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190 articles avec litterature amerique du nord

Nickel boys de Colson WHITEHEAD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Dans les années 60, le jeune Elwood Curtis s'enthousiasme pour le discours de Martin Luther King. Il pense que dans sa Floride marquée par la ségrégation, les choses peuvent évoluer, raison pour laquelle il décide d'intégrer l'université. Malheureusement, le hasard aura raison de ses projets : suite à une erreur judiciaire, il est envoyé à la Nickel Academy, une maison de correction aux méthodes violentes.

Et pourtant, cette école a réellement existé, nommée la “Arthur G. Dozier School for Boys”, elle a fermé en 2011, et a été découverte par l'auteur en 2014. 98 enfants auraient mystérieusement disparu de ses murs et ceux qui en sont revenus restent marqués à jamais par les maltraitances subies. Mais Colson Whitehead, comme dans son roman précédent, suggère, plus qu'il ne décrit. Il nous épargne les scènes marquantes, notre imagination faisant d'elle-même le chemin vers la violence. Après avoir lu le roman Betty qui ne nous épargne aucune scène violente, j'ai apprécié cette réserve.

Couronné en 2017 par le prix Pulitzer pour Underdground Railroad puis en 2020 pour Nickel Boys, Colson Whitehead s’inscrit dans la lignée des rares romanciers distingués à deux reprises par cette prestigieuse récompense, à l’instar de William Faulkner et John Updike.

 « Le roman de Colson Whitehead est une lecture nécessaire. Il détaille la façon dont les lois raciales ont anéanti des existences et montre que leurs effets se font sentir encore aujourd’hui. » Barack Obama

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

Du même auteur : Underground railroad  ♥ ♥

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

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Betty de Tiffany McDANIEL

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

"Ce n'est pas facile d'être une femme P'tite Cherokee"

Betty Carpenter, est la sixième de huit enfants. Avec son père cherokee et sa mère blanche, il s'installent dans le petite ville de Breathed, bien décidés à se fixer après quelques années d'errance. Mais l'intégration reste difficile, le monde ne les épargne guère. Heureusement, Betty est bercée par les histoires racontées par son père, conteur hors pair.

"Non seulement Papa avait besoin que l'on croie à ses histoires, mais nous avions tout autant besoin d'y croire aussi. Croire aux étoiles pas encore mûres. Croire que les aigles sont capables de faire des choses extraordinaires. En fait, nous nous raccrochions comme des forcenées à l'espoir que la vie ne se limitait pas à la simple réalité autour de nous. Alors seulement pouvons-nous prétendre à une destinée autre que celle à laquelle nous nous sentions condamnées."

Portée par la force de son père, elle-même se met à écrire des histoires, et quand ses écrits sont trop insoutenables, témoins de ce qu'elle vit, elle les enterre sous la terre dans des bocaux en verre. Mais son père lui a appris "la foi", l'espoir que tout va s'arranger. Quelques soient les brimades, l'injustice, Betty avance, aux côtés de Lint, un frère à part, Leland son frère aîné, violent et cruel, Fraya la soeur aînée, Flossie et ses rêves d'actrice, et Trustin qui dessine. Si la famille peut être une force parce qu'elle la porte et lui permet de passer outre l'adversité, grâce à des parents qui fabriquent un refuge, grâce aux histoires que l'on se raconte le soir sous les couvertures pour se créer un abri, grâce aux précieux "bonne nuit" de ses soeurs que Betty emporte dans son sommeil comme un talisman, cette même famille peut aussi être le foyer de démons. En effet, être femme dans un monde gouverné par les hommes peut s'avérer aliénant, ce que lui suggère sa mère "Parfois, je pense que l'univers est juste une lueur. La lueur d'une cigarette dans le noir. Toutes les étoiles, les planètes, les galaxies, les marges infinies. Tout cela est contenu dans le petit bout rouge d'une cigarette dans la main d'un homme qui, appuyé contre un mur pour suivre des yeux une fille qui rentre chez elle, sait déjà qu'elle n'arrivera jamais jusque-là."

