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litterature amerique du nord

Là où sont les oiseaux de Maren UTHAUG

Publié le par Hélène

♥ ♥

Vivant au large de la Norvège, dans un port coupé du monde, les perspectives ne sont pas lumineuses pour Johan. Amoureux de la belle Hannah, ils décident donc de fuir en Amérique. Mais la vie joue quelquefois des tours et Johan se retrouve finalement gardien du phare de Kjeungskjær, marié à la fille du pasteur et père de deux enfants, Darling et Valdemar. Les désirs enfouis et inassouvis rôdent en l'être humain et le poids du passé risque d'avoir des conséquences irrémédiables... Le personnage de Gudrun est profondément lumineux dans ces ténèbres, femme émancipée elle aide les protagonistes par sa seule présence et apporte un semblant d'équilibre dans ce monde déliquescent.

Sur le rabat de la couverture, le lecteur est averti, cette saga familiale aborde "le tabou ultime comme thème central". Libre au lecteur de s'arrêter alors, ou de se lancer dans cette histoire. Avant de commencer, j'ai donc été consulter les avis sur Babelio et tous parlaient effectivement de cet aspect glauque mais aussi de lumière. C'est toute la subtilité de ce roman d'aborder des thèmes ô combien difficiles liés à la condition de la femme opprimée et oppressée par l'homme, avec une écriture lumineuse, tellement prenante que j'ai terminé cette lecture en deux jours, happée par les voix de Johan, Darling et Marie. Construit comme un puzzle, terriblement addictif, le roman emporte irrémédiablement dans ses pages pour mieux comprendre comment les pièces s'imbriquent et quel est le motif final.

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Thème de ce mois : En famille

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Bivouac de Gabrielle FILTEAU-CHIBA

Publié le par Hélène

♥ ♥

"Face à la destruction de son habitat, le peuple a un devoir d'opposition."

Bivouac est le troisième volet du triptyque constitué de Encabanée et Sauvagines. Dans le premier tome Anouk décide d'aller vivre en ermite dans la forêt, dans le deuxième tome elle rencontre Raphaëlle garde chasse et elles ont passé l'hiver en Gaspésie dans leur cabane, à l'écart de tout. A l'approche du printemps, Raphaëlle souhaite rejoindre la communauté de la Ferme Orléane pour explorer la possibilité d'une agriculture et d'un vivre-ensemble révolutionnaires... Anouk l'accompagne mais la vie en collectivité pèse rapidement et la jeune femme décide de regagner sa cabane au Kamouraska. Elle recroise Riopelle / Robin, militant écologique qui prépare une nouvelle mission pour empêcher un projet d'oléoduc qui doit traverser les terres du Bas Saint Laurent et menace de raser une forêt, véritable bijou de biodiversité.
"J'pense que tous les êtres sensibles ressentent la souffrance de la Terre. C'est la maladie de notre génération, l'éco-anxiété. Et j'espère qu'elle est contagieuse, cette peur, cette angoisse-là, parce qu'il faut agir. Pis ça presse."
Raphaëlle et ses alliées de la Ferme rejoindront rapidement Anouk et Robin pour lutter à leurs côtés contre ceux qui veulent ne voir dans les forêts que des ressources à exploiter, sans comprendre qu'ils détruisent tout un écosystème, mais cette lutte se fera à leurs risques et périls...
Ce que j'ai aimé

J'ai apprécié de découvrir le fonctionnement de ces organisations écologiques portées par des militants prêts à tout pour défendre la nature et ses ressources.

Ce que j'ai moins aimé :

J'ai trouvé que trop de romances et de réflexions autour du polyamour étouffaient le texte. J'ai nettement préféré les deux premiers tomes à celui-ci !

Bilan :

Une déception !

