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litterature amerique du nord

Crazy Brave de Joy HARJO

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Puissent nos yeux et nos oreilles s'ouvrir encore pour entendre et connaitre nos ancêtres. Puissions-nous nous souvenir des histoires. Puisse cette histoire nourrir la vôtre."

Crazy Brave. Folle et Brave. Tels sont les noms que Joy Harjo a reçus en héritage de sa famille amérindienne. Fille d’une mère cherokee et d’un père creek, elle est née dans les années 1950 dans une réserve de l’Oklahoma.

Dans un monde marqué par la violence et l'absence d'espoir pour les femmes, Joy réussit à s'échapper par le biais des arts, du théâtre, du dessin, de la peinture, de la poésie, ou encore de la musique.

Ce que j'ai moins aimé :

Beaucoup de violence, des femmes battues à qui on brûle les ailes, des enfants vivant dans la peur, dans la faim...

Bilan :

Figure iconique du féminisme, nommée « Poète lauréat des États-Unis » en 2019 et 2020, Joy Harjo offre ici une ode à l'émancipation.

Présentation de l'éditeur : J'ai Lu

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Calme plat de Charles WILLIAMS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

"Les êtres humains confinés dans des lieux trop étroits étaient apparemment sujets aux lois de la friction moléculaire et de l'échauffement, comme les gaz sous pression."

Alors qu'ils sont en lune de miel tous les deux sur un bateau voguant sur l'Océan Pacifique, Ingram et Rae remarquent un bateau immobile à l'horizon, puis un canot qui s'approche de leur bateau avec à son bord un jeune homme épuisé, physiquement et moralement. Ce dernier leur raconte que les passagers de son bateau sont morts d'une intoxication alimentaire et que son bateau coule. Mais des éléments mystérieux poussent Ingram à se rendre sur ledit bateau... A ses risques et périls...

Si vous ouvrez ce livre, sachez que vous ne pourrez plus le refermer tant le suspens vous prend ! Le calme plat n'est qu'apparent tant les âmes des protagonistes sont complexes, agitées par des soubresauts angoissants. Le huis clos renforce cette tension montant crescendo sur cette mer d'huile que rien ne vient troubler.

Le roman a été adapté au cinéma par Phillip Noyce avec Nicole Kidman et Sam Neill en 1989 sous le titre Calme blanc, puis par Orson Welles en 1970 sous le titre The Deep.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le bikini de diamants

Mois de novembre : On mène l'enquête

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Un fou ordinaire de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Au-delà du mur de la ville irréelle, au-delà des enceintes de sécurité coiffées de fil de fer barbelé et de tessons de bouteille, au-delà des périphériques d'asphalte à huit voies, au-delà des berges bétonnées de nos rivières temporairement barrées et mutilées, au-delà de la peste des mensonges qui empoisonnent l'atmosphère, il est un autre monde qui vous attend. C'est l'antique et authentique monde des déserts, des montagnes, des forêts, des îles, des rivages et des plaines. Allez-y. Vivez-y. Marchez doucement et sans bruit jusqu'en son cœur."

Edward Abbey  livre en ces pages une véritable célébration de la nature, qu'il s'agisse du désert, des régions plus froides, des rivières, des cascades...

"Mais j'ai pu voir la frange sud du pays des canyons. Je ne l'oublierai pas. Au cours des deux années suivantes, malgré la misère et l'ennui, l'humiliation, la brutalité et la laideur de mon lot de guerre et d'armée, je garde ce souvenir brillant en moi comme l'image même des choses qui sont libres, dignes, saines, propres et vraies : tout ce que j'ai vu et éprouvé - oui, et même senti - cet après-midi-là, dans la chaleur torride d'un train traversant le Sud-Ouest." p. 59

Ce que j'ai moins aimé :

Il est très similaire à En descendant la rivière et comme j'ai lu les deux à la suite, je me suis malheureusement lassée. Les thèmes sont très similaires.

Bilan :

Choisissez entre les deux lectures...

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥ (policier) ; Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Le feu sur la montagne ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le retour du gang ♥ ♥ ♥ ♥ ; Seuls sont les indomptés ♥ ♥ ♥ ; En descendant la rivière ♥ ♥ ♥

 

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L'Odyssée de Sven de Nathaniel Ian MILLER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"La vie dans le vide est sans blessures, car rien ne peut vous toucher. Mais le vide est froid. Et le froid mord alors même qu'il engourdit."

