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litterature amerique du nord

Rien dans la nuit que des fantômes de Chanelle BENZ

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Dans ce pays, un homme noir sait qu'il risque à tout moment de mourir d'une mort violente sans aucune raison concrète, et qu'une bonne partie des gens diront qu'il a sans doute fait quelque chose pour mériter ça."

Billie hérite de la maison dans laquelle a vécu son père enfant, au fin fond du Mississippi. Elle y retourne avec comme seul compagnon Rufus, son chien, pour remettre en état cette bicoque délabrée. L'accueil est distant, comme si planait un mystère autour de la mort de son père, poète noir de renom ayant trouvé brusquement la mort de façon - a priori - accidentelle. Billie décide d'en savoir plus.

Elle rencontre alors les anciens "propriétaires" de ses ancêtres esclaves, ses voisins, et tente de sonder son oncle ou sa cousine pour en connaitre plus sur son passé et comprendre qui elle est vraiment. Il semblerait en effet qu'elle ait assisté à la mort de son père, ce dont elle ne garde aucun souvenir. Mais son chemin dans ce Sud profond au racisme lancinant ne sera pas simple...

Dés les premières pages, l'auteure nous plonge dans cette atmosphère particulière du Sud Profond, aux côtés d'une héroïne qui ne connait peut-être pas pleinement les coulisses de son histoire et les découvrent peu à peu. Les ombres du passé et de la ségrégation planent au-dessus d'elle, mais elle n'a de cesse de les combattre pour avancer vers sa lumière. La puissance du roman tient aussi entre ce décalage avec un sujet grave et profond et cette Billie, plus lègère et moderne. Une belle réussite !

Cette lecture fait écho à de nombreuses affaires actuelles qui montrent que les choses évoluent très lentement en termes de lutte raciale...

Présentation de l'éditeur : Seuil 

Réservez ce roman dans votre librairie la plus proche ou téléchargez-le sur leslibraires.fr

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N'en faites pas une histoire de Raymond CARVER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Le talent, ou même le génie, est aussi la faculté de voir des choses que tout le monde voit, mais en les voyant plus  clairement, sous tous les angles à la fois."

N'en faites pas  une histoire est une édition posthume de divers textes de Raymond Carver : des nouvelles de la première heure, quelques poèmes, des préfaces d'anthologie de nouvelles dont il était éditeur, des critiques de livre, des courts textes sur l'amitié ou sur Hemingway... De ce bric à broc littéraire, émane un esprit supérieur, une intelligence scintillante qui nous parle de ces éclairs, ces moments où l'être humain se sent profondément vivant et où il est transcendé par une lumière, une pureté du moment. Carver savait retranscrire ce moment, ce dénuement soudain de la réalité qui s'offre à l'écrivain dans toute sa fraicheur, cette fusion soudaine du sentiment et de l'intellect.

S'il apprécie les récits réalistes, c'est parce qu'ils sont "Un reflet de notre propre vie, ou de celle d'individus que nous côtoyons quotidiennement : des hommes et des femmes exerçant le métier de vivre, un métier banal mais où il y a parfois des moments extraordinaires, et qui, comme nous, ont une conscience aiguë de leur mortalité. "

Il partage ses coups de coeur, ses déceptions littéraires, nous explique ce qu'il recherche dans un récit, et derrière chacun de ses mots, brille la puissance de la littérature, l'amour inconditionnel pour l'art capable de nous transcender.

"Avec la grand littérature, nous éprouvons toujours un choc au moment où la signification humaine de l'oeuvre se révèle à nous, car nous y reconnaissons, inévitablement,  quelque chose de nous-même."

Une belle rencontre avec un grand monsieur...

 

Présentation de l'éditeur : Editions de L'olivier

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Jours de juin de Julia GLASS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Après la mort de sa femme, Paul participe à un voyage organisé en Grèce pour changer d'environnement. Il renait alors à la vie dans ce décor lumineux, et se remémore sa femme, leurs enfants, Fenno, l'aîné homosexuel, libraire à NY, et les jumeaux, inséparables. Six ans plus tard Fenno prend la parole après la mort de Paul. Il évoque sa vie New yorkaise et le lien particulier qui le relie à Mal, un jeune homme atteint du sida.

La première partie du roman est très forte, Paul baignée par la lumière grecque renaît au désir tout en évoquant sa famille, cette famille qui fut toute sa vie et de laquelle il commence seulement à s'émanciper. Il effleure les secrets de chacun, les incompréhensions, les éclairs joyeux, tous ces petits riens qui créent un monde. La deuxième partie est plus noire, alternant entre le présent et l'organisation des funérailles de Paul, prétexte au rassemblement de la fratrie, et l'histoire de Fenno, dans ces années sida.  Quant à la dernière partie, je n'ai pas bien compris son intérêt, elle met en scène divers personnages rencontrés lors du roman et je n'avais pas même fait le rapprochement entre la jeune femme rencontré rapidement par Paul au début du roman et cette Fern enceinte à la fin du roman.