Présentation de l'éditeur : Folio

Du même auteur : Encabanée ♥ ♥ ♥ ♥ ; Sauvagines ♥ ♥ ♥ ♥

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Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

En 1995 à Hawaï, la famille Flores vit dans la misère. Alors qu'ils ont l'occasion de faire une petite balade en mer en famille, Nainoa, leur fils de sept ans, tombe à l'eau et est miraculeusement sauvé par des requins qui le rapportent délicatement à sa famille. Tous sont éblouis et persuadés alors que l'enfant est béni des dieux, d'autant plus qu'il semble ensuite développer des talents particuliers pour guérir les blessés. Sa mère est aussi persuadée que son fils aura un destin extraordinaire, car elle a vu, lors de la nuit de sa conception les marcheurs nocturnes – les fantômes des ali'i, rois traditionnels disparus il y a fort longtemps - descendre aux flambeaux la vallée de la Waipi'o. Mais est-ce réellement une bénédiction ? Son frère Dean et sa sœur Kaui restent en retrait, observant l'effervescence qui se crée autour de leur frère. Dean se consacre au basket quand sa sœur se dirige vers de hautes études.

« Combien de temps ai-je été assez stupide pour croire que nous étions indestructibles ? Mais c’est bien ce qui est ennuyeux avec le présent, il n’est jamais la chose qu’on tient dans la main, seulement celle que l’on observe, plus tard, depuis une distance si grande que le souvenir pourrait aussi bien être une flaque d’étoiles aperçue derrière une vitre au crépuscule.»

Chacun tente de trouver sa place dans un univers en expansion mais la route est semée d'embûches. Avec cet hymne à Hawaïï, à sa nature et à ses mythes, Kawai Strong Washburn signe une éblouissante saga familiale, tragique et solaire.

Présentation de l'éditeur : Folio

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Incident à Twenty-Mile de TREVANIAN

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

En 1898, le jeune Matthew débarque à Twenty Mile, au coeur des montagnes du Wyoming. Cette petite bourgade périclite doucement, seuls quinze habitants restent présents et le travail se fait rare, c'est une "communauté de finis et de jamais commencés. De ratés, d'incasables. Tous."

Mais Matthew persévère et essaie de creuser sa place. Quand trois criminels dangereux échappés de prison et décidés à faire main basse sur l'argent de la mine d'argent qui surplombe la ville, arrivent dans la ville, les habitants sont rapidement pris au piège. Matthew aura alors son rôle à jouer...

Comme un dernier western, l'atmosphère est crépusculaire, les personnages évoluent dans un monde décadent, et s'annonce à l'horizon la fin d'un monde dans lequel la dignité et le respect était de règle. Les hommes sont contraints de se réfugier en eux mêmes pour survivre. Le fin du siècle résonne avec la fin d'une époque, "la fin d'un rêve qui définissait, mais aussi limitait les hommes américains..."

Remarquable de maitrise, ce roman dépasse les codes du western pour aborder des questions plus contemporaines comme le patriotisme ou le racisme rampant dans l'ombre. Du grand art !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : L'été de Katya ♥ ♥ ♥ 

 

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Ces montagnes à jamais de Joe WILKINS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Alors que sa cousine est arrêtée pour détention de drogue, le jeune Wendell, 24 ans, se trouve à s'occuper de son jeune fils Rowdy, étant son plus proche parent. L'enfant ne parle pas et reste assez sauvage, et Wendell doit adapter son quotidien à son arrivée. Gillian est enseignante et assistante du principal de Colter élevant seule sa fille, Maddy, depuis le décès de son mari. Les destins de ces deux solitudes se sont déjà croisés et sont amenés à nouveau à se frôler...

Les personnages sont confrontés au cercle vicieux qui entraine les hommes : la pauvreté, le manque d'instruction, le fondamentalisme religieux, les idées politiques extrêmes, la dureté de la nature, tout concourt à mener les êtres vers la violence. Dans un monde qui se désagrège en 2008 sous Obama, le conflit ouvert entre les organisations fédérales de protection de l'environnement et les milices séparatistes du Montana pro-armes et pro-chasse hante les paysages paradisiaques du Montana. Chacun tente de survivre, de transmettre ses valeurs aux générations suivantes, de croire encore en l'amour, en la filiation.