La jeune Betty que nous suivons de sa petite enfance à ses 19 ans, en prend conscience peu à peu, mais elle a aussi hérité de la foi en l'humanité de son père. Elle puise dans ses racines cherokee, et apprend, comme le dit une légende indienne, qu'en chacun de nous cohabitent deux loups : l'un mauvais, l'autre bon, et que celui qui survit est celui que l'on choisit de nourrir et d'aimer.

Ainsi, elle se place du côté de la lumière et choisit de ne retenir que des scènes magnifiques comme sa danse aux côtés de sa sœur avec un drap pour conjurer le sort : "C'est pour ça que le monde ne s'est jamais arrêté, parce que quels que soient les changements ou les souffrances qu'elles subissaient, les femmes dansaient. Elles savaient que le monde devait continuer si elles voulaient voir toutes les bonnes choses découler de ce changement et de cette souffrance."

Et la lumière jaillit, au-delà des ténèbres...

Ce que j'ai moins aimé :

Les saisons passent et les malheurs s’enchaînent durant 720 pages, je ne vais pas vous mentir, certaines scènes fortes peuvent choquer la sensibilité de certains. Plus d'une fois, j'ai voulu abandonner, mais je me suis laissée portée par la lumière de Betty, pour ne finalement retenir de ma lecture que cet espoir, coûte que coûte, en un monde meilleur.

Bilan :

Un roman fort.

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Les grandes marées de Jim LYNCH

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

Miles O'Malley, treize ans, aime se promener sur la plage, de jour comme de nuit, et particulièrement à marée basse. Ainsi, lors d'une promenade nocturne, ce biologiste en herbe fait une découverte qui attire les médias locaux. Mais Miles est davantage préoccupé par le divorce imminent de ses parents, par la santé vacillante de son amie Florence ou encore par son éveil à la sexualité, plus que par leurs questions inquisitrices, rapidement déformées. Les journalistes restent persuadés que la terre cherche à lui délivrer un message, même si Miles leur répond que la terre demande juste à ce que l'on soit attentif à ce qui nous entoure. Son rêve serait que ""Tout le monde" passe une demi heure sur la grève à marée basse ; dix minutes à écouter, dix minutes à regarder et dix minutes à toucher. "

Pour lui, la beauté du monde tient dans le regard porté sur lui... Il se place sous le patronage de Rachel Carson biologiste connue qui disait : "S'il y a de la poésie dans mon livre sur la mer, ce n'est point parce que je l'y ai délibérément mise, mais parce que personne ne peut décrire fidèlement la mer en omettant la poésie." (citation extraite de "Cette mer qui nous entoure", essai pour lequel elle a reçu le National Book Award).

"Les grandes marées" est effectivement un roman éminemment poétique, porté par le regard naïf et émerveillé du jeune Miles pour qui la plage est un terrain de jeu fascinant. Son regard neuf illumine le monde et nous enjoint à plus d'humilité face à lui...

Un coup de cœur !

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Face au vent ♥ ♥ ♥ 

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Une saison ardente de Richard FORD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ 

"La vie, c'est fait de choses insignifiantes. Il faut s'y accrocher."

L'année de ses 16 ans, le père de Joe perd son emploi et décide de partir combattre les incendies qui font rage dans la région. Pendant son absence, sa mère rencontre Warren Miller et tombe amoureuse de cet autre homme plus riche sous le regard distancié de son fils. Son univers vacille alors doucement, se consumant dans les flammes de ce nouvel amour. Au retour de son père, il reçoit une leçon de tolérance qui le guidera dans sa vie d'adulte : "On peut sombrer dans le regret du passé au lieu de penser à ce qu'on peut faire pour améliorer le présent. Évite ça."