Il n'en reste pas moins qu'excepté cette réserve concernant cette dernière partie, ce roman porte un regard aigu sur les relations familiales, sur la mort et son acceptation, sur le rôle de parents, et offre un regard tendre et acéré à la fois sur nos familles contemporaines.

D'autres avis : Babélio

 

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Désert solitaire de Edward ABBEY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥ 

À la fin des années 1950,Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein cœur du désert de l'Utah. ses compagnons sont les souris, les serpents à sonnette et cette immensité sauvage qui s'offre à lui. Le jeune Edward plonge au fond des canyons, traque des chevaux fantômatiques, s'engage sur le fleuve sur un canot pneumatique ou part en expédition dans les montagnes ou dans le Dédale, profitant pleinement de la beauté que lui offre ce monde.

"Si l'imagination de l'homme n'était si faible, si aisément épuisée, si sa capacité à s'émerveiller n'était si limitée, il abandonnerait à jamais ce genre de rêverie sur le surnaturel. Il apprendrait à voir dans l'eau, les feuilles et le silence plus qu'il n'en faut d'absolu et de merveilleux, plus qu'il n'en faut de tout ça pour le consoler de la perte de ses anciens rêves."

Les touristes sont encore rares, mais le tourisme de masse est en marche avec sa manie de tout bitumer.

Considéré comme un classique du Nature Writing, ce magnifique récit nous invite à regarder d'un autre oeil ce qui nous entoure, il nous alerte sur la ruine industrielle, le tourisme de masse, nous enjoint à limiter notre empreinte carbone, mais surtout, nous encourage à nous abandonner et à contempler cette nature millénaire qui a tant à nous apprendre. Se fondre en elle pour nous souvenir de qui nous sommes...

"Non, la nature sauvage n'est pas un luxe mais un besoin fondamental de l'esprit humain, aussi vital pour l'homme que l'eau et le bon pain. Une civilisation qui détruit le peur qu'il reste de sauvage, de vierge, d'originel, se coupe elle-même de ses origines et trahit le principe même de civilisation."

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Le gang de la clé à molette

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La vague de Todd STRASSER

Publié le par Hélène

♥  

« Et pour le restant de vos jours, jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles. »

La Vague, paru en 1981, est une adaptation du téléfilm La Vague, lui-même inspiré de La Troisième Vague, une expérience de psychologie pratique réalisée au lycée Cubberley en Californie en 1969 par le professeur d'histoire Ron Jones. Celui ci a en effet conduit une expérience particulière : ses élèves s'étonnant que les allemands aient pu suivre aussi aveuglément Hitler, il en vient à se demander si ce comportement est inexplicable. Il fonde alors un mouvement qu'il appelle "la vague", avec comme principes « La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l'action ». Cette expérience rencontre rapidement un enthousiasme fulgurant chez les élèves, mais apparaissent aussi des menaces, de la délation et de la paranoïa chez ceux, comme le personnage de Laurie, qui émettent des réserves.

Le professeur stoppera cette expérience en tirant une leçon :  «  Vous avez échangé votre liberté contre une pseudo égalité. Mais cette égalité vous l’avez transformée en supériorité sur les non-membres. Vous avez accepté la volonté du groupe face à vos propres convictions, sans vous soucier de ceux qui en souffraient. »

Il en déduit que le fascisme semble se tapir en chacun de nous, ce qui nous enjoint à être pleinement responsables de nos propres actes et à réfléchir à ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément.

Ce que j'ai aimé :

Cette expérience et ses résultats sont glaçants, et le récit prend le lecteur à la gorge, si bien qu'on ne peut qu'avancer dans la lecture, pressé de savoir comment tout cela va finir...

Ce que j'ai moins aimé :

Le style tient plus du témoignage d'adolescent. Les clichés adolescents sont au rendez-vous également avec la jalousie entre copines, la popularité des joueurs de foot, les faibles et les forts qui s'affrontent. La morale est somme toute assez sommaire aussi, au fond, tout un chacun connait la puissance du groupe et ses méfaits potentiels.

Bilan :

Une expérience édifiante qui encourage malgré tout à rester sur ses gardes...
 

Présentation de l'auteur : Pocket

A noter un film et une série Netflix.

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Dans la lumière de Barbara KINGSOLVER

Publié le par Hélène

♥ ♥

Alors que Dellarobia Turnbow se rend à un rendez-vous particulier au cœur de la forêt des Appalaches, elle est arrêtée dans son élan par une lumière aveuglante, et une scène surprenante comme si la forêt prenait feu. Il s'agit en réalité d'un rassemblement peu commun de papillons. Dans la petite communauté dans laquelle Dellarobia vit, certains voient là un signe de Dieu, d'autres, n'en ayant cure, ne pensent qu'à déforester, et les derniers voient là une manne touristique à exploiter. Il est indéniable que ces papillons vont bouleverser la vie des habitants. Des scientifiques s'installent près de chez Dellarobia pour étudier le phénomène, et la jeune femme les suit attentivement.