"J'ai encore beaucoup de choses à dire. Personne ne me l'a demandé, mais je le sens en moi. Maddy m'aurait écouté. Rowdy aussi. Et laissez-moi vous dire que j'aurais écouté, moi aussi. Quoi qu'ils aient eu à dire, j'aurais écouté. Chacun de leurs mots. Je leur souhaite ça et beaucoup d'autres choses. Quelqu'un qui écoute. Oui, bon sang, je le leur souhaite."

L'intrigue intense monte crescendo jusqu'au final détonant !

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

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La montagne secrète de Gabrielle ROY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

"Sa vie avait-elle d'autres buts que d'arracher un murmure en passant au vide effarant, à l'effarante solitude qu'il traversait ?" p 22

Gabrielle Roy raconte l'aventure d'un peintre - trappeur du nom de Pierre Cadorai qui se rend dans le Grand Nord canadien, puis à Paris et en Provence. La nature le prend à la gorge, il tente de restituer ses expériences sur les toiles, mais perd quelques unes de ces créations lors de ses errances. Il se laisse porter par ses rencontres de hasard, avec toujours au coeur cette recherche incessante du sens de son art et de sa propre vie.

Gabrielle Roy s'inspire en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, traçant le chemin de Pierre à partir de sa propre expérience en tant qu'artiste.  Elle s'interroge ainsi sur la quête artistique qui animent ces êtres insatiables.

@galerieDoucePassion

Porté par une écriture lumineuse, l'autrice rend hommage à ces êtres épris d'absolu, sans cesse en mouvement et qui n'ont de cesse de s'accomplir dans leur art.

Présentation de l'éditeur : Editions Boréal

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Conte d'automne de Julia GLASS

Publié le par Hélène

♥ ♥

Percy Darling est veuf depuis peu et il regrette sa femme Poppy. Il vit en reclus dans sa maison d'un quartier cossu en Nouvelle Angleterre. Il prend plaisir aux visites de son petit fils Robert. Néanmoins son quotidien va être bouleversé par l'installation d'une école primaire dans sa grange sous l'impulsion de sa fille récemment divorcée. Peu à peu Percy s'ouvre au monde extérieur, il fait la connaissance de Sarah mère adoptive d'un enfant scolarisé dans l'école, mais aussi de Ira instituteur homosexuel ou encore de Célestino jardinier guatémaltèque.

Ce que j'ai aimé :

Certes le livre est incarné par des personnages qui semblent vivants et il est sensible sur des sujets actuels.

Ce que j'ai moins aimé :

Mais je n'ai pas réussi à vraiment m'intéresser au sort de ces personnages, peut-être parce qu'ils sont trop nombreux...

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteur : Jours de juin

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L'invitée de Emma CLINE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Alex passe son été à Long Island chez Simon, mais un faux pas suffit à la rendre indésirable. Simon lui paie son billet retour pour New-York, sauf que Alex ne désire nullement rentrer sur New York, indésirable là-bas aussi. Aussi décide-t-elle de rester au bord de la mer, dans l'optique de se présenter à la fête du Labor Day organisée par Simon quelques jours plus tard. En attendant, elle se greffe sur diverses rencontres, errant de maison en appartement, de relation chaotique en relation toxique, invitée rapidement bannie... 

Le rythme très lent, lancinant frôle presque autant l'ennui que cette jeune fille qui tue le temps, désœuvrée, sans réel projet, fuyant un homme qu'elle semble avoir volé, nouant des relations improbables sans lendemains, parasite désirée puis indésirable. Ses rencontres sont prétexte à dresser un portrait sans compromission de ces milieux huppés troubles et d'une grande vacuité sentimentale et intellectuelle.

Cette jeune femme floue, caméléon capable de se lover dans n'importe quel groupe, court après une identité factice ternie par les milieux qu'elle fréquente. L'autrice tant admiré pour ses portraits au vitriol dans The girls offre encore ici un beau portrait de femme.