Il comprend également, au travers des anecdotes racontées par Warren, que ce qui nous visse au sol et nous retient souvent est la peur ressentie quand on pense aux siens sinon, il serait possible de se sentir aussi libre qu'un oiseau, sans attaches et prêt à tout risquer, uniquement présent. Si son père tente cette aventure, pour se sentir vivant ou utile au cœur des flammes, il n'en perd pas moins son couple. Tout choix imprime des conséquences dans les trajectoires de vie...

Dans l'écriture de Richard Ford, se ressent l'influence des grands comme Conrad, Tchekhov ou encore son ami Raymond Carver. Dans un style ramassé, direct comme un uppercut, il saisit l'essentiel en plongeant au cœur de l'âme humaine pour en décrire l'aura. Il écrit ici un roman aux profondeurs insondables !

 

Présentation de l'éditeur : Points

Du même auteur : Canada ;

Retrouvez ce roman dans votre librairie la plus proche

 

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Rien dans la nuit que des fantômes de Chanelle BENZ

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Dans ce pays, un homme noir sait qu'il risque à tout moment de mourir d'une mort violente sans aucune raison concrète, et qu'une bonne partie des gens diront qu'il a sans doute fait quelque chose pour mériter ça."

Billie hérite de la maison dans laquelle a vécu son père enfant, au fin fond du Mississippi. Elle y retourne avec comme seul compagnon Rufus, son chien, pour remettre en état cette bicoque délabrée. L'accueil est distant, comme si planait un mystère autour de la mort de son père, poète noir de renom ayant trouvé brusquement la mort de façon - a priori - accidentelle. Billie décide d'en savoir plus.

Elle rencontre alors les anciens "propriétaires" de ses ancêtres esclaves, ses voisins, et tente de sonder son oncle ou sa cousine pour en connaitre plus sur son passé et comprendre qui elle est vraiment. Il semblerait en effet qu'elle ait assisté à la mort de son père, ce dont elle ne garde aucun souvenir. Mais son chemin dans ce Sud profond au racisme lancinant ne sera pas simple...

Dés les premières pages, l'auteure nous plonge dans cette atmosphère particulière du Sud Profond, aux côtés d'une héroïne qui ne connait peut-être pas pleinement les coulisses de son histoire et les découvrent peu à peu. Les ombres du passé et de la ségrégation planent au-dessus d'elle, mais elle n'a de cesse de les combattre pour avancer vers sa lumière. La puissance du roman tient aussi entre ce décalage avec un sujet grave et profond et cette Billie, plus lègère et moderne. Une belle réussite !

Cette lecture fait écho à de nombreuses affaires actuelles qui montrent que les choses évoluent très lentement en termes de lutte raciale...

Présentation de l'éditeur : Seuil 

Réservez ce roman dans votre librairie la plus proche ou téléchargez-le sur leslibraires.fr

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N'en faites pas une histoire de Raymond CARVER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Le talent, ou même le génie, est aussi la faculté de voir des choses que tout le monde voit, mais en les voyant plus  clairement, sous tous les angles à la fois."

N'en faites pas  une histoire est une édition posthume de divers textes de Raymond Carver : des nouvelles de la première heure, quelques poèmes, des préfaces d'anthologie de nouvelles dont il était éditeur, des critiques de livre, des courts textes sur l'amitié ou sur Hemingway... De ce bric à broc littéraire, émane un esprit supérieur, une intelligence scintillante qui nous parle de ces éclairs, ces moments où l'être humain se sent profondément vivant et où il est transcendé par une lumière, une pureté du moment. Carver savait retranscrire ce moment, ce dénuement soudain de la réalité qui s'offre à l'écrivain dans toute sa fraicheur, cette fusion soudaine du sentiment et de l'intellect.

