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roman policier americain

Comment voler une banque de Donald WESTLAKE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥ ♥

Un ancien du FBI, sûr de lui, visionnaire à sa manière (c’est-à-dire dangereusement confiant), a un plan « à toute épreuve » : au lieu de braquer une banque à l'ancienne, il décide de la voler ! Oui, littéralement. La banque. Entière. Parce qu’elle loge provisoirement dans une caravane qu’on peut  - a priori - accrocher à un véhicule pour filer avec le pactole. Sans arme, sans stress, et avec tout le temps voulu ensuite pour ouvrir le coffre, peinard, au calme. Comme toujours, Dortmunder, recruté pour l'occasion, sent venir la catastrophe. Il a ce radar à embrouilles qui sonne dès qu’un plan paraît trop simple. Mais les autres, tous plus enthousiastes, naïfs ou inconscients les uns que les autres, lui assurent que « ça va rouler ». Mais ça ne roule pas... Et la caravane non plus...

Ce que j'ai aimé :

La galerie de bras cassés choisis pour mener ce projet improbable est inimitable ! Entre Kelp, enthousiaste pathologique, capable de rendre optimiste un mur… et de foncer tête la première dedans, Murch, conducteur obstiné dont le véhicule est souvent plus performant dans les fantasmes que sur la route et ce « maître‑cerveau » improvisé, l’ex-agent du FBI, qui croit mener une opération chirurgicale… alors qu’il orchestre un chaos burlesque, tous sont d'un effet comique diablement efficace ! 

Le casse devient un numéro de cirque déjanté, désopilant et décalé ! C’est du Westlake à son sommet : une comédie criminelle où le crime n’est jamais vraiment crédible… mais où la comédie, elle, touche au grand art.

Bilan : 

L’un des scénarios les plus déjantés, absurdes et délicieusement tordus que Westlake ait imaginés pour son anti-héros fétiche John Dortmunder !  

Présentation de l'éditeur : Rivages poche

Du même auteur : Le couperet ♥ ♥ ♥ (Policier) ; Pierre qui roule ♥ ♥ ♥ ♥ (Policier)

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Viens avec moi de Castle FREEMAN Jr

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans les recoins reculés du Vermont, Lilian, une jeune femme déterminée, devient la cible de Blackway, un truand de la région. Son petit ami, trop peureux, a pris la fuite, mais elle a choisi de rester et d’affronter son harceleur. Alors que le shérif, bien qu'aux commandes, ne parvient pas à l'aider, Lilian se tourne vers un groupe d'hommes singuliers. Ensemble, ils partent à la recherche de Blackway dans les forêts sombres qui encerclent la ville, prêts à confronter le gangster. 

Ce que j'ai aimé

Cette galerie de personnages est absolument rocambolesque. Quels hommes ! On y croise un patriarche en fauteuil roulant, Whizzer ancien bûcheron vif d’esprit  ; Lester, vieillard farceur dont les répliques filent plus vite que les balles ; Nate, colosse attendrissant dont l’intelligence approximative n’a d’égal que la loyauté ; sans oublier Lilian, héroïne tenace dont la détermination met tout ce petit monde en mouvement. Chacun de ces protagonistes semble taillé dans le bois rugueux du Vermont !

Mais le véritable moteur du roman, ce sont les dialogues : secs, percutants, parfois hilarants, parfois inquiétants, toujours ciselés avec un sens du rythme diablement efficace. 

L’intrigue, pourtant simple — une jeune femme décide d’affronter l’homme qui la terrorise — devient un véritable road-trip rural, une quête quasi burlesque au cœur d’une Amérique sauvage, à mi-chemin entre western contemporain et comédie noire. On avance, comme les personnages, entre rires nerveux et tension palpable.

Ce que j'ai moins aimé :

Le roman est très centré sur les dialogues et très court, c'est assez frustrant. 

Bilan :

Peut être est il plus pertinent de voir le film : 

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Le Dieu des bois de Liz MOORE

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Dans les Adirondacks, au nord de New York en 1975, Barbara, 13 ans, disparaît d’un camp d’été appartenant à sa riche famille, faisant écho à la disparition mystérieuse de son frère Bear, quinze ans plus tôt. Le récit alterne époques et points de vue, dévoilant secrets familiaux, rivalités de classes et fractures sociales.

Ce que j'ai aimé :

Le Dieu des bois est un roman dense et maîtrisé, un véritable page-turner. La narration à plusieurs voix et sur plusieurs temporalités donne à l'intrigue une richesse notable. Au cœur du récit, les deux disparitions servent de fil conducteur à une exploration fine de la mémoire et du traumatisme. La longueur du roman (près de 500 pages) offre à l’autrice l’espace nécessaire pour développer avec nuance la psychologie de ses personnages.