Présentation de l'éditeur : Editions la table ronde

De la même autrice : The girls ♥ ♥ ♥ ♥ ; Los Angelés ♥ ♥ ♥ (Nouvelle) ; Harvey ♥ ♥

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Rencontre Babélio avec Michel Jean

Publié le par Hélène

J'ai pu assister hier soir à une rencontre organisée par Babélio et animée par Pierre Krause autour du dernier roman de Michel Jean Tiohtiá:ke, roman qui met en scène des autochtones réfugié à Montréal.

Michel Jean est un journaliste, chef d'antenne et écrivain québecois. Sa grand-mère était autochtone et son grand père considéré comme blanc. Quand ils se sont mariés, ils ont dû quitter la réserve, ce que l'auteur considère à la fois comme un mal et un bien. Il a ressenti un manque inexorable éloigné de ses racines, un vide au creux de la poitrine, mais cela a permis aussi de les épargner puisqu'ils n'ont pas fait partie de ces autochtones envoyés au pensionnat.

Pourquoi situer l'action du livre à Montréal, est-ce une ville qui vous inspire ?

Je ne suis pas tellement inspiré par cette ville, je l'aime, entendons-nous, c'est une ville à l'activité foisonnante, multiculturelle, où il fait bon vivre. Mais c'est surtout l'aspect autochtone de Montréal qui m'intéressait. Je voulais décrire une situation que je voyais, alors que les gens qui vivent ici voient aussi ces autochtones mais ne comprennent pas forcément la situation. Malgré leur nombre, les québecois ont tendance à ignorer ou juger les autochtones, je voulais mettre en valeur ce peuple et comment ils sont devenus des itinérants quand ils sont partis des pensionnats ou ont quitté leurs réserves. Ils se retrouvent entre eux à Montréal car c'est là qu'ils sont le plus nombreux et ils ont besoin de se regrouper.

A Montréal ils se rassemblent dans le square Cabot, point de rassemblement autour duquel s'articulent les foyers pour femmes, les centres pour trouver de la nourriture. Cela crée des tensions par contre avec les gens qui habitent à proximité.

Vos personnages s'inspirent -ils de personnages qui existent ?

J'aime personnellement aller à côté du square pour regarder les gens. Les deux jumelles existent effectivement. Elie est inspiré par un homme que j'ai connu Raymond Hervieux, itinérant. Si mes personnages s'inspirent de personnes réellement rencontrées, ils n'ont pas la même vie. Raymond est décédé peu de temps après la parution du livre et je redoutais un peu la réaction de sa famille à la lecture, mais ils ont été très heureux, ils m'écrivaient. C'est important aussi de comprendre que si les itinérants sont dans la rue ils ont aussi de vraies familles qui ne les oublient pas.

 

Etes-vous le seul journaliste à vous intéresser aux autochtones ?

Nous ne sommes pas très nombreux à nous y intéresser car malheureusement selon les rédactions, ce n'est pas un sujet qui intéresse les gens. C'est un préjugé, ce n'est pas raciste. Il y a quelques temps quatre pères de famille autochtones avaient disparu, ils ont eu droit à une journée de recherche et à aucun journaliste alors que quelques temps plus tard un père et son fils blancs ont aussi disparu et eux ont eu droit à un hélicoptère, une couverture presse et des recherches poussées. Il faut savoir qu'une étude a montré que si vous êtres noirs ou autochtones au Québec vous avez six ou sept fois plus de chances d'être interpelés par des policiers. c'est une réalité.

Dans le milieu littéraire, jamais aucun roman autochtone n'a eu de prix. Ils ont eu des prix en poésie, prix considéré comme le moins prestigieux mais ce sont des blancs qui ont eu les "gros" prix. Le milieu littéraire est moins ouvert qu'il ne le pense. Kukum a obtenu plusieurs prix mais en France, pas au Canada.