Ne parvenant pas à s'intéresser à sa vie à Stockholm, le jeune Sven décide de suivre les traces des explorations polaires et rejoint le Spitzberg. Là-bas, de nombreuses épreuves l'attendent, mais la force de Sven lui permet de s'adapter peu à peu.

L'auteur s'est inspiré d'un véritable chasseur spitzberguien dont on ne sait presque rien, pour imaginer cet ermite atypique.

Ce que j'ai aimé :

L'âme de Sven semble obscurcie par une chape de plomb pesant insidieusement sur son âme, une pesanteur qu'il ne parvient pas vraiment à définir mais le pousse à quitter les régions peuplées pour évoluer dans un paysage qui lui ressemble. Cette sourde mélancolie traverse le livre, même si les amitiés tissées en chemin ou l'amour de la famille apportent une once de lumière. Certains personnages croisés sont tout aussi atteints par cette sourde tristesse, comme Tapio, le chasseur finlandais, ou encore la nièce de Sven. Les êtres ne se laissent pas saisir facilement, hantés par leurs histoires mais aussi par ce fond gris inexplicable de leur âme. Ils se soutiennent, s'entraident pour rompre cette solitude inhérente à l'homme, et parviennent malgré tout à créer un semblant de bonheur...

Ce que j'ai moins aimé :

Je pense qu'il peut y avoir une confusion dans les attentes du lecteur : la présentation laisse penser qu'un grand roman d'aventures à la Jack London nous attend, quand finalement, il s'agit plus d'un roman psychologique, une réflexion sur la place de chaque être humain dans une société. L'aventure arrive un peu en arrière plan...

Bilan :

Un beau roman centré sur l'humain...

 

Présentation de l'éditeur : Buchet Chastel

Rencontre avec l'auteur : ICI

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En descendant la rivière de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans ces douze récits autobiographiques, nous retrouvons les thèmes chers à Edward Abbey : la rivière sauvage qui permet d'accéder à la beauté du monde, beauté qu'il faut à tout prix contribuer à conserver. Les rivières et les canyons doivent être préservés comme des sanctuaires.

En évoquant son expérience personnelle, l'auteur insiste sur l'importance de se fabriquer des souvenirs avec nos sens, de se créer un lieu préservé en nous, qui existe, pour que son mystère et son âme nous sauve.

"La raison principale pour laquelle tant de gens, dés qu'ils le peuvent, s'échappent des villes pour s'en aller faire de la randonnée, du canoë ou du ski dans les espaces sauvages est que la nature offre un goût d'aventure, une possibilité de redécouverte de notre liberté antique, pré-agricole et pré-industrielle. Lorsqu'on s'y aventure de manière primitive, la forêt et le désert, la montagne et la rivière nous offrent une sorte de réminiscence proustienne, certes aussi fugace que superficielle, des riches sensations de notre existence passée, notre héritage d'un million d'années de chasse, de cueillette et d'errance. Cette pulsion élémentaire survit dans nos veines, nos nerfs, nos rêves et nos désirs, réprimée mais non détruite par les vulgaires cinq mille ans de servage agricole, les vulgaires deux cents ans de péonage industriel, que la culture a tenté d'imposer à ce que l'évolution a conçu comme un animal sentant, pensant et épris de liberté. "p 149

Un très beau recueil !

 

Du même auteur : Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥ (policier) ; Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Le feu sur la montagne ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le retour du gang ♥ ♥ ♥ ♥ ; Seuls sont les indomptés ♥ ♥ ♥

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Thème du mois de Septembre : Un mois avec Edward ABBEY

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Seuls sont les indomptés de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"L'obéissance est une telle habitude fondamentale dans l'esprit américain contemporain que toute forme de désobéissance est considérée comme une sorte  de folie."

Au milieu des années 50, Jack Burns est un des derniers cow-boys, s'obstinant à parcourir le Nouveau Mexique sur son cheval, aimant dormir à la belle étoile, vivant de petits boulots. C'est un homme de valeur qui est attaché à ses amis, aussi quand il apprend que son ami Paul est incarcéré, décide-t-il de le rejoindre en prison pour qu'ils puissent s'évader ensemble.