Ce que j'ai aimé :

Comme souvent, je préfère Barbara Kingsolver quand elle parle de couple et de famille, mettant en avant cette question des choix qui déterminent une vie : "Elle m'a dit que ça ne sert à rien de se plaindre de son troupeau, parce qu'il représente la somme de tous les choix passés."

Par contre ...

Ce que j'ai moins aimé :

- Si le but était d'aborder les changements liés au réchauffement climatique, il me semble que les circonvolutions sont quelque peu nombreuses et alambiquées pour dénoncer ce phénomène.

- Et que de longueurs ! Le sommet étant atteint lors des visites au supermarché, durant lesquelles nous avons droit au détail de tous les rayons, si ce n'est de tous les articles !

Bilan : Trop long

 

Présentation de l'éditeur : Payot Rivages

Du même auteur : L'arbre aux haricots ; Un autre monde ; Petit miracle et autres essais 

D'autres avis : Manou ; Daphné ; ValérieClara ; Dominique

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Ici n'est plus ici de Tommy ORANGE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

A Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais tentent de s'insérer dans une société gangrénée par la violence et la pauvreté. Ils défendent leur histoire, comme Dene qui recueille les témoignages d'indiens de tous horizons. A l'occasion du grand pow-wow, douze personnages se croisent, le pow-wow étant un lieu de rassemblement essentiel pour leur culture : "un endroit où cultiver un lien entre tribus, un lien ancien, qui nous permet de gagner un peu d'argent et qui nous donne un but, l'élaboration de nos tenues, nos chants, nos danses, nos musiques. Nous continuons à faire des pow wows parce qu'il n'y a pas tant de lieux que cela où nous puissions nous rassembler, nous voir et nous écouter."

Que signifie être un indien aujourd'hui, dans un monde qui vous happe et vous aliène et comment retrouver cette essence même de votre être ?

"Mais nous sommes le résultat de ce qu'ont fait nos ancêtres. De leur survie. Nous sommes l'ensemble des souvenirs que nous avons oubliés, qui vivent en nous, que nous sentons, qui nous font chanter et danser et prier comme nous le faisons, des sentiments tirés de souvenirs qui se réveillent ou éclosent sans crier gare dans nos vies, comme une tache de sang imbibe la couverture à cause d'une blessure faite par une balle qu'un homme nous tire dans le dos pour récupérer nos cheveux, notre tête, une prime, ou simplement se débarrasser de nous. "

Ce beau roman met en scène diverses façons d'appréhender la culture indienne, à travers des destinées particulières, chacun étant marqué par une histoire personnelle dense et souvent torturée.

"Quand nous entreprenons de raconter notre histoire, les gens croient que nous voulons la réécrire. Ils sont tentés de nous dire "pauvres losers" ou "passez à autre chose", "arrêtez de jouer les procureurs". Mais s'agit-il vraiment d'un jeu ? Seuls ceux qui ont perdu autant que nous voient la singulière méchanceté du grand sourire de qui pense avoir gagné en disant : "Tournez la page." Le hic, c'est que si quelqu'un a la possibilité de ne pas penser à l'Histoire, ni même de la prendre en considération, qu'il l'ait bien apprise ou non, croire qu'elle mérite considération ou non, alors cela signifie qu'il sait être à bord du bateau où l'on sert des petits-fours et tapote ses oreillers, pendant que d'autres sont à la mer, nageant, se noyant, ou grimpant sur de petits canots pneumatiques qu'ils se relaient pour garder gonflés, les essoufflés, qui ignorent le sens des mots "petits-fours" et "tapoter". "(p162-163)

Ce que j'ai moins aimé : beaucoup de personnages, il est souvent difficile de s'y retrouver...

 

Présentation de l'éditeur : Albin Michel

 

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Le maître des illusions de Donna TARTT

Publié le par Hélène

♥ ♥

Richard Papen réussit à obtenir une bourse pour entrer à l'université de Hampden, dans le Vermont, heureux de quitter sa famille, son milieu, sa région, et prêt à démarrer une nouvelle vie. Il est rapidement attiré par un groupe atypique formé autour d'un professeur de lettres classiques, Julain Morrow, qui trie ses élèves sur le volet. Richard s'intègre à ce groupe, et côtoie alors Henry, les jumeaux Camilla et Charles, Francis et Bunny. Si ses nouveaux amis lui donne l'impression d'être un "élu", un être à part, cette mise en avant aura aussi son revers...

