L’école des saveurs de Erica BAUERMEISTER

Publié le par Hélène

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♥ ♥

« Nous sommes tous des ingrédients, Tom, reprit-elle, rien de plus. Ce qui compte, c’est la grâce avec laquelle on prépare le repas. » (p. 139)

 L’auteur :

 Erica Bauermeister est née à Pasadena en Californie en 1959.
Elle a longtemps enseigné la littérature et l’écriture à l’université de Washington, et a publié deux ouvrages consacrés à la littérature féminine. Son séjour au nord de l’Italie durant 2 ans avec sa famille lui a donné cet amour pour la « Dolce Vita » et la bonne chair.
L’École des saveurs, son premier roman, a connu un succès considérable. Traduit dans une vingtaine de pays, il est resté plus de deux ans dans la liste des meilleures ventes aux États-Unis.
Elle vit actuellement à Seattle avec son mari et ses deux enfants, et dit à propos de son livre, qu’il parle « de nourriture et des gens, de cette façon de prendre les choses "sans grande importance" de la vie et de les rendre beaux ».

 L’histoire :

 Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera son existence à la gastronomie. La magie d'un chocolat chaud aux épices opère et, une vingtaine d'années plus tard, Lilian anime tous les premiers lundis du mois un atelier de cuisine dans son restaurant. L'École des saveurs réunit des élèves de tous horizons qui, de l'automne au printemps, vont partager des expériences culinaires, découvrir la force insoupçonnée des épices, capables par leur douceur ou leur piquant, d'éveiller des ardeurs inconnues et de guérir des peines anciennes... Un savoureux roman culinaire, une ode à la gourmandise et aux sens.

http://www.lecoledessaveurs-livredepoche.com/recettes.html

Ce que j’ai aimé :

 La cuisine et les alliances de saveur sont au cœur de ce roman. Les élèves de l’école des saveurs concoctent des repas savoureux qui leur permettent de s’éveiller à la vie et aux  sens. Une idée quelque peu éculée et banale…

Les descriptions des sensations donnent nénamoins l'eau à la bouche, comme pour ces spaghettis del mare :

« Après le sucre du melon, cette saveur était riche d’explosions rouges et de flèches de piment qui lui transperçaient la langue, et en dessous, comme une main qui stabilise, un coussin salé de palourdes, le velours doux de l’origan et des spaghettis, chauds comme du sable sur une plage. » (p. 217)

Ce que j’ai moins aimé :

Un peu facile, léger comme une bulle de savon qui s’évanouit dés la dernière page refermée. Lecture agréable sans être inoubliable.

Alors que le roman s’ouvre sur l’histoire de Lillian, rapidement, elle laisse place à des chapitres consacrés aux élèves, et le mystère demeure que la jeune femme, rien  n’est totalement levé.

 Premières phrases :

« Le moment que préférait Lillian, c’était juste avant d’allumer la lumière. Debout sur le pas de la porte, laissait derrière elle l’air chargé d’humidité, elle sentait les odeurs de la cuisine venir à elle : la levure fermentée ; le café, terreux et sucré ; l’ail qui s’adoucissait à l’air libre. »

 Vous aimerez aussi :

   Le restaurant de l’amour retrouvé par OGAWA Ito

D’autres avis :

   chez Babélio 

 

L’école des saveurs, Erica Bauermeister, traduit de l’anglais (EU) par Mona de Pracontal, Le livre de poche, 2009, 6.50 euros

 

Merci à ma JU..

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Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 11/11/2013 16:51


Entre deux romans plus denses.

Hélène 12/11/2013 08:30



Exactement, c'est léger, ça détend.



clara 10/11/2013 07:43


Un roman que j'ai apprécié et qui m'a donnée envie de cusiner certaines des recettes ! 

Hélène 10/11/2013 21:16



oui sympathique mais pas inoubliable !