Seuls les indomptés marque la fin d'une ère, la fin d'un monde fondé sur la liberté et l'amour des grands espaces : Burns refuse de laisser ce monde derrière lui et défend sa liberté coûte que coûte, quitte à être peu à peu avalé par la modernité. Ce roman mélancolique, très cinématographique invite à vivre selon ses principes.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥ (policier) ; Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥ ;  Le feu sur la montagne ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le retour du gang

Septembre : Un mois avec... Edward Abbey

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Le retour du gang de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Goliath, super-excavateur géant, avance inexorablement dans le désert américain, détruisant tout sur son passage. Ses constructeurs se moque de la préservation de la nature, ayant en tête d'exploiter l'uranium du sol. Mais nombreux sont ceux qui souhaitent enrayer cette course folle au profit au détriment de la nature, parmi eux un mouvement nommé Earth First, mené par la belle Erika, mais aussi le Gang de la clé à mollette dont les quatre membres sont bien décidés à stopper ce Goliath des temps modernes ! Ces personnages n'hésitent pas à défendre leurs idées et valeurs, portés par l'amour de la nature :

"L'amour de la nature aride, de la beauté, des grands espaces, des ciels clairs et des torrents tumultueux, des grizzlys et des couguars, des canes sauvages et des canettes de bière, de l'appel du désert et de la liberté primale de l'homme et ainsi de suite." p 166

Eco-guerriers sans armes et violence, ils ne sont pourtant pas sans ressources :

"- Même pas une arme de poing ? Même pas un couteau ? Et un coupe-ongles, on y a droit ? Ou un poulet vivant, Doc, pour matraquer l'ennemi ? Ou une pelle à neige pour lui latter le cul en pleine rue ? Non ? Rien du tout ?

- L'éco-guerrier ne se bat pas contre des hommes, ils se bat contre une institution, l'Empire planétaire de la Croissance et de la Cupidité. Il ne se bat pas contre des êtres humains mais contre une mégamachine monstrueuse comme on n'en a plus vue depuis l'âge des Titans. Il ne se bat pas contre des humains, mais contre une technologie en cavale, hors de contrôle, une entité vorace qui se nourrit des hommes, de tous les animaux, de toutes les choses vivantes, et même des minéraux, des métaux, des roches, du sol, de la terre elle-même, de l'assise rocheuse de toute vie terrestre." p168

Porté par des dialogues truculents, suite du mythique Gang de la Clef à Molette, Le Retour du Gang, révolte nostalgique et chant d’amour aux espaces sauvages, est le dernier roman d’Edward Abbey.

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : : Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥ (policier) ; Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥ ; Le feu sur la montagne ♥ ♥ ♥ ♥

Mois de septembre : Un mois avec... (Edward Abbey pour moi)

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Le feu sur la montagne de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

Comme chaque été, le jeune Billy rejoint son grand-père sur son ranch, impatient de retrouver la vie sauvage des cow-boys. Mais cette année-là, l'atmosphère est tendue : l'US Air force s'apprête à réquisitionner le propriété de son grand père pour installer un champ de tir de missiles. Seulement, le vieil homme a toujours vécu dans son ranch et ne se laissera déloger sous aucun prétexte, même s'il est minuscule face au rouleau compresseur du pouvoir et de la modernité.

"- S'ils ont besoin de tes terres pour des raisons de sécurité nationale, tu devrais leur donner, non ? Qu'est ce qui est plus important, ta propriété, ou la sûreté nationale ?

- Personne ne serait en sûreté quand le gouvernement prend les maisons des gens."

La question de la propriété des terres, centrale sur ce continent, est au cœur du roman :

"Mais à qui appartient cette lumière ? Cette montagne ? Cette terre ? Qui possède cette terre ? Répond à ça vieux cheval. L’homme qui en a le titre de propriété ? L’homme qui la travaille ? L’homme qui l’a volée en dernier ?" 