Soyez prévenus, si vous commencez ce roman, ses 800 pages ne vous lâcheront pas ! Non seulement l'atmosphère vous prend dans ses rets, mais le suspens ne tarde pas à voue retenir définitivement entre ces lignes ! Quel mystère cache ce groupe atypique d'amis ? Quels liens invisibles les relient et pourquoi ont-ils accepté Richard parmi eux ?

Mais au-delà de l'intrigue, la description du monde universitaire est tout aussi pointue et fascinante. Le roman peint des jeunes qui se cherchent dans des expériences extrêmes, commencent par l'alcool, les drogues, les médicaments, pour tenter ensuite d'explorer d'autres mondes plus opaques. Face à un avenir incertain, ils choisissent de puiser dans le présent jusqu'à la lie, quitte à y laisser leur âme.

Le narrateur Richard reste ambivalent face à eux : tour à tour observateur, témoin, acteur, il est à la fois fasciné, attiré mais, en filigrane, on ressent sa méfiance et sa retenue vis à vis de ces groupes atypiques qui ne sont pas du même milieu social que lui. Ses hésitations créent aussi son intérêt, personnage complexe il attire inexorablement le lecteur qui vibre à ses côtés.

Ce que j'ai moins aimé : quelques longueurs dans la deuxième partie.

Bilan : Il aura fallu dix ans à l'auteur pour parvenir à cette maitrise du suspens, de l'introspection psychologique, et du milieu, un pari réussi ! 

Présentation de l'éditeur : Pocket

D'autres avis : Babélio

 

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Une illusion d'optique de Louise PENNY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Clara Morrow connait enfin son heure de gloire : le musée d'art contemporain de Montréal expose ses tableaux. Le soir du vernissage, l'artiste, qui a bientôt soixante ans, peine à réaliser sa chance. Malheureusement sa choix sera de courte durée : le lendemain du vernissage et de la soirée donnée dans le village, un corps est retrouvé dans son jardin. La victime est de surcroit une de ses anciennes amies, connue pour ses critiques d'art virulentes. L'inspecteur chef Gamache retourne donc à Three Pines avec son adjoint Beauvoir pour enquêter.

Cet opus très réussi des aventures de Gamache nous plonge dans le monde de l'art et ses ramifications : les marchands d'art avides de pouvoir et d'argent, la jalousie des autres artistes, les critiques qui peuvent interrompre une carrière en quelques mots, la beauté toute relative, liée quelquefois aux détails... Autant de pistes passionnantes que viennent densifier des considérations plus générales sur l'humain et ses travers : comment pardonner, est-il possible d'espérer que les humains puissent changer, s'améliorer ? Le petit monde de Three Pines évolue, encore marqué par les drames précédents (il est d'ailleurs préférable de lire cette série dans l'ordre pour en comprendre toutes les subtilités). La tragédie subie par Gamache et Beauvoir, notamment, continue d'influer sur leurs destins.

De nombreuses questions restent en suspens à la fin du tome, si bien que je n'ai qu'une hâte : lire le suivant !

 

Présentation de l'éditeur : Actes sud

Du même auteurNature morte ♥ ♥ ♥  ; Le mois le plus cruel ♥ ♥   ; Défense de tuer ♥ ♥ ♥ ♥ ; Révélation brutale ♥ ♥ ♥ ; Enterrez vos morts ♥ ♥ ♥ ♥ 

La série dans l'ordre :

  1. Nature morte
  2. Sous la glace
  3. Le Mois le plus cruel
  4. Défense de tuer
  5. Révélation brutale
  6. Enterrez vos morts
  7. Illusion de lumière
  8. Le Beau Mystère
  9. La Faille en toute chose
  10. Un long retour
  11. La Nature de la bête
  12. Un outrage mortel
  13. Maisons de verre
  14. Au royaume des aveugles
  15. A better man

 

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La soeur de Judith de Lise TREMBLAY

Publié le par Hélène

♥ ♥

Lors de cet été dans les années 70, à Chicoutimi-Nord, la narratrice passe son temps aux côtés de sa meilleure amie Judith. Elles observent avec envie la sœur de Judith, Claire, la plus belle fille de la ville qui participe à un concours pour devenir la danseuse d'un chanteur à la mode. Le passage à l’adolescence se fait doucement, entre un père absent et une mère qui "explose" souvent au moindre prétexte, des voisins qui eux aussi connaissent les aléas de la vie. L'été s'écoule, Judith s'éloigne, et les pages se tournent sur une nouvelle époque, vers le secondaire pour la narratrice, vers plus de modernité pour l'époque ...

Ce que j'ai moins aimé : Il s'agit d'une tranche de vie assez banale, somme toute, avec un style tout aussi basique...

Bilan : Ce n'est pas une grande découverte...

 

Présentation de l'éditeur : Les éditions du Boréal 

D'autres avis : Karine ;

 

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