Eucalyptus de Murray BAIL

Publié le par Hélène

eucalyptus.jpg 

 

L'auteur :

Né à Adélaïde en 1941, Murray Bail est l’auteur de deux recueils de nouvelles et de cinq romans. Traduite en vingt-cinq langues, son œuvre lui a valu de nombreuses distinctions, dont les prestigieux Commonwealth Writers Prize et Miles Franklin Award en 1999.
La Traversée (Actes Sud, 2013) est son troisième roman traduit en français après Eucalyptus (Robert Laffont, 1999) et Les Pages (Les Allusifs, 2010). (Source : Actes sud)

 

L'histoire :

Il était une fois, dans les terres perdues du sud de l'Australie, un homme qui plantait des eucalyptus, jusqu'à posséder toutes les variétés de la création. Sans répit, Holland se consacre à son étrange folie. Voici les ingrédients de ce conte moderne : une forêt (d'eucalyptus), un père, tel un roi solitaire, une princesse, sa fille Ellen. Et une décision irrévocable : sa fille se mariera avec l'homme, qui, comme lui, sera capable de reconnaître et de nommer chaque espèce d'eucalyptus. Les prétendants se bousculent. Le roi perd patience. La princesse se morfond. Jusqu'au moment où... Murray Bail, tel un botaniste scrupuleux, mais aussi insidieusement ironique, nous raconte les métamorphoses d'un père. Et celle d'une femme en devenir.

 

Mon avis :

Plusieurs récits s'entrecroisent dans ce roman luxuriant : le récit principal autour de la recherche originale du gendre de Holland, des paragraphes sur les eucalyptus, réservés m'est avis aux initiés botanistes, un peu longs pour les autres, puis des histoires plus courtes, racontées par un jeune homme mystérieux, contes dédiés à la fille de Holland. 

Si bien que le fil de la narration est sans cesse rompu, pour des passages moins passionnnants, pour ne pas dire ennuyeux. Les histoires que racontent le jeune homme pourraient apporter une touche de poésie, mais bien souvent ces histoires sont sombres, tragiques. 

"Il n'est peut-être pas exagéré de dire que le formidable instinct qui pousse les hommes à la mesure, et qu'on prend souvent, à tort, pour du pessimisme, est contrebalancé par l'optimisme épanoui des femmes, lequel n'est rien moins que la vie elle-même ; leur éternel atout." (p. 253)

eucalyptus--1-.jpg

Premières phrases :

"Nous pourrions commencer par desertorum, nom vulgaire du mallee à crochets. Ses feuilles s'effilent jusqu'à former un fin crochet et il se rencontre en général dans les régions semi-désertiques de l'intérieur.

Mais desertorum (pour commener) n'est jamais qu'une espèce d'aucalyptus parmi de centaines d'autres ; il n'y a pas de chiffre précis." 

 

D'autres avis :

Folfaerie

 

Eucalyptus, Murray Bail, traduction de Michèle Albaret-Maatsch, 10/18, janvier 2008, 268 p., 

 

Publié dans Littérature Océanie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

jerome 20/01/2014 12:48


Tout cela n'a pas l'air bien passionant. Je passe sans regret.

Hélène 20/01/2014 12:52



tu peux !



Alex-Mot-à-Mots 20/01/2014 09:36


Je n'apprécie pas trop quand il n'y a pas de fil conducteur. J'y perds vite mon latin....

Hélène 20/01/2014 12:53



Oui c'est un peu lassant !



Kathel 19/01/2014 18:31


Magnifique photo, mais pour le livre, je ne note pas !

Hélène 20/01/2014 08:26



Non, à moins que tu ne sois passionnée par les eucalyptus...