Le livre de la culpabilité de Catherine CHIDGEY

Publié le par Hélène

♥ ♥

En 1979 dans une Angleterre alternative,  le pays est dirigé par un gouvernement totalitaire qui repose sur des alliances sombres et une idéologie proche de l'eugénisme, où la science a franchi toutes les limites de l'éthique.

Des triplés de 13 ans vivent complètement isolés du reste du monde dans un mystérieux foyer pour garçons, au cœur de la New Forest. Ils sont surveillés jour et nuit par trois femmes appelées Mère du Matin, Mère de l'Après-midi et Mère de la Nuit. Leur quotidien est ultra-réglementé : leçons, examens médicaux et surveillance de leurs moindres faits et gestes. Leurs fautes sont consignées dans un registre précis : Le livre de la culpabilité. Ils n'espèrent qu'une chose : guérir de la "maladie" dont on les dit atteints pour être envoyés à Margate, une station balnéaire idyllique où vont tous les enfants "chanceux". Une jeune fille du même âge, Nancy, vit recluse non loin de là avec ses parents. Bien qu'aimée, elle n'a pas le droit de sortir ni de découvrir le monde extérieur.

Lorsque le chemin des triplés croise celui de Nancy, la réalité commence à se fissurer. Les enfants découvrent peu à peu les secrets terrifiants qui entourent leurs origines et la véritable nature de leur isolement.

Ce que j'ai aimé :

Les thèmes sont intéressants et actuels. Derrière le suspense, Catherine Chidgey explore la manipulation, l'éthique scientifique, la valeur qu'une société accorde à certaines vies humaines par rapport à d'autres, et la résilience de la jeunesse face à l'oppression.

Ce que j'ai moins aimé :

L'autrice prend beaucoup de temps pour installer l'univers ultra-réglementé du foyer et poser son atmosphère. Cette première moitié très lente peut s'avérer un peu laborieuse.

Le climat de ce huis clos est particulièrement glaçant. Le décalage entre la naïveté des enfants, dont le récit adopte principalement le point de vue, et la noirceur des adultes crée un sentiment de malaise permanent pour le lecteur, qui comprend le danger bien avant les personnages. 

En abordant des sujets extrêmement sombres comme la maltraitance, l'eugénisme, les expérimentations médicales, le livre génère une tension psychologique si lourde qu'elle peut nécessiter de faire des pauses pour digérer la lecture.

Bilan :

Je ne suis pas friande de ce genre, donc mauvais juge

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

 

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