"Est-ce que cette terre t’appartient vraiment ? Est-elle vraiment à toi ? À qui appartient la terre ? Il y a cent ans, elle appartenait aux Apaches, et rien qu’à eux. Ton père et d’autres comme lui la leur ont volée. La compagnie de chemin de fer et les grosses entreprises d’élevage et les banques ont essayé ensuite de la voler à ton père et à toi. Aujourd’hui, c’est le gouvernement qui va te la voler. Ce pays a toujours été infesté de voleurs. D’où crois-tu que cette montagne tire son nom, hein ? Dans cent ans, quand nous serons tous morts, tous enterrés, tous oubliés, cette terre sera toujours là, ce seront toujours les mêmes arpents de cactus et de sable desséchés, brûlés, qu’aujourd’hui. Et un autre voleur stupide tirera une clôture autour deux et clamera qu’ils sont à lui, qu’ils lui appartiennent, et interdira à tout le monde d’y mettre les pieds." 

Mais Le feu sur la montagne est surtout une ode à la liberté et aux grands espaces que Edward Abbey défend ardemment, ode servie par un lyrisme brûlant :

"Au-delà du mur de la ville irréelle, au-delà des enceintes de sécurité coiffées de fil de fer barbelé et de tessons de bouteille, au-delà des périphériques d’asphalte à huit voies, au-delà des berges bétonnées de nos rivières temporairement barrées et mutilées, au-delà de la peste des mensonges qui empoisonnent l’atmosphère, il est un autre monde qui vous attend. C’est l’antique et authentique monde des déserts, des montagnes, des forêts, des îles, des rivages et des plaines. Allez-y. Vivez-y. Marchez doucement et sans bruit jusqu’en son cœur. Alors… "

"L’été avança, chaud et sec et magnifique, si magnifique que ça vous brisait le cœur de le voir en sachant qu’il n’était pas éternel : cette lumière éclatante vibrant au-dessus du désert, les montagnes pourpres dérivant sur l’horizon, les houppes rose des tamaris, le ciel sauvage et solitaire, les vautours noirs qui planent au-dessus des tornades, les nuages d’orage qui s’amassent presque chaque soir en traînant derrière eux un rideau de pluie qui n’atteint que rarement la terre, la torpeur du midi, les chevaux qui se roulent dans la poussière pour sécher leur sueur et se débarrasser des mouches, les somptueuses aubes qui inondent la plaine et les montagnes d’une lumière irréelle, fantastique, sacrée, les cactus cierge qui déploient et referment leurs fleurs le temps d’une seule nuit, les rayons de lune qui tombent à l’oblique par la porte ouverte de ma chambre, dans le baraquement, la vue et le bruit de l’eau fraîche tombant goutte à goutte d’une source après une longue journée dans le désert… Je pourrais citer mille choses que j’ai vues et que je n’oublierai jamais, mille merveilles et mille miracles qui touchaient mon cœur en un point que je ne maîtrisais pas. "

L'auteur a su incarner ses idées à travers des personnages profondément émouvants, qu'il s'agisse du grand-père, de son petit fils prêt à tout pour celui qui lui a tout appris et l'a initié à la vie sauvage ou encore de Lee, ami inconditionnel.

Un roman lumineux qui redonne foi en l'humanité et nous enjoint à rester attachés à nos valeurs et à cette nature si facilement menacée !

 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥ (policier) ; Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥

Mois de septembre : Un mois avec... (Edward Abbey pour moi)

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Un mois avec Edward ABBEY

Publié le par Hélène

Dans le cadre du challenge Gallmeister que @chinouk35 du blog Les Passions de Chinouk et Readlookhear organisent avec les @editionsgallmeister, au mois de septembre l'idée est de passer tout le mois avec un auteur.

j'ai choisi pour ma part Edward ABBEY qui condense ce que j'apprécie chez Gallmeister (et dans la littérature en général) : du nature writing et de l'engagement.

Edward Abbey (1927-1989) est né dans la ville d'Indiana, en Pennsylvanie, le 29 janvier 1927. En 1944, à l'âge de dix-sept ans, il quitte la ferme familiale pour traverser les États-Unis en stop et partir à la découverte de l'Ouest américain. C'est alors qu'il tombe fou amoureux du désert, d'un amour qui l'animera toute sa vie.