S'il apprécie les récits réalistes, c'est parce qu'ils sont "Un reflet de notre propre vie, ou de celle d'individus que nous côtoyons quotidiennement : des hommes et des femmes exerçant le métier de vivre, un métier banal mais où il y a parfois des moments extraordinaires, et qui, comme nous, ont une conscience aiguë de leur mortalité. "

Il partage ses coups de coeur, ses déceptions littéraires, nous explique ce qu'il recherche dans un récit, et derrière chacun de ses mots, brille la puissance de la littérature, l'amour inconditionnel pour l'art capable de nous transcender.

"Avec la grand littérature, nous éprouvons toujours un choc au moment où la signification humaine de l'oeuvre se révèle à nous, car nous y reconnaissons, inévitablement,  quelque chose de nous-même."

Une belle rencontre avec un grand monsieur...

 

Présentation de l'éditeur : Editions de L'olivier

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Jours de juin de Julia GLASS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Après la mort de sa femme, Paul participe à un voyage organisé en Grèce pour changer d'environnement. Il renait alors à la vie dans ce décor lumineux, et se remémore sa femme, leurs enfants, Fenno, l'aîné homosexuel, libraire à NY, et les jumeaux, inséparables. Six ans plus tard Fenno prend la parole après la mort de Paul. Il évoque sa vie New yorkaise et le lien particulier qui le relie à Mal, un jeune homme atteint du sida.

La première partie du roman est très forte, Paul baignée par la lumière grecque renaît au désir tout en évoquant sa famille, cette famille qui fut toute sa vie et de laquelle il commence seulement à s'émanciper. Il effleure les secrets de chacun, les incompréhensions, les éclairs joyeux, tous ces petits riens qui créent un monde. La deuxième partie est plus noire, alternant entre le présent et l'organisation des funérailles de Paul, prétexte au rassemblement de la fratrie, et l'histoire de Fenno, dans ces années sida.  Quant à la dernière partie, je n'ai pas bien compris son intérêt, elle met en scène divers personnages rencontrés lors du roman et je n'avais pas même fait le rapprochement entre la jeune femme rencontré rapidement par Paul au début du roman et cette Fern enceinte à la fin du roman.

Il n'en reste pas moins qu'excepté cette réserve concernant cette dernière partie, ce roman porte un regard aigu sur les relations familiales, sur la mort et son acceptation, sur le rôle de parents, et offre un regard tendre et acéré à la fois sur nos familles contemporaines.

D'autres avis : Babélio

 

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Désert solitaire de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

À la fin des années 1950,Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein cœur du désert de l'Utah. ses compagnons sont les souris, les serpents à sonnette et cette immensité sauvage qui s'offre à lui. Le jeune Edward plonge au fond des canyons, traque des chevaux fantômatiques, s'engage sur le fleuve sur un canot pneumatique ou part en expédition dans les montagnes ou dans le Dédale, profitant pleinement de la beauté que lui offre ce monde.

"Si l'imagination de l'homme n'était si faible, si aisément épuisée, si sa capacité à s'émerveiller n'était si limitée, il abandonnerait à jamais ce genre de rêverie sur le surnaturel. Il apprendrait à voir dans l'eau, les feuilles et le silence plus qu'il n'en faut d'absolu et de merveilleux, plus qu'il n'en faut de tout ça pour le consoler de la perte de ses anciens rêves."

Les touristes sont encore rares, mais le tourisme de masse est en marche avec sa manie de tout bitumer.

Considéré comme un classique du Nature Writing, ce magnifique récit nous invite à regarder d'un autre oeil ce qui nous entoure, il nous alerte sur la ruine industrielle, le tourisme de masse, nous enjoint à limiter notre empreinte carbone, mais surtout, nous encourage à nous abandonner et à contempler cette nature millénaire qui a tant à nous apprendre. Se fondre en elle pour nous souvenir de qui nous sommes...

"Non, la nature sauvage n'est pas un luxe mais un besoin fondamental de l'esprit humain, aussi vital pour l'homme que l'eau et le bon pain. Une civilisation qui détruit le peur qu'il reste de sauvage, de vierge, d'originel, se coupe elle-même de ses origines et trahit le principe même de civilisation."

