Le Clézio, l'homme du secret de Aliette ARMEL

Publié le par Hélène

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"J'ai toujours cru que la littérature c'était comme la mer, ou plutôt comme le vol d'un oiseau au-dessus de la mer, glissant très près des vagues, passant devant le soleil."

("Lettre d'Albuquerque" Le Clézio)

Le Clézio est un écrivain qui a su se prémunir naturellement de la notoriété et ses risques. La qualité de ses écrits est indéniable parce qu'il est cet homme qui écrit par nécessité, parce qu'il croit en la littérature et en ses pouvoirs :

"Elle [la littérature] n'était pas un monument érigé en souvenir d'univers disparus, mais une passerelle pour entrer dans une nouvelle manière d'exister : la musique de ses mots aiguisait la capacité à être attentif aux moindres frémissement de la vie, à en percevoir les sensations et les émotions."

Pour cet homme mystique dans le sens où il est passionné "par les expériences, par les vertus religieuses, par la foi, quelle que soit la foi.", l'écrit révèle. Aliette Armel rappelle ce qui fait le prix de l’œuvre de cet auteur et de son secret : "Non pas l'or et le pourpre des distinctions les plus prestigieuses et des couvertures de livres pompeuses, mais la singularité d'une existence nomade, en quête d'un sens dont les civilisations oubliées demeuraient dépositaires, et la richesse d'une écriture forgée au cœur de la nature et dans l'observation des rituels."

Elle revient sur ses rencontres avec cet homme insaisissable,  nous raconte sa propre découverte de son oeuvre, nous livre ses propres hésitations face à cet homme fascinant. En choisissant de présenter les écrivains par le biais de sa propre expérience, Aliette Armel choisit résolument l'humilité. L'auteure se place à sa propre hauteur de vue, et cela lui permet également de livrer son ressenti et ses émotions. Elle, qui a pourtant eu l'immense honneur de pouvoir assister à la remise du prix Nobel de littérature à J.-M. G. Le Clézio à Stockholm, ne se met pas en avant, et laisse juste transparaitre sa fascination pour cet écrivain aux multiples contours, si insaisissable.

Avec intelligence, elle nous enjoint simplement à retrouver cet homme mystérieux dans ses écrits. Ce que je vais faire de ce pas aux côtés de Bitna...

 

Présentation de l'éditeur : Le Passeur Editeur

Du même auteur : Pondichéry, à l’aurore  ; En compagnie de Marguerite Duras

De Le Clézio :  Désert Voyage au pays des arbres 

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Commenter cet article

Dominique 07/05/2019 11:27

je note immédiatement car Le Clézio j'aime particulièrement, je trouve qu'il a eu une modestie extraordinaire après son Nobel, passé les premières semaines l'homme a retrouvé sa discrétion habituelle et je suis admirative de sa force de caractère car les sollicitations devaient être nombreuses
je n'ai pas tout lu ni parfois tout aimé mais qu'importe, c'est un grand monsieur vraiment

Bernie 06/05/2019 18:19

Une biographie très intéressante

Alex-Mot-à-Mots 06/05/2019 16:01

J'aime bien certains romans de Le Clezio, et d'autres pas du tout.

manou 06/05/2019 11:56

Je n'ai pas l'habitude de lire des biographies mais comme j'aime beaucoup l'auteur, tu me tentes beaucoup !

luocine 06/05/2019 10:54

j'ai beaucoup lu cet auteur à la relecture je ne comprends pas trop a passion pour lui. Mais il reste quelques très belles pages. C'est plus poète qu'un romancier.

ingannmic 06/05/2019 10:34

Je ne voudrais pas te décourager mais moi qui aime beaucoup cet auteur, j'ai été déçue par Bitna, je n'y ai pas retrouvé la magie qui m'a transportée dans Désert ou d'autres de ses titres.
J'ai Alma sur ma PAL, dont la lecture sera j'espère plus fructueuse..
Je note ceci dit ce titre, car c'est un auteur que j'admire beaucoup, et depuis longtemps...