Après un bref séjour dans l'armée en Italie entre 1945 et 1947, il rejoint l'université et rédige une thèse sur "L'anarchie et la moralité de la violence". Pendant ses études, il se fait remarquer par le FBI, qui commence à le surveiller après qu'il a incité ses camarades à brûler leurs papiers de conscription. Cette surveillance durera toute sa vie - ce à quoi Abbey rétorqua, quand on le lui fit remarquer, "Je considérerais comme un affront qu'ils ne fassent pas attention à moi."

Il commence à travailler en tant que ranger dans divers parcs nationaux américains et passe notamment deux saisons au parc national des Arches, dans l'Utah. Cette expérience lui inspirera son récit Désert solitairepublié en 1968.

Il gagne en notoriété en 1962 quand son roman Seuls sont les indomptés est porté à l'écran avec Kirk Douglas et Gena Rowlands dans les rôles principaux.

Le succès de Désert solitaire et du roman Le Gang de la clef à molette, paru en 1975, font de lui une icône de la contre-culture et le pionnier d'une prise de conscience écologiste aux États-Unis. Le New York Times le qualifie de "héros subversif de l'underground". Personnage provocateur et subversif, il devient le pape du nature writing. De nombreux écrivains se réclament de sa vision radicale de la société, dont Larry McMurtry, qui l'appelle "le Thoreau de l'Ouest américain".

En 1987, il se voit offrir un des prix littéraires les plus prestigieux de l'Académie américaine des arts et des lettres. Mais il décline cet honneur : il avait prévu la descente d'une rivière de l'Idaho la semaine de la cérémonie de remise du prix…

Abbey meurt en 1989 à l'âge de soixante-deux ans des complications d'une intervention chirurgicale. Il laisse derrière lui une veuve, quatre enfants, une douzaine de livres et un message pour la postérité : "No comment." Il avait demandé à être enterré clandestinement dans le désert, ce dont se charge son ami Doug Peacock. Aujourd'hui encore, personne ne sait où se trouve sa tombe.

 

MES LECTURES :

Le gang de la clé à molette  ♥ ♥ ♥ (policier) 

Désert solitaire ♥ ♥ ♥ ♥

A venir :

Un fou ordinaire

Seuls sont les indomptés

Le feu sur la montagne

Le retour du gang

En descendant la rivière

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Le réseau Alice de Kate QUINN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

"Allons ! Je sais que je serai prise un jour. Mais j'aurai servi. dépêchons-nous de faire de grandes choses pendant qu'il est encore temps."

En 1947, Charlie, jeune femme de 19 ans, souhaite retrouver sa cousine Rose disparue en France durant la seconde guerre mondiale. Alors qu'elle transite par la France avec sa mère en vue d'un voyage imposé par ses parents, elle en profite pour prendre la tangente et partir sur ses traces. Cela la mène à la porte de Evelyn Gardiner, recluse et sombrant dans l'alcool.

Parallèlement nous découvrons donc l'histoire de Eve, espionne durant la première guerre mondiale, ayant intégré le plus grand réseau d'espionnes de la première guerre, le réseau Alice. Aux côtés de Lili, ces femmes bravent leur peur (la peur est un luxe disent-elles) pour tenter de sauver le pays, ceci au risque de leur vie.

Contre toute attente, Eve accepte de se replonger dans le passé pour aider Charlie et épaulées par le chauffeur de Eve, elles vont sonder les profondeurs de l'histoire et de l'âme humaine.

"Nous chassions tous les trois des souvenirs douloureux parmi les décombres des deux guerres. Et aucun de nous ne semblait les avoir surmontés."

Leur quête les mènera sur les traces de René, collaborateur sans scrupules et jusque Oradour sur Glane, au cœur de l'horreur.

Alliant savamment mystère et romance, ce roman prenant met en avant la force des femmes capables de braver les obstacles pour défendre leurs valeurs. Le réseau Alice et un roman historique puisque ce réseau a réellement existé, mené par la remarquable Louise de Bettignies, baptisée "La reine des espionnes". L'autrice nous raconte dans le postambule la véritable histoire passionnante de ces êtres qui se sont surpassés, faisant ainsi la part du vrai et du faux dans son roman.

Un roman passionnant !

Présentation de l'éditeur : Editions Hauteville

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