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le gang de la clé à molette

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La vague de Todd STRASSER

Publié le par Hélène

♥  

« Et pour le restant de vos jours, jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles. »

La Vague, paru en 1981, est une adaptation du téléfilm La Vague, lui-même inspiré de La Troisième Vague, une expérience de psychologie pratique réalisée au lycée Cubberley en Californie en 1969 par le professeur d'histoire Ron Jones. Celui ci a en effet conduit une expérience particulière : ses élèves s'étonnant que les allemands aient pu suivre aussi aveuglément Hitler, il en vient à se demander si ce comportement est inexplicable. Il fonde alors un mouvement qu'il appelle "la vague", avec comme principes « La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l'action ». Cette expérience rencontre rapidement un enthousiasme fulgurant chez les élèves, mais apparaissent aussi des menaces, de la délation et de la paranoïa chez ceux, comme le personnage de Laurie, qui émettent des réserves.

Le professeur stoppera cette expérience en tirant une leçon :  «  Vous avez échangé votre liberté contre une pseudo égalité. Mais cette égalité vous l’avez transformée en supériorité sur les non-membres. Vous avez accepté la volonté du groupe face à vos propres convictions, sans vous soucier de ceux qui en souffraient. »

Il en déduit que le fascisme semble se tapir en chacun de nous, ce qui nous enjoint à être pleinement responsables de nos propres actes et à réfléchir à ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément.

Ce que j'ai aimé :

Cette expérience et ses résultats sont glaçants, et le récit prend le lecteur à la gorge, si bien qu'on ne peut qu'avancer dans la lecture, pressé de savoir comment tout cela va finir...

Ce que j'ai moins aimé :

Le style tient plus du témoignage d'adolescent. Les clichés adolescents sont au rendez-vous également avec la jalousie entre copines, la popularité des joueurs de foot, les faibles et les forts qui s'affrontent. La morale est somme toute assez sommaire aussi, au fond, tout un chacun connait la puissance du groupe et ses méfaits potentiels.

Bilan :

Une expérience édifiante qui encourage malgré tout à rester sur ses gardes...
 

Présentation de l'auteur : Pocket

A noter un film et une série Netflix.

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Dans la lumière de Barbara KINGSOLVER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors que Dellarobia Turnbow se rend à un rendez-vous particulier au cœur de la forêt des Appalaches, elle est arrêtée dans son élan par une lumière aveuglante, et une scène surprenante comme si la forêt prenait feu. Il s'agit en réalité d'un rassemblement peu commun de papillons. Dans la petite communauté dans laquelle Dellarobia vit, certains voient là un signe de Dieu, d'autres, n'en ayant cure, ne pensent qu'à déforester, et les derniers voient là une manne touristique à exploiter. Il est indéniable que ces papillons vont bouleverser la vie des habitants. Des scientifiques s'installent près de chez Dellarobia pour étudier le phénomène, et la jeune femme les suit attentivement.

Ce que j'ai aimé :

Comme souvent, je préfère Barbara Kingsolver quand elle parle de couple et de famille, mettant en avant cette question des choix qui déterminent une vie : "Elle m'a dit que ça ne sert à rien de se plaindre de son troupeau, parce qu'il représente la somme de tous les choix passés."

Par contre ...

Ce que j'ai moins aimé :

- Si le but était d'aborder les changements liés au réchauffement climatique, il me semble que les circonvolutions sont quelque peu nombreuses et alambiquées pour dénoncer ce phénomène.

- Et que de longueurs ! Le sommet étant atteint lors des visites au supermarché, durant lesquelles nous avons droit au détail de tous les rayons, si ce n'est de tous les articles !

Bilan : Trop long

 

Présentation de l'éditeur : Payot Rivages

Du même auteur : L'arbre aux haricots ; Un autre monde ; Petit miracle et autres essais 

D'autres avis : Manou ; Daphné ; ValérieClara ; Dominique

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