son rapport à l'hypnose. Ne faites pas comme moi et commencez par La Maison des voix, La Maison sans souvenirs et La Maison aux lumières !

C'est un thriller sombre, assez lent, qui mise davantage sur l'angoisse psychologique et l'atmosphère pesante que sur l'action pure. Pour ma part, je me suis embourbée dans les marécages de l'âme humaine !

L'auteur a confié s'être inspiré de faits réels et de discussions avec des psychologues sur les rêves récurrents, ce qui renforce le sentiment de malaise. "On peut fuir la réalité, mais pas nos cauchemars." — C'est le leitmotiv de cet opus qui questionne la fiabilité de notre mémoire.

Bilan :

Un roman oppressant !

Présentation de l'éditeur : Calmann Lévy

Du même auteur : Le chuchoteur

Publié dans Roman policier Europe

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A
J'avais lu le premier roman traduit en français de cet auteur. Qui ne m'avait pas emballé plus que ça.
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V
Quand j'ai lu le Chuchoteur, j'ai fait une pause polars de plusieurs mois, il m'avait traumatisée ! Ce que tu dis de ce titre ne m'incite pas à retourner vers cet auteur. Mais j'avais adoré La Fille dans le brouillard (et complètement oublié^^)
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