Cela ne fait pas longtemps qu'on écrit des livres sur les autochtones. C'est seulement en 2012 pour ma part que j'ai abordé le sujet avec Atuk. Mais ce roman n'a pas eu beaucoup de succès. Un seul autre roman existait à cette époque Kuessipan de Naomi Fontaine. J'ai écrit Maikan l'année d'après qui n'a pas connu non plus beaucoup de succès. Puis j'ai enchainé avec deux autres romans qui ne parlaient pas de ce sujet. En 2016 j'ai participé à un recueil de nouvelles sur le sujets qui a bien fonctionné, puis en 2019 Kukum, gros succès de bouche à oreilles. Cela prouve que les lecteurs évoluent plus vite, ont plus d'intérêt.

Aujourd'hui il existe d'autres auteurs. Il existe un salon des premières nations dont l'importance augmente tous les ans. C'est une littérature émergente et vivante.

Les journalistes et le milieu littéraire sont en retard par rapport aux lecteurs qui lisent les livres.

Pourquoi cette difficulté au Québec d'accepter la littérature autochtone ?
Les québecois cherchent leur identité et ont tendance à laisser de côté celle des autres. Il est plus difficile d'être une autochtone au Québec qu'au Canada. Quand on est québecois on grandit entouré d'un milieu anglophone. A l'école on dit que la France nous a abandonnés avec le traité de Paris. Le français est une langue menacée, au Québec on est entouré d'anglais. La seule langue officielle au Québec est le français, on ne reconnait pas les langues autochtones parlées depuis des milliers d'années. Si on parle du droit des autochtones, les québecois ont l'impression qu'on délégitime les québecois. En se défendant finalement, ils font du mal.

Est-ce que les jeunes autochtones sont tout de même optimistes aujourd’hui ?

Malheureusement dans notre histoire, il y a eu un effet d'entrainement, un cycle infernal. Chassé des réserves pour être placés dans ces pensionnats, les autochtones sont aujourd'hui des itinérants avec tous les risques que cela comporte : absence d'emplois, décrochage scolaire, drogue, alcool. Arrêter cette spirale c'est comme arrêter un train en marche. Les blessures sont intergénérationnelles. Aujourd'hui certains jeunes s'en sortent, mais ce sera long, une seule génération ne suffit pas. On dit qu'il faudra sept générations  pour revenir à la normale. Il faut comprendre que nous sommes une société post-apocalyptique, nous avons vécu la fin de notre monde, cela est difficile de se remettre de cela. J'ai voulu écrire un roman optimiste, Elie fait partie de ces jeunes qui se lancent dans les études, la littérature autochtone est souvent pessimiste, je voulait montrer que quelquefois, ça finit bien !

 

A lire en ces pages : Kukum; Atuk, elle et nous  ; Tiohtiá:ke

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Tiohtiá:ke de Michel JEAN

Publié le par Hélène

♥ ♥

Elie Mestenapeo sort de prison après avoir purgé sa peine de dix ans suite au meurtre de son père alcoolique et violent. Ce jeune Innu de la Côte-Nord, au Québec, aurait été sujet à une crise de colère qui l'aurait poussé à ce meurtre. De fait, il a été banni de son clan et ne peut retourner vers les siens. Il échoue donc à Montréal, où il se lie avec les autochtones SDF. Il rencontre les jumelles innuk Mary et Tracy, Jimmy le Nakota qui distribue des repas chauds au square Cabot, au cœur de la ville, mais aussi Mafia Doc, un vieil itinérant plus ou moins médecin qui refuse de quitter sa tente alors que Montréal plonge dans le froid polaire…

Michel Jean s'intéresse ici aux autochtones, perdus dans la grande ville de Montréal, silhouettes ignorées qui se trouvent un point de rassemblement, un havre de paix dans la tourmente de la ville. Certains comme Elie décident de briser le cercle infernal et de reprendre en mains leur destinée, quand d'autres sombrent inéluctablement dans l'alcool,  la drogue et la violence.

L'espoir finit par filtrer derrière les réalités plus dures, encouragé par la solidarité et l'humanité qui sauvent les hommes...

Du même auteur : Kukum; Atuk, elle et nous

Présentation de l'éditeur : Seuil

A lire, ma rencontre avec l'auteur ICI

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