Ce que j'ai moins aimé :

L’ensemble n’est pas sans rappeler certaines séries Netflix, tant par ses thématiques — familles riches, secrets inavouables, rapports de pouvoir — que par son atmosphère.

De plus, Liz Moore choisit de placer l’intrigue dans les années 1970, sans que cette temporalité n’apporte une réelle profondeur au propos. On devine la volonté d’aborder la condition des femmes, mais le résultat paraît un peu forcé, voire maladroit.

Bilan : 

Un page-turner efficace !

Présentation de l'éditeur : Buchet Chastel

GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE 2025 - Catégorie Policier 

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Baignades de Andrée A. MICHAUD

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Alors qu'ils se préparent à passer des vacances paisibles au bord du lac des Sables, Laurence, Max et Charlie voient leur bonheur troublé par divers incidents qui entrainent une spirale infernale de laquelle ils ne sortiront pas indemnes. En effet, Max décide de quitter le camping alors qu'un orage tonitruant fait rage, mais il se retrouve rapidement embourbé avec son camping-car au creux d'une forêt pour le moins inhospitalière...

Ce que j'ai aimé : 

L'intrigue interroge les choix que chacun fait à chaque seconde : prendre le chemin de gauche, de droite, choisir de partir de rester, de subir, de se révolter. Rien n'est stable finalement, le hasard des décisions peut entraîner sur une mauvaise pente, "il aurait suffi d'un rien" pour que tout se passe bien, la multiplication des choix écartés provoque un sentiment vertigineux. Dans ce roman qui se niche au cœur de la forêt, la nature est comme le révélateur de ces dangers guettant dans l'ombre de nos choix : elle apparaît à la fois protectrice, témoin de la paix de la famille mais pourra se révéler dangereuseDe même la baignade peut être synonyme d'apesanteur, de libération, mais aussi de tensions, de danger.

L'autrice ne se contente pas d'un roman policier classique, elle propose une deuxième partie centrée sur la famille, comme un deuxième roman dans le premier. Ce choix audacieux pourra surprendre, là où la première partie privilégiait les tensions, le suspens, la deuxième se veut plus psychologique. Le rôle de la mère est mis en avant : à quel prix une mère doit-elle protéger son enfant ? Doit-elle se préoccuper de leur bien être, provoquer la colère, devenir ennemie ou faire semblant, ne pas poser de question, effacer les doutes ?

La partie est centrée sur la résilience, la rédemption, mais aussi sur les non dits dans les familles.

Ce que j’ai moins aimé :

Si l’ensemble prend son sens peu à peu, on peut regretter cette rupture de ton assez déstabilisante.

Bilan :

Un conte cruel ! 

Présentation de l'éditeur : Payot-rivages

Du même auteur : Bondrée ♥ ♥ ♥ (policier) Rivière tremblante ♥ (policier) ; Proies ♥ ♥ ♥ (policier)

Sélection pour le mois de septembre 

Catégorie : Polar

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La rivière au coeur froid de Keith McCAFFERTY

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Le corps d’une femme disparue est découvert dans la tanière d’un ours, après avoir traversé une tempête de neige. Parmi ses effets, Sean et Martha trouvent un portefeuille en cuir contenant des mouches à truite anciennes, portant les initiales « EH », qui renvoient à Ernest Hemingway. Très vite, le duo se lance sur les traces d’un mystérieux matériel de pêche volé ou perdu, supposé avoir appartenu à Hemingway — et possiblement renfermer un manuscrit inédit .

Ce que j'ai aimé : 

McCafferty ne cherche pas le spectaculaire ou les rebondissements. Il prend le temps de camper ses personnages, de tisser son intrigue avec soin, et surtout de faire vivre la nature sauvage. Ses personnages s'arrêtent pour pêcher, pour divaguer, pour se ressourcer, pour partager. 

"Ils pêchent comme le font les hommes. Parce qu'ils en ont la chance. Parce qu'ils aiment ensuite s'asseoir sur la berge et laisser la rivière pénétrer et couler en eux. Parce qu'elle les lave de leur passé pour les nourrir d'espoir en l'avenir. Cela coûte moins cher qu'une heure chez le psy." p123

"Selon lui, les grands espaces, les sourires spontanés et les petits chemins de campagne sont les meilleurs raccourcis pour lier amitié, d'autant plus quand ceux-ci convergent vers une rivière. Vous croisez un autre pêcheur, vous échangez quelques mots- à propos de la météo, d'une éclosion d'insectes, de vos chiens - ; la fois suivante, vous bavardez un peu plus, peut-être troquez vous quelques mouches ; puis vous en venez à partager une bière que vous avez emportée dans la poche dorsale de votre gilet de pêche. Vingt cinq ans plus tard, vous voilà en train d'organiser ensemble votre cinquième voyage en Alaska." p 132

Dans cette intrigue, Hemingway fait son apparition : en décembre 1922, il vivait à Paris avec sa première femme et lui avait demandé de le rejoindre à Lausanne, en Suisse, où il travaillait sur des articles… et aussi sur ses premiers textes de fiction. Hadley, pour lui faire une surprise, a mis dans une valise tous ses manuscrits en cours, ainsi que les duplicatas. En voyageant en train, elle a laissé la valise sans surveillance et celle-ci a été volée. Hemingway a été dévasté par cette perte. Ici, McCafferty s’appuie sur cette histoire réelle comme élément déclencheur fictionnel : Et si certains manuscrits perdus d’Hemingway avaient été retrouvés dans du matériel de pêche… puis cachés ? Il crée ainsi un polar littéraire passionnant autour d’une des plus grandes énigmes de la littérature du 20e siècle.

Un coup de cœur ! 

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

La série dans l'ordre : Meurtres sur la Madison ♥ ♥ ♥ ; Les morts de Bear Creek ♥ ♥ ♥ ♥ ; La Vénus de Botticelli Creek ♥ ♥ ; Le baiser des Crazy Mountains ♥ ♥ ♥ ; Buffalo blues ♥ ♥ ♥ 

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La prime de Janet EVANOVICH

Publié le par Hélène

La prime est le premier tome de la célèbre série de romans policiers écrits par Janet Evanovich (qui compte plus de 25 tomes !). Cette série met en scène Stephanie Plum, une jeune femme qui se retrouve sans boulot, sommée de vendre ses meubles, et décide donc d'accepter la proposition de son cousin et de devenir chasseuse de primes, c'est à dire qu'elle est missionnée pour traquer les criminels qui refusent de se présenter aux audiences. Sa première mission consiste à retrouver un certain Joe Morelli, un ex-flic qu'elle a connu - et bien connu - dans sa jeunesse. 

Mon avis :

J'avais découvert cette série quand j'avais 20 ans (hier) avec le tome 4 Quatre ou double (ne me demandez pas pourquoi le tome 4, j'avais 20 ans, je ne brillais pas par ma logique...) J'avais apprécié le ton décalé, l'humour lié à ce personnage haut en couleurs, capable de se placer dans des situations improbables, sans jamais perdre sa bonne humeur et son optimisme (je pense que je m'identifiais...). Aujourd'hui je trouve que cette héroïne a mal vieilli, devenue LA "cruche" caricaturale, accumulant les gaffes, tombant sous le charme de "bad boys" sexys, poursuivie par des méchants bodybuildés (boxeurs bien sûr), mais protégée - ô miracle - par le bad boy sexy qui se plaît à la surprendre sous la douche...

Alors oui c'est léger, cela ne se prend pas au sérieux, mais les stéréotypes semblent excessifs aujourd'hui et j'ai eu envie de secouer cette Bridget Jones naïve dotée semble-t-il d'un cerveau atrophié. L'humour est souvent forcé.

Il paraît que ce roman peut être placé dans la catégorie "chick lit" ou "feel good" (même si j'ai quelques doutes au vue de la violence de certaines scènes) et je pense que cette lecture confirme deux points :

- je n'ai plus 20 ans (depuis hier) et mes goûts ont changé

- deuxièmement il me faut définitivement fuir ces catégories de romans, ce n'est pas fait pour moi !

Il existe une adaptation cinématographique qui semble tout aussi vide, mais je vous joins la bande annonce tout de même : 

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Lire les morts de Jacob ROSS

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Sur une île fictive des Caraïbes, appelée Camaho, après la mort mystérieuse de sa mère, Michael Digger Digson est recruté par un policier un peu marginal pour rejoindre une unité spéciale d’enquête. Cette unité officieuse s’occupe des affaires sensibles, souvent étouffées par les autorités locales. Au fil de son enquête sur de vieux meurtres et disparitions (y compris celle de sa mère), Digger découvre un réseau de corruption, de violence politique et de secrets profondément enfouis dans la société de l'île.

Ce que j'ai aimé :

L'atmosphère de cette île, cette chaleur écrasante prégnante, la tension sociale et politique sous-jacente, le ressentiment historique viscéral lié au passé colonial, tout concourt à déplacer le polar vers le roman social. C’est à la fois un roman d’enquête et une plongée dans la réalité d’un petit pays tiraillé entre ses traditions et ses blessures contemporaines, un roman riche.

Bilan :

Auteur de renom, Jacob Ross nous livre ici un roman noir singulier, porté par un héros atypique et une plume remarquable.

Présentation de l'éditeur : 10-18

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La grande fenêtre de Raymond CHANDLER

Publié le par Hélène

♥ ♥ ♥

Marlowe est engagé par une riche veuve autoritaire pour retrouver une pièce de collection disparue : une précieuse pièce d’or appelée le « Brasher Doubloon ». En menant son enquête, Marlowe se retrouve embarqué dans une affaire bien plus complexe que prévu : il croise des faussaires, des maîtres-chanteurs, des alcooliques et, comme souvent chez Chandler, des cadavres.

Ce que j'ai aimé :

Le vrai sujet n’est pas tant l’enquête que portrait d'une société malade, gangrenée par la cupidité et la solitude. Personne n'est réellement innocent, et face à ces êtres perdus se dresse Marlowe, de plus en plus amer et lucide, dernier chevalier dans une ville sans foi ni loi. Ses réparties sont mordantes, vives et cinglantes : "Je suis un détective privé, madame. Si je veux des amis, je m'achète un chien."

"- Vous êtes plein d'humour, Marlowe.
- C'est ma façon de ne pas être plein de plomb."

Son ironie est une arme de survie : plaisanter pour ne pas se laisser entraîner dans la brutalité du monde autour de lui.

Bilan :

Même si La Grande Fenêtre est parfois considéré comme un peu moins percutant que Le Grand Sommeil ou Adieu ma jolie, il reste un exemple superbe du style de Chandler : une intrigue labyrinthique, une écriture ciselée, et une profonde mélancolie sous le vernis du polar.

Présentation de l'éditeur : Folio policier

Du même auteur : La grand sommeil

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Chaque serment que tu brises de Peter SWANSON

Publié le par Hélène

Abigail Baskin s’apprête à épouser Bruce Lamb, un homme riche, gentil, attentionné — l’homme parfait. Avant le mariage, elle passe un week-end entre amies pour son enterrement de vie de jeune fille. Là, elle vit une aventure d’un soir avec un inconnu dans un moment d’égarement, qu’elle choisit de laisser derrière elle.

Mais une fois en lune de miel sur une île isolée et luxueuse, l’homme réapparaît.

Il prétend vouloir vivre une histoire avec elle. Elle refuse. Mais il ne la laisse pas tranquille. Pire : sur cette île apparemment idyllique, d'autres éléments troublants surgissent. Abigail commence à comprendre que son mari, son mariage, et même l'île cachent quelque chose de bien plus sombre que ce qu'elle aurait pu imaginer…

Ce que j'ai aimé :

Certes le rythme peut s'avérer haletant.

Certes les références cinématographiques affluent de Vertigo à Piège à minuit de David Miller, en passant par Liaison fatale d’Adrian Lyne, fameux thriller sur l’infidélité.

Ce que j'ai moins aimé :

Mais justement ces références sonnent faux, comme un mauvais copier coller ridicule sans assumer l'être.

Le début mentionnant toutes les conquêtes de la jeune femme avec leur histoire penche du côté de la romance, puis le roman tourne au thriller avant de basculer dans le film d'horreur mais sans que le lecteur ne parvienne à croire une seconde à toute cette histoire.

Bilan :

Un thriller psychologique qui sait brouiller les pistes...

Présentation de l'éditeur : Gallmeister

Du même auteurHuit crimes parfaits ♥ ♥

Thème du mois : 8 crimes parfaits 

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Un pied au paradis de Ron RASH

Publié le par Hélène

♥ ♥

En Caroline du Sud, dans une vallée vouée à être engloutie par un barrage, le shérif Will Alexander enquête sur la disparition de Holland Winchester, un jeune homme revenu marqué de la guerre de Corée. Ses soupçons se portent rapidement sur Billy Holcombe, un fermier du coin, mais faute de preuves, l’affaire semble vouée à rester irrésolue.

Ce que j'ai aimé :

Chaque chapitre adopte le point de vue d'un personnage différent : le shérif, Billy Holcombe, sa femme Amy, leur fils et un dernier témoin. Chacun apporte un éclairage nouveau sur l’affaire, densifiant peu à peu l'intrigue. Si le roman commence comme un roman policier, il devient peu à peu un roman social, se transformant au fil des chapitres. La vallée où se déroule l’histoire est condamnée à être engloutie par un barrage, métaphore d’un monde rural qui s’efface face à la modernité. L'écriture sobre accentue cette tension dramatique.

Bilan :

Un grand roman noir !

Présentation de l'éditeur